March 2017
  • Day0

    Santa Cruz - Panama City

    March 9, 2017 in Panama ⋅ ☀️ 31 °C

    Après un au revoir difficile avec Anne et Marion, je me dirige vers l'aéroport en bus. A Santa Cruz, ils ne rigolent pas avec le contrôle des sacs. Mon petit sac à dos passe une première fois sous le scanner puis une fois que je suis libre d'aller vers la porte d'embarquement, on me fait signe de me diriger vers une table derrière laquelle se trouve une dame aux doigts magiques qui va retirer unes à unes toutes les affaires qui se situent dans chaque recoin de mon fidèle compagnon de route.
    Le vol durera 4h en tout mais j'arriverai 1h plus tôt que prévu. Ils ont mis l'heure d'arrivée à l'heure de Bolivie (qui a un décalage d'une heure avec le Panama). Je retrouve Wim qui était très en avance et est vraiment étonné de me voir arriver si tôt.
    Nous nous rendons à l'hôtel en bus et je découvre un quartier...étonnamment...glauque (?). Nous profitons un peu de la piscine et sortons nous acheter à manger.
    Le quartier est en travaux, il fait nuit, la signalisation manque...nous découvrons plusieurs hommes à terre, comme morts, et Wim m'explique qu'ils sont drogués. Nous traversons une rue et de loin nous voyons un gros pick up qui nous fonce littéralement dessus! C'est à croire qu'il l'a fait expres. Je hurle. Je me trouve juste devant sa voiture, il me heurte quasiment à l'arrêt donc j'en sors indemne. Wim s'approche de lui, je m'imagine toutes sortes de choses: il va nous braquer avec une arme, il va nous foncer dessus à nouveau, il va nous TUER!! J'appelle Wim, qui me rejoint très choqué et qui est blessé au pieds. Je tremble de partout. Il me dit que le conducteur était plus que drogué, ce qui expliquerait sans doute son envie de meurtre durant 3 secondes!
    Décontenancés mais bien vivants, nous trouvons le lieu qui va nous permettre de nous nourrir en attendant demain matin. Après la banane à 10 centimes d'euros en Bolivie, je reste bouche-bée devant les prix de la petite supérette panaméenne. Tout est à 1 dollar minimum, et je lancerais presque un avis de recherche pour les fruits et légumes.
    Première nuit au Panama, on se calme et on dort!
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  • Explore, what other travelers do in:
  • Day1

    Casco Viejo

    March 10, 2017 in Panama ⋅ ⛅ 32 °C

    Après notre soirée forte en émotion, nous décidons de profiter de la piscine sur le toit de notre joyeux et élégant immeuble avec vue sur fumée noire et sur travaux. Juste en face de notre hôtel se trouve des stands de nourriture (ou de friture je dirais) et un camion qui vend des fruits et des légumes. En tant que bons mangeurs de verdures, nous sommes attirés par le camion mais les prix nous font sauter au plafond. Nous nous rabattons sur la friture. Je demande à la vendeuse ce que contient cette étrange beignet frit. Elle me répond "nada". Il s'agit donc d'un beignet de rien. Nous tentons l'aventure avec un peu de sucre roux accompagné de deux jus carotte-orange (donc l'ajout de sucre roux ne sera clairement pas nécessaire).
    Repus de rien, nous allons nous baigner.
    Dans notre hôtel, il n'y a bien évidemment pas de cuisine vu que l'établissement est pourvu d'un restaurant. Nous décidons malgré tout de cuisiner tels de vrais campeurs en herbe dans un hôtel. Nous choisissons un recoin derrière la piscine et sortons tout notre attirail: casserole, réchaud, bombonne de gaz, pâtes...et voilà mon déjeuner d'anniversaire.. hum, Hollande, romance? Pas sûr!
    Nous décidons de changer d'air et d'aller nous balader dans un autre quartier: Casco Viejo. Nous nous y rendons en uber pour 2 dollars (enfin quelque chose de bon marché!). Il s'agit du centre historique de Panama city, qui est d'ailleurs classé au patrimoine mondial de l' UNESCO. Nous découvrons un quartier propre, doté de maisons anciennes mais presque neuves, la route est parfaitement bétonnée, pavée, le charme fait effet tout de suite, nous nous sentons à l'aise, et dans un environnement agréable, exactement ce que nous recherchions. Nous nous promenons dans la vieille ville, observons l'architecture des immeubles, l'église, traversons un marché à toutouriste, puis nous décidons d'aller dîner dans un resto à forte propension vegane si possible.
    Nous trouvons un endroit sur l'une des place principale: Dodo Pan café. Il y a une bonne partie du menu qui offre des plats végétaux. Parfait!
    Nous rentrons à l'hôtel et pensons partir sur l'isla de Taboga, juste au sud de Panama City, à environ 1h de ferry. Bonne nuit!
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  • Day2

    Isla de Taboga

    March 11, 2017 in Panama ⋅ ⛅ 32 °C

    Dès le réveil, nous faisons nos sacs afin de se tenir prêt pour le ferry. Il est 8h30 et nous comptons prendre le bateau de 10h30 mais avant cela, nous tenons à faire quelques emplettes car nous savons que sur les îles, tout se paie plus cher. De plus, nous n'avons aucune garantie qu'il y ait un marché ou un endroit où acheter de la nourriture.
    Nous partons en expédition supermarché dans notre si joli quartier où pas un seul touriste ne montrera le bout de son nez. A vrai dire, les gens sont presque étonnés de nous voir.
    Une fois notre supermarché localisé, et les courses "de base" faites, nous retournons à l'hôtel et nous rendons au ferry. 10 dollars l'aller: AÏE. Nous nous rassurons en imaginant un endroit où nous allons pouvoir camper gratuitement.
    Nous sommes samedi, alors les panaméenns et quelques dizaines de touristes étrangers se hatent vers l'île pour se détendre. Les plus fortunés-chanceux y resteront, les autres feront l'aller-retour dans la journée. Des pélicans nous accueillent, ils pêchent en grand nombre juste devant l'embarcadère en plongeant avec fougue dans l'eau. C'est un sacré spectacle,
    Arrivés à l'embarcadère, je me noie sous ma sueur et j'ai envie de mettre mon sac à dos à la poubelle. Nous nous installons dans un café le temps d'un Seven Up glacé et nous regardons la plage que nous avons déjà élue domicile dans nos tête. ..plage bondée: première question, où mettre la tente? Deuxième problématique: que faire de nos sacs à dos si nous voulons nous absenter. Enfin, sommes nous en mesure de camper sans autorisation? Et ultime question qui me trotte dans la tête: notre sécurité (Paranoïa quand tu nous tiens).
    Et là, miracle! Au loin, sur un bout de sable qui relie Taboga à une mini île pleine de dechets, nous apercevons une tente ! Nous nous pressons pour aller voir nos collègues campeurs...jusqu'au moment où l'on se rend compte qu'il ne s'agit que d'une famille qui a installé la tente pour la journée.
    Nous sommes un peu dépités car nos questions n'obtiennent pas de réponse. Nous décidons tout de même de planter notre tente sur ce bout de sable. Nous prenons le temps d'aller nous baigner, jusqu'à ce que...miracle, l'eau monte et atteint nos pied, la tente est presque mouillées! Nous plions bagage lorsque les sauveteur d'Alerte à Taboga viennent nous avertir qu'il est grand temps de prendre notre tente à notre cou.
    Nous suivons les campeurs mauviette à la trace et décidons de ne pas installer notre tente à côté d'eux sauf si nous devenons très intimes dans les prochaines minutes qui suivent mais il n'y a pas de place...
    Nous mangeons un bout sur un banc en bois et Wim part en expédition pour repérer un autre endroit où installer notre nid. Il trouve un endroit parfait, un peu à l'écart de la plage, quelques déchets et des travaux en arrière plan mais aussi...vue sur une plate-forme d'hélicoptère et sur la plage! Je vous fais rêver? Profitez- en!
    Nous partons monter notre superbe tipi de plastique bleu et jaune, wim est déchaîne, il va chercher un banc laissé à l'abandon dans la zone travaux, il fabrique une table avec une planche et deux pierre, il va ramasser du bois pour faire un feu ce soir. Quand à moi, je suis semi-perplexe. Je me demande pourquoi personne n'est venu nous dire de filer, et en même temps je me dis que si ça arrive c'est comme ça. Bon, ce soir, pas de douche. Nous accrochons notre hamac avec des ficelles de fortune trouvées sur d'autres arbres et bien évidemment ça ne rate pas...boum paf patatras, le cul par terre et la honte d'avoir eu un public composé de deux personnes, bien présente. Les deux hommes qui travailllent sur la plage auront pitié de nous et nous prêteront une corde plus solide, au moins pour un bout du hamac!

    Nous allons nous promener et trouvons le début d'un trek dans les hauteurs. Nous croisons un guide qui nous propose de nous y emmener pour 15 dollars. Nous declinons son adorable invitation et rentrons concocter un bon dîner sans lumière. Wim fait un feu parfait, quand à moi, je coupe des légumes et je fais cuire des pâtes dans une eau qui a peine à bouillir avec ce vent (on se croirait dans les 3 petits cochons).
    Fin de notre fatigante journée. La vie sans argent, c'est satisfaisant mais pas toujours facile!
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  • Day3

    Rando sur le chemin de Las tres cruces

    March 12, 2017 in Panama ⋅ ⛅ 31 °C

    Ce matin, Wim me réveille en m'informant de quelque chose d'absolument consternant: "look, the tent is full of bird shit", ce qui veut dire que nous nous sommes faits berner par de nombreux anus d'oiseaux. La veille, prêt du feu déjà, quelqu'un s'était lâché sur mon épaule. C'en est trop, je sors de la tente et je lance un avertissement général. Le premier qui ose recommencer, je...bah non je n'en ferai rien. Ce sont les dures lois du camping. Sous les arbres, on est protégés de la pluie mais pas de tout.
    Il n'est que 7h du matin lorsqu'un homme se dirige vers notre tente et nous lance un "amigos!". Nous sortons nos têtes et notre poulet bien du matin se met à discuter avec nous: nous sommes les bienvenus, nous pouvons rester dormir autant que nous le souhaitons, si la mairie vient nous chasser, nous pouvons dire que nous sommes là de sa part et que la loi ne l'interdit pas. Il nous indique également un lieu où s'abreuver sans frais. Rodrigo file et nous sortons le bout de notre nez sous une température douce et clémente. Notre maison du moment nous permet de sauter sur la plage (encore déserte par le premier bateau de touriste n'est pas encore arrivé) et de nous balader dans un silence uniquement perturbé par le chant des oiseaux.
    Je suis émerveillée par la douceur de ce paysage. En soit, cette plage n'a rien d'extraordinaire mais l'ambiance si paisible qui y règne la rend merveilleuse. Des oiseaux sont là en grand nombre, ils se baladent dans les airs, ils se donnent rendez-vous sur la plage, dans les arbres, dans les rochers, toute espèce confondue. Je les admire de loin, ils sont magnifiques.
    Wim m'appelle pour que je vienne voir son chemin qui mènerait à un cimetière. Je le suis et après que la sueur m'ait envahie de bon matin, la marche verticale s'annonce ineffective: pas de cimetière.
    Nous allons chercher ce fameux lieu où l'eau coule à flot et nous croisons deux voisins. Je demande à l'un d'entre eux où l'on peut trouver de l'eau. Ni une ni deux, celui ci récupère nos bouteilles et disparaît chez lui. Il reviendra avec nos bouteilles remplies d'eaux glacée...Un autre ange gardien !

    Après avoir mutuellement décidé que nous ne resterions pas une nuit de plus, nous refaisons nos sacs et prenons avec nous tous les objets de valeur.

    Nous nous rendons à nouveau jusqu'au chemin de randonnée qui donne sur ce mirador, qui ne serait autre qu'un ancien bunker. Nous empruntons le mauvais chemin qui mène malgré tout jusqu'au sentier et nous retrouvons à enjamber des troncs d'arbres et des déchets. Une voix d'homme nous guide. Une fois sur le sentier, nous nous rendons compte qu'il ne s'agit pas d'une gentille petite balade.
    "Trenta minutas", nous a dit notre guide croisé la veille. Le chemin de Las 3 cruces nous achève, il nous demande plus d'une heure d'effort intense et de pente sans fin. Nous arrivons à moitié ko devant un autel avec de magnifiques fausses fleurs multicolores et des croix. Nous nous endormons chacun sur un banc face à l'autel.
    Et c'est reparti, nous empruntons la dernière partie du chemin qui continue de grimper. Et nous arrivons sur ce fameux bunker qui nous donne en effet une vue imprenable sur l'île mais aussi sur les îles aux alentours. Je redescends avec les jambes tremblantes de fatigue et le visage écarlate mais fière d'avoir grimpé cette montagne qui me décourageait chaque minute.
    Nous récupérons nos sacs, plions la tente, embarquons dans le ferry de 16h et arrivons à Panama city en express 30 minutes plus tard. Un homme nous propose ( à nous et à un local) de le payer 5 dollars et de nous emmener à la gare routière Halbrook pour nous rendre à notre prochaine destination: El Valle. Nous sautons ensuite dans un minibus bondé qui s'arrête toutes les 15 minutes et laisse sortir les passagers....puis en laisse rentrer autant sinon plus. C'est un vrai défilé !

    Nous nous dirigeons vers l'auberge la moins chère de la ville, Bodhi Hostel, et trouvons un compromis avec le gentil réceptionniste allemand. Au lieu de payer 15 dollars chacun en dortoir, nous pouvons déplier notre tente pour 10 dollars tout compris et profiter des sanitaires, de la salle ciné, de la cuisine, des hamacs...et du petit déjeuner!
    Nous sommes ravis de cette nouvelle victoire et nous rendons dans un restaurant très abordable à influences chinoise. Repus, nous nous endormons en rêvant au lendemain!
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  • Day4

    El Valle jour 1 - chutes d'eau

    March 13, 2017 in Panama ⋅ ☀️ 31 °C

    Ce matin, nous nous réveillons avec un petit déjeuner de roi: bananes, ananas, pain et beurre de cacahuète. Qui dit mieux? Nous nous activons pour nous rendre sur le sentier de la India Dormida. Nous marchons 20 bonne minutes sur une route goudronnée mais plate et observons que tout est merveilleusement vert autour de nous. Nous sommes choqués lorsque nous apercevons l'ampleur de la tâche. La route se sépare en deux. A gauche, elle redescend vers des chutes d'eau. A droite, elle monte telle un échafaudage. On commence à la gravir en l'insultant puis on se regarde...et on choisit les chutes d'eau. Demain, demain la randonnée de la mort. Nous partirons très tôt et nous t'aurons.
    Après le gentil dollar demandé à l'entrée des chutes, nous découvrons un endroit splendide, dépourvu de touristes. Le bruit de l'eau qui coule, qui chute, qui valdingue, est si reposant que nous décidons de nous y arrêter. Wim installe son hamac et je décide d'aller me dorer la pilule. Lorsque je le rejoins dans son hamac, nous chutons à nouveau mais de moins haut et sans public!
    Nous repartons et le gérant d'un hôtel nous propose de nous déposer devant Bodhi: "need a lift?"
    Si c'est si gentiment proposé, pas de souci!
    Nous allons acheter quelques légumes au marché et nous préparons une immense salade.
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  • Day5

    El Valle jour 2 - La India Dormida

    March 14, 2017 in Panama ⋅ ⛅ 30 °C

    Aujourd'hui, nous décidons de faire le fameux trek jusqu'au sommet de la montagne surnommée "La India Dormida". La mythologie locale raconte l'histoire d'une servante panaméenne qui serait tombée amoureuse d'un conquistador. Son père lui refusant le droit de se marier, celle-ci s'ôtera la vie et sera enterrée dans les hauteurs des collines. Ces dernières auraient alors pris la forme de son visage: on y verrait le front, le nez, le menton...
    Il y a cependant deux façons d'accéder à ce trek: soit par le chemin principal, qui est payant, soit en le contournant et en prenant la randonnée de l'autre côté. Nous avons bien entendu choisi de commencer là où il ne serait pas question d'argent. Nous marchons depuis l'hostel jusqu'au début de ce que l'on pense être notre chemin de randonnée. Un homme que l'on croise nous dit que l'on ne peut pas accéder à la India par ce côté ça il a trop plu. Nous continuons tout de même en se disant que même dans le cas où l'accès nous serait bloqué pour quelque raison que ce soit, nous aurons au moins fait ça. Nous arrivons à un sentier sec, mélange de feuilles, de cailloux, de branches d'arbres, et bien couvert par les arbres. Ça grimpe déjà sec dès le début...et ça continue jusqu'à ce que l'on aperçoive le ciel! Et là, magie de la nature, plusieurs collines s'étendent les unes à côté des autres, surplombant plusieurs villages aux alentours, vue sur les toits rétrécis des maisons. D'un côté, tout est vert, de l'autre, la nature tend vers le jaune de la saison sèche. Nous nous retrouvons à un carrefour: un premier chemin qui part vers la gauche est presque plat mais nous ferait contourner toute la montagne et doublerait notre temps de marche jusqu'au sommet. Le second, tout droit, ressemble plutôt à de l'escalade. J'enclenche la marche vers le chemin le plus haut, le vent souffle mais en moins de 10 minutes nous sommes au sommet!
    Une pluie fine et un vent déterminé mais chaud sont de la partie. Nous nous asseyons et mangeons quelques fruits. Au loin, nous apercevons deux personnes qui semblent âgées et qui s'approchent de nous. Lorsqu'ils atteignent notre emplacement, le couple semble fatigué mais sans plus. Nous apprenons par deux jeunes filles qui les accompagnent (leur petites nieces), qu'ils sont âgés de 80 ans! Nous sommes bouche bée!
    Nous redescendons de l'autre côté et empruntons le chemin "officiel". Le sentier est très humide et plutôt glissant, nous nous retrouvons au beau milieu de la jungle, paysage si différent de ce que l'on a vu à l'aller.
    Nous nous arrêtons près d'une chute d'eau et en profitons pour nous rafraîchir . Le soleil a repointé le bout de son nez! Nous croisons un couple de français qui ont voyagé 6 mois chaque année pour échapper au froid de l'hiver européen.
    De retour à l'hostel, nous prenons une douche, et décidons dans le hamac qui nous porte de notre destination future!
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  • Day6

    En route pour Pedasi!

    March 15, 2017 in Panama ⋅ ☀️ 34 °C

    Ce matin, nous prenons la poudre d'escampette après avoir été pris en photo à Bodhi hostel.
    Nous attendons un minibus sur le bord de la route et grimpons dans le premier qui se dirige vers notre destination. A Penonome, nous sommes éjectés du véhicule. Nous prenons un second bus depuis une station service jusqu'à une ville dont je ne connais pas le nom.
    Nous arrivons à Las Tablas, au nord de Pedasi et arrivons enfin jusqu'à cette dernière ville vers 16h30. Notre ultime destination, Playa Pedao, se trouve à 1h30 de route mais les bus qui la desservent s'arrêtent vers 14h30. Les dames de notre bus nous proposent le taxi pour 15 dollars comme alternative, ce qui nous fait grincer des dents!
    Après avoir rendu visite à quelques hôtels hors de prix ou désertiques, nous nous mettons en tête de faire du stop.
    Quinze minutes plus tard, un canadien retraité, Ed. Kennedy, nous escorte jusqu'à l'entrée de sa maison en construction, qui se trouve à 8km de la plage.
    Nous remettons nos pouces en vedettes, et malgré le peu de passage, un gentil panaméenn s'arrête pour nous emmener jusqu'à notre destination.
    Cependant, le début de la plage est à 2km de l'hostel dans lequel nous souhaitons camper, appelé Eco Venao. Juste au moment où l'on prononce le nom de ce lieu, une fille de notre âge s'arrête avec son camion et nous demande si l'on se rend à Ecole Venao. Elle explique qu'elle repasse dans 5 min et qu'elle peut nous y emmener car c'est son lieu de travail.
    Nous l'attendons donc sagement le long de la route et arrivons comme des princesses dans ce lieu magique. Il s'agit de la jungle à deux pas de la plage. Le silence est de mise, les gens sont très accueillants, et le décors est sublimement authentique.
    Comme nous n'avons presque pas dépensé d'argent de toute la journée, nous nous autorisons le buffet du restaurant de l'hostel et partons nous coucher, repus.
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  • Day7

    Eco Venao et ses singes chanteurs

    March 16, 2017 in Panama ⋅ ⛅ 26 °C

    Après une très bonne nuit dans la tente, notre réveil sort clairement de l'ordinaire. Au loin, mais pas si loin, j'entends, corps et esprit encore plongés dans un semi-sommeil, des cris. Ils ressemblent à la fois à une chorale, comme si les animaux qui emettaient ces sons se mettaient tous d'accord pour chanter en même temps, mais aussi à une alarme (pour le côté plutôt secouant). Je savais que ce coin là était rempli de singes mais je ne pensais pas avoir la chance de les observer d'aussi près. Juste autour de la cabane de la cuisine, les arbres portent une petite dizaine de singes à bout de branches, dont plus d'une craquent sous le poids de nos cousins.
    Je suis émerveillée de les voir se balader, se balancer, et chanter dans les hauteurs juste au dessus de ma tête. C'est une belle preuve qu'hommes et animaux sauvages peuvent cohabiter sans se faire de mal. Les singes chanteurs ne perturbent jamais la tranquillité des habitants de Venao, ils sont plutôt une curiosité, ou une habitude. Bon, certes, j'ai parfois été à deux doigts de me prendre un bout de branche sur le crâne mais c'est difficile de calculer la stabilité d'un bout de bois proportionnellement au poids de son propre corps. Essayez, vous verrez bien!
    Après cette première découverte amusante, je me dirige vers la plage pour rejoindre Wim qui se dore déjà la pilule. Je vais sans doute sembler agaçante, mais jusqu'à présent, les plages d'Amérique Latine ne m'ont pas éblouie comparées à celles que j'ai pu voir en Asie. J'ai vu de belles plages brésiliennes à Ilha Bela et plus au nord, mais souvent bondées, de même pour les plages du Chili, qu'il s'agisse de Vina del Mar ou encore de La Serena...Mais là, je dois reconnaître que ma bouche à fait "bée". Arriver sur cette plage, c'est comme débarquer dans un petit paradis (chaud très chaud certes), si reposant et si beau à la fois que ça nous donnerait envie de dormir les yeux ouverts. Les vagues sont de la partie pour le plus grand bonheur des surfeurs, des compétitions sont d'ailleurs souvent organisées mais cela n'enlève rien au calme délectable de cet endroit.
    Je fais également la rencontre de Summer, volontaire américaine qui voyage depuis plus d'un an et passe de missions de volontariat en jobs en tout genre. Cette adorable passionnée de voyages s'ennuie un peu à Playa Venao car en effet on y a vite fait le tour! Pour ma part, je trouverais toujours quelque chose à faire comme m'étaler de tout mon long sur la plage, surfer (car elle surfe), me balader en plein cagnard, poser mes fesses dans un hamac, regarder un film, manger, écrire, dormir, parler aux gens (et travailler quelques heures par jour à la réception )...!
    Ici, ce qui est surprenant, c'est que pour se fournir en nourriture il faut soit faire 3h de route A/R jusqu'au supermarché de Pedasi, soit attendre le camion de fruits et légumes qui vient tous les lundis et jeudis, soit débourser 4 fois plus à la supérette du coin (sans blague, un paquet de riz de 250g pour 5dollars).
    En rentrant de la plage, deux hollandaises que nous avions rencontrées la veille nous apprennent que le food truck (qui vend fruits et légumes) est déjà passé deux fois et devrait repasser entre 18h30 et 19h30 avec sûrement "un peu de retard" comme on leur aurait dit...
    Jusqu'à 21h nous avons attendu, espéré, rêvé, fantasmé ces fruits et légumes, jusqu'à ne plus y croire puis reprendre confiance en la vie, la reperdre...le bruit du camion s'approchant de nos hamacs nous a fait saliver. J'ai rêvé de salade, de champignons, de n'importe quel ingrédient végétal de couleur à me mettre sous la dent.
    Pour 6 dollars, nous avons eu fruits et légumes pour toute une famille. Satisfaits, nous sommes allés nous coucher avec les poules.
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  • Day8

    Journée de rien

    March 17, 2017 in Panama ⋅ ⛅ 27 °C

    Ce matin et hier matin, notre réveil est rythmé par le cri des singes. Aujourd'hui, notre seule mission est de trouver de quoi se mettre sous la dent. Après avoir observé les singes à nouveau, nous partons vers 7h pour un petit footing matinal jusqu'au Mini Market qui coûte la peau des fesses.
    Une bonne vingtaine de minutes plus tard, nous revenons en nage avec un paquet de tortilla à 4dollars (ils ne vendaient pas de pain). J'aurais habituellement fait cette course de 20minutes les doigts dans le nez mais la région est relativement vallonnée ce qui donne du fil à retordre à nos petites fesses.
    Puis notre journée a consisté à ne rien faire.
    A côté de moi, dans le hamac voisin, Mia, la fille d'une colombienne en vacances, vient poser ses petites pommes nues apres avoir fait comprendre à maman, que la couche, c'est pas possible et que comme les singes, on est vachement mieux cul nu. Très Indépendante, mademoiselle boit son biberon à ma droite sans broncher et j'en profite pour capturer quelques images de ses petites mains et pieds caramels et potelés à souhait.
    Ce soir, nous sortons à Selena, un autre hostel au pied de la plage Venao qui organise des fêtes tout comme El Sitio (qui n'est pas un hostel mais juste un bar et restaurant branchouillé). Nous marchons sur le sable solide une bonne demi heure pour rejoindre le lieu prisé du soir après avoir fait un premier stop à La Barca, bar en forme de bateau qui appartient à notre hostel. Soirée sympa en compagnie des hollandaises, mais à force de me coucher avec les poules, je finis par faire un KO et je rentre me coucher dans notre tente préférée!...
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  • Day9

    Voyage jusqu'à Santa Fé

    March 18, 2017 in Panama ⋅ ☀️ 31 °C

    Nous partons de notre petit paradis au coeur de la jungle en espérant retrouver un autre havre de paix. Nous sommes gentiment emmenés à Potosi par deux jeunes de l'hostel dont une colombienne qui vit à Playa Venao. Nous n'avons qu'une seule chose en tête: manger! Bien que nous n'ayons manqué de rien, nous avons tout de même eu le sentiment d'être rationnés, ce qui fut une expérience très intéressante pour nous, européens, habitués à avoir tout tout de suite sans jamais aucun sentiment de frustration. Arrivés à Pedasi, nos ventres crient famine et nous nous dirigeons comme des somnambules vers le supermarché de la ville. Nous nous installons devant après nos achats et déjeunons par terre, à l'ombre.
    Une fois notre repas terminé, nous apercevons un bus dans la même rue. Wim court demander s'il se dirige vers Santiago. Après un hochement de tête, ni une ni deux, nous ramassonsnos sacs et sautons dans le bus. Il faut savoir que les bus au Panama sont tree fréquents mais font de multiples arrêts pour satisfaire chaque passager. En conséquence, il faut se dépêcher: monter vite, descendre vite, payer vite. Mais cela ne nous change pas de l'Asie. J'ai d'ailleurs tout de suite été surprise de la facilité des transports publics ici. Arrivés à une gare routière, à peine 5 min plus tard nous sommes déjà installés dans un bus et nous trouvons toutes les destinations possibles et cela pour un prix très raisonnable.
    Le voyage en bus durera un peu plus de 5h et nous prendrons 5 bus au total pour environ 10dollars.
    Une fois dans les montagnes, malgré une légère nausée, le paysage est époustouflant. Tout est vert, vert et encore vert. La nature est authentique, vierges, personne ne l'embête!
    Nous décidons de ne pas camper car l'hostel qui nous offrirait son jardin est loin de la gare routière. Nous nous rendons à l'hostel Quia, 12 dollars la nuit dans notre premier dortoir. Mais le charme de cette endroit opère immédiatement. Le jardin est magnifique, orné de plantes et d'arbres en tout genre, et envahi d'une herbe parfaitement verte.
    Nous sommes heureux de poser nos sacs dans un endroit très propre et surtout de dormir dans un vrai lit.
    Nous faisons la rencontre d'une hollandaise (encore une!) de 21 ans qui voyage 2 mois toute seule. Elle a étudié à l'université de Santiago au Chili durant 6 mois donc elle parle couramment espagnol. Je suis toujours fascinée de voir cet entrain et cette absence d'appréhension chez toutes ces jeunes filles qui voyagent seules.
    Nous cuisinons et nous endormons sans plus tarder à 21h30!!
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