India
Thekkady

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Travelers at this place
    • Day 42

      Plongée indienne

      February 23 in India ⋅ 🌙 18 °C

      Depuis plusieurs jours me voilà en immersion totale dans la famille de mon ami Yunis. Cela me permet à la fois de vivre le quotidien d’une famille indienne mais aussi de nouer des liens solides avec ces humains adorables qui m’accueillent comme s’ils m’avaient toujours connue.

      YUNIS
      Né dans une famille musulmane, Yunis n’est pas croyant et encore moins pratiquant. Son ouverture sur le monde et sur les autres, sa générosité et sa gentillesse sont sans limite. Véritable puits de savoir botanique, ornithologique, faunistique, il a appris seul ce qu’il sait de la nature. Avec pour seul arme son appareil photo, il sillonne la nature en quête d’animaux sauvages à découvrir ou redécouvrir. Il en sait plus sur la faune et la flore que certains guides embauchés dans les réserves mais, comme il me l’expliquait aujourd’hui, il n’a pas le diplôme lui permettant de postuler.
      Il rêve d’avoir un jour son petit coin de paradis à lui et d’y accueillir la planète, mais avant de vivre le sien, il souhaite que ses 3 filles puissent faire des études et vivre leurs rêves à elles.
      Yunis est le seul indien que je connaisse qui soit capable d’aller acheter un parotta (pain de la même famille que les naans) pour le donner à un chien errant affamé.

      SARA
      Sara, épouse et mère hyperactive, est une femme très bavarde et très chaleureuse. Je suis étonnée par la facilité qu’elle a à aborder tous types de sujets toujours avec délicatesse et bienveillance. Elle se lève chaque matin à 4h30 pour commencer sa longue journée : prières, cuisine, tâches ménagères, préparation du petit-déjeuner (en Inde on ne pose pas un paquet de biscottes ou de chocapic sur la table, il s’agit d’un repas à part entière), préparation des enfants, travail (elle est professeur dans une école pour des enfants issus de tribus autochtones)… puis retour à la maison en fin de journée, devoir des enfants et préparation du dîner (là encore, pas de plats surgelés enfournés dans le micro-onde).
      De confession musulmane, elle ne sort jamais sans avoir couvert ses magnifiques cheveux noirs. Nous avons parlé de nos rêves hier soir, le sien est de pouvoir être titularisée en tant que professeure afin de pouvoir offrir à ses 3 filles des études convenables.

      Son mariage avec Yunis est un mariage d’amour, ce qui se fait encore trop peu en Inde. Ses parents désapprouvaient cette union et, d’après ce que j’ai pu comprendre, continuent de le faire à demi mot. Ils souhaitaient visiblement pour leur fille, un mari qui « make money » mais Yunis est un rêveur passionné par la nature à laquelle il voue son existence.

      SAFREEN
      L’ainée des 3 filles a 17 ans. Elle prépare l’examen qui lui ouvrira les portes des écoles de médecine, son but ultime pour son avenir professionnel. Elle est également une sœur exemplaire qui prend soin des 2 autres comme une mère.
      Nous sommes allés rendre visite à l’une de ses tantes qui venait d’accoucher et elle m’a glissé à l’oreille que cette jeune fille avait à peine 19 ans, soit seulement 2 ans de plus qu’elle et qu’elle ne voulait surtout pas de cette vie là. Pour elle, l’avenir c’est devenir médecin.
      Safreen est déterminée et douce à la fois. Elle est brillante et motivée.
      Elle mérite l’avenir dont elle rêve, celui qu’elle veut pour pouvoir aussi offrir le meilleur à sa famille. Lorsqu’elle retire le foulard qu’elle porte en public, elle déploie une longue chevelure noire, lisse et brillante comme de la soie qui tranche avec ses dents blanches comme des perles.

      AFREEN
      Comme toute cadette qui se respecte (expérience oblige), Afreen est la rebelle de la fratrie. Elle ne se laisse pas approchée aussi facilement que son aînée, et n’est pas tendre avec son entourage, mais c’est esprit rebelle cache un cœur débordant. Elle m’a confié avoir besoin d’observer d’abord pour pouvoir entreprendre une conversation avec un(e) inconnu(e). Nous avons eu tout le temps d’un trajet en voiture de 4h pour parler musique, cinéma, voyages, avenir professionnel, tempérament et alimentation !
      Âgée de 14 ans, elle voudrait être star de K-pop ou au moins voyager en Corée du Sud, ce qui semble plus envisageable. Afreen porte des jeans et des t-shirts extra larges, se bagarre avec ses cousins, crayonne ses yeux déjà d’un noir profond au khôl et, en dehors de l’école, elle pose un foulard de manière très décontractée sur ses cheveux bouclés. Elle refuse de manger de la viande et est un véritable ovni dans sa famille où le chicken biryani est un incontournable ! Elle est donc très heureuse qu’avec ma présence, les plats végétariens soient de mise à la maison !

      AMEE
      Cette petite bouille de 7 ans est le petit pitre de la famille. Sans cesse en train d’inventer des histoires pour divertir son monde, elle a imaginé celle où je resterais pour toujours avec eux et lui apprendrais le français à la condition que j’apprenne Tamoul et Malayalam ! Autant dire qu’Amee à le sens de la négociation !
      De nature « timide 5 secondes et demie », elle a pris de sa mère le débit de parole et malgré son jeune âge, elle maîtrise parfaitement l’anglais ! L’école dans laquelle elle est, inculque un niveau élevé d’anglais. Sa jeunesse ne lui fait pas non plus oublier la lucidité : hier nous sommes allés chez un ami de Yunis qui vit en haut d’une montagne couverte de plantations de thé. C’était la fin de journée pour les cueilleuses et le temps de la pesée. En les observant, j’ai dit que je pensais qu’il s’agissait d’un travail très fatigant. Ce à quoi Amee a répondu que les travaux dans les plantations étaient pour ceux qui n’avaient pas pu aller à l’école et qu’elle étudierait donc très bien à l’école pour avoir un métier moins fatigant.

      En Inde, le quotidien confronte les enfants à des réalités auxquelles tous ne peuvent pas échapper. Comme me l’a dit mon ami Yunis, l’éducation de ses enfants est la clé de leur avenir.
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    • Day 33

      I had a dream…

      February 14 in India ⋅ 🌙 14 °C

      Je suis arrivée hier matin sur Kumily, petite ville du Kerala bien connue pour ses épices et ses treks en pleine jungle.

      Levée à 6h45, j’ai rendez-vous 1h plus tard avec 2 guides, 1 naturaliste et 1 ranger pour un trek dans la jungle Kéralaise.

      Il fait frais et la nature s’éveille paisiblement. Les guides travaillant dans cette réserve de Periyar sont d'anciens braconniers devenus de fervents protecteurs de la nature et des animaux qu’ils ont longtemps tués pour leurs défenses et leur fourrure notamment. Ce programme d'écotourisme communautaire a permis un changement des mentalités pour ces personnes issues de minorités ethniques et à qui l’on ne voulait pas donner d’emploi.
      Les groupes de 6 randonneurs sont également toujours accompagnés d’un ranger armé, la jungle du Kerala pullule de dangers insoupçonnés que seul un homme aguerri peut éviter.

      Nous voici donc partis à travers une légère brume qui monte du sol au fur et à mesure que le soleil grimpe. La nature qui nous entoure est magique, de nombreuses espèces d’arbres, d’oiseaux, de plantes et d’insectes ponctuent notre avancée en quête, soyons honnêtes, de 2 des merveilles qu’offre cet endroit : le tigre et l’éléphant.

      Après une première pause breakfast, au cours de laquelle affluent des macaques qui connaissent très bien ce point d’arrêt, nous reprenons notre trek sur un chemin plus escarpé.

      Je me nourris de chaque bruit et chaque espèce vivante autour de moi, buvant les expériences des guides comme du lassi ! Soudain, le ranger nous fait signe de stopper et de faire silence d’un geste de la main ferme et sans appel. Il s’avance tel un chat devant une proie et nous fait signe d’avancer sans parler. Tout à coup, mon cœur s’emballe, à quelques dizaines de mètres de moi, cachée dans un sous-bois, cette force de la nature qui semble si douce et si paisible : une famille d’éléphants.

      Je regarde ce rêve se réaliser et ne perd pas une miette de chacun de leurs mouvements. Après des minutes qui ressemblent à des secondes, ils disparaissent dans l’épaisseur de la jungle.
      À cet instant, je remercie la vie, et le ranger, de m’avoir offert ce moment inoubliable.

      Le groupe reprend sa marche vers le sommet de la montagne, où nous prendrons notre déjeuner. De là-haut, nous pouvons observer les 2 vallées : celle du Kerala et celle du Tamil Nadu. Nous sommes en effet à la frontière entre les 2 états et la nature prend toute la place dans le paysage.

      Sitôt notre riz pulao et curry de légumes engloutis, nous reprenons notre route sous un soleil de plomb. Les chemins sont plus dégagés au sommet, la jungle moins présente, de nombreux eucalyptus nous abritent légèrement et nous évoluons dans une ambiance légère et amicale avec mes comparses de rando : 2 suisses et une australienne.

      Nouvelle alerte du ranger mais cette fois il a l’air inquiet, il prend en main son fusil qu’il avait jusqu’alors à l’épaule, ce qui n’a rien de rassurant ! Il nous fait signe de reculer rapidement et en silence sur le chemin et d’aller nous cacher plus loin. Nous obtempérons sans comprendre… quand tout à coup, ce que nous avons pris pour un gros rocher en bordure du sentier se met à bouger. C’est un mâle solitaire, un éléphant énorme, tranquillement en train de manger.
      Les mâles solitaires sont les spécimens les plus dangereux d’après ce que nous explique Prakeesh, notre guide.
      En effet, nombreux sont ceux qui attaquent quiconque se trouve en travers de leur chemin ou les dérange. Les histoires terribles ne manquent pas en Inde sur les tueries perpétrées par des éléphants isolés ou rejetés de leur groupe. La mémoire d’éléphant n’est pas une légende, ce sont des animaux très intelligents, doués de réflexion, d’affection mais aussi d’esprit de vengeance. Peut-être les éléphants tueurs ont-ils simplement perdus des membres de leurs familles, tués par des braconniers, et s’en souviennent…

      Nous attendrons 1h que ce seigneur de la jungle ait fini son déjeuner pour pouvoir passer notre chemin, en marchant le plus rapidement et silencieusement possible. L’adrénaline nous inonde et voir la crainte sur le visage des guides ne rassure en rien.
      Mais ce mâle solitaire nous laisse passer, heureusement, sans la moindre agressivité.

      Par 2 fois mon cœur s’est empli de cette sensation d’amour universel, celui qui s’étend à chaque être vivant quel qu’il soit. Un sentiment mêlé de respect et de fascination. En ce jour qui célèbre l’amour, la nature m’a gâtée de la plus belle des façons.

      L’INFO EN + :
      L’Inde compte environ 30.000 éléphants sauvages, soit près de 60 % de la population sauvage totale. Ces dernières années, une augmentation du nombre d’éléphants tués par des hommes mais aussi, à l’inverse, d’hommes tués par des éléphants, a été constatée à mesure que l’activité humaine empiétait sur les zones forestières. Le ministère de l'Environnement estime quant à lui qu'un humain meurt chaque jour en Inde après avoir croisé la route d'un animal sauvage, et qu'une grande majorité de ces victimes sont écrasées par des éléphants.
      Les rencontres violentes entre des humains et des éléphants sont une «tendance croissante», a déclaré Singh, alors que de vastes étendues de forêts sont défrichées pour y établir des habitations et des activités industrielles.

      Selon les autorités indiennes, les attaques d’éléphants sauvages ont tué au moins 3 310 personnes entre 2014 et 2021, dont un nombre important dans l’Etat d’Odisha, où une quarantaine de décès ont été enregistrés en sept mois. Chaque année, un demi-million d’Indiens voient par ailleurs leurs cultures ravagées par les pachydermes. Les agriculteurs, qui perdent parfois l’ensemble de leurs revenus du jour au lendemain, n’hésitent pas à les tuer en représailles. Le ministère indien de l’Environnement et des Forêts estime que 474 éléphants sont morts électrocutés entre 2014 et 2020.

      Je me réserverai toutefois le mot de la fin et la pensée selon laquelle, pour son simple intérêt et son simple confort, l’Homme détruit l’habitat des espèces sauvages en pensant les réduire au silence et à l’invisibilité. Mais on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs et on n’empiète pas sur la nature sans qu’elle ne se révolte un jour où l’autre.
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    • Day 17

      Kumily

      September 17, 2022 in India ⋅ ☁️ 25 °C

      Après les métropoles assomantes du Tamil Nadu, j'ai enfin trouvé un havre de paix en la petite ville de Kumily dans l'état voisin du Kerala. Connue pour sa réserve naturelle, Kumily est accessible par une route sineuse à flanc de montagne. Je loge dans une petite pension tenue par un guide local. Ma terrasse donne directement sur la forêt de palmiers et de bambous dans laquelle vivent de nombreux singes. Ceux-ci traversent la ville, passant de toits en toits et longeant les routes.Read more

    • Day 45

      Trek… suite et fin

      February 26 in India ⋅ ☀️ 30 °C

      Après mon trek matinal et ma navigade sur un radeau en bambou, je suis retournée dans le village pour déjeuner avec Yunis et Subin, son ami propriétaire d’une boutique de saris traditionnels du Kerala, une des seules tenue par un Kéralais.

      En effet, nous avons longuement échangé sur les différents magasins de souvenirs de Kumily qui proposent un soit disant artisanat local. Ces boutiques sont tenues par des vendeurs tous originaires du Kashmir et qui ont investi tous les lieux touristiques du sud de l’Inde, ne laissant aucune chance aux locaux de pouvoir louer une échoppe, les loyers ayant explosé en raison du pouvoir économique de ces vendeurs venus du nord.
      Leur technique de vente basée sur l’usure et la flatterie est véritablement oppressante, même si désormais, m’ayant vue à plusieurs reprises avec Yunis, ils n’ont plus la même approche avec moi, je suis presque une locale…

      Après déjeuner, direction le lac situé au sein de la réserve, mon ticket pour le trek du matin me donnant accès à la réserve toute la journée. Yunis tient absolument à ce que je fasse la promenade en bateau sur le lac. Pas une minute à perdre toutefois car le dernier part à 15h30. Je monte donc à bord d’un bus qui fait la navette entre le village et le lac à peu près 500 fois par jour. À peine assise, un essaim d’écoliers se répand joyeusement dans le bus en riant, se poussant et chahutant… bien sûr chacun veut être au plus près de la visage pâle que je suis ! Des échanges bruyants et des questions venant de toutes parts fusent autour de moi ! Nous finissons notre voyage par un selfie, l’incontournable moment entre les jeunes indiens et les touristes.

      Puis j’arrive aux abords du lac, je me positionne immédiatement dans la file, comme Yunis me l’a conseillé, afin d’avoir un ticket pour embarquer. S’ensuit alors une foire d’empoigne qui me laisse perplexe. En Inde, je l’avais déjà constaté, faire la queue à un guichet n’existe pas, respecter l’ordre d’arrivée non plus, la galanterie je vous laisse imaginer… je me fais coincer entre des ventres rebondis et des mains velues tendant des billets pour payer leur ticket, ayant désormais l’habitude, je tente de m’imposer !

      C’est alors que je découvre les embarcations sur lesquelles se fait ce tour de lac. Il s’agit de gros bateaux à étage avec des rangées interminables de sièges. 42, c’est le numéro du mien, j’enfile mon gilet de sauvetage qui ressemble finalement plus à un apéricube géant et attend le départ, coincée entre 2 personnes et engoncée dans mon bloc de mousse qui me remonte jusqu’aux oreilles. Il y a quelques années un bateau comme celui-là avait coulé, faisant des dizaines de morts, le gilet de sauvetage est donc devenu impératif.

      Je réalise que je peux à peine tourner la tête avec ce carcan et même si je le pouvais, je suis cernée de toutes parts par des appareils photo et des téléphones portables !
      Justement, le mien rend son dernier souffle au moment où nous démarrons notre promenade, qui ressemble pour moi bien plus à une galère, soyons francs ! Résonne alors dans ma tête une voix du passé qui pensait qu’un téléphone chargé est indispensable.

      J’en ferai l’amer expérience avec une véritable déception quand au détour d’un virage apparaissent 3 éléphants en plein bain.
      Ils sont là, 2 adultes et un bébé, peut-être ceux du matin, inondant leur peau épaisse pour se rafraîchir.
      J’assiste à ce spectacle avec mes propres yeux et non au travers d’un écran et je réalise à quel point ce moment que je sais éphémère et impossible à immortaliser en vidéo restera dans ma mémoire comme une des plus belles choses que le monde animal m’ait donné à voir.
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    • Day 48

      Mariage à l’indienne

      March 1 in India ⋅ ☁️ 28 °C

      Lors de mon séjour à Kumily, j’ai eu le privilège d’accompagner Sara à un mariage traditionnel indien et musulman.

      N’ayant rien d’approprié à me mettre pour assister à un mariage, Safreen m’a gentiment prêté une de ses robes. Parée de noir et or, j’ai donc accompagné Sara et Ami, Yunis détestant les rassemblements de cet ordre et les 2 aînées ayant leurs examens à préparer.

      Sur le chemin, Sara m’a prévenue : je risquais d’attirer l’attention, bien plus que la mariée elle-même ! Arrivées sur le lieu de la cérémonie, la foule de convives m’a effectivement regardée avec curiosité. Les sourires et les questions ont fusé, Sara a dû répéter une bonne centaine de fois que j’étais son amie invitée et moi, que je venais de France.
      Nous avons pénétré dans la salle où se tenait le mariage et où grouillait une foule bruyante et mouvante.

      Sur la scène, j’ai pu constater le balai des femmes s’affairant autour de la mariée littéralement recouverte de soieries et dorures et parée d’un sari rouge et or comme le veut la tradition indienne.

      Enfoncée dans un énorme canapé, son long voile ornementé de broderies tombant sur son visage, son énorme collier de fleurs autour du cou et entourée de la nuée de femmes qui la réajustaient sans cesse, j’ai constaté une mariée accablée et absente. Aucune expression dans son regard exagérément maquillé, aucun sourire sur sa bouche colorée, il me semblait même qu’elle retenait ses larmes. Puis est arrivé le marié. Vêtu d’un sherwani et d’un turban beiges brodés, il semblait plus entrain à la fête mais ne portait aucune attention à sa jeune épouse. Ces 2 là semblaient ne pas se connaître ni même réellement s’apprécier. Aucune interaction, aucun regard.

      Des chaises en plastique accueillaient des femmes vêtues de sari et d’abayas, toutes plus colorées les unes que les autres, certaines voilées, d’autres non. Les petites filles arboraient robes à paillettes et sequins, bijoux fantaisie brillants et scintillants et maquillage pour certaines.

      Derrière les rangées de chaises, de longues tables accueillaient le repas des convives. Et comme ça se fait souvent à ces occasions : thali pour tout le monde ! Le thali est un assortiment de plats, de l’entrée au dessert, accompagnés de riz servi, dans le sud de l’Inde, sur une feuille de bananier. Le tout à volonté !
      Végé ou non végé, il n’en reste pas moins délicieux dans les 2 cas et c’est un de mes plats préférés.

      Ces grandes rangées de tables donc, occupées par des convives avalant leur thali, sont une machine très bien huilée et fonctionnent par rotation : quand l’un a fini, l’autre prend sa place. Les petits serveurs courant partout avec leurs sceaux de sauce et riz, devaient répondre aux mains levées réclamant du rabe de riz ou de sambar, tout en débarrassant et dressant les feuilles de bananier servant d’assiettes aux nouvelles bouches impatientes.

      J’ai été invitée à prendre part au banquet à la table des végétariens ! J’étais déjà une curiosité passée la porte de la salle de cérémonie, mais voir une européenne attablée devant un thali qu’elle mange avec la main a particulièrement surpris nombre d’entre eux.

      Sur la scène ont commencé à se succéder les différentes familles invitées, apportant des présents aux jeunes mariés sous le feu des projecteurs installés pour les photos. Pas moins de 2 photographes et 2 vidéastes étaient présents pour capter chaque instant de cette grande fête. Mais toujours pas de sourire de la mariée qui semblait au contraire sombrer dans des profondeurs abyssales.
      J’ai pu croiser son regard, je lui ai souri, j’imagine avec un air compatissant, elle m’a rendu un sourire timide et a incliné la tête en signe de salut, remerciement, … c’est le seul que je l’aurai vu esquisser sur le temps où nous sommes restées.

      J’ai appris que nous n’étions qu’au début du 2ème jour du mariage qui allait en durer 3.
      J’ai alors pensé que cette jeune femme n’était qu’à la moitié de ce déballage impersonnel de bons sentiments mais surtout qu’elle n’était qu’au début de sa vie avec un mari que, visiblement, elle n’appréciait pas. L’appétit vient en mangeant paraît-il, peut-être en est-il de même avec l’amour…
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    • Day 15

      Periyar

      January 3 in India ⋅ ☀️ 21 °C

      Early start this morning at 7am to do a jungle walk in the tiger reserve. It was a beautiful bright morning and we spent 2 hours walking though the jungle with a forest guide. We were given protective socks against leeches! We didn't see any tigers but we did see all of the animals below!

      White cheeked barbitt
      Family of Indian Gaur
      Wild chickens
      Minor bird
      Scarlet minuet bird
      Orange minute bird
      Hoopy bird - very rare
      Racket trail drongo bird
      Serpent eagle
      Treepie
      Black monkey
      Brahamy kite
      Giant malibar squirrel
      Macaque

      After the walk finished we went into the town and had breakfast of omelette, toast, watermelon juice and masala chai. We then went back to the hotel to shower and change. We'd booked a massage with kizhi which meant that after the massage they used a small bag with rice, oils and sand to pummel the body. It was finished off with 15 minutes in an individual steam chamber!

      We returned to the hotel and after a short time spent organising photos, we went for a walk back into town and then stopped at the place we'd been the previous day for a beer and club sandwich. Back at the hotel, after a quick shower, we meet up with the group again at 5.30 to walk the short distance to the place where we'd be seeing a martial arts demo. The performance lasted one hour and included the use of knives, sticks, some gymnastic routines and disarming someone with a knife using nothing more than a strip of cloth. The final part of the performance used burning sticks swirled at speed and then one of the performers jumping through progressively smaller hoops!

      After this we went to a restaurant for food and on the way back to the hotel some of us stopped for one drink. The massage had clearly made us very relaxed and sleepy as we were in bed and asleep just after 9.30!
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    • Day 9

      On the road for Kerala

      August 21, 2019 in India ⋅ ☁️ 24 °C

      Ecco il baracchino più strong in cui siamo stati. Il driver è fantastico, conosce tutti i posti migliori in cui mangiare ed è felice quando vede che apprezziamo il cibo, fa di tutto anche con Matilde affinché riesca a mangiare qualcosa , In questo baracchino senza posti a sedere tripudio di specialità locali fritte in un padellone di ferro enorme pieno d'olio, uno sembra un barbagiuai tipico della Liguria ma indiano.Read more

    • Day 9

      Thekkady Periyar Wildlife Sanctuary

      August 21, 2019 in India ⋅ ☁️ 20 °C

      La riserva naturale più nota dell'India del sud Periyar comprende 777 kmq di territorio e un lago artificiale realizzato dagli inglesi , l'area ospita bisonti , sambar, cinghiali, elefanti e alcuni esemplari di tigri . Ci sono tantissime piantagioni di spezie, visitiamo accompagnati da una ragazza un interessante Spice Garden dove ammiriamo le piante del caffè cardamomo vaniglia pepe chiodi di garofano ginger. Il giorno dopo Nature walk sveglia ore 6 , partenza 6,45 destinazione passeggiata nella riserva naturale guidati da un un'abitante di un villaggio tribale, purtroppo non riusciamo a vedere gli elefanti perché nella stagione delle piogge stanno vicini alle montagne, vediamo le scimmie, i tucani, i bisonti indiani, gli scoiattoli castori , i cinghiali , e una lizard davvero enorme . Veniamo a conoscenza anche di un nuovo organismo il Liches una specie di viscido vermino che come una piccola ventosa ti succhia il sangue, che diventa per un po' il passatempo per Sami farselo roteare tra le mani.Read more

    • Day 12

      Kumily - 1. + 2.Tag

      February 16, 2020 in India ⋅ ⛅ 29 °C

      Nach 7 St. Busfahrt ins Hochland der Westghats, was direkt an der Grenze zu Tamil Nadu liegt, habe ich Kumily als Zwischenstopp gewählt. Dazu brauchte es ab Varkala 4 Busse und die Fahrt war recht abenteuerlich. Der erste Bus wollte zuerst nicht, das Standgas war falsch eingestellt und der Motor abgesoffen. Wir Insassen und Jugendlichen von der Straße versuchten ihn etwas einer Steigung hochzuschieben. Der Fahrer lies den Bus dann kurz rückwärts laufen und der Motor sprang an, starb ab ab, wenn der Bus anhalten musste. Die weiteren Busse waren recht flott, nur der letzte der von 90 m auf 900 m hoch musste, kroch nur noch.

      Kumily ist eine Touristenstadt hauptsächlich für Inder, voll mit Gewürzläden die eher den Großhandel versorgen, auch viel Süßkramläden und ungewöhnlich viele die Bananenchips produzieren, die dann in großen Säcken angeboten werden.
      Zum nahegelegenen Tiger-Naturschtzgebiet und dem See strömen tgl. tausende Besucher. Nur sieht man hier vom Tiger und sonstigen Tieren nichts. Auf Schiffen mit jeweils zweihundert Passagieren kann der See abgefahren werden. An die Vorschriftsregeln, sitzen bleiben und die Sicherheitswesten zu tragen, halten sich nicht alle, da sind Selfies wichtiger, selbst wenn kleine Kinder dabei sind.
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    • Day 14

      Kumily und Umgebung

      February 18, 2020 in India ⋅ ⛅ 34 °C

      In der ganze Gegend siehe man Teeplantagen und -Fabriken und natürlich wachsen hier auch Gewürze. Kardamom als eins der teuersten Gewürze gibt es auch erst ab 70€ pro kg.

      Heute bin ich noch einige Stunden mit Bus durch die Gegend gefahren und wieder runter nach Mundakayam auf 90 m Höhe. Schon vor zwei Tagen lief mir hier der Schweiß vom Gesicht als wenn es regnen würde. Hier hatte es heute 38C. Auf Kumily hat es ca. 30 C, nachts kühlt es deutlich ab.Read more

    You might also know this place by the following names:

    Thekkadi, Thekkady

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