Nepal
Nyawal

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9 travelers at this place:

  • Day18

    Chulu avorté (Base Camp et retour)

    March 28 in Nepal ⋅ ☀️ 0 °C

    A Yak Kharka, la nuit était rude, le froid mordant ! C'est mon premier campement à cette altitude (3900m, ce qui pour un Népalais n'est rien). Mais j'ai gardé de la marge pour la nuit suivante, en ne mettant pas toutes les couches...
    Réveillee à 4h30, j'ai songé à lire mais non, pas envisageable de sortir les mains du duvet. J'arrive à me rendormir et à tenir jusque 6h30.
    Petit dej débuté tranquillement vers 7h30. Debut de la marche à 8h45. Trop tranquillement ? Je suis surprise qu'on ne parte pas plus tôt : il y a 1 100 m à monter et pas mal de distance jusqu'au Base Camp... Mais bon, je m'en tiens aux consignes.

    Ça grimpe sec dans la neige. La marche est surtout dure pour Manu qui s'enfonce parfois beaucoup avec son lourd sac et ne semble pas très à l'aise. Derrière, je me contente de me ménager et d'éviter les trous qu'il creuse ! Petits pas, garder du souffle, ne pas stresser à cause de la légère "dizziness", surtout, avoir confiance en lui, chasser la pensée selon laquelle je me retrouve embarquée avec quelqu'un de peu expérimenté et qui semble presque plus inquiet que moi...

    À midi nous sommes à 4700 m daltitude, la vue est extraordinaire : Kanga purna et Annapurna 3 (on ne voyait que le 2 et le 4 depuis Yak kharka. Et quelle vue déjà !), Pisang Peak, Chulu east et Chulu west, phalange de 6000/7000m et plus, sous un soleil éclatant. C'est magnifique. Et drôle de se dire qu'on est presque à la hauteur du Mont Blanc.

    Vers 13 h Manu propose une pause grignotage supplémentaire car dit qu'il reste 2h/2h30 avant le base camp. J'aurais préféré continuer pour ne pas dresser le camp trop tard et me redemande pourquoi on n'est pas parti plus tôt...
    On atteint enfin ce que je crois être le BC. C'est là où ont dormi les Russes. Ils ont tout dégueulassé. Excrements et papiers au milieu de la trace, restes de nourritures, bouteilles et sacs en plastiques... Manuman m'avait prévenue, il connaît leur guide et sait qu'il s'en moque de nettoyer. Il l'a déjà signalé à la Népal Mountaineering Association.

    Contente d'arriver, je ralentis le pas, mais Manu poursuit. "Base camp is over there !". Sauf qu'il s'engage dans un endroit qui ne m'inspire pas et que vu l'heure (>15h. avec un soleil qui a bien chauffé les pentes + froid et nuit qui tombent à 18h), j'aurais préféré installer la tente là..
    Peu convaincue, je suis mollement et à distance.
    Puis bam... je le vois glisser, s'affaisser. Il a déclenché à son passage une belle coulée. Sportif, il parvient à surnager au dessus de l'avalanche en courant vers le haut, et à coup de contorsions et d'appuis sur son baton. Il lutte un peu pour sortir de la zone mais s'en sort .
    Ouf... De loin je n'ai rien pu faire que d'assister au spectacle et me préparer mentalement à aller le déterrer (sans pelle, la seule pelle étant dans son sac) ou pire, au fait qu'il ait juste disparu en glissant plus bas ...
    Mais heureuse ment rien de tout cela. Un peu choqué et s'étant fait mal à l'épaule, il rebrousse chemin : on campera ici et non au Base Camp...

    Installation du campement dans la neige : il faut aplanir à coup de pelle et de piolet. Fastidieux exercice, avec Manuman amoindri et moi qui dois faire des pauses toutes les 5 mn : l'effort en altitude me coupe vite le souffle et me fait tourner la tête.
    On utilise des techniques "DIY" pour faire tenir la tente (Manu a oublié les sardines ! Même si pas sûre quelles auraient été très efficaces dans la neige). On plante des bâtons, des piolets, des morceaux de bois montés jusqu'ici, ou on accroche les fils à de gros blocs de neige. Ça semble tenir. Manuman est crevé et somnole.

    On discute le soir des étapes à venir, je suis assez déconfite. Car je sais bien au fond qu'avec sa douleur à l'épaule l'ascension est a priori compromise. Je sens aussi qu'il manquait de confiance depuis le début... On se dit qu'on voit comment sa blessure évolue le lendemain.
    Après une autre nuit bien froide (mais pour moi meilleure, j'ai empilé toutes les couches ! Bien m'en a pris, tout a gelé : camel back, lingettes nettoyantes, bouchon des bouteilles de gaz!), on prend le chemin du Base Camp et du High camp. Le temps est parfait mais je trouve qu'on part encore trop tard. A 8h30, au bout d'une demi heure, le soleil chauffe fort. A peine arrivés au niveau du BC et à la nouvelle section d'ascension vers le highcamp (5300 m) je sens Manuman hésiter, il n'avance ni franchement ni efficacement. Il me dit que nous pouvons monter mais qu'il pense que ce sera trop dangereux pour redescendre, car nous passerons trop tard. Je peine à comprendre l'argument... Pour passer moins tard il suffirait... de se lever plus tôt...
    "I think we should not go. My plan is we go back". Puis : "What do you think?".
    Stupeur. Est ce à moi de décider et d'évaluer le risque? Il y a certes beaucoup de neige mais je ne vois pas bien où est le danger, en choisissant par où l'on passe et en chaussant nos crampons (ce que Manu rechigne à faire... Il dit qu'il a tendance a se les prendre dans les pieds ! Normal pour un guide de montagne (?).. .
    Je me résigne. Il n'a clairement pas envie. A quoi bon insister lorsque le guide est si peu confiant et physiquement diminué ? Je ne veux pas mettre en difficulté ni forcer la main à quelqu'un d'autre que moi-même ...

    Déçue cependant, je rumine pendant la descente.
    Nous n'aurons fait que la moitié. Je me trompe peut être mais jai l'impression que le tout aurait été faisable avec un guide plus chevronné et une organisation mieux adaptée.
    (Au delà des hésitations de Manu, j'ai omis plusieurs détails/ faiblesses dans lorganisation : faible niveau d'info sur les conditions météo, imprécision sur le nombre de jours max dispos pour la course, équipement trop lourd, choix sans doute mauvais de ne pas avoir prévu un porteur en plus, etc..). Autant de points à aborder avec l'agence à mon retour à Katmandou ...

    Bref. Manuman et moi nous séparons entre Julu et Huamde. Il repart lourd vers Humde avec tout notre équipement, moi légère vers Manang, avec seulement mes vêtements et un peu de nourriture (et en sandales, pas très pratique...)
    Consolation : je vais pouvoir retrouver un peu de confort et profiter du temps superbe pour faire la rando que Marie et Julien ont faite la veille : montée à l'Iced Lake, 4600m d'où je retrouverai la même vue surplombante qu'au pied de ce Chulu Far East jamais atteint....
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  • Day17

    Les histoires de Manuman

    March 27 in Nepal ⋅ ☀️ 0 °C

    Mon guide népalais, Manuman, 26 ans, est né en...2049 ! J'apprends en regardant son permis de guide qu'au Népal nous sommes en 2075. Pas encore cherché pourquoi (que s'est-il donc passé en -60 BC?)
    De 6 frères et sœurs, il est le deuxième. Les femmes semblent se marier tôt, les hommes cherchent à travailler. Plusieurs de ses frères et sœurs étudient encore. Son père était "police officer". Maintenant à la retraite, il a une petite ferme à Gorkha, pas loin de Besi Sahar.

    A 26 ans, Manuman n'est pas marié. Il me dit que c'est parce qu'il n'a pas de job stable. "If I was a police officer or in the army, I would have a wife". Pas de dot à payer, ni d'un côté ni de l'autre, mais il faut de l'argent pour se marier : payer la maison, enteetenir sa femme, donner à la famille... Alors que pour l'instant, il réinvestit presque tout l'argent qu'il dégage des courses pour continuer a se former. Les differentes agences qui l'embauchent ne financent pas cela...

    Pas marié mais... la vigueur du système des castes au Népal va guider sa prochaine union. Chez les Gurung me dit-il, on épouse une Gurung, et si possible, du même coin ! Il est ainsi fiancé à une femme de son village, mais il ne semble pas trop la connaître. Il reste évasif sur la question de savoir s'il l'aime bien ou non. (Après plus de temps passé avec lui, je découvrirai que la dernière fois qu'il l'a vue était... il y a 4 ans !).

    Il semble très fier de son ascendance mongole mais déclare cependant que les Gurung, les Sherpa, les Bote, sont certes des castes/ peuples endurants et courageux mais pas des "mind people". "We cannot speak or write good, we are mountain people". A l'inverse des peuples de la plaine, dont il semble admiratif : "They are mind people. They work in the administration or have mind jobs", me dit-il, catégorique.

    Manuman rêve d'intégrer l'armée française et idéalement d'y utiliser son expérience en alpinisme/ montagne (chez les chasseurs alpins?). Ou une autre armée d'ailleurs, tant que ce n'est pas la népalaise, où le salaire mensuel, de 15 000 roupees, lui semble trop faible. Il a essayé l'indienne et la britannique mais a été recalé en raison de battements de cœur irréguliers côté indien, de tests écrits insuffisants côté anglais. (Il se débrouille pas mal en anglais mais 100% autodidacte, doit être faible à l'écrit). Maintenant il est trop âgé pour recandidater. Le soir dans la tente il me parle de lieux français, qui le font rêver , comme l'Alsace ! "Plus je prononce ces noms, plus j'ai peur de ne jamais y aller. Du coup, meme si cest mon rêve, je n'ose plus en parler", me souffle-t-il, rappelant les nombreuses difficultés pour aller en France (visa et coût), qui lui semblent plus dures à franchir qu'une montagne de 7000 metres.... Un sponsor devait lui permettre d'y aller cette année avec Mulal Gurung mais son visa est arrivé trop tard.

    Il nous raconte s'être fait prendre un jour dans une avalanche. Il a réussi a s'en sortir en courant mais son client, lui, est mort. "But I did not kill my client, the avalanche killed him", nous dit-il à moitié en rigolant. Hum...
    Je découvre aussi - mais seulement une fois tous les deux partis et ayant posé la tente à la première étape - qu'il ne se considère pas comme un "full professional guide" et que ce n'est que la deuxième fois qu'il emmène un client... Ses précédentes ascensions étaient en tant que porteur ou assistant guide, ce qui est bien different de mener l'expédition.
    Compétent en mountain climbing et en technique, il avoue qu'il doit, pour devenir un '"vrai guide", mieux connaître l'anglais.... et la montagne.. Re-hum.
    L'anglais, je m'en moque, on échange d'ailleurs plutôt bien mais la montagne, j'aurais aimé qu'il la connaisse ! Ses propos sont peu rassurants, mais au moins est-il 100 % transparent...
    Pour le Chulu, il ne cesse ainsi de répéter "too much snow, lots of snow". Il préfère grimper sur de la glace - "it's physical but tchak tchak" (en mimant les piolets et crampons qui se plantent dans la paroi)... I like it !".
    Il me raconte encore qu'un jour, en tant qu'assistant guide, il a du porter longtemps sur son dos une femme de 55/ 60kg qui avait le mal des montagnes.
    Ou, autre histoire d'avalanche, qu'il s'est trouvé pris sous la neige mais a réussi à trouver un filet d'air grâce au bâton qu'il avait devant son nez, puis à se dégager à partir de là. Bon ... au moins est-il costaud et pugnace. Je n'ai plus qu'à espérer que tout se passe bien avec lui !

    PS: pour ceux qui auront lu jusqu'au bout ! Le calendrier vikrami ou hindou débute à la victoire du roi légendaire Vikramaditya of Ujjain contre les Sakas, en 57 avant JC...
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  • Day139

    Jhunju Chorien - Annapurna Day 4

    October 23, 2015 in Nepal ⋅ ⛅ 17 °C

    (3620m) The first half of day four saw us quickly realizing several panoramic views of Annapurnas II and IV to our southwest as we departed the apple orchard in Bhratung, where we slept in a barn the night before. Around 10:30 we made the decision to take a winding side trip up a mountain face to a stupa at the village of Jhunju Chorien, from which the views of Annapurna II, III, IV, and Gangapurna (all over 7000m) were incredible. The sights of the first half of today were seemingly those that one would put on a Lonely Planet book cover or brochure.Read more

  • Day21

    4.Tag: Thanchowk-Upper Pisang (3310m)

    April 22, 2015 in Nepal ⋅ ⛅ 25 °C

    Nach dem gestrigen abenteuerlichen Tag haben wir uns heute morgen eibe Stunden mehr schkaf gegönnt. Für mich war es vergebens den um galb sech pünktlich war ich schon wach. Die letzten Nächte habe ich nicht gut geschlafen, ich habe Rückenschmerzen die Betten sind hart und ich wache sehr oft auf. Ausserdem war mir sehr kalt gestern abend und heute morgen bin mit Halsweh aufgewacht.
    Wir sind erst um 8 Uhr Richtung Upper Pisang gestartet. Aver erst haben wir noch die wunderschöne 180 Grad Aussicht von der Terrasse des Teehauses genossen. Irgendwie viel mir heute etwas schwer loszugehen. In nicht einmal zwei Stunden hatte ich schon die ersten Rücken- und Schulterschmerzen. Irgendwie saß mein Rucksack nicht gut. Wahrscheinlich die vielen Sachen die darauf hingen. Mein Backpack sah wie ein Weihnachtsbaum aus: trocknende Unterwäsche, Handtuch, Klamotten, Wanderschuhe alles in unterschiedliche Farben.
    Ausserdem war ich schon hungrig wo wir losgelaufen sind und hab nur an Mittagessen gedacht, obwohl wir die letzten Tage nicht einmal Mittagspause gemacht haben.

    Der Weg führte heute überwiegend auf dem Jeeproad. Wir sind zum ersten mal auf der Strecke haut nah an Schnee gekommen. Je höher wir gingen wurde es nur kühler und die Luft dünner. Ich hatte Schwierigkeiten mit dem Atmen. Mein Gepäck war schwer, mir war kalt und beim Mittagessen habe ich entscheiden, dass die Zeit der kurzen Hose vorbei ist und die lange muss ran. Der Weg nach Upper Pisang war sehr interessant, wir sind durch einen breiten Tal durchgelaufen und 360 Grad um uns herum gabs nur weiße Berge. Ich hatte irgendwie das Gefühl auf der selben Höhe mit den Bergen zu sein und diese von einer Plattform zu beobachten. Auf Upper Pisang angekommen war es schon sehr kühl und aus dem Eimer zu duschen machte auch kein Spaß mehr. In dem Dining room haben sie gut eingeheizt und ich habe mich direkt ans ofen gesetzt mich aufzuwärmen. Es war die einzige Möglichkeit vorm schlafen gehen sich aufzuwärmen denn die Räume waren sehr einfach gestaltet und schlecht bis gar nicht isoliert. Es war der erste Abend wo ich so Hunger hatte dass ich eine Suppe und eine Pizza bestellt habe. Die Knoblauchsuppe die laut Einheimischen gegen die Höhenkrankheit helfen soll war sehr lecker. Die Pizza war wie erwartet nicht wie beim Italiener aber trotzdem gut. Zumindest habe ich das ganze Topping abgekratzt und den dicken Boden da gelassen ;-)
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  • Day22

    5.Tag: Upper Pisang-Ngawal (3680m)

    April 23, 2015 in Nepal ⋅ ⛅ 25 °C

    Der heutige Tag war sehr anstrengend mir sehr vielen steilen Aufstiege. Die Strecke war 10 km lang mit über 400m Höhenunterschied in 5:30 Stunden. Der höchste Punkt des Tages war in Ghyaru 3730m. Da oben angelangt war es sehr windig und kalt, musste meine Skijacke anziehen. Der Aufstieg hat mich sehr viel Energie gekostet. Ich habe die Höhe sehr wohl gemerkt, kam schnell aus der Puste. Da oben war die Aussicht wunderschön vorallem über die Annapurna II und IV, beide über 7500m hoch. Auf dem Weg irgendwie mitten auf dem Berg gabs eine Bakery wo wir auf einen Tee und frische Schokocroissant angehalten haben. Hier haben wir ein sehr nettes Paar Simon und Simone aus der Schweiz und aus Deutschland kennengelernt. Da Will an dem Tag nach Braga weiter gehen wollte, haben sich unsere Weg gesplittet und ich bin mit den beiden in Ngawal geblieben.Read more

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Nyawal

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