Nepal
Western Region

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119 travelers at this place:

  • Day13

    Tour des Annapurnas - Premiers jours

    March 23 in Nepal ⋅ ☀️ 16 °C

    Nous voilà depuis 3 jours sur le trek du tour des Annapurnas.
    Après un long trajet en bus de Katmandou jusqu'au point de départ, Besi Sahar, nous avons tout juste le temps de rallier Bhulbule avant que la pluie ne tombe drû. C'est comme ça presque tous les jours : en début d'aprem le vent se lève, le temps se gâte, laissant place à l'orage. Il nous faudra nous lever tôt.
    Ces premiers jours Besi Sahar-Bhulbule /puis Jagat puis Dharapani restent en fond de vallée. Nous nous élevons lentement, de 800 à 1900 m. Les paysages sont néanmoins déjà remarquables. Nous longeons une sorte de canyon bordé de falaises abruptes le long d'un sentier qui suit tantôt la route (ou plutôt la piste, que seuls des jeeps et de petits engins agricoles peuvent encore emprunter) ou qui tantot s'élève, le long de la rivière, offrent de premières vues vers les sommets enneigés. Nous traversons de nombreux petits villages. Certains prêts à accueillir leur lot de touristes marcheurs avec des guesthouses colorées, d'autres daspect plus simple. Briques nues et toits en tôle, souvent tenus par des pierres.
    Les deuxième et troisième jours, nous sommes particulièrement lentes en raison d'ampoules nombreuses et douloureuses pour Marie et d'une severe tourista pour moi. C'est dur !
    Nous entendons des échos assez variés du passage du Thorungla pass, point culminant du trek à 5400 m: une trentaine de personnes serait passée, 15 personnes auraient au contraire choisi de rebrousser chemin à cause des risques d'avalanche. Nous verrons plus tard, aux étapes juste avant...
    Je suis à vrai dire plus preoccupee par la possibilité de faire le Chulu far east, tant à cause de la faiblesse subite liée à la turista qu'à cause du fort enneigement. S'il est compliqué de passer ce col à 5400m je m'interroge sur la pertinence de tenter un sommet 600 m plus haut... et sur les conditions de camping au Chulu High camp... Á 5300 m.. La métro affiche dans les -28 °C la nuit par là bas...
    Mes interrogations seront vite stoppées par un irrépressible besoin de dormir (grosse sieste puis nuit comme une enclume à Dharapani, mais qui heureusement amorceront la guérison...).

    PS : les photos arriveront plus tard. Nous n'avons pas de wifi ici et presque pas de réseau !
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  • Day14

    Tour des Annapurnas - Rémission et J3/J4

    March 24 in Nepal ⋅ 🌙 -2 °C

    La fin d'une turista c'est ... l'arc en ciel après l'orage, un iced tea peche après le désert, une fondue savoyarde, du comté ou un chèvre cendré après un voyage de 6 mois en Asie (mh ça me manque déjà même si on trouve du "Himalayan French cheese"ici), ou pour les plus venaux la retrouvaille d'un billet de 200€ dans une poche ... Plus prosaïquement c'est enfin la possibilité de croquer dans du chocolat, dans un prince de Lu, ou de manger des fruits sans stress ni peur de conséquences fâcheuses ! Bref vous me suivez ça va mieux. Vivre est de nouveau un plaisir. Et je suis enfin plus réceptive à la beauté des paysages !

    Ça tombe bien car après Dharapani (1900m), nous avons vite pris de la hauteur. À partir du beau village de Timang, ouverture du paysage sur des glaciers et montagnes enneigees. La méteo devient aussi plus montagnarde. Fraicheur et vent vivifiant.
    Je ne m'attendais pas à le trouver dès ici mais dans ce village, mon guide Manuman, rencontré quelques jours auparavant à Katmandou et qui va m'accompagner pour une ascension, me hêle depuis sa jeep. On se retrouve le soir à Chame. Point équipement et révision de manip de cordes sur les portes et garde-corps de la guesthouse (c'est l'occasion d'apprendre les noms du matériel en anglais...!).
    Après un peu de lessive nous filons avec Manuman et Marie à des hot springs brûlantes, où se mêlent Népalais et touristes-marcheurs. On arrive à faire chanter Katiousha à des Israéliens. Rencontre aussi de deux Québécois qui font le trek et voyagent à vélo ! (Avec d'énormes mountain bikes). Courageux au regard du dénivelé et de l'état des chemins. C'est apparemment ce qu'ils aiment, ils poursuivront ensuite au Tadjikistan, Turkménistan (si je ne me mélange pas dans les -stan).

    Le lendemain entre Chame et Humde (21km) les conditions deviennent carrément plus hivernales, on finit sous la neige. On passe par ce qu'on croit être une simple congère, ce sont en fait les restes de l'avalanche qui a eu la peau de deux personnes il y a 10 jours (un guide népalais et son client). Les pauvres avaient rebroussé chemin du thorungla pour plus de sécurité. Pas de bol...

    Les histoires racontées par Manuman, notamment au sujet des avalanches, ne sont pas très rassurantes... Ca méritera sans doute un post a part !

    Le programme pour les jours a venir pour l'ascension du Chulu Far East est :
    D1 : Humde - Yak Kharka (3900m)
    D2 : Yak Kharka - Base Camp (4900m)
    D3 : Base Camp - High camp (on me sait pas trop, 5300m?)
    D4 : High camp - Sommet (6045m) puis redescente jusque Julu voire Manang.
    De son côté, Marie va rester s'acclimater autour de Manang où plusieurs jolies marches sont possibles (Iced Lake, Tilicho lake).

    Ravie d'être rétablie et pouvant du coup envisager plus réalistement l'ascension, je redoute cependant un peu les conditions (il neige a Humde et la neige est généralement partout, bien plus bas que d'habitude en cette saison). Il fera aussi sans doute très froid la haut...! Souhaitez moi bon courage !
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  • Day17

    Les histoires de Manuman

    March 27 in Nepal ⋅ ☀️ 0 °C

    Mon guide Manuman, 26 ans, est né en...2049 ! J'apprends en regardant son permis de guide qu'au Népal nous sommes en 2075. Pas encore cherché pourquoi (que s'est il passé en -60 BC?)
    De 6 freres et sœurs, il est le deuxième. Les femmes semblent se marier tôt, les hommes cherchent à travailler. Plusieurs de ses frères et soeurs étudient encore. Son père était "police officer". Maintenant à la retraite il a une petite ferme à Gorkha, pas loin de Besi Sahar.

    A 26 ans, il n'est pas marié. Il me dit que c'est parce qu'il n'a pas de job stable. "If I was like a police officer or in the army, I would have a wife". Pas de dot à payer ni d'un côté ni de l'autre mais il faut de l'argent pour la maison, pour la femme, pour donner à la famille... Alors que pour l'instant il doit réinvestir l'argent qu'il dégage des courses pour continuer ses formations. Les agences qui l'embauchent ne les financent pas .

    Pas marié mais... la vigueur du système des castes au Népal va guider sa prochaine union... Chez les Gurung me dit-il, on épouse une Gurung, et si possible, du même coin ! Il est ainsi fiancé à une femme de son village mais ne semble pas trop la connaître. Il reste évasif sur la question de savoir s'il l'aime bien ou non. (Après plus de temps passé avec lui je sais que la dernière fois qu'il l'a vue était... il y a 4 ans !).

    Il semble très fier de son ascendance mongole mais déclare cependant que les Gurung, les Sherpa, les Bote, sont des castes/peuples endurants et courageux mais pas des "mind people". "We cannot speak or write good, we are mountain people". A l'inverse des peuples de la plaine dont il semble admiratif : "They are mind people. They work in the administration or have mind jobs".

    Manuman rêve d'intégrer l'armée française et idéalement d'y utiliser son expérience en alpinisme/montagne (chez les chasseurs alpins?). Ou une autre armée d'ailleurs, tant que ce n'est pas la népalaise ! Le salaire mensuel, de 15 000 roupees, lui semble trop faible. Il a essayé l'indienne et la britannique mais a été recalé en raison de battements de cœur irréguliers côté indien, de tests écrits insuffisants côté anglais. (Il se débrouille pas mal mais est 100% autodidacte). Maintenant il est trop âgé pour recandidater. Le soir dans la tente il me parle de lieux français, qui le font rêver..l'Alsace par exemple ! "Le plus je prononce ces noms le plus j'ai peur de ne jamais y aller. Je n'ose plus en parler ...", rappelant les difficultés pour aller en France (visa et coût). Un sponsor devait lui permettre d'y aller cette année avec Mulal mais son visa est arrivé trop tard.

    Il nous raconte s'être fait prendre un jour par une avalanche. Il a couru pour l'éviter mais son client, lui, est mort. "But I did not kill my client, the avalanche killed him", nous dit-il à moitié en rigolant. Hum...
    Je découvre aussi - mais seulement une fois tous deux partis et ayant posé la tente à la première étape - qu'il ne se considère pas comme un "
    full professional guide", que ce n'est que la deuxième fois qu'il emmène un client... Ses précédentes ascensions étaient en tant que porteur ou assistant guide.
    Compétent en mountain climbing et en technique, il avoue qu'il doit, pour devenir un '"vrai guide", mieux connaître l'anglais.... et la montagne.. Re-hum.
    L'anglais je m'en moque, on échange d'ailleurs bien mais la montagne, j'aurais aimé qu'il la connaisse ! Ses propos sont peu rassurants, mais au moins est-il 100 % transparent...
    Pour le Chulu, il ne cesse ainsi de répéter "too much snow, lots of snow". Il préfère grimper sur de glace - "it's physical but tchak tchak" (en mimant les piolets et crampons qui se plantent dans la paroi)... I like it !".
    Il me raconte encore qu'un jour, en tant qu'assistant guide, il a du porter longtemps sur son dos une femme de 55/ 60kg qui avait le mal des montagnes.
    Ou, autre histoire d'avalanche, qu'il s'est trouvé pris sous la neige mais a réussi à trouver un filet d'air grâce au bâton qu'il avait devant lui près de son nez, puis à se dégager à partir de là.
    Bon ... au moins est-il costaud et pugnace.
    Je n'ai plus qu'à espérer que ça se passe bien avec lui !

    PS: pour ceux qui auront lu jusqu'au bout ! Le calendrier vikrami ou hindou débute à la victoire du roi légendaire Vikramaditya of Ujjain contre les Sakas, en 57 avant JC...
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  • Day18

    Chulu avorté (Base Camp et retour)

    March 28 in Nepal ⋅ ☀️ 0 °C

    A Yak Kharka, la nuit était rude, le froid mordant ! C'est mon premier campement à cette altitude (3900m, ce qui pour un Népalais n'est rien). Mais j'ai gardé de la marge pour la nuit suivante, en ne mettant pas toutes les couches...
    Réveillee à 4h30, j'ai songé à lire mais non, pas envisageable de sortir les mains du duvet. J'arrive à me rendormir et à tenir jusque 6h30.
    Petit dej débuté tranquillement vers 7h30. Debut de la marche à 8h45. Trop tranquillement ? Je suis surprise qu'on ne parte pas plus tôt : il y a 1 100 m à monter et pas mal de distance jusqu'au Base Camp... Mais bon, je m'en tiens aux consignes.

    Ça grimpe sec dans la neige. La marche est surtout dure pour Manu qui s'enfonce parfois beaucoup avec son lourd sac et ne semble pas très à l'aise. Derrière, je me contente de me ménager et d'éviter les trous qu'il creuse ! Petits pas, garder du souffle, ne pas stresser à cause de la légère "dizziness", surtout, avoir confiance en lui, chasser la pensée selon laquelle je me retrouve embarquée avec quelqu'un de peu expérimenté et qui semble presque plus inquiet que moi...

    À midi nous sommes à 4700 m daltitude, la vue est extraordinaire : Kanga purna et Annapurna 3 (on ne voyait que le 2 et le 4 depuis Yak kharka. Et quelle vue déjà !), Pisang Peak, Chulu east et Chulu west, phalange de 6000/7000m et plus, sous un soleil éclatant. C'est magnifique. Et drôle de se dire qu'on est presque à la hauteur du Mont Blanc.

    Vers 13 h Manu propose une pause grignotage supplémentaire car dit qu'il reste 2h/2h30 avant le base camp. J'aurais préféré continuer pour ne pas dresser le camp trop tard et me redemande pourquoi on n'est pas parti plus tôt...
    On atteint enfin ce que je crois être le BC. C'est là où ont dormi les Russes. Ils ont tout dégueulassé. Excrements et papiers au milieu de la trace, restes de nourritures, bouteilles et sacs en plastiques... Manuman m'avait prévenue, il connaît leur guide et sait qu'il s'en moque de nettoyer. Il l'a déjà signalé à la Népal Mountaineering Association.

    Contente d'arriver, je ralentis le pas, mais Manu poursuit. "Base camp is over there !". Sauf qu'il s'engage dans un endroit qui ne m'inspire pas et que vu l'heure (>15h. avec un soleil qui a bien chauffé les pentes + froid et nuit qui tombent à 18h), j'aurais préféré installer la tente là..
    Peu convaincue, je suis mollement et à distance.
    Puis bam... je le vois glisser, s'affaisser. Il a déclenché à son passage une belle coulée. Sportif, il parvient à surnager au dessus de l'avalanche en courant vers le haut, et à coup de contorsions et d'appuis sur son baton. Il lutte un peu pour sortir de la zone mais s'en sort .
    Ouf... De loin je n'ai rien pu faire que d'assister au spectacle et me préparer mentalement à aller le déterrer (sans pelle, la seule pelle étant dans son sac) ou pire, au fait qu'il ait juste disparu en glissant plus bas ...
    Mais heureuse ment rien de tout cela. Un peu choqué et s'étant fait mal à l'épaule, il rebrousse chemin : on campera ici et non au Base Camp...

    Installation du campement dans la neige : il faut aplanir à coup de pelle et de piolet. Fastidieux exercice, avec Manuman amoindri et moi qui dois faire des pauses toutes les 5 mn : l'effort en altitude me coupe vite le souffle et me fait tourner la tête.
    On utilise des techniques "DIY" pour faire tenir la tente (Manu a oublié les sardines ! Même si pas sûre quelles auraient été très efficaces dans la neige). On plante des bâtons, des piolets, des morceaux de bois montés jusqu'ici, ou on accroche les fils à de gros blocs de neige. Ça semble tenir. Manuman est crevé et somnole.

    On discute le soir des étapes à venir, je suis assez déconfite. Car je sais bien au fond qu'avec sa douleur à l'épaule l'ascension est a priori compromise. Je sens aussi qu'il manquait de confiance depuis le début... On se dit qu'on voit comment sa blessure évolue le lendemain.
    Après une autre nuit bien froide (mais pour moi meilleure, j'ai empilé toutes les couches ! Bien m'en a pris, tout a gelé : camel back, lingettes nettoyantes, bouchon des bouteilles de gaz!), on prend le chemin du Base Camp et du High camp. Le temps est parfait mais je trouve qu'on part encore trop tard. A 8h30, au bout d'une demi heure, le soleil chauffe fort. A peine arrivés au niveau du BC et à la nouvelle section d'ascension vers le highcamp (5300 m) je sens Manuman hésiter, il n'avance ni franchement ni efficacement. Il me dit que nous pouvons monter mais qu'il pense que ce sera trop dangereux pour redescendre, car nous passerons trop tard. Je peine à comprendre l'argument... Pour passer moins tard il suffirait... de se lever plus tôt...
    "I think we should not go. My plan is we go back". Puis : "What do you think?".
    Stupeur. Est ce à moi de décider et d'évaluer le risque? Il y a certes beaucoup de neige mais je ne vois pas bien où est le danger, en choisissant par où l'on passe et en chaussant nos crampons (ce que Manu rechigne à faire... Il dit qu'il a tendance a se les prendre dans les pieds ! Normal pour un guide de montagne (?).. .
    Je me résigne. Il n'a clairement pas envie. A quoi bon insister lorsque le guide est si peu confiant et physiquement diminué ? Je ne veux pas mettre en difficulté ni forcer la main à quelqu'un d'autre que moi-même ...

    Déçue cependant, je rumine pendant la descente.
    Nous n'aurons fait que la moitié. Je me trompe peut être mais jai l'impression que le tout aurait été faisable avec un guide plus chevronné et une organisation mieux adaptée.
    (Au delà des hésitations de Manu, j'ai omis plusieurs détails/ faiblesses dans lorganisation : faible niveau d'info sur les conditions météo, imprécision sur le nombre de jours max dispos pour la course, équipement trop lourd, choix sans doute mauvais de ne pas avoir prévu un porteur en plus, etc..). Autant de points à aborder avec l'agence à mon retour à Katmandou ...

    Bref. Manuman et moi nous séparons entre Julu et Huamde. Il repart lourd vers Humde avec tout notre équipement, moi légère vers Manang, avec seulement mes vêtements et un peu de nourriture (et en sandales, pas très pratique...)
    Consolation : je vais pouvoir retrouver un peu de confort et profiter du temps superbe pour faire la rando que Marie et Julien ont faite la veille : montée à l'Iced Lake, 4600m d'où je retrouverai la même vue surplombante qu'au pied de ce Chulu Far East jamais atteint....
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  • Day22

    Le Thorungla... en deux fois !

    April 1 in Nepal ⋅ ⛅ -5 °C

    Et bien le col n'aura pas (du tout) été franchi le 1er avril. C'est mon corps qui m'a fait une farce ! Après à peine 100 m de dénivelé, j'ai la tête qui tourne comme un manège et dois me poser sur une pierre. J'essaie de reprendre mes esprits et monte encore quelques dizaines de mètres, mais là c'est un gros mal de ventre qui m'assaillit (sympa la diarrhée à 5h dans le froid, la neige, la nuit ! et désolée pour ces détails...).
    Puis ce sont les jambes qui flageolent, je me sens très faible, incapable de mettre un pied devant l'autre. Tout est brouillé, j'ai l'impression que je peux tomber d'une minute à l'autre. OK.. pas la peine d'insister. Signe à Marie : Non. Demi-tour ...
    Je ne peux même pas lui expliquer clairement ou discuter, la priorité est de redescendre. Je galère ne serait-ce que pour parcourir les quelques centaines de mètres qui nous séparent du "high camp". Un Hot Lemon et direct au lit. Trois heures de sommeil de plomb, sans même enlever mes nombreuses couches de vêtements..

    La belle consolation, c'est que Marie, en pleine forme, en a profité dès le retour (6h15) pour faire l'aller-retour vers l'étape d'avant, dans la matinée seulement. Et... a retrouvé son porte-monnaie ! Nous étions ravies.
    En l'attendant, après la grasse mat forcée, je n'ai pu qu'écraser dans la salle commune en écoutant de la musique, encore faiblarde... Et un peu déprimée. Entre la tourista, le Chulu raté et ce nouvel accès de faiblesse, je me sens merdeuse et me dis que mon corps de soi-disant sportive ne vaut décidément pas grand chose...

    Déjeuner pourtant joyeux et dépensier, avec un sentiment inédit de richesse lié aux retrouvailles des sous (d'ordinaire le midi c'est pique nique crackers/fromage/peanut butter).
    L'après midi ça s'inverse un peu : Marie est fatiguée (logique), tandis que je me motive pour monter et voir ce que ça donne, malgré le temps pourri. D'abord jusqu'à un point de vue (4980m) puis sur le chemin du Thorungla. Je monte sans peine jusque 5080m. Je revois les endroits où j'ai du m'arrêter le matin, c'était tout au début ! J'aurais bien poursuivi pour me rassurer pour le lendemain mais il neige et on ne voit plus grand chose, pas prudent de continuer seule.

    Nouvel essai le 2. J'ai appris des erreurs de la veille : me préparer plus tranquillement, ne pas engloutir mon petit dej (+ suppression du lait en poudre et du café super sucré et dégueu), couches de vêtements en plus, gros gants, grosses chaussettes (la veille je m'étais pris un gros coup de froid, aux mains et au corps, qui m'avaient divertie de mon souffle), ne pas sortir tant qu'on n'est pas toutes emballées, techniques pour que l'eau ne gèle pas dès le début ... Cette fois noud avons ausi chacune notre frontale donc chacune peut aller a son rythme et se concentrer sur son effort (Marie avait oublié la sienne mais une Irlandaise lui en a donné une), une autre fille m'a donné du diamox, etc etc. J'ai également convaincu Marie de partir plus tard pour réduire le temps de marche dans la nuit et le froid. Emballées comme des cosmonautes, on progresse lentement mais sûrement. Tout se passe bien pour nous mais autour c'est l'hécatombe ! On voit rebrousser chemin un groupe de 10 + 2 yaks + des guides, avec en tête un homme chancelant, puis une fille (celle qui m'a donné du diamox!) dans le même état, soutenue par son guide, puis un couple apeuré qui nous dit qu'il y a une snowstorm là-haut..
    Mais d'autres lumières plus haut avancent. On continue. On apprendra plus tard que le groupe est revenu a cause d'un accident : un Polonais (trop lourd) chevauchait le Yak (drôle d'idée sur ce sentier enneigé et étroit), le Yak a glissé, l'homme aussi, c'est finalement le guide essayant de rattraper l'homme qui a devalé toute la pente...

    Pour nous tout roule. Le temps s'ameliore aussi et c'est sous un grand soleil que nous franchirons le col vers 8h. Oh joie !
    La descente ensuite est raide et bien enneigée mais c'est l'occasion de tester la technique népalaise : luge ! Pour une fois ils sont mieux équipés : sacs plastiques plutôt que sur les fesses.

    Dej sympa avec un Belge et 2 Français dans un petit restau vers 4100m. On s'offre un jus frais et des desserts ! (Plus ou moins réussis, chocolate pudding a proscrire).
    En approchant, nous apprenons que Muktinath est un haut lieu religieux pour des raisons un peu obscures (une histoire de geyser et d'étang qui regroupent les 5 éléments, des ammonites qui seraient l'incarnation terrestre de Vishnu cote hindu, le séjour du Guru Rimpoche au 8e siècle côté boudhiste.. ). On croise des pèlerins indiens. Une jeune femme entreprend de me convertir et veut absolument m'offrir son compteur (objectif : prononcer 21 000 fois le nom de Dieu par jour). Bonne joueuse, j'ajoute deux "swami Narayan" au sien: on passe à 3 916. Elle ferait mieux de s'y remettre plutôt que d'essayer de sauver mon âme !
    Douche, lessive, courses, wifi, dîner, sommeil très récupérateurs.
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  • Day167

    Pokhara

    March 26 in Nepal ⋅ ☁️ 20 °C

    Wir haben unsere Trekking-Genehmigungen erhalten!

    Morgen starten wir für knapp eine Woche den Mardi Himal Trek. Wir sind gespannt, ob wir es bis zum Mardi Base Camp auf 4.500 Meter schaffen. Sobald wir wieder zurück in der Online-Welt sind, werden wir natürlich über unsere Erlebnisse berichten und hoffentlich spektakuläre Bilder posten. Drückt uns alle die Daumen für gutes Wetter!Read more

  • Day19

    Une journée à l'Iced lake

    March 29 in Nepal ⋅ ⛅ 3 °C

    Cette belle marche à la journée permet de monter haut (vers 4600m) et donc de s'acclimater avant le passage du Thorungla.

    Marie étant redescendue du côté de Upper Pisang, j'y monte plus ou moins seule, mais nous sommes plusieurs de la guesthouse a y aller et nous croisons en route. L'occasion de mieux cerner différents profils de marcheurs...

    Il y a les sportifs, de type trailers/ marathoniens, équipés quechua ou vieux campeur de la tête aux pieds, qui ont étudié l'itinéraire, partent tôt puis font la course. Tel celui qui fonce tête baissée en n'attendant pas sa copine, puis qui s'inquiète pendant une demi heure du fait de ne plus la voir... Qui est aussi perturbé de voir que l'altitude à sa montre affiche 10 m d'écart avec mon GPS (mais ouf, le débat quant à la performance comparée de nos outils a vite été desamorcé par mes soins...).

    Il y a le couple mignon qui ne se suit pas tout à fait mais crie régulièrement a travers la pente : "Chérie tu veux que je reprenne le sac? " Tu veux de l'eau"? "Ça va ton genou?" "Tu me donnes un biscuit?"...

    Il y a les un peu stressés qui te posent des questions sur le chemin ou l'équipement quand ils te croisent. Ou, moins directs et peu discrets :"T'as vu la fille elle avait des crampons ! On devrait peut être les mettre..."

    Il y a aussi les vrais touristes, pas équipés... et qui s'en moquent. Pas de crème solaire ni de casquette/chapeau donc gueule rouge pivoine ou gros chech trop chaud autour de la tête, pas de bâtons mais qui n'en veulent pas, évidemment ni crampons ni guêtres. Plus habitués à fumer des joints, à mediter ou à rester silencieux dans des ashram, à faire la fête sur la plage ou à chiper dans les magasins en Australie, fauchés durant leur Working holiday qu'à faire de la rando !
    Ma sympathie irait plutôt vers ceux là, mais ils galereront et mettront deux fois plus de temps que les autres pour faire l'aller-retour.

    Et puis il y a les solitaires, qui marchent seuls toute la journée et à qui ça convient bien. C'est avec deux de ce type que nous avons poussé en silence dans la neige jusqu'à la toute fin de la rando : la jolie stupa au bout du dernier lac. Avec comme autres compagnons un chien d'adoption monté d'en bas et une bande de chiens sauvages locaux ressemblants à de mini loups/yaks avec leurs poils longs et leurs crocs acérés. Le petit chien de la vallée a soudainement vu en moi une amie (un rempart ?) quand son irruption a suscité des grognements de la part des locaux. Je l'ai abrité derrière ma taille et mes batons, moi-même peu rassurée face aux chiens sauvages !

    Puis notre petit groupe s'est séparé aussi vite qu'il s'était formé, autour de la stupa et d'une pause grignotage. L'un a filé pour descendre à Manang, l'autre prenait soin d'éviter le chemin principal, faisant sa propre trace dans la neige.
    A celui à qui je demande s'il s'en sort avec ses crampons cassés : "yeah i'm doing fine". A l'autre qui n'avait pas de crampons et s'était enfoncé dans la neige, si ses pieds ne sont pas trempés : "They will dry, eventually" avec un sourire qui clôt la conversation...

    Ces deux-là suscitaient ma curiosité. J'imagine des tas d'histoires, de connaissances et un brin de mystère autour de ce besoin d'indépendance et de cette pudeur, qui peuvent passer pour de la fierté ! Mais je n'en saurai pas plus. Il faut plus que quelques instants partagés pour apprivoiser ces oiseaux-là... Et tant mieux !
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  • Day181

    Sarangkot

    April 9 in Nepal ⋅ ☀️ 21 °C

    Heute geht es für zwei Tage hoch auf den Sarangkot zum angeblich schönsten Aussichtpunkt Nepals. Beim Aufstieg haben wir noch traumhaftes Wetter, oben angekommen verstecken sich die Riesen aber wieder hinter einer dicken Wolkendecke. Viele Nepalis sagen uns, dass dies zu dieser Jahreszeit völlig unüblich sei. Der Klimawandel lässt grüssen...Read more

  • Day24

    Annapurnas - Dernier jour & Pokhara

    April 3 in Nepal ⋅ ☀️ 6 °C

    Nous croyions que la dernière étape allait être tranquille. Sentiment de vacances à la fin du trek, avec à la clé le confort (et les momos, délicieux raviolis tibétains) de Pokhara, grande ville près des Annapurnas . Nous prenons donc notre temps et je négocie même un joli bol tibétain a la sortie de Muktinath. Mais chut c'est une surprise pour un potentiel lecteur...

    La marche par l'intérieur du circuit, via Lupra, est belle et sauvage. L'evelation à un col/sommet vers les 3920m (le "Danglendanda") nous fait emprunter un dernier sentier enneigé. Nous laissons derrière nous cette vallée aride encore "nouvelle" à nos yeux (col franchi la veille): montagnes et roches brutes, parsemées de rares villages. Les couleurs sont moins éclatantes et variées qu'en début de trek : camaïeu de marrons violacés en contrebas, zébrures vanille-chocolat au centre (dernieres traces de neige), blanc éclatant en hauteur, avec face à nous le Dhaulagiri (8167m) et ses non moins majestueux voisins (5900/ 6000m). Cette homogénéité n'enleve pas l'atmosphère d'immensité et de solitude qui ouvre et apaise... et clot parfaitement la marche.

    On ne croise aucun village avant Lupra, 4 heures plus loin. Nous marchons donc tranquillement avec comme seuls compagnons un berger et ses chèvres, des papillons qui se posent sur nos vêtements colorés, des aigles et corbeaux... Tout de même aussi 3 randonneurs un peu en arrière. N'empêche, sans le Dhaulagiri et autres sommets on pourrait se croire dans un Lucky Luke et ne pas s'etonner de voir surgir des vautours !

    Nos pas nous amènent pour le dej à Lupra, village agréable tout en escaliers et en cerisiers fleuris, en surplomb d'un large lit de rivière a moitié rempli. Havre de paix et de fertilite dans cet environnement hostile ! Des récents "landslides" sur les pentes fortes ont coupé certains accès piétons au village. On imagine bien ce sol, tout de sable et de roches, dégénérer en boues glissantes.

    On a le choix entre suivre ce type de sentiers en hauteur et descendre dans le lit, aussi rocailleux, de la rivière. Marie n'appreciant pas trop la première traversée de rivière qu'impose le choix de descendre, on se ravise et on remonte prendre un pont, vers le haut.
    Le sentier, à moitié défoncé et pentu, exposé aux chutes de pierres et sous un vent superpuissant, est difficile ! On ne s'attarde pas sous les rocs et la caillasse menaçants, ni sur les passages reconstruits rapidement suite à des effondrements. Ouf, on en est sorties...
    Le vent qu'on continue de se prendre en pleine face abrutit et éteint toute tentative de conversation. On prend le parti d'en rigoler, jusqu'à ce que...le sentier nous mène à du vide ! Paroi à 90° jusqu'à la route 20 m plus bas, on dirait qu'une pelleteuse a tout coupé. La tentative de desescalade n'est pas fructueuse, les jeeps du bas font signe de ne pas continuer. On insistera encore un peu avant de comprendre qu'il y a un plan B en faisant demi-tour puis en redescendant par un endroit moins abrupt.

    Dernière épreuve : 2h de marche sur la piste, avec toujours ce vent de dingue. Notre monde ne devient que sable et poussière ! En particulier lorsque les bus et jeeps nous en remettent une couche dans leur sillage. L'occasion de tester une position tantôt groupee, digne d'une mini horde du contrevent, tantôt tour de France, l'une dans la chaussure de l'autre, pour ne manger le sable qu'à tour de rôle...

    Cette journée de "repos" aura finalement duré 8h.
    Une fois arrivées et le bus réservé pour Pokhara, la "Jomsom Paradise Guesthouse", dans une rue à l'abri du vent, aura vraiment des airs de paradis...

    Le lendemain, plus de 10h de trajet en bus très cahoteux - sursauts, klaxons et rebonds, musique indienne ou népalaise à fond. Arrivée vers 17h30 à Pokhara. Retrouvailles avec Julien qui nous a réservé une super chambre partagée dans un hôtel tout confort. Soirée rigolote dans un endroit "moderne". Notre première bière depuis 15 jours ! Les nepalis sont déchaînés sur la piste de danse devant un groupe mêlant tubes pop-rock occidentaux et locaux.

    A Pokhara nous visitons très tranquillement, le temps moyen étant peu inspirant pour partir à l'assaut des temples ou des points de vue sur la ville et son lac. Ce sera juste balade, shopping et café avec Marie. On visite aussi l'International Mountaineering museum, un peu disparate mais intéressant : infos autant sur les peuples du pays que l'équipement de montagne, l'ascension des plus hauts sommets, le changement climatique, la pollution au Népal . Malgré notre accoutrement (toujours des habits de rando d'une propreté douteuse) nous sommes très demandées par de jeunes Népalaises pour des photos (on se croirait en Inde !)
    Dernier dîner cette fois dans un petit bouge sans prétention ("local momo restaurant"): bons momos, grillades, beignets qui ressemblent à des empanadas, pour une bouchée de pain. Ce sont les bieres (des Gorkha) qui font les 3/4 de la note.

    Le lendemain encore un long trajet en bus. Durée : 9h pour, tenez vous bien ...204 km. (Mieux que des copains français qui la veille ont mis 12h pour faire 120 km !). Il faut être patient. Et c'est le retour à Katmandou, qui est un peu notre camp de base.
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You might also know this place by the following names:

Pashchimanchal, Western Region, 서부 개발 지구, पश्चिमाञ्चल विकास क्षेत्र

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