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  • Day3

    J3 - Bonjour

    April 20 in Turkey ⋅ ⛅ 9 °C

    Aaah, se réveiller à Istanbul... 😇

    Mais il fait super beau , quelle bonheur, tres belle vue [Linda]

    4/20/22Reply
    waysandays

    oui, pas un nuage, ça change tout! ! c'est magnifique! 😁

    4/20/22Reply
     
  • Day2

    J2 - journée et soirée

    April 19 in Turkey ⋅ ⛅ 6 °C

    Agréable surprise pour le petit déjeuner, sur le toit-terrasse (mais vitré. Une véranda, quoi.) Au menu, c'est du continental mais avec un choix de malade : sucré, salé, même moi qui ne mange habituellement pas le matin, je ne sais plus où donner de la cuillère. D'un côté, nous avons la vue des minarets de la Mosquée bleue, partiellement cachés par une rangée de maisons à étages, et de l'autre, la Mer de Marmara et l'estuaire de la Corne d'Or, qui sépare la vieille Istanbul de la moderne, côté européen.
    Mais le temps n'est pas de la partie. Nous aurons tout au long de la journée une alternance de pluie fine ou de crachin turc (le cousin du breton) assez pénible au final.


    SOPHIE

    Nous décidons de tenter notre chance à Sainte-Sophie, malgré notre décision la veille de ne pas y aller aujourd'hui.
    Nous prenons notre temps, nous flânons sur la magnifique esplanade séparant Sophie de la Mosquée bleue. L'entretien est au cordeau, pas une fleur n'est fânée, pas un brin d'herbe ne dépasse, et évidemment pas un papier par terre. Les touristes sont présents et beaucoup s'engouffrent dans l'entrée de la mosquée. Nous les suivons... et voyons de suite qu'effectivement, nous risquons attendre quand même un peu. Re-changement de plan, direction le Grand Bazar, sans oublier de passer devant la basilique-citerne.

    PLOUF

    Où plutôt "flop". Elle est fermée pour rénovation. Nous l'avons découvert quelques jours avant de partir en voyage et j'étais juste dégoûté : c'était LE lieu que l'on voulait absolument voir en vrai tellement il est unique.
    Ce "Palais Englouti" comme l'appellent les Turcs est une ancienne citerne dont le plafond est soutenu par une forêt de colonnes imposantes, le tout baignant dans l'eau et un éclairage un peu fantômatique. Bref, cela ne sera vraiment pas pour nous, pas cette fois. On avait l'espoir que l'information de la rénovation était un peu datée et la citerne serait ouverte de nouveau, mais non. Première déconvenue touristique.

    SULTANAHMET

    Nous poursuivons notre découverte de la vieille Istanbul et de ce quartier du Sultanhamet.
    A peine avons-nous quitté les grandes artères encombrées de voitures, camions, taxis, bus, trottinettes ou tramways klaxonnant à tout rompre pour espérer avancer de quelques mètres avant d'être obligés de re-klaxonner, nous pénétrons dans un autre monde: un incompréhensible lacis de ruelles pavées escarpées et biscornues, dans lesquelles s'insinuent tout autant de voitures, camions, taxis, bus, trottinettes ou tramways klaxonnant à tout rompre pour espérer avancer de quelques mètres avant de retomber sur ces grandes artères, soulagés de pouvoir s'en donner de nouveau à coeur joie sur leur klaxon.
    Les tramways sont à la queue leu leu, passent dans un enchevêtrement de ruelles improbables parfois. On se croirait en Inde. Ces ruelles débouchent sur d'autres ruelles encore ou bien sur d'imposantes mosquées de toute beauté, comme emprisonnées autour de ces minuscules voies tordues qui les contournent. Et en toile de fond, la ville moderne, de l'autre côté de la Corne d'Or, qui semble flotter entre ciel et mer, aujourd'hui de la même couleur. Une quantité invraisemblable de cargos poireautent dans la mer de Marmara au loin, attendant leur tour pour prendre le détroit du Bosphore et rejoindre la Mer Noire.

    PRIÈRE

    Nous passons par Nuruosmaniye Cami, la mosquée attenante au Grand Bazar. Elle est impressionnante avec ses superpositions de coupoles et demi-coupoles ainsi que ses 2 minarets aux triples balcons. Un exemple d'architecture ottomane, te dirais-je, lecteur curieux, si tu me le demandais.
    Nous y pénétrons, les chaussures à la main. C'est la prière. Depuis une dizaine de minutes, les muezzins de toute la ville sont à leurs micros et chantent, prient, appellent, psalmodient à tout va, à qui veut l'entendre. Car les gens dehors n'y prêtent apparemment qu'une attention extrêmement ténue... La mosquée n'est pas pleine non plus: outre l'imam qui fait l'office, juste 2 ou 3 pratiquants sont prosternés.

    Nous avons malheureusement interdiction de prendre des photos mais je dégaine mon portable et j'enregistre l'ambiance du lieu. Nous y passons une vingtaine de minutes, assis sur la moquette épaisse dans cette salle au plafond-coupole aussi haut que le ciel, éclairé d'ampoules électriques et décoré d'arabesques et dorures étincelantes. C'est un émerveillement pour les yeux.
    L'instant est paisible, on se laisse bercer par la voix de l'imam qui chante, parle, récite en arabe. C'est tantôt guttural, tantôt rond, fluide, envoûtant.


    LE GRAND BAZAR

    Mais revenons au Grand Bazar. C'est exactement l'impression que cela donne lorsqu'on s'y rend, et lorsqu'on y entre : des étals de toutes tailles, de toutes sortes, de toutes couleurs. Une ville dans la ville. L'un des plus célèbres du Proche-Orient et apparemment le plus grand marché couvert au monde.
    Les boutiques, parfois minuscules, comme compressées ente deux plus imposantes, sont organisées en rues et ruelles. Les murs sont souvent décrépis mais l'ambiance est surprenante. Beaucoup moins que la came, toute identique où qu'on regarde, avec des prix... à touristes. Il ne m'y prendront pas.
    (J'achèterai mon thé dans un autre bazar plus tard dans la journée. Aussi cher.)

    Je me fais un ou deux potes qui veulent que je les photographie et après échange de cartes pour leur envoyer les clichés, nous parvenons à nous extirper comme par magie de ce monde dans le monde... et ressortons par où nous sommes entrés, sans comprendre par quel miracle.

    KEBAP!

    Il est l'heure de déjeuner. On ne peut décemment pas le sauter, avec tous ces kébabs qui nous font de l'oeil. On s'arrête dans une gargotte/fast food, on salive quelques instants sur la carte et on commande deux "pide", sorte de kébabs, un au boeuf, l'autre au poulet.
    Pas à tomber mais pas mauvais quand même. Comme il n'y a pas de dessert, Mérignac émet l'hypothèse de prendre un autre plat à deux. Ce que nous faisons gaiement.

    LA MOSQUÉE BLEUE

    Il est 14h, l'heure des touristes à la Mosquée Bleue. Celle-ci leur est fermée pendant le culte.
    Grosse, énorme, monumentalisssime déception encore : toute en rénovation intérieure, on n'y voit que la coupole, dont les travaux sont achevés. Et vu la magnificence de ce plafond oeuvré, décoré, comme enluminé par la main du divin, on ne peut que pleurer de rage que le moindre centimètre carré de mur intérieur soit caché. Je me rapproche doucement du nervous breakdown.

    DU COUP, RE-BAZAR

    ... oui, mais pas le même. L'Egyptien, au nord de la vieille ville, en bordure de Corne d'or. Celui-ci est beaucoup plus petit, mais bien plus beau. C'était déjà un marché aux épices, établi par les marchants génois et vénitiens (17/18e siècle).

    Ici, les épices rivalisent de couleurs avec les fameux "turkish delights", ces confiseries que nous achèterons dans quelques instants (mais nous ne le savons pas encore), les fruits séchés et les thés médicinaux ou fruités.
    On a envie de tout goûter et ce ne sont pas les vendeurs qui nous en empêchent. Tiens, là, ces petites mignoneries brillantes avec des pistaches dessus, elles seraient pas pour nous avec leurs cousines au chocolat qui font leurs pimbêches à côté, toutes collées les unes aux autres?J'te jure, y'a plus de tenue, lecteur offusqué.

    6 d'entre elles finissent sur un mini-plateau en polystyrène dans les mains de Mérignac qui ne m'écoute déjà plus depuis quelques minutes alors que je lui demande d'attraper l'argent dans mon sac à dos. Il a les yeux qui coulent sur les pauvres confiseries.
    "Je te jure, j'en ai l'eau à la bouche!" sera son épitaphe, j'en fais le serment (avec "c'est bon, on a le temps!").
    Je m'arrête à la première-et-demi : ces baklavas sont à tomber. Quelles saveurs!
    Mais soudain, la bouche pleine, le doute m'étreint : est-ce l'hyperglycémie ou la crise de cholestérol qui va s'abattre sur moi en premier dans peu de temps?
    C'est très bon, mais très lourd. Très gras et très, très sucré. Je ne vais pas pouvoir manger ma part, je serai malade, c'est sûr.

    Heureusement, nous ne sommes pas complémentaires pour rien. Elles ont toutes péri. Silencieusement, inévitablement.

    Je finis par craquer à mon tour, me décide de me faire prendre pour un pigeon en achetant du thé à la mangue et à la pomme, que j'ai goûté sous les yeux du vendeur. Il m'en a quand même fait déguster 4 différents dont un mélange menthe/gingembre/orange/citron "contre le covid" dont les vapeurs m'ont instantanément tiré quelques larmes. Je l'ai reposé avec un sourire poli...

    RETOUR

    Une dernière mosquée pour faire bonne mesure, mais même si l'imam a une voix envoûtante, c'est loin d'être le cas pour le bâtiment. Nous ressortons un moment après et apercevons le long du mur des hommes qui font leurs ablutions à l'enfilade de robinets qui sortent du ventre de l'édifice. On s'y lave le visage, les bras, les pieds. Curieux.

    Nous rej-

    19h54 - interruption de frappe de rapport par un nouvel appel à la prière. Je jurerais qu'il est encore derrière la fenêtre si l'écho des autres voix des muezzins de la ville ne venait pas ricocher sur les murs alentours, atténué. Une rumeur tournoyante s'étendant au-dessus de toute la ville, instantanément.

    Fiou, je ne sais pas pourquoi mais ça me met toujours dans un état étrange, cet appel.

    Nous rejoignons donc notre chambre en faisant un détour par l'enceinte du Palais de Topkapi que nous visiterons demain.
    A moins qu'il soit en rénovation. Mais si c'est le cas, il y aura au moins un Turc mort demain avant le coucher du soleil.

    SOIRÉE

    Encore du grand art ce soir : Mérignac et Galgon ne veulent pas dîner dans le quartier ultra-touristique donc ils prennent des adresses dans les guides.
    1e resto : à 600 mètres. On décolle. Nouvel enchevêtrement de ruelles et au bout de 10 minutes (tu parles, 600m), nous le trouvons : "Sorry, we're closed".
    Galgon capote? Pas de souci, Mérignac à la rescousse. 2e adresse. Tiens, c'est cocasse, il est aussi à 600m d'ici. Soit. Enquillons-nous les ruelles! C'est joli comme tout en plus, elles sont souvent décorées de lampions, elles brillent de mille feux.
    Le 2e resto n'accepte pas les cartes de crédit. Soit. Un distributeur. On cherche, un peu, puis on abandonne vite. Tant pis, on a une 3e option, à 600m d'ici. Dis-donc, c'est pas le GPS qui serait en train de nous endormir, par hasard?

    Après une dizaine de minutes, nous arrivons à bon port et là nous avons droit à un repas bien mérité, Mérignac avec de l'agneau grillé (kebab, donc) et moi avec un mélange de viandes grillées. Je me sens pousser des ailes, je mange même les oignons et le persil qui sont les accompagnements (pas seulement la déco de plat). Je découvre en payant l'addition que le persil baigne dans une eau propre, soit, mais dans une eau nonobstant, et l'eau et censée être notre pire ennemi. Croisons-les doigts que tout se passe bien cette nuit.

    Petite marche digestive pour le retour, au début de laquelle Olive, confiant, m'arrête d'un geste autoritaire de la main lorsqu'il me voit prendre mon portable pour utiliser le GPS.
    "Ne dis rien, je vais retrouver le chemin."

    Quand je te dis, lecteur, qu'il était fatigué... Mais finalement, nous retombons sur un itinéraire déjà pris dans la journée et le retour s'exécute sans problème.

    ENCORE 10 LIGNES

    Nous repassons par la rue touristique de notre quartier, où les mêmes rabatteurs, nos potes désormais, nous courent toujours derrière en nous apostrophant dans 4 langues différentes pour découvrir notre nationalité. Le dernier nous prend pour des Espagnols, puis des Allemands avant d'abandonner, dépité, et nous demander si nous sommes chinois, ce qui nous arrache un éclat de rire.
    "Tsss encore 10 lignes," me plains-je. Les 10 lignes de plus que chaque nouvelle connerie ou mésaventure me force à écrire dès que nous rentrons à la chambre.

    Cela fait 3 fois que nous passons devant ce pub irlandais, le Rounder's. Evidemment, il fait le coin de la rue avec celle où nous logeons. Hier, déjà, je me posais la question de savoir s'ils avaient poussé la chose jusqu'à proposer des Irish coffees. Eh bien, ce soir, j'ai la réponse : oui. Irish, Turkish et aussi Bailey's coffee. Ce détail aura toute son importance dans quelques minutes.
    Le rabatteur sort de sa terrasse plastifiée pour me demander faussement en colère combien de fois je vais m'arrêter devant sa carte avant de venir consommer (manifestement 3 fois depuis hier).

    Olive n'est pas super chaud, ils ne font pas de déca ici, (ce qui me refroidit aussi, les nuits blanches sont longues dans n'importe quel pays et je serais capable de retrouver le sommeil juste au moment de l'appel à la prière, ce qui m'énerverait bien copieusement) c'est pas dans les moeurs, c'est des Turcs, pas des chochottes de Français, et on s'est déjà assez gavé au resto pour ne pas prendre de dessert. (Oui, lecteur incrédule, tu as bien lu : point de dessert. C'est ça, la volonté. *sortie de champ*)
    Bref, nous passons notre chemin. Mais Galgon a de la suite dans les idées. Nous arrivons, sortons les manteaux, les chaussures, on se pose un peu sur le lit.
    "Ca va me manquer, cet Irish coffee. Avec tout ce qu'on a mangé, il va pas nous empêcher de dormir...
    - oui, m-
    - et puis on n'a pas pris de dessert...
    - tu disais que tu ne pouvais plus manger!
    - oui, mais pas boire! Le café c'est de l'eau...
    - ...
    - tu veux pas un petit Bailey's? c'est les vacances...
    - !!!"
    Puis il a remis ses chaussures et son blouson en me regardant pour savoir si je le testais ou pas (comme si..!). Et quand il me voit faire de même : "Ah mais on y va vraiment?"
    Tu parles, j'étais déjà à la porte de la chambre, la clé à la main.

    Ils n'étaient pas mauvais.
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    Cool ça doit être un festival de saveurs [Danylolo]

    4/19/22Reply
    waysandays

    Grave! 🤩

    4/20/22Reply
    Traveler

    C’est ventre et gosier pas Merignac et Galgon ! 😋

    4/20/22Reply
    waysandays

    dis donc! Quand même!

    4/20/22Reply

    Pour l instant c est le festival de la bouffe....et de la couleur [Titi]

    4/22/22Reply
     
  • Day2

    J2 - première nuit!

    April 19 in Turkey ⋅ 🌧 7 °C

    8.35, réveil. Nuit partagée. Je crois que si je dois aussi rapporter les nuits (en tout bien, tout honneur, lecteur horrifié), je vais finir par écrire un livre...

    La soirée ne s'est pas terminée à la fin du rapport de hier. Minuit : on établit (et on en profite pour changer) le plan de visite d'aujourd'hui : la Sainte-Sophie était prévue, mais comme le Palais de Topkapi non loin est fermé le mardi, tous les gens se rabattent apparement sur cette brave Sophie, qui a les reins solides, c'est pas pour dire, elle encaisse depuis le temps, mais nous, on n'aime pas trop les gens.
    On décide donc d'aller faire un tour au Grand Bazar.

    Puis une idée qui tourne dans ma tête depuis le début de la journée, voire quelques jours, fonce telle une grosse buse en piquet vers quelques neurones encore debout à cette heure tardive et je réalise que nous navons pas de réservation pour la dernière nuit du séjour, après notre retour de Bursa.
    J'avais bien dit à Mérignac que la préparation du voyage avait été survolée, bâclée par moi-même!

    On se tourne directement sur Booking pour trouver une dernière chambre, plus sympa que celle-ci (qui finalement est acceptable, ce sont les canalisations qui sentent! Il suffit de fermer la porte de la salle de bain et tout va bien). Après quelques sueurs froides (le site Booking est bloqué aux Turcs, impossible de réserver depuis une connexion locale) et un petit tour de passe-passe (installation d'un VPN pour contourner l'interdiction - tiens d'ailleurs, information utile : le navigateur Opéra fait aussi VPN, ce qui est fort utile lorsqu'on en a besoin, tu avoueras), et la chambre est réservée.

    Soirée finie? Nan.
    Brossage de dents. Cela est censé prendre 2 minutes. Cela en durera 20. Nous avons oublié d'acheter de l'eau minérale, sur conseils de notre guide préféré et de mes tripes qui nous hurlent de ne surtout pas boire d'eau du robinet, même ici, aux portes de l'Europe, en Turquie.
    On finit par se brosser les dents à l'eau bouillie maison, une fois qu'elle est utilisable sans nous décoller la peau sur quatre couches.

    Allez on se couche. Il est... 2h!!! Purée de moine, comme dirait mamie Huguette, mais c'est pas Dieu possible. On se couche donc, un peu refroidi par la tournure de ces événements tardifs. La nuit sera courte.

    4h40

    "Allaaaaaaaaaaaaaah Waaakbar!"

    Hein?

    Ouh putain, mais c'est bien beau de s'émerveiller des minarets de la Mosquée Bleue, mais ils ne sont pas là pour la photo! C'est l'appel à la prière, comme on l'avait vécu en Inde. Je me donne d'ici notre départ de Constantinople (j'adore dire ça) pour me lever un matin et aller enregistrer l'ambiance de l'appel. Juste magique.
    Bon, là, à cette minute, je me sens beaucoup moins Majax que Bacri. il me fait chier, là, ce type, à gueuler pendant que tout le monde dort! On a l'impression qu'il chante juste derrière la fenêtre, c'est un malade.

    Mérignac ouvre un oeil, je vais en profiter pour lui ouvrir le second, il est 9h, on a du taf, aujourd'hui.
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  • Day1

    J1 - Première journée à Istanbul

    April 18 in Turkey ⋅ ☁️ 7 °C

    Enfin la délivrance... la malédiction est rompue. Après deux annulations de vol pour le Pérou à 2 ans d'écart puis cet insupportable (parce qu'injustifié) refus d'embarquement essuyé en février dernier pour le Népal, nous comprenons que la maxime qui veut que jamais 2 merdes n'arrivent sans qu'une troisième ne suive rapidement derrière est quasiment un fondement philosophique de nos deux existences, nous nous relevons tels deux phoenix (bon, deux pigeons, on va dire) et reprenons nos bonnes vieilles habitudes de photo-voyageurs pour une petite dizaine de jours cette fois, direction Istanbul.

    FRAYEUR

    Oui, lecteur intuitif, tu l'auras bien compris : ce n'est pas sans appréhension que nous nous sommes approchés du comptoir d'enregistrement de la Turkish Airlines ce matin, le passeport tremblant, le coeur battant la chamade non pas d'émoi pour la dame assise en face de nous qui tapotait sur son clavier, mais à l'idée que le Covid ou tout autre contrainte administrative minable nous empêche une nouvelle fois de prendre place à bord.

    "Vous partez où?
    - Istanbul, lui réponds-je.
    - Ah bon, vous n'allez pas ailleurs? mon ordinateur me dit que vous allez en Egypte...
    - !!!
    - Attendez, je relance. En attendant, donnez-moi vos documents sanitaires, s'il vous plaît."

    Beaucoup d'émotions en peu de temps! L'Egypte revient encore pendant un petit moment dans la conversation, elle ne comprend pas ce qui se passe, nous changeons même de comptoir... puis elles (elles sont deux maintenant) émettent l'éventualité qu'il pourrait y avoir un souci avec nos deux prénoms identiques!!
    Après les avoir giflées sèchement l'une après l'autre, nous nous apaisons de nouveau et elles corrigent cette dernière hypothèse comme étant totalement hors de propos.

    Non, cher lecteur, tu te souviens que je carabistouille parfois (c'est un mot à la mode en cette période d'élections). Nous ne les avons évidemment pas giflées, car ç'eût été extrêmement contre-productif, comme nous le répètent les panneaux rouges postés au-dessus de chaque comptoir : "toute atteinte physique ou verbale au personnel de l'aéroport ou de vol se soldera par une amende ou un refus d'embarquement". Au moins, c'est clair.

    ISTANBUL

    Nous voilà donc partis pour Istanbul, anciennement Constantinople, anciennement Byzance. Byzance la grecque devient Constantinople en 330 après que l'empereur Constantin l'a choisie parce que son empire romain commençait à craquer au niveau des coutures, pour reprendre une expression anglaise. Trop étendue, trop difficile à gérer, donc divisée finalement en deux "sous-empires", l'un d'Occident avec Rome pour capitale et l'autre d'Orient avec Constantinople...
    ... qui tombera aux mains des Ottomans en 1453. Bon, un millénaire quand même, il avait du pif, Constantin, parce que du côté de Rome, ça s'est effondré bien avant! Apparemment, la ville avait une situation tellement privilégiée au niveau géo-politique et commerciale, sur la route de la soie, que sa chute définit pour les historiens la fin du Moyen-Age en Occident, rien que ça!

    Pardon? Oui, désolé, je vois bien que je t'ai endormi avec ce chapitre historique, lecteur patient, mais c'était juste pour faire le point, histoire de ne pas arriver comme un cheveu sur la soupe face à tant d'Histoire! c'est quand même passionnant! La seule mention des noms de Constantinople et encore plus, Byzance, est tellement évocatrice...

    Tiens, notre premier plateau-repas d'avion arrive. J'ai faim, je te laisse. Il y a des priorités. Et tant que j' y suis : je vais essayer de faire court. Essayer, j'ai dit. Après, tu peux aussi zapper. Pas de chichis entre nous. En tout cas, encore et toujours, merci de continuer de nous suivre, de me lire et supporter mes élucubrations.

    -----

    23.15, heure locale / 22.15 heure française

    Voilà, on a bien repris nos marques depuis l'atterrissage. En grande pompe, l'atterrissage, après une dizaine de minutes à tOurner autour de l'aéroport parce que c'était le bordel en bas, aucune piste de libre. La pluie battait la carlingue, la température était annoncée à 9°C et finalement notre avion se pose sous un tonnerre d'applaudissements des voyageurs! Non mais vraiment? C'est pas juste son boulot, au type, de nous faire arriver sains et saufs!? On dirait qu'il a fait un exploit, qu'il nous a sauvés d'une mort certaine! Bref.

    Nous mettons un temps infini à sortir de l'aéroport tout neuf et au hall-cathédrale. Beaucoup d'indications en turc (! oui, bon) mais de la sorte qui te servent, cher lecteur, quand tu sais déjà les choses. Ce sont des indications-rappels, en fait, pas des nouvelles pour les gens qui arrivent. On nous annonce dans le guide une rame de métro qui relie le centre-ville, super! - mais pas encore construite - ah. Va pour le bus, qu'on trouve finalement après maints allers-retours. Il nous déposera à son terminus, une station de métro à... 6km de notre hôtel. Rien de plus près.

    Non, personne n'est parfait : lorsque j'ai réservé la chambre, j'ai choisi le vieil Istanbul, où se trouvent tous les principaux monuments. On est près de tout : Topkapi, la Sainte-Sophie, la Mosquée Bleue... mais loin des moyens de transport. Apparemment, on ne nous a pas tout dit : on ne peut pas tout avoir ici-bas.

    PEKIN EXPRESS, ENFIN

    Le car nous dépose donc à Aksaray, une plateforme vibrante et pulsante de vie où l'on convient que Mérignac va garder un moment les valises sur une place venteuse alors que je m'enfonce dans des rues grouillantes de passants pour débusquer un distributeur afin de payer notre prochain taxi.
    C'est un quartier très, très jeune, beaucoup de musique, de la circulation très dense, des véhicules effreinés passent dans les deux sens, les lumières des magasins pulsent au rythme des portables qui sonnent et des vendeurs de kébabs qui haranguent les piétons. Je n'en crois pas mes yeux : les gens courent à la Usain Bolt en traversant à 2 ou 3 mètres à peine de bus roulant à vive allure sur une avenue à 4 voies! Mon Dieu mais ils sont inconscients ou bien!
    Moi, je marche vite avec mon sac à dos vissé sur les omoplates, j'ai une mission, je dois trouver du cash, je ne vois aucune banque, va falloir que je demande aux gens, je dois faire vite, Olive m'attend, l'hôtel aussi, la nuit tombe... tu le sens venir, le symptôme "Pékin Express"?
    Aussi, lorsque je trouve ce maudit distributeur, je retire ni une ni deux des billets et repars je ne sais pour quelle raison comme un dératé dans l'entrelac de ruelles, je suis pris dans une tension aussi inutile que pressante, je me repère sans erreur, l'esprit froid et détaché (perdons-nous de l'argent à chaque seconde passée?) puis je débouche au bout de cinq minutes folles sur la place où j'ai laissé mon binôme, planté à côté des sacs. Il me voit de loin et sourit. Je prends le dernier virage sur une demi-semelle et j'arrive en hurlant "je suis le premier??" puis je saute sur le drapeau rouge imaginaire déroulé au sol et qui marque la fin de l'étape. J'ai l'impression d'avoir gagné une amulette, sinon la finale. Je suis refait.

    Le taxi nous amène finalement à une rue de notre hôtel sans avoir remis son compteur à zéro au départ; Bon, faut bien se faire avoir, sinon c'est pas drôle.

    MINI-MISERE

    Notre quartier pour 5 jours est ultra-touristique : des restaurants aux devantures éclairées de lampions colorés bordent les rues pavées. Nous tournons 5 minutes, mal dirigés par les rabatteurs des restos et nous choisissons finalement de faire confiance à notre GPS.
    Grosse déception. Notre hôtel, le "Mini Nova Old Istanbul" fait très miteux alors qu'il était très bien noté sur Booking. on a revérifié les photos, c'est bien ici, mais on n'y trouve pas notre compte. Ça sent un peu l'arnaque aux notes d'évaluation.
    Nous sommes dans une chambre au sous-sol (avec néanmoins des fenêtres) mais une insupportable odeur d'humidité, voire de moisissure. Galgon n'a pas dit son dernier mot. Nous dormirons ici ce soir mais demanderons à changer demain.

    SPECTACLE

    Nous ressortons manger et là c'est le show : chaque restaurant a son rabatteur dont nous devenons instantanément les meilleurs amis, au moins le temps de voir la carte et s'entendre dire qu'ici, pas de taxe, et que si on n'aime pas on paye pas. Bien sûr, le thé est gratuit en dessert. Et nous nous arrêtons dans l'une de ces gargottes, à l'écart desquelles le Routard nous avait bien prévenus de rester car ce sont des restos à touristes, donc de qualité très médiocre.
    Le repas est finalement correct, moi avec mon plat d'agneau aux légumes cuits dans une sorte d'amphore en terre cuite et apportée au centre d'un feu savamment entretenu par le serveur qui la casse après moults tapotements cérémonieux, provoquant une avalanche de flashes de la part des clients alentours qui veulent tous prendre le spectacle en photo. Comme moi, j'avoue, mais c'est mon plat, quand même!
    Le repas reste cher malgré tout et nous nous jurons de ne plus nous y laisser prendre... au moins jusqu'à demain.

    Petite promenade digestive et extrêmement revigorante (on avoisine les 6 ou 7°C, le vent est glacial et la bruine nous humidifie bien comme il faut, Mérignac est dans les affres de la torture physique par le froid). Le quartier est magique : de vieux bâtiments de bois projettent leur étages en encorbellement parfois en piteux état quand deux pas plus loin, nous nous retrouvons devant la majestueuse Mosquée Bleue visant le ciel de ses minarets pointés comme des flèches, alors que la majestueuse Sainte-Sophie se dresse dans notre dos.

    Une première journée riche en émotions, et nous n'avons pas visité grand-chose. Je ne cesse de me le répéter dans la tête, à chaque pas que je pose sur les larges dalles de granit :

    NOUS - SOMMES - A - ISTANBUL.
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  • Day1

    J1 -Aéroport

    April 18 in France ⋅ ⛅ 14 °C

    Enregistrement ✅
    Contrôle sécurité des sacs ✅
    Police aux frontières ✅

    Constantinople, Baby!!🤩

    waysandays

    c'est moche, mais quel bonheur d'accéder à la zone d'embarquement !😁

    4/18/22Reply
    Traveler

    😆🥳

    4/18/22Reply

    Wouah la belle vie [Titi]

    4/22/22Reply

    J adore les sièges j en veux un (ou deux) pour Noël [Titi]

    4/22/22Reply
     

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