Dominica
Dominica

Discover travel destinations of travelers writing a travel journal on FindPenguins.
Add to bucket listRemove from bucket list
Top 10 Travel Destinations Dominica
Show all
Travelers at this place
  • Day86

    Dominique : suite et fin.

    May 11 in Dominica ⋅ ⛅ 29 °C

    Notre dernier jour de marche nous a déposé chez Gaspar et Anna qui nous ont gentiment accueillis avec un super repas. Cette soirée nous laisse tout juste le temps de nous retourner et de booker un Rbnb à Roseau, la capitale que nous n'avons encore pas vraiment découverte. Aussitôt arrivés aussitôt repartis après une bonne nuit de sommeil dans nos lits retrouvés. On est installés en plein cœur de Roseau et on jouit d'une liberté et de la proximité de toutes les enseignes. Au programme pour les prochains jours : rien. Ou presque, le lendemain de notre arrivée Maelle et Sam nous rejoignent dans le logement pour que nous puissions partager nos 3 derniers jours en Dominique tous ensemble. Une petite expédition à Scott's head tout au nord de l'île nous fait profiter une dernière fois des snorkelings dans cette magnifique baie qui est un spot de freediving réputé à l'international. Et pour cause, c'est une fosse qui plonge à pic à plus de 100 m de profondeur. On a même la chance d'apercevoir une impressionnante raie Léopard. A part ça on a trainé tranquillement dans Roseau, cuisiné, dansés à une ultime reggae night et mangé nos dernières tartes Jamaicaines (oui ça n'a rien à voir avec la Dominique mais c'est super bon).

    Nos aventures Dominiquaises se terminent, on est un peu tristes parce que cette île c'est un gros coup de cœur pour nous trois. On prévoyait de rester 3 semaines, finalement on a passé plus d'un mois et demi dans cette culture qui nous a tellement marqués ! On se sent super chanceux et privilégiés d'avoir visité l'île avec des locaux, noué de belles amitiés, et surtout d'avoir été plongés dans un mode de vie et une culture tout à fait différents de nos standards européens. Ce séjour restera pour nous une source d'inspiration, et peut-être qui sait, nous reviendrons un jour voir la maison de Gaspar et Anna terminée.

    Armel et un peu Clara.
    Read more

  • Day85

    WNT : Le bilan

    May 10 in Dominica ⋅ ⛅ 28 °C

    🌿Attention, pour lire ce post on vous conseille de poser 1/2 journée🌿

    Après ces 10 jours d'aventures sur les sentiers de la Dominique, on avait vraiment envie de prendre du recul et apprendre de toutes nos expériences.

    Voici donc un petit bilan de ce qu'on a vécu, aimé et moins aimé, et quelques réflexions sur l'organisation générale de la troupe !

    Que dire d'abord sur notre logistique générale ? Nous en sommes plutôt contents, car dans l'ensemble tous les défis ont été relevés. Nous n'avons jamais manqué de nourriture, ni d'eau, nous avions même prévu trop par moments. Ça faisait donc des sacs bien lourds, mais nous nous sommes habitués au poids qui semblait si limitant le premier jour. On est contents d'avoir tenu notre planning de base, qui s'étalait sur 11 jours. Étant donné le peu d'informations disponibles sur l'état des segments et la rareté des lieux pour faire des courses, on a quand même réussi à se tenir à ce qui était prévu - malgré des petits changements, comme le jour de repos improvisé.
    On ne peut pas parler d'organisation sans parler évidemment de la money money. Sur ce point là, notons qu'on aurait pu faire mieux. C'est vraiment rare de pouvoir payer par carte bancaire, donc dans le doute il faut prévoir beaucoup de liquide. Nous sommes partis avec quelques réserves de cash, certes, mais pas suffisantes !

    Parlons aussi de notre organisation sur le plan des spots de dodo. On n'a pas trouvé la solution optimale pour ce trek, et cette question qui revenait tous les jours était souvent une source de stress, et d'incertitude. En effet, pour être sûr d'avoir un endroit correct où dormir chaque jour, il faudrait réserver des guest house à l'avance et ce pour toute la durée du trek. On ne se rend pas bien compte quand on vient des Alpes, mais dans la jungle les zones plates et sans végétation dense sont extrêmement rares. Nous en avions parlé avant de démarrer le trek, et ce n'était pas notre souhait de dormir tous les soirs en guest house car on préfère privilégier une vraie expérience de trekking. On a remarqué au fil des jours qu'on aurait pu améliorer notre fonctionnement, en s'adressant plus souvent aux locaux pour planter la tente sur leur terrain (qui est souvent plat et plus dégagé que la forêt vierge, vous vous en doutez). Les quelques fois où nous avons osé faire le pas en avant, ça s'est vraiment bien passé et on se dit que c'est à retenir pour la suite !

    On en profite donc pour aborder la question des relations avec les locaux rencontrés pendant ces 10 jours. Après coup, on trouve qu'on a manqué d'ouverture à certains moments. Dans plusieurs cas, on a écourté les conversations, on a été plus méfiants qu'à notre habitude, et surtout moins ouverts. Le problème, c'est que nos objectifs durant ces 10 jours n'étaient pas compatibles avec de vraies rencontres, puisqu'on était toujours limités par le temps et surtout par la tombée de la nuit, donc chaque minute est précieuse. Il faut aussi ajouter qu'on voyait ces 10 jours comme une sorte de challenge physique, on est donc partis dans un contexte peu propice aux rencontres. On trouvait rarement du temps pour nous-mêmes, donc malheureusement ça rend difficile d'accorder du temps aux autres - surtout qu'en Dominique ce n'est pas une personne mais au moins une dizaine par jour qui nous abordent, et d'habitude on adore ça !

    Ensuite, il faut noter que nous sommes partis dans l'optique de découvrir la Dominique de l'intérieur, voir des paysages incroyables, être bluffés. Tous les trois, on est habitués à randonner pour rejoindre des sommets, ou des beaux points de vue. Nous nous sommes rendus compte petit à petit que nous n'allions pas trouver ça sur un trek de 10 jours : quand on choisit de traverser un pays entier, il y a évidemment des passages à couper le souffle, mais il y a aussi des moments moins intéressants ! Et cela fait partie du jeu.
    On a d'ailleurs remarqué que notre approche du trek à évolué au cours de celui-ci. Lors des quatre premiers jours, on avançait vers la découverte des paysages, des rivières et de la nature de la Dominique. Puis, avec l'accoutumance et aussi peut-être une réduction de la qualité du décor, notre lassitude nous a poussés à considérer de plus en plus la marche pour son challenge. Cette mentalité a fini par évoluer de nouveau sur les derniers jours : on marchait pour finir.

    À travers cette expérience nous avons été confrontés à l'influence de la fatigue sur la motivation et le mental. Les premiers jours, nous avons fait nos plus grosses performances physiques (jusqu'à 1300m de dénivelé positif et 21km de distance en une journée), le tout avec les sacs à dos. Pourtant ces journées sont parmi nos préférées, et nous avons rarement été démotivés durant cette période. À partir du jour 6, nous avons remarqué que notre motivation était plus en dents de scie, nous étions plus fermés et parfois stressés. On passait de l'euphorie et l'extase à la démotivation totale en l'espace de quelques minutes. Le point de non retour qui a achevé notre moral était sûrement sur le jour 8, lorsque nous avons mis 4h à parcourir 5km, dans la boue, les pieds mouillés... C'est à ce moment que nous avons décidé de prendre un jour de repos, nécessaire physiquement et surtout mentalement sinon nous n'aurions sûrement pas fini le trek (sachant que le segment 9 qui nous attendait derrière était le plus dur).
    Nous ne sommes pas les plus attachés au confort, pourtant nous nous sommes surpris à rêver d'une douche et de vrais lits par moments - et même d'un F1 à Paris dans les pires moments, c'est dire.

    Nous avons aussi constaté l'importance de la préparation mentale. En effet, sur le segment 9, nous nous étions préparés à marcher sur un sentier très peu entretenu, raide et engagé. Nous savions que le rythme serait plus lent, et grâce à ces informations nous avons gardé la motivation pendant toute la marche (par contre on note un gros coup de mou quand on s'est lavés dans une flaque, qu'on a mangé sous la pluie et tendu la tente dans un arbre...).

    On a souvent été déçus de nos spots de dodo, qui n'étaient pas toujours à la hauteur de nos espérances, mais il faut retenir que quand il fait nuit, tous les chats sont gris ! Ah non, quand il fait nuit, peu importe la vue car on a juste besoin de manger et dormir, et on oublie le reste autour. On est aussi super contents de la dynamique du trio, car il restait toujours une personne motivée pour remonter le moral de ceux qui avaient plus de mal ! Et s'il y a bien une chose que la fatigue n'a pas réussi à atteindre, c'est notre amitié... toujours pas de disputes à l'horizon, même dans les moments les plus durs.
    Par contre il y a un point à améliorer : à force de passer notre temps ensemble, on pense tous de la même manière et parfois on passe à côté de choses évidentes, et on rate des opportunités. Avec le manque de recul par moments, on a eu tendance à s'enfermer dans de mauvais modes de pensée.

    À retenir de cette expérience riche en émotions : les premiers jours nous étions à la découverte de l'île, sur la suite nous sommes passés à la découverte de nous-mêmes...

    ✒ Tout le monde
    Read more

    AlexBenJules Garcia

    Bravo et merci de nous dévoiler votre analyse. C’est génial que vous vous entendiez toujours parfaitement et c’est sûrement le plus important.

    5/30/22Reply
    Armel Guillon

    Merci 😁 oui c'est super !

    6/2/22Reply
     
  • Day85

    WNT J11 : Le tout pour le tout

    May 10 in Dominica ⋅ ⛅ 25 °C

    Dring Dring. ⏰

    6h du matin et en a peine 2 min tout le monde est réveillé, c'est très rare ! Et pour cause, chacun a sa mission du matin que nous avons prévu la veille.
    Clara et Armel s'attaque au rangement et pliage de la tente pendant que Titouan sors enfin le réchaud à gaz afin de concocter un petit déj rapide. Pour la première fois de tout le trek le menu change, ça sera porridge pour tous, car plus rapide à préparer.

    Tout est prêt, on décolle. L'objectif d'aujourd'hui est simple : finir le trek, et donc arriver à Picard, chez Gaspard et Anna. Ce qu'il nous attend : la fin du segment 9, le segment 10 et la moitié du segment 11. Let's go. 🚶‍♂️

    La fin du segment 9 est un peu plus praticable que le début de celui-ci, car on y trouve des chemins un peu plus dégagés et plats, ce qui nous permet d'être assez efficace. Le moral est à fond et on va même jusqu'à courir sur certaines portions en descent, tel Aragorn, Legolas et Gimli poursuivant les Uruk-Haï. Il nous faudra quand même 2 bonnes heures pour sortir de la jungle et rejoindre une route de ferme bétonné. Ensuite la carte nous indique 30 min de marche sur cette route jusqu'au départ du segment 10, il nous en faudra seulement 15 (vitesse = nous). 🚅

    A ce moment là on est quand même bien heureux, il est à peine 10h du matin et on a fini le segment 9, ce fameux sentier qui nous aura pris du temps mais surtout beaucoup d'énergies ! On enchaîne directement avec le n°10, qui est annoncé très facile ! Et il l'est assurément : Le chemin est plus large, plat et monte en zigzag au lieu de dré dans le pentu. On parle peu car on essaye de marcher vite encore une fois, pour être large. En effet on ne sait pas trop l'état du segment 11 et on a peur d'y passer beaucoup plus de temps que prévu. 🌴

    On s'autorise quand même une bonne pause déjeuner à 11h30 sous un jolie carbet. On est à moins d'une heure de la fin du 10,du coup tranquille. Ça sera riz et petits légumes aujourd'hui. 😋

    On fini ce segment en début d'aprèm sans trop forcer car la dernière partie est entièrement sur route. On entame donc le n°11 avec largement le temps d'arriver. On le sait maintenant, on va finir notre trek aujourd'hui. 🎉

    Et même assez rapidement au vu du sentier ! Une énorme allée bien large, tout droite et entièrement sur terrain plat nous permet d'avancer comme des fusées ! Une dernière descente et nous voilà au bord de la riviere de Picard, non loin de nos spot de baignade. On notera quand même un local qui nous indique que "this way is Picard". Merci, on commence à connaître 😂

    On remonte donc le terrain de Gaspard et Anna, en passant par le chantier. Il a bien avancé ! Le premier étage du Dôme est quasiment terminé et les murs sont plus épais que a notre départ. On ne reste pas très longtemps car on attend que deux choses : poser nos sacs et surtout nous laver. Nous avons atteint des niveaux jamais explorés en terme d'odeur nauséabonde et pestilentielle. Les discussions sur nos capacités olfactives sont les plus récurrentes c'est derniers jours et il nous tarde de faire partir tout ça. 🚿

    En arrivant, on croise Leila qui fait la sieste, puis Gaspar et enfin Anna. Nous sommes assez content de les retrouver et d'avoir un endroit où manger et dormir tranquille pour la nuit. On trie rapidement le propre du sale dans nos sacs et zou, direction les bains chauds.

    Après avoir rempli ces derniers de savons, nous sommes enfin propre avec des habits qui le sont aussi, et c'est un réel plaisir ! On mange des super burgers maison et on profite enfin d'une soirée tranquille, sans pression de marche le lendemain.

    On a encore du mal à réaliser qu'on a terminé c'est 11 jours de marche, mais on a en tête beaucoup de choses que l'on retiendra de tout ça.

    Vous en saurez plus dans le post récapitulatif du trek qui arrivera bientôt !

    Bisous ❤️

    Titouan
    Read more

    Maurice Ricou

    c'est vrai que Clara a à peu près la taille d'un hobbit

    5/14/22Reply
    Christine RAVEL

    Titouan le Legolas de la Dominique....

    5/16/22Reply
    Clara Ricou

    Je vois que tout le monde se prend au jeu 😂

    5/16/22Reply
     
  • Day83

    WNT J9 : Journée de repos

    May 8 in Dominica ⋅ ⛅ 27 °C

    Qui dit journée de repos, dit gros dodo pour les trois trekkers fatigués. Titouan le lève tôt devra trouver des occupations matinales pendant que le reste de l'équipe fait sa meilleure grasse mat.

    La journée commence donc assez tard, nous ne sommes pas très dynamiques mais ça fait du bien de démarrer en douceur. Nous avons profité de la nuit pour recharger toutes les batteries en prévision des prochains jours. Tous nos vêtements sont secs, et ils sentent presque bon ! Nous allons pouvoir faire les sacs l'esprit tranquille.

    Après un repas et un vrai café (enfin !), nous préparons nos affaires et planifions les trajets des prochains jours. D'après les informations que nous avons eues, venant de randonneurs qui ont déjà fait plusieurs segments du WNT, il nous faudra 2 jours pour terminer le segment 9. Même si nos cartes indiquent des temps et des dénivelés qui semblent faciles, nous faisont confiance à nos contacts car les derniers jours ont montré qu'il ne fallait pas se fier aux prévisions ! En effet, le secteur vers lequel nous allons est pluvieux, et le segment 9 n'est pas très emprunté, ce qui rajoute beaucoup de contraintes. Nous savons qu'il faut utiliser la machette sur plusieurs passages pour se faire un chemin.

    Nous avons donc l'intention de démarrer le segment 9 très tôt le matin et d'avancer le plus possible, quelles que soient les conditions. Pour optimiser le temps au maximum, nous irons en stop ce soir jusqu'au départ du segment, où nous planterons la tente afin d'être prêts à décoller le plus tôt possible le lendemain matin. Seul problème, c'est qu'aujourd'hui est un dimanche et la route que nous allons emprunter est très peu passante : elle mène seulement dans des fermes perchées au dessus de la vallée. Nous espérons donc tomber sur des fermiers, mais c'est peu probable puisqu'ils montent le matin sur leurs terres.

    Nous partons de Ticaz Toukité, notre logement si confortable, aux alentours de 14h30 - avec une inertie qui rendrait Newton jaloux. Nous trouvons facilement des voitures qui nous emmènent jusqu'au début de la route qui part de Salisbury et qui monte jusqu'au début du segment tant convoité. On est à l'entrée d'un village, les familles font la fête car c'est dimanche, on se dit que ça peut prendre un long moment d'arriver là haut.

    Nous avons très peu attendu, une voiture s'arrête déjà et nous propose de nous avancer. On se dit que c'est ça de gagné ! En discutant avec le conducteur, on se rend compte que la chance nous sourit : il connaît bien le segment que nous allons emprunter, mais surtout il connaît la route par cœur et vu sa maîtrise, il semble être passé à côté d'une carrière de pilote de rallye. Il décide de nous poser exactement au point de départ de la rando, en nous donnant des conseils avisés. On se rend compte à travers ses questions qu'il vérifie notre connaissance du trail, car il vaut mieux être renseigné sur cette partie. Nous l'avons sûrement convaincu, et c'est tant mieux puisque ça fait un moment que nous préparons cette partie du WNT, sûrement la plus difficile.

    Nous arrivons donc beaucoup plus tôt que prévu ! Le moral est au maximum, il ne nous reste plus qu'à trouver un endroit pour dormir. En avançant sur le début du sentier, on rencontre un fermier qui termine sa journée de travail. Nous ne sommes pas les premiers fous qu'il croise en direction du segment 9. Très accueillant, il nous propose de planter la tente sur un terrain plat devant une petite cabane, que nous auront aussi le droit d'utiliser. Il redescend chez lui à la tombée de la nuit, encore une fois nous sommes tombés sur quelqu'un de vraiment gentil et nous réalisons la chance que nous avons !

    On profite donc de tout le temps qu'il nous reste pour discuter organisation, travailler sur la suite du voyage, et préparer le départ du lendemain. On se trouve en altitude, proche de la montagne Morne Diablotin, et il fait super frais ! Ça nous fait du bien, c'est même l'occasion de sortir les pulls.

    On va se coucher après un bon repas, le classique bol de pâtes qui fait quand même plaisir, motivés et plein d'énergie pour les aventures qui arrivent.

    ✒ Clara
    Read more

    AlexBenJules Garcia

    Vous rencontrez beaucoup de personnes sympathiques ☺️

    5/12/22Reply
    Armel Guillon

    C'est trop bien les voyages pour ça 😉

    5/12/22Reply
     
  • Day82

    WNT J8

    May 7 in Dominica ⋅ ⛅ 24 °C

    La Bichave et l'Ascenseur émotionnel

    Il était une fois trois amis qui campaient en pleine nature dominicaise. Lors de leur réveil, ils furent surpris par un drôle de bruit sur le toile de tente. Serait-ce de la pluie ? En effet, de l'eau tombait du ciel depuis 4h du matin et cela ne semblait pas s'arrêter. Fort heureusement, l'ancienne abri abandonné était toujours plus ou moins accessible (moyennant une marche cassé pour moi) et ils purent s'y réfugier pour le petit déjeuner.

    Une fois celui-ci englouti et la logistique du matin effectué, il était l'heure de partir. Malheureusement, commencer une journée sous la pluie ne motive pas beaucoup les trois compères, mais ils se réconfortent en se disant qu'il n'y a qu'une heure et demi de marche annoncé jusqu'à la fin du segment. Ni une ni deux, ils filent sous la pluie !

    Bien évidemment, les premiers minutes sont peu agréables mais ils semblent s'y habituer alors l'humeur remonte, d'autant plus qu'une surprise de mère nature mettra du baume au cœur.

    Au détour d'une montée boueuse, Armel aperçois une des choses pour laquelle ils se sont élancés sur ce trek: un boa constrictor! En effet, niché dans le creux d'un arbre, il semble être dérangé et commence à en sortir, ce qui permet d'admirer sa taille ma foi restreinte pour un boa, mais atteignant un bon 1m50, voir 2m.

    Le moral est bon à ce moment là, mais cela sera de courte durée... La pluie a transformé le chemin en vrai patinoire et il faut être très attentif pour éviter la "Bichave" (La chute, en français). Cela résulte en une vitesse de marche très très lente et ils se rendent bien compte que 1h30 de temps ne suffira pas à engloutire la fin de ce segment.

    Les pieds sont trempés, ils pataugent dans la boue et le compteur de "Bichave" augmentent pour les 3 compétiteurs. La cerise sur le ponpon, comme dirait Armel, arrive lors de la traversée d'une rivière. Le pont d'origine n'existe plus, détruit probablement par Maria et il faut traverser la rivière à pied. Essayer de préserver les chaussures de l'eau ne fait plus sens, alors ils traversent gaudasses aux pieds. On atteint des niveaux de non-motivation peu observé jusqu'à lors, suivi de moments de fou rire un peu nerveux: les nerfs commencent à être usé.

    C'est finalement au bout de 4h (au lieu de 1h30 annoncé) qu'ils réussirent à s'extirper de la jungle pour rejoindre des chemin de terre et de béton. Exténués et le moral dans les chaussettes mouillés, ils s'arrêtent en plein milieu d'un chemin pour manger quelque chose, espérant récupérer des forces et de la motivation.

    Et oui, même si le segment n°7 est terminé, il faut maintenant rejoindre la route car le 8 n'est pas pratiquable et ils leurs faut le contourner en stop jusqu'au départ du segment n°9.

    Et c'est à partir de ici que la chance pointe le bout de son nez. En effet, un fermier arrive en même temps que la fin de leurs repas et les emmènent jusqu'à Marigot. C'était inespéré et cela leurs sauve une bonne heure de marche ! Une fois la civilisation atteinte, il est l'heure des décisions. Le timing est plus serré que prévu et le moral plus bas. Sachant que le segment n°9 est annoncé comme le plus dur de leurs chemin, Armel Clara et Titouan ne se sentent pas d'attaque pour le commencer le lendemain. Ainsi un jour de repos sera effectué, à Mero, proche du départ du segment sus-nommé.

    Il faut maintenant prévoir la nourriture pour les derniers jours avant de rejoindre Portsmouth et la fin du trek. Premier petit problème, le seul lieu où il est possible d'acheter de la farine de Kassave est fermé... Comment faire sans le carburant essentiel à nos marcheurs ? Deuxième coup de chance de la journée : le propriétaire passant à côté, il ouvre la "pharmacie" et leur vend 2 sacs !! Le moral remonte petit à petit.

    S'ensuit des courses bien chargés pour approximativement 4 jours et il est l'heure de partir. Après une session de stop assez courte comme il est coutume ici, les amis se retrouvent à l'arrière d'un petit camion de chantier, rempli de travailleurs sortant du boulot. C'est l'occasion rêvé d'essayer de faire sécher leurs chaussures et ils traversent l'île en les tenant dans le courant d'air, en discutant avec les ouvriers, en profitant du repos et de la vie.

    Leurs destination sera la côte ouest de l'île et lors du trajet, moyennant un petit demi tour pour récupérer les clefs d'un des travailleurs, les 3 voyageurs observeront le trajet parcouru c'est 4 derniers jours.

    Une fois la route principale de ce côté de l'île atteinte, ils suffira d'un rapide trajet en bus pour rejoindre Mero et enfin "Tikaz" la guesthouse qui leurs permettra de se reposer entièrement.

    C'est jour de fête aujourd'hui et celui-ci se termine au restaurant, avec un moral remonté à bloc !

    Les ventres bien remplis, les corps meurtri de nos 3 aventuriers finiront la journée sur des lit bien douillets.

    La moral de ce belle histoire sera la suivante : même si tu te bichave le matin, reste serein, car la chance n'est pas loin.

    Titouan de la rivière.
    Read more

    Christine RAVEL

    Il vous faudrait des chaussures totalement étanches !

    5/11/22Reply
    Titouan Alliod

    ouais ça serait top, sauf que ça ferais un peu cocotte minute avec la chaleur, jte dis pas l'odeur à la sortie 😂

    5/11/22Reply
    AlexBenJules Garcia

    Bravo ! J’aime beaucoup la morale de cette histoire 😀

    5/11/22Reply
     
  • Day81

    WNT J7 : Le retour de la nature

    May 6 in Dominica ⋅ ⛅ 27 °C

    Le réveil au milieu du segment 6 sonne plus tôt que les deux derniers jours. La chaleur est toujours présente et notre motivation est de finir ce satané segment 6. Excepté un petit bout de sentier, on trace à toute allure sur la route en direction de Hotten Garden. La fatigue musculaire est bien présente, la chaleur n'arrange pas les choses est marcher sur le goudron est assez désagréable. Mais on arrive tout de même assez tôt à la fin du segment et s'offre alors à nous deux possibilités : attaquer directement et probablement finir le segment 7. Ce dernier n'est pas trop long et il nous reste 24h de provisions mais pas de grande qualité gustative et surrement léger pour le deuxième midi. Ou alors faire un aller retour à Marigot avant afin de retirer de l'argent et améliorer nos repas. Dans tous les cas on doit passer à Marigot à la fin du segment 7 pour rejoindre le début du segment 9 (petit rappel, le 8 est impratiquable). On choisi le confort de ne pas avoir 0 dollar sur nous et des repas un peu meilleur. On saute donc à l'arrière d'un Pick-up direction Marigot. Pas de chance on ne peut toujours pas retirer de l'argent car le distributeur est fermé. Par contre on trouve un magasin qui prend la carte et on sait donc qu'on pourra se ravitailler à coup sûr. Heureusement pour le liquide il nous reste une dernière chance avec l'aéroport qui est à quelques kilomètres à peine. Le stop n'étant pas un grand succès, on lâche nos 5 derniers dollar à un bus qui nous y emmène. Cette fois c'est la bonne le distributeur est bien présent et fonctionne ! Nous voilà de nouveau dans le sous. En Dominique les gens sont très gentils mais aussi souvent pauvres donc l'argent assure quand même de se tirer de n'importe quelle situation.

    On retourne donc à nouveau à Marigot pour se ravitailler et pimper nos repas. En guise de motivation pour la suite on décide de se faire un super plat pour le repas du midi. Mais c'était oublier qu'on ne trouve pas les ingrédients de nos rêves les plus fous (ô fromage). Ce sera donc salade au "ce que tu trouve qui a l'air bon". Avant de "cuisiner" on retourne au début du segment 7, et c'est une première, c'est un camion benne qui nous ramasse, ce dernier est déjà bien rempli et ramasse autant de monde qu'il en croise. Après notre salade à la tomate, aux beans, aux oeux, à la banane plantain crue trouvée sur le chemin, au maïs, à l'oignon, et bien sûr à l'huile d'olive, on est prêts à repartir.

    Le segment 7 nous enfonce directement en pleine nature, on retrouve nos passages dans les fougères et dans la jungle. La fin des segment inintéressants de route reboost totalement l'équipe qui avance alors à toute vitesse. Plus rien ne peut nous arrêter. Ah si le temps car comme nous sommes partis à 15h30 on en a pas tant que ça. Ayant appris de nos erreurs, on décide de chercher un peu à l'avance un coin pour dormir, plutôt que de finir tête baissé le segment et de galèrer à trouver un endroit pour dormir ensuite. On tombe sur un endroit parfait qui semble être une ancienne ferme. C'est super joli, super plat pour la tente et en plus pour une fois on est en hauteur plutôt qu'au fond d'une vallée. En plus non loin de là on trouve (enfin c'était prévu) une toute petite rivière en plein cœur de la jungle pour se laver et faire le plein en eau. En revanche on devra marcher une bonne heure en descente le lendemain pour finir le segment. Mais c'est pas grave car ce sera journée stop.
    Le cadre est notre super repas (pâtes, sauce tomate aux oignons revenu dans l'huile) couronne parfaitement notre journée. Dans la journée, on se demandait pourquoi on avait du mal à se coucher tôt (généralement 23h)en faisant a manger à 18h. On a compris quand on s'est rendu compte qu'on était entrain de faire une confiture de goyave au rechaud à 22h. On avait trouvé des goyaves sur la routes l'avant veille et elles commençaient à mal vieillir.

    On s'odort sur nos deux oreilles prêt pour la suite de l'aventure.

    Armel.
    Read more

    AlexBenJules Garcia

    Ça ne me donne pas du tout envie 🤣

    5/11/22Reply
     
  • Day80

    WNT J6

    May 5 in Dominica ⋅ ⛅ 28 °C

    La goutte qui fait déborder le panier Kalinago

    Ce matin, un lapin a tué un chasseur et nous nous réveillons dans un cadre toujours aussi idyllique que la veille. Le comfort reste présent : on a fait cuire la kassave sur une gaziniere ! 🔥

    Du fait de notre heure de coucher tardive, nous décidons de prendre le temps, même si cela implique de ne probablement pas finir le segment n°6 en une seule journée. Nous décollons du superbe Airbnb de MaelleSam aux alentour de 11h. Mais avant de commencer à marcher, nous avons une embûche semée sur notre chemin. En effet, nous pouvons d'un côté faire machine arrière sur le chemin de la veille, composé de montées très raide et de 2km5 en plus, ou alors essayer de traverser la rivière qui nous sépare du village de Castle Bruce. 🌉

    J'espère que vous commencez à nous connaître et je peux vous dire que les 2km5 on été long. Je rigole bien évidemment. Armé d'un bidon emprunté chez le voisin, nous entreprenons la traversé de nos sacs de la façon la plus étanche possible. Et c'était bien marrant 😂

    Nous faisons passer en premier celui de Armel, côté océan où l'eau est peu profonde mais où les vagues sont puissantes. Cela fonctionne non sans fatiguer les deux porteurs, ce qui risque de compliquer la tâche pour les sacs suivants. Seulement voilà, 2 locaux arrivent et nous montrent l'endroit idéal pour traverser, plus proche de la rivière avec certe une eau plus profonde par endroit, mais sans vague et courant donc beaucoup plus facile. On arrive donc à vraiment commencer à marcher vers 12h, en disant au revoir à MaelleSam, jusqu'à la prochaine chez Anna et Gaspar dans environ une semaine. 👋

    Nous passons rapidement faire des courses qui seront plus petite que prévu par manque de cash et impossibilité de payer en carte. Le distributeur n'étant pas à Castle Bruce comme annoncé, le plus proche se trouve après la fin du segment d'aujourd'hui, nous n'avons pas d'autres choix que de faire avec et nous lançons sur le sentier. 🚶‍♀️

    Le mood de l'équipe est maussade, car la journée de la veille était quasiment entièrement sur des routes et celle-ci commence de la même façon... Mais bon on continue d'avancer en se disant qu'il y aura du beau devant nous. Et effectivement nous avons quelque point de vue sympa sur la côte qui nous font quitter la route. ⛵

    En même temps que nous entrons sur le territoire Kalinago, la population indigène de l'île, nous nous rendons compte que après 6km, nous venons seulement de finir le segment 5 de la veille et donc, de débuter le 6... En effet, le 5 ne terminais pas à Castle Bruce mais un peu plus loin...
    Cette information nous comfirme que nous ne finirons pas le segment 6 aujourd'hui, mais bon pas grave. 🤭

    En arrivant sur leur territoire, nous rencontrons notre premier vrai Kalinago ainsi que notre premier vrai serpent (de petite taille, don't worry). Ils sont les premiers habitants de l'île et sont un peu différents de ceux de l'ouest de la Dominique. En effet, ils ressemble plus à des asiatiques, avec une peau plus claire. De plus on ressent moins l'influence Jamaicaine et Rastafari. Le niveau de vie semble plus bas et assez rapidement nous sommes arrêté par un homme en état d'ébriété qui commence par nous raconter un peu sa vie avant de nous demander de l'argent pour soi-disant remplir le réservoir de son rotofil. Comme nous n'en avons pas, nous refusons mais il est insistant. Nous réussissons à nous extirper de ce bourbier mais le moral est au plus bas. On nous avait vendu les Kalinago comme des gens extrêmement gentils et accueillants, et là on est obligé de presque hausser le ton pour ne pas donner d'argent à quelqu'un... Ajoutez à cela la fatigue des jours précédant, l'état du sentier médiocre, le temps passé sur la route, le soleil très fort d'aujourd'hui et notre absence de cash et vous avez 3 compères peu motivés pour la suite de ce trek. 😓

    Une pause déjeuner s'impose et réussira à remonter un petit peu le moral des troupes. Nous repartons donc sur le sentier encore une fois, mais on avance doucement. En effet, il aurait bien fallu du carburant dans le rotofil du monsieur car le chemin est par endroit complètement recouvert de végétation. Nous utilisons pour la première fois la machette pour avancer, Indiana Jones n'a qu'à bien se tenir. 🔪

    La nuit approche, nous sommes presque à la moitié du segment 6 et nous devons trouver un emplacement pour la tente. Seulement voilà, tout est en pente, nous sommes sur la route et du fait de notre rencontre précédente, nous avons peur de demander l'hébergement aux locaux. Nous trouvons finalement un terrain plat inutilisé et un peu caché. S'ensuit des manigances pas possibles pour essayer de le rejoindre discrètement, tout ça pour finalement choisir l'option la plus évidente : trouver et demander au propriétaire de ce terrain si l'on peut y planter la tente. La réponse est bien évidement oui, on nous donnera même un spot pour se baigner et remplir l'eau. 😍

    Le moral commence à revenir et on réalise qu'on a vraiment fait des histoires pour pas grand chose.

    On se lave, on prend de l'eau, on plante la tente et on se prépare un bon plat de pâtes bien (trop) épicé. C'est bon, tout va bien, on a oublié les tracas de la journée et on va se coucher d'attaque pour demain et pour finir ce satané segment 6.

    Bisous et bonne nuit les petits 💖

    Titou
    Read more

    Sophie R

    Quel reportage ! 😊

    5/8/22Reply
    Thérèse RICOU

    Impressionnant. Oui, il y a les bons et les mauvais jours. Mais cela ira bien après une bonne nuit; Bonne continuation Thérèse, Mané

    5/9/22Reply
    AlexBenJules Garcia

    C’est mieux que kho lanta

    5/11/22Reply
     
  • Day79

    WNT J5 : Le segment pas fou

    May 4 in Dominica ⋅ ⛅ 23 °C

    Le réveil sonne à 7h ce matin. Nous sommes toujours au Soft Parade, et nous avons trop hâte de prendre le petit déjeuner qu'on nous a tant vanté !

    Première frustration de la journée, l'électricité a sauté dans tout le village... Et sans électricité, pas de petit dej 😭 Armé de bonne volonté (et non pas Armel hehe), notre hôte réussit à nous faire des cafés et du thé car il y a toujours le gaz, on se demande donc ce qui l'empêche de faire le reste de la cuisine ! Peut être la bière qu'il sirote depuis 9h ce matin?

    Notre départ est donc complètement retardé car on ne peut pas partir le ventre vide. Après avoir mangé nos kassaves, pour changer, on essaie de partir mais il pleut des cordes. Notons que lesdites kassaves ont été cuites dans la cuisine de notre hôte, qui a eu pitié de nous en nous voyant sortir le réchaud - c'est pas très sympa parce qu'il est vraiment beau ce réchaud. Il commence à être tard mais nos sacs sont mouillés, ils étaient pourtant protégés par l'abside de la tente mais l'eau s'est infiltrée par le sol. Ça ne donne pas très envie de se lancer dans ces conditions.

    Le moral n'est pas vraiment au maximum, d'autant plus que les sentiers qui nous attendent aujourd'hui sont connus pour être plein de boue. Dur dur de trouver les atouts de ce segment.
    La rando démarre enfin vers 11h du matin, la pluie s'est enfin arrêtée et nous retrouvons la motivation. Dès le début de la marche, on passe beaucoup de temps sur une route, les voitures roulent vite et le paysage n'est pas très beau. On atteint un sentier dans la forêt, et on se dit que ça va nous faire du bien !

    Quelques tentatives plus tard, il faudra abandonner l'idée de marcher sur ce sentier. Le chemin ressemble plus à une rivière qu'à un sentier de randonnée, nous sommes obligés de poser des rondins de bois dans les flaques pour faire des passerelles. Refusant de sacrifier le confort des pieds secs pour un paysage qui n'en vaut vraiment pas la peine, nous faisons demi tour pour emprunter la route.

    Le site touristique d'Emerald Pool se trouve sur notre route. C'est une jolie cascade, avec des piscines naturelles (ou pas, on ne sait pas vraiment). C'est joli et ça nous fait un coin sympa pour pique niquer. Notons que c'est déjà la seconde fois que nous croisons Maëlle et Sam aujourd'hui, qui suivent le même trajet que nous mais en bus !

    Nous poursuivons notre rando sur un chemin en forêt, beaucoup moins boueux que le précédent - qui est malheureusement de courte durée. Jusque dans les années 1960, le chemin que nous empruntons était le chemin principal qui ralliait l'ouest de l'île à l'est. Ça nous semble vraiment dingue !

    La suite de la marche est très peu intéressante : les traces nous font encore suivre une grosse route, nous passons même par des chantiers (ponts, routes...). Le cadre n'est pas très gratifiant, mais on en profite pour discuter et cela égaie vraiment la marche ! Encore une fois, Maëlle et Sam nous doublent en faisant coucou depuis un bus 😂

    On finit par arriver à Castlebruce, point d'arrivée du segment 5. C'est la première fois depuis le début du trek que nous sommes sur la côte Atlantique. Nos deux copains M&S, que nous n'avons plus besoin de présenter, ont loué un cottage au bord de l'océan et nous accueillent chaleureusement pour la nuit, avec un bout de jardin tout doux pour planter la tente, et même une douche (wouaaah) et une machine à laver !! (Encore plus wouaah). Pour les rejoindre, il faudra affronter une terrible montée encore sur la route, puis une descente extrêmement raide que l'on aimerait pas remonter à vélo. On va tout faire pour ne pas avoir à passer par là demain.

    Nous passons une trop bonne soirée tous les 5 en jouant au Ramy, demain nous repartons seulement à 3 direction le territoire Kalinago.
    Read more

  • Day78

    WNT J4

    May 3 in Dominica ⋅ ⛅ 27 °C

    WNT J4 : De la pluie de la boue mais ça va, encore une belle mission

    Aujourd'hui le réveil sonne à 6h car une grosse journée nous attend. Le topo annonce 11km et 780 mètres de dénivelé. On manque encore un peu (voir beaucoup) d'efficacité au réveil car on part finalement à 8h. Après un petit ravitaillement à Trafalgar on s'engage sur le segment numéro 4. Une fois n'est pas coutume on attaque avec une belle montée. Après un peu moins de 2h de marche on arrive à Laudat. C'est marrant car c'est le premier lieu où on a déjà été depuis le début du trek. Sauf que cette fois, au lieu de partir pour le Boiling Lake, on se dirige vers Middleham Falls. La pluie s'invite à la partie et continuera de nous rendre visite régulièrement le reste de la journée mais sans occasionner une gêne trop importante pour autant. Arrivés au croisement entre la suite du trail et le chemin de la cascade, on choisi le second car la chute est super jolie d'après Maëlle qui y est déjà allée quelques semaines auparavant. On est pas à 150 m de dénivelé près après tout. Sur le chemin on croise les premiers touristes en trois jours, on est plus tout seuls mais ils ne sont pas vraiment nombreux non plus. La cascade est magnifique est cerise sur le gâteau, il y a une superbe piscine en contre bas. On se baigne dans ce cadre magnifique en s'efforçant de rester un peu plus longtemps pour la reccup de nos jambes, l'eau étant étonnant froide par rapport à d'habitude.
    Après notre baignade on remonte manger au croisement, en profitant du carbet qui s'y trouve. Comme on a pas pu trouver de tomates le menu du jour c'est maïs en boîte sur son lit de pain à l'huile. S'en suit une longue marche dans un chemin boueux qui ralentit notre progression, la zone est super humide, on croise plein de petites rivières. L'après midi ce poursuit normalement les troupes sont toujours motivées malgré les efforts à fournir dans les longues montées-décentes.
    C'est avec la fin de l'après midi (16h-17h ici) que les choses un peu plus sérieuses arrivent. On fait face à une longue descente et cette fois la boue nous ralentit vraiment et rend la marche de plus en plus périlleuse. De premieres cordes font leur apparition pour nous éviter les embardées. La journée et la marche commencent à être longues lorsque l'ont arrive devant ce qui était avant Maria un pont surplombant une ravine. Pas le choix pour traverser il faut descendre et remonter à la casi verticale. Le passage n'est pas hyper difficile en soit mais l'humidité et les gros sacs n'arrangent pas les choses. Clara est un peu sujete au vertige mais moins que maelle qui n'a d'autant plus pas du tout l'habitude de ce genre de passage escarpé. Ça nous prend donc pas mal de temps de rejoindre l'autre rive, en descendant en casi rappel, avec les conseils pour les filles des guides improvisés Titouan et Armel. Maelle s'est surpassée sur ce passage est les émotions du groupe sont fortes une fois le plus dur passé. En plus en guise de récompense Clara a retrouvé miraculeusement des lunettes Queschua en parfait état au fond de la ravine. Il commence à se faire tard et il faut encore sortir de la forêt et finir le segment. Heureusement aujourd'hui on ne vas pas avoir de problème pour dormir car étant donné que c'est le dernier jour de Maëlle, cette dernière rejoint Sam dans un "eco" lodge qu'ils ont loué pour la nuit et où on pourra planter la tente en payant seulement un petit déjeuner.
    A la fin du segment, il nous faut faire un dernier effort et marcher 2km sur la route pour rejoindre le lieu. L'île nous fait don d'une lumière créant une ambiance incroyable, un vrai cadeau pour la fin de journée.
    L'endroit où on se rend est perdu dans une plaine super humide où un couple polonais a récemment lancé son business de location avec un petit bar restaurant qui n'accueille, pour l'instant en tout cas, vraiment pas grand monde. On profite donc d'un repas bien mérité avec notre amis Sam retrouvé, après une journée de 20,48 km de marche pour 1236m de dénivelé et 3 jours de repas au réchaud. Au menu wrap végé accompagné de ces frites maison et une pizza végé qu'on se partage.
    Aujourd'hui était la confirmation qu'il ne faut vraiment pas se fier aux distances et dénivelés annoncés et qu'on ferai mieux de toujours prendre pas mal de marge dans la mesure du possible.

    A bientôt pour la suite de l'aventure.
    Read more

  • Day77

    WNT J3 : La rivière enchantée

    May 2 in Dominica ⋅ ⛅ 24 °C

    6h40, le réveil sonne mais tout le monde est déjà réveillé. La cause ? La forte pluie qui tombe sur la tente 😁

    Il en faut plus pour nous décourager, d'autant plus que c'était une averse. On plis donc la tente lors d'un créneau au sec et on part après avoir avalé en vitesse quelques morceaux de nos "barres de céréales" maison.

    On chemine pendant une petite heure dans la jungle, avec pas mal de montée et peu de parole. En effet, nous ne sommes pas tous bien réveillé et il faudrait attendre notre pause petit-déj sur le bord d'une route pour regagner des forces. Toujours la même, mais toujours aussi efficace, la kassave nous reboost pour toute la matinée ! Nous récupérons de l'eau et nous voilà paré pour la journée ! ALERTE ! Clara ne trouve pas ses lunettes, les aurais-elle perdu ?...

    Celle ci s'annonce plutôt courte, car nous avions déjà bien avancé la veille en cherchant notre spot de camping. Il semblerai qu'il nous faudrait environ 2h pour rejoindre notre destination du jour : Wotten waven.

    C'était sans compter sur la magnifique rivière que nous croisons après une descente bien corsé ! Nous nous y arrêtons environ 2h, pour se laver (il était temps !), manger notre déjeuner et profiter du soleil pour sécher nos affaires. C'était vraiment cool d'être ici, au milieu d'une vallée, dans la jungle avec l'eau fraîche. On a apprécié ce moment à 100%!

    Qui dit descente raide dit remontée raide, et en pleine digestion, ce n'était pas évident pour tout le monde ! Mais une fois au sommet, on atteint le village de Morne Prospère, le dernier avant notre destination. On se fait interpeller par un vieux monsieur qui commence à nous expliquer que nous sommes sur la mauvaise route ! On ne comprend pas trop car on est plutôt sur de nous, mais finalement il nous indiquait un chemin facile selon lui: la route 😁. On continue donc à suivre nos balises jaune et bleu et on est même accompagné par un jeune, qui nous montre la route jusqu'à la sortie du village.

    Une dernière descente et nous voilà à Wotten Waven ! Ce village est très connu pour ses sources chaudes alors bien évidemment, on va en profiter ! On fait quelques course et sur le chemin, on croise un homme habillé de la tête au pied à la mode Rasta, avec du reggae à fond. On discute un peu avec lui et il nous emmène au bain chaud de son frère ! Malheureusement, nous sommes pris par le temps et devons trouver un emplacement pour dormir ce soir alors on se re-lave rapidement avec un peu d'eau chaude et nous voilà reparti !

    On effectue un dernier ravitaillement d'eau pour la nuit et on trouve non sans mal un emplacement ma foi fort sympathique au bord d'une rivière. Seulement voilà, ce terrain est celui d'un restaurant et si l'on veut dormir ici, il nous faut payer... Il se fait tard et nous n'avons pas d'autres endroit ou aller alors on accepte, l'endroit est quand même sympa.

    Après quelques péripéties avec le gérant sur l'emplacement de notre tente, on se cuisine des petites pâtes à l'ail agrémenté de romarin offert par une rencontre le long de notre chemin, pas piqué des anethons ! Elle remonte le moral des guerriers, histoire d'aller faire une bonne nuit !

    A bientôt la comu

    Titou
    Read more

You might also know this place by the following names:

Dominica, Dominika, Dɔmeneka, ዶመኒካ, دومينيكا, Duminika, دومینیکا, Доминика, Дамініка, Dɔminiki, ডোমিনিকা, ཌོ་མིན་ནི་ཀ།, دۆمینیکا, ޑޮމިނިކާ, Dominika nutome, Ντομίνικα, Dominiko, دومینیک, Dominique, Domenica, Domiinika, Doiminice, Doiminicia, डॉमिनिका, ડોમિનિકા, Tô-mí-nì-kâ, דומיניקה, डोमिनिक, Dominik, Դոմինիկա, DOM, Dóminíka, ドミニカ国, დომინიკა, ដូមីនីកា, ಡೊಮಿನಿಕಾ, 도미니카 연방, Domínike, ໂດເມນິກາ, Duminiku, Доминике, ഡൊമിനിക്ക, डोमिनिका, ဒိုမီနီကာ, Dominikha, Damóo Bikéyah, ଡୋମିନାକା, Доминикæ, ਡੋਮਿਨਿਕਾ, डोमोनिका, ڈومینیکا, Остров Доминика, Dömïnîka, Duomėnėka, Domeenika, Dominikë, IDomonokha, Důmińika, டொமினிகா, డోమెనిక, Domínika, โดมินิกา, ዶሚኒካ, Tominika, دومىنىكا, Домініка, ڈومنیکا, Dominikeän, Доминикин Ниицән, Orílẹ́ède Dòmíníkà, 多米尼克, 多米尼加, i-Dominica

Join us:

FindPenguins for iOSFindPenguins for Android

Sign up now