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  • Day71

    Titicaca

    April 27, 2018 in Bolivia ⋅ ⛅ 10 °C

    Copacabana
    Isla del Sol
    Isla de la Luna

    Me voilà enfin au bord du lac Titicaca, lac navigable le plus haut du monde. Pour l'anecdote, c'est la que se trouve la marine de Bolivie puisque le pays n'a plus de front ière maritime. Ce lac sacré, grand comme la Corse, est partagé entre le Pérou et la Bolivie. C'est du côté de cette dernière que je me rends. Bien que la ville de Copacabana se trouve sur les rives du lac, nous devons prendre un bateau pour nous y rendre sans passer par le Pérou. Le bateau c'est pour nous, le bus lui monte sur une embarcation qui ressemble plus à un empilement de planches. Mais ça fait l'affaire et bientôt nous remontons dans le bus pour terminer le trajet.
    Au programme, visite de Copacabana et de son énorme cathédrale. Par chance, je tombe sur le baptême des voitures, bus et camions. Un prêtre béni les véhicules neufs et tout décorés. Ils sont ensuite aspergés de mousseux, de Coca-Cola, de vin... Ça me rappelle la fois où un religieux hindous était venu bénir le transformateur de notre nouvelle usine à l'île Maurice.
    Ensuite, direction le point de vue qui surplombe la ville. De là, on profite du coucher de soleil sur le lac Titicaca.
    Le lendemain, on part en bateau visiter l'ile de la lune et celle du soleil. Sur place, des sites archéologiques et des points de vue superbes nous attendent.
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  • Day68

    Tiwanaku

    April 24, 2018 in Bolivia ⋅ ⛅ 10 °C

    Après le Coin de Mire à l'île Maurice, je continue mon pèlerinage sur les traces de Tintin. Direction le site de Tiwanaku dont s'est inspiré Hergé pour Le Temple du Soleil.

    Le site archéologique est plutôt bien conservé au vue des fléaux qui se sont abattus dessus (concistadors, pieurs de trésors, archéologues du dimanche, gouvernement intéressé...). Il a été nommé d'après la civilisation Tiwanaku qui en avait fait sa capitale plus de mille ans avant JC. Elle s'étendait autour du lac sacré Titicaca.
    Avant de visiter le site, je me suis renseigné sur internet. Si tout le monde semble d'accord sur le fait que la civilisation Tiwanaku a habité les lieux, certaines théories sont elles beaucoup plus intéressantes. De nombreux chercheurs avancent l'hypothèse de la création il y a 12 à 17 000 ans ! En effet, la configuration des lieux ressemble à un port et l'eau du Titicaca se serait retirée à cette période là (il est aujourd'hui à 18km du site). De plus, des gravures retrouvées sur le sites semblent représenter des animaux préhistoriques de cette époque. Enfin, les références astronomiques trouvées dans les ruines correspondent à l'inclinaison de la terre à cette période. Ce sont suffisamment d'arguments qui m'ont convaincus que les Tiwanaku n'ont fait qu'habiter un site créé des milliers d'années auparavant.
    Que l'on y croit ou pas, l'étrangeté du site ne s'arrête pas là. Si la plus part des pierres ont été usées par le temps, certaines, dans d'un type de roche différents sont restées presque intactes. La précision de la taille, sur des pierres d'une telle solidité est inenvisageable pour l'époque. Je parle là d'une régularité au dixième de millimètre sur les surfaces planes et des angles presque tranchant après des milliers d'années. Inimaginable pour l'époque et même il y a quelques siècles. Les pierres sont tellement parfaites, qu'elles sont faites pour d'emboîter sans laisser d'espace. Pas de mortier pour solidifier le tout, mais des attaches métalliques intégrées à la pierre. Autre fait incroyable, certains blocs pèsent plus de 10 tonnes et ont été déplacés sur des kilomètres. Il ne faut pas oublier que la roue n'a pas été inventée à cette époque et qu'à cette altitude il n'y a pas d'arbres qui pourraient servir d'appui pour déplacer les pierres. Bref, j'en passe, mais le site est un mystère à par entière.
    Le contexte étant posé, place à la visite, beaucoup plus centrée sur les civilisations Tiwanaku et Inca. D'abord, deux musées. Le premier sur les céramiques retrouvées, le seconds sur les sculptures. Têtes de puma et autres animaux à foison, représentations de la Pachamama, outils de l'époque... Un grand nombre d'objets sont exposés. Mais mieux vaut avoir une bonne mémoire car les photos sont interdites.
    Ensuite, visite des sites. Sur la pyramide de Puma Punku, on trouve les fameuses pierres taillées à la perfection. Sur le site de Tiwanaku se trouve la pyramide, le temple semi-enterré et ces têtes sculptées, la porte du soleil et celle de la lune, et bien d'autres chose encore. À vrai dire, si le site n'était pas entouré d'autant de mystères, j'aurai pu en être dessus. Mais toutes la journée je suis resté en perpétuel questionnement.
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  • Day66

    Route de la mort

    April 22, 2018 in Bolivia ⋅ ⛅ 10 °C

    La route de la mort a pendant des années été la route la plus dangereuse du monde. À flan de falaise sur des dizaines de kilomètres, elle permet de relier La Paz à Coroico. Lorsque ce chemin était encore empruntée par bus et camion, il causait la mort de 200-300 personnes par an. Aujourd'hui, un itinéraire alternatif plus sûr est utilisé par la plus part des véhicules. La route de la mort est donc devenu un site touristique pour les amateurs de vélo. Je ne pouvais donc pas passé à côté !

    Départ de La Paz en mini-bus pour atteindre le point le plus haut de la route. À 4700m d'altitude, on s'équipe de la tête aux pieds pour plus de sécurité et on enfourche les vélos.
    La première portion de route est bitumé et est empruntée par de nombreux véhicules. On dévale les premiers kilomètres à vive allure tout en profitant du paysage. À cause de l'altitude, la végétation est rare, mais on peut profiter de toute la vallée qui s'étend devenant nous.
    Une fois la portion bitumée terminée, les choses sérieuses commencent. La route se transforme en chemin blanc de quelques mètres de large. Plus les kilomètres défilent, plus la végétations s'intensifie. Les paysages sont si beau qu'on s'arrête à plusieurs reprises pour en profiter.
    La troisième portion, toujours en cailloux est beaucoup plus humide. Les cascades nous tombent dessus et la pluie fait sont apparition. Plus question de prendre son temps pour paysage, on passe tous instinctivement en mode course. À grande vitesse, les virages en épingle sont à négocier avec précision. L'adrénaline monte, tout comme le plaisir.
    Une fois le beau temps revenu dans la dernière portion, on peut à nouveau ralentir le rythme et admirer la vallée.
    En quelques heures, nous avons parcourus 60km, descendus 3500m de dénivelé, nous sommes passé d'une végétation d'altitude à une végétation beaucoup plus dense, et surtout, on a pris énormément de plaisir.
    Pour se remettre de tout ça, douche chaude, buffet à volonté et piscine à Coroico ! Puis, retour à La Paz en mini-bus, épuisé et malade. J'oblige le chauffeur à s'arrêter plusieurs fois pour vomir et fini par rentrer complètement à l'hôtel dans un sal état. Est-ce que le jeu en valait la chandelle ? Oui, sans hésitation !
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  • Day63

    Huayna Potosi - Objectif 6000 - Jour 3

    April 19, 2018 in Bolivia ⋅ ⛅ 10 °C

    Ça y est, c'est le grand jour ! Réveil à minuit, petit déjeuner rapide, et nous voilà prêt à commencer à 1 heure. 950m de dénivelé et 5-6 heures de marche nous attendent.
    Après 100m de dénivelé, nous n'avons plus d'autre choix que de passer par la neige. On s'équipe de crampons, du piolet, et on s'encorde par trois : un guide pour deux fous ! Dans la nuit, nous avançons lentement. On peut distinguer, devant et dernière nous, les frontales des autres encordés. L'inclinaison change constamment mais notre guide connait bien son métier. Jamais je ne sens mon coeur battre trop vite ou ma respiration s'emballer. À un moment, nous apercevons les lumières de La Paz au loin. Un lac orange au milieu de la nuit noire.
    Après deux heures et demi de marche, nous ne sommes même pas encore à la moitié du parcours, mais je n'ai déjà plus d'énergie. Chaque pas est forcé, au mental !
    Arrivé à 1h30 du sommet, je n'en peux plus. J'ai beau manger du chocolat et des bonbons, les forces me manquent. C'est la que le guide sort sa potion miracle : une infusion de coca bien sucrée. La feuille de coca n'a rien à voir avec la cocaïne hein ! Allez pas croire que je me suis fait un rail. En revanche elle a de nombreuse vertus dont celles d'être un coup faim, un énergisant et une aide contre le mal d'altitude. Avec ça, je suis prêt à repartir. On continu dons l'ascension, toujours dans la souffrance.
    Dernière pause à quelques mètres de ce que je pense être le sommet. Nouvelle tournée d'infusion de coca. Il faut faire vite, le soleil va bientôt se lever.
    Une fois reparti, je me rends compte que le sommet est plus loin que ce que je pensais. Après 10 mètres de dénivelé supplémentaires, j'aperçois enfin la fin du parcours : 150-200 mètres sur la crête. Un passage de 20 à 30 centimètres avec la falaise à gauche et un petit muret de 60 centimètres qui nous sépare de la falaise de droite. Pas le temps de réfléchir au danger, on s'engage sur ce chemin étroit. Je suis pas monté jusqu'à là pour m'arrêter à cause du danger.
    Enfin, nous atteignons le sommet en même temps que les premiers rayons du soleil. À bout, j'ai du mal à apprécier le décor durant les premières minutes. Mais rapidement, je prends conscience de ce qui m'entoure. D'un côté le levé de soleil au dessus des nuages, d'un autres, les montagne de la cordillère royale, au loin le lac Titicaca, et l'ombre du Huayna Potosi qui s'étant sur des kilomètres... Je réalise, après quelques minutes, que j'y suis, au sommet, à plus de 6000m !
    Le temps d'immortaliser l'instant, en photos et en mémoire, puis nous entamons la descente. Il faut faire vite avec que la neige ne se réchauffe et que le risque d'avalanche soit trop grand. Le passage de la crête paraît beaucoup plus dangereux au retour. En descente, le risque de faux pas est plus grand et il ne pardonnerait pas. Avec la plus grande précaution, nous passons cette difficulté.
    La montée s'est faite au mental, avec pour seul objectif d'arriver en haut. J'aurai du penser au retour ! L'énergie me manque mais le guide continu à accélérer pour notre propre sécurité. Comme je ne peux me laisser trainer, je mets tant bien que mal un pied devant l'autre. J'arrive quand même à admirer les paysages que la nuit nous cachait pendant l'ascension. Grandiose ! Heureusement aussi que je ne voyait pas ce qu'y m'attendais, ça aurait été encore plus dur mentalement.
    Quand nous quittons enfin la neige, la pression redescend. Le danger diminue, la difficulté s'intensifie. Nous devons maintenant descendre sur roches instables, en chaussures de neige. Le peu d'énergie qu'il me reste doit être dirigé vers mon cerveau pour choisir sur quelle pierre marché, ou sur mes jambes pour pouvoir me déplacer. Je manque de chuter à plusieurs reprises.
    Enfin arrivé au camp d'altitude, j'ai l'impression de rentrer d'une journée de ski : épuisé, humide, j'enlève péniblement les couches de vêtements.
    Après une soupe, on repart avec le sac à dos rempli et débordant jusqu'au camp de base. Cette dernière portion a plus une allure de balade durant laquelle je profite un dernière fois du paysage.
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  • Day62

    Huayna Potosi - Objectif 6000 - Jour 2

    April 18, 2018 in Bolivia ⋅ ⛅ 7 °C

    On se lève relativement tôt pour tenter de changer notre rythme de sommeil. Après un long petit déjeuner, on prépare les sacs et on attaque directement le repas. À midi, direction le camp d'altitude. Seulement quelques kilomètres à parcourir et 300m de dénivelé, on est pas pressé. On peut donc profiter des paysages jusqu'à se retrouver à nouveau la tête dans les nuages. Arrivé au camp, à 5130m, petit goûter. On en profite pour lire les nombreux messages laissés sur les murs et les lits. Ils confirment ce qu'on sait tous déjà : ça va être dur ! À ma grande surprise, un jurassien est déjà passé par là. Il a laissé un magnifique logo Made in Jura gravé dans le polystyrène ! À 17h, repas du soir, léger à cause de l'altitude. On profite ensuite du couché du soleil au-dessus des nuages. Magnifique !
    À 19h, début d'une courte nuit... blanche ! À cause de l'altitude et de l'appréhension, personne ne peut dormir. Sauf peut-être les guides, bien plus habitués que nous.
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  • Day61

    Huayna Potosi - Objectif 6000 - Jour 1

    April 17, 2018 in Bolivia ⋅ ☀️ 11 °C

    Ça n'était pas un objectif de voyage au départ. Mais un voyager rencontré à Santiago du Chili m'a mis cette idée en tête : passer les 6000m d'altitude. Arrivé à La Paz, j'apprends qui est possible de monter au sommet du Huayna Potosi à 6088m d'altitude. Après longues réflexion, je prends la décision de tenter le coup.

    On commence d'entrée par un dénivelé de 1100m... en voiture. Partie de La Paz à 3700m, nous voilà au camp de base à 4800m. Là nous attend le repas. Grosse omelette aux légumes et énorme portion de riz. J'ai l'impression qu'on va avoir besoin de force. Ça se confirme tout de suite après le repas. On s'équipe puis direction le glacier. Il n'est qu'à un kilomètre, mais nous mettons près d'une heure à l'atteindre. Une fois là-bas, entrainement ! On apprend à marcher avec les crampons, utiliser les piolets, assurer la sécurité des uns et des autres... L'inclinaison de la pente augmente au fur et à mesure de l'entrainement. On termine en beauté par un mur de quelques mètres. Les crampons aux pieds, un piolet dans chaque main, de la vraie escalade sur glace. Excellent ! Même si je n'arrive pas au sommet, j'aurai au moins accompli ce rêve là.
    Quand le dernier termine sont ascension, les nuages viennent nous entourer. En moins d'une minute, la visibilité est réduite à une vingtaine de mètres. Le taux d'humidité grimpe en flèche. Je peux sentir les gouttelettes se former sur ma barbe. L'odeur unique des nuages envahit les environs.
    Après une bonne heure de marche, nous voilà de retour au camp de base. On y passera la nuit.
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  • Day59

    La Paz

    April 15, 2018 in Bolivia ⋅ ☀️ 14 °C

    Place Murillo
    Église San Francisco
    Place San Pedro
    Prison de San Pedro
    Marché des sorcières
    Mirador Killi Killi
    Rue Jaén

    La Paz, "Capitale la plus haute du monde", comme on l'entend souvent. En réalité, c'est Sucre la capitale officielle de Bolivie. Les décisions politiques sont prises à La Paz, mais la constitution n'ayant pas pu être changée, Sucre a gardé son titre.
    La ville n'est pas très jolie, mais j'y passe plus de temps que prévu. C'est en effet le point de départ pour quelques expéditions qui m'intéressent, et un lieu de repos après celles-ci ! Je visite donc bien la ville. Et ce n'est pas facile : aucune rue n'est plate et avec l'altitude je m'essoufle vite. Les minibus sont partout mais la circulation est terrible. Heureusement, pour ce rendre dans les hauteurs de la ville et profiter des points de vue, la ville a investi. Pas de métro ici, mais des téléphériques !
    La place Murillo est entourée par la cathédrale, le palais présidentiel, la base militaire et le congrès. C'est sur celui-ci qu'on peut voir l'horloge qui tourne dans le sens trigonométrique. Comme le sens de rotation vient des cadrans solaires antiques, les politiques boliviens ont voulu marquer leur appartenance à l'hémisphère sud.
    Autre place importante de La Paz, la place San Pedro. Elle est située juste à côté de la célèbre prison du même nom. Il est "possible" de visiter l'intérieur, mais comme pour les mines de Potosi, je trouve ça malsain. Par contre la prison a quelques particularités incroyables.
    - Depuis que les policiers l'ont désertée, elle est gérée démocratiquement par les prisonniers.
    - Les cellules sont la propriété des détenus et des ex-détenus. Il faut donc payer un loyer pour y vivre.
    - La nourriture étant préparer par les prisonniers, il faut aussi payer pour manger. Comme personne ne voulait être associé à la prison, les aliments sont fournis par une société qui enfreint perpétuellement les droits de l'homme en Bolivie (dixit le guide) : Coca-Cola ! Et mieux vaut consommer uniquement Coca. Sinon, les fractures des doigts font vite passer l'envie d'aller voir ailleurs.
    - Pour payer toutes ces dépenses, tout le monde dans la prison a un métier.
    - Les femmes et les enfants des détenus ont pendant longtemps vécus à l'intérieur de la prison.
    - Une aile spéciale, séparée du reste de la prison et avec entrée dédiée est habitée par les narcotrafiquants. Beaucoup plus luxueuse, avec internet et téléphone, elle leur permet de gérer leurs activités tout en étant protégé par la police. Comme Pablo Escobar en son temps. Comme ils sont là de leur propre volonté, ils peuvent entrer et sortir comme bon leur semble.
    - Comme un prisonnier qui s'échappe n'a plus aucun droit humain, ce sont les psychopathes locaux qui se chargent de le retrouver. Taux de récupération 100%. La dernière évasion date de 2016. Après 5 minutes de cavale, deux mois de tortures, six mois d'hôpital, ceux qui ont tenté de s'enfuir servent maintenant d'exemples aux autres détenus qui préfèrent rester dans l'enceinte de la prison.
    Autre typicité de La Paz, le marché des sorcières. On y trouve tout ce qu'il faut pour pratiquer les rituels locaux. Le plus facilement reconnaissable pour moi, ce sont les lamas séchés. Cet animal sacré étant prêté par la Pachamama (Terre-Mère), lui rendre permet de demander une faveur en échange. Heureusement, aucun animal n'est tué pour ça. Ils sont soit mort de froid à la naissance, soit mort au cours de la grossesse. En effet, la femelle lama n'a normalement qu'un seul petit par porté. Ne pouvant approvisionner en oxygène deux embrillons, elle est le seule animal à recourir à l'avortement volontaire. Elle manger des plantes toxiques jusqu'à empoisonner et tuer sa porté.
    La Paz, c'est aussi sa rue hantée, la cathédrale San Francisco et sa façade unique, de nombreux points de vue qui surplombent la ville... Pour les voyageurs comme moi, c'est aussi un passage obligé. De La Paz, on part pour de nombreuses excursions (sommet, route de la mort, jungle, Tiwanaku, ...) ou pour le Pérou. C'est donc sans grande surprise, qu'en une seule journée, j'ai retrouvé dix personnes rencontrées ces deux derniers mois.
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  • Day52

    Sucre

    April 8, 2018 in Bolivia ⋅ 🌙 28 °C

    Gobernacion de Chuquisaca
    Universidad San Fransico
    Teatro Gran Mariscal de Ayacucho
    Corte Suprema de Justicia
    Ex Estacion Aniceto Arcs
    Mercado central
    Mercado Negro

    Je le répète depuis le début du voyage, les villes c'est pas trop mon truc. Pourtant, me voilà à Sucre, capitale de Bolivie. Et contre toutes attentes, la ville est très agréable. Dans le centre de la ville, le style colonial est très marqué. Les bâtiments, blancs, de style ancien, sont magnifiques. Je passe des heures à flâner dans la ville, sans autre objectif que de profiter des lieux. La circulation n'est pas trop dense, la nourriture, très bonne, est bon marché, l'auberge et ces backpackers sont très agréables.
    Depuis le départ, je n'ai cessé de bouger, de randonner, de découvrir. Ici, j'ai envie de prendre mon temps et de me reposer un peu. Je pense passer quelques jours à profiter de Sucre.
    En allant au marché central, j'ai eu envie d'être végétarien en Bolivie. La viande, à même les étales, n'est conservée ni au frai, ni dans des conditions d'hygiène correctes... Deux minutes après, j'étais à l'étage entrain de déguster un plat local. À base de viande évidemment. C'est trop tentant !
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  • Day49

    Tour Uyuni 3

    April 5, 2018 in Bolivia ⋅ 🌙 28 °C

    Salar d'Uyuni
    Incahuasi
    Museo de Sal
    Dakar monument
    Cimetière de trains

    Troisième et dernier jour du tour. Le plus attendu. Aujourd'hui je vais enfin voir le tant attendu salar d'Uyuni.
    Réveil très matinal pour assister au lever du soleil. Alors que nous entrons dans le salar, une partie du ciel commence à changer de couleur. Durant les premiers kilomètres, le dégradé jaune-orange-rouge-bleu se reflète sur le sel recouvert d'eau. Les monts, à "contre-jour", et leurs symétries, créent des formes noires en apesanteur au milieu de tableau.
    Plutôt que de voir le levé du soleil avec cet effet miroir, nous suivons les conseils du guide qui ne nous a jamais déçu. Nous quittons l'effet miroir et rentrons plus à l'intérieur du salar. Après une trentaine de minutes de route, le soleil est sur le point de montrer le bout de son nez. Nous nous arrêtons en plein milieu du désert. Personne à l'horizon. Seulement nous sept, le 4x4 et le sel.
    Progressivement, le bleu foncé du ciel s'éclaircit et vire au violet . Si les montagnes à " contre-jour " demeurent noires, celles à l'opposé s'habillent de couleurs uniques l'espace de quelques secondes.
    Puis, il apparaît enfin. Les premiers rayons, réfléchis par le blanc immaculé du sel, sont éblouissant. Mais nul ne peut s'empêcher de maintenir le regard.
    En l'espace de quelques instants, tout ce qui est à porté de nos yeux s'illumine. L'étendu du salar est tellement grande et plane que nous ne pouvons en distinguer les limites. Seuls quelques montagnes, à des kilomètres, nous rappellent que le désert de sel n'est pas infini.
    Je ne sais combien de temps s'est écoulé entre l'entrée dans le salar et la décision de nous déplacer à nouveau. Mon cerveau s'est déconnecté...
    Après avoir bien profiter, nous avons pris le petit déjeuner à côté de l'ile au cactus. En plein milieu du désert, ce mont de terre recouvert de cactus semble avoir été déposé là pour rappeler l'existence de la vie hors du salar.
    Le reste de la matinée, nous le passons dans le désert. Tantôt sec et blanc, tantôt humide et bleu, il continue à nous surprendre. Nous ne retrouverons malheureusement pas un effet miroir aussi marqué qu'en entrant dans le salar.
    Aux alentours de midi, nous découvrons le monument dédié au Paris-Dakar. Non loin de là, des dizaines de drapeaux flottes dans le vent. Sur tout ceux là, pas de Made in Jura, de France-Comté, de France, de l'île Maurice ou de Kabylie... Si j'avais su... Il faudra revenir !
    Après un dernier repas au milieu du sel, le tour s'achève dans le grand cimetière de train d'Uyuni.
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  • Day48

    Tour Uyuni 2

    April 4, 2018 in Bolivia ⋅ 🌙 28 °C

    Italia Perdida
    Camello
    Copa del Mundo
    Laguna Catal
    Valle de Rocas
    Mirador Anaconda
    Canon del Inca
    San Augustin
    Canon de Sora
    Julaca
    Colcha "K"

    Deuxième jour de périple. Après les flamands roses, ce sont les lamas qui m'accompagne aujourd'hui.
    Premier arrêt dans le C. Piedra. Les coulés de lave, usées par le temps, ont formées d'étranges structures naturelles. La Copa del Mundo (coupe du monde), Camello (dromadaire), un coeur brisé en deux et bien d'autres formes peuvent être distinguées au coeur de l'Italia Perdida. Un lapin à grande queue, dont j'ignore le nom, joue à cache-cache avec nous.
    Surprise du pilote pour la suite. Au lieu de nous mener à la Laguna Catal, nous prenons une piste beaucoup plus sinueuse. Arrivé dans ce lieu secret et tranquille, je découvre, en plein milieu de la roche, une étendue d'herbe parcourue par un ruisseau. Le silence règne. Seul le bruit de l'eau peut être entendu par endroit. En traversant cette oasis de paix et en escaladant un peu, on surplombe la laguna Cara. Une fois de plus, l'eau est d'une couleur différente. Cette fois-ci, elle est marron-noire. Cette lagune est censée être le summum de la journée. Mais honnêtement, le lieu secret est bien plus beau à mes yeux. Surtout lorsque nous y redescendons, que les lamas s'y repose, et que le repas nous y attend.
    En nous rendant au Canon del Inca, nous passons au coeur des plantations de quinoa. La récolte a déjà commencé et les bouquets s'accumulent dans les chants. Dans toutes la vallée, on distingue très clairement les parcelles rouges intenses de quinoa en attente de collecte.
    Le Canon del Inca paraît d'une taille démesuré dans haut quand on aperçois le petit cours d'eau qui le traverse.
    Avant d'aller à l'hôtel, nous passons par Juhaca. Située sur l'ancienne vois de chemin de fer qui reliait Uyuni à l'Argentine, c'est aujourd'hui une ville fantôme. Forte heureusement, un commerce persiste pour les touristes comme moi. On peut y acheter des bières artisanales et jouer à l'extérieur. Deux grosses nouveautés pour moi : la bière à base de quinoa et celle à la coca.
    Cette nuit, je dors dans un hôtel de sel. Les murs, les tables, les sommiers, le sel est présent partout !
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