• Transatlantique

    January 16 in Saint Barthélemy ⋅ 🌬 27 °C

    Du 1er janvier au 16 janvier, transat.

    On part de Mindelo sous le bal des baleines à bosse à la sortie du canal, les vagues et le vent de l'Atlantique perturbés par les côtes nous surprennent. Une horde de dauphins viennent me souhaiter bon voyage alors que tout le monde est parti à la sieste. Je mène la barque.

    Le temps passe vite en mer et la routine s'installe.
    À 8h le dernier quart de termine, la ligne de pêche est mise. Levé tranquille pour les autres, selon l'horaire du quart de la veille, petit dej, travail de l'espagnol pour moi en activité du matin. 11h30 les troupes se rassemblent pour discuter des repas de la journée, Emi et moi commençons à cuisiner. L'après midi, c'est sieste ou toute sorte d'activités récréatives (lecture, écriture, musique, jonglage, jeu d'échecs...). À 17h, quand l'air devient moins chaud, petit sport pour faire bouger le corps. 18h belotte et rebelote. 19h repas du soir et 20h le premier quart commence, les autres vont se coucher.

    La pêche va parfois perturber la routine mais on se ressaisit vite. On commence à pêcher beaucoup de daurade coriphène, on aura aussi deux thazars et deux carangues. On a failli choper un marlin (comme un espadon) après près d'une heure de combat, il coupa la ligne avec son epais....

    On se fait aussi titiller tous les jours par les poissons volants. Deux bancs de dauphins nous rendrons visite, quelques oiseaux solitaires qui ne s'arrêtent jamais de voler (martinet,....).

    La nuit, les planctons phosphorescents dans l'écume des vagues reflètent les étoiles.

    Les Sargasses, algues invasives suivent notre cap et s'accumulent de plus en plus.

    À mi-chemin, on fait péter le champagne que la famille de Théo m'a offert.
    On a eu, un jour de temps calme, un bain avec en dessous de nous plus de 5000m de profondeur...le bleu de l'océan était.... profond.

    De jour en jour, l'atmosphère se réchauffe, l'air s'humidifie. Le temps passe si vite, regarder l'océan est aussi hypnotisant qu'un feu de cheminée. Je ne veux plus faire de sieste l'après-midi pour profiter de mes activités récréatives. On avance à une moyenne de 5 nœuds, on traverse la planète à la vitesse d'une marche rapide, sans jamais s'arrêter, on avance.

    On arrive en début de soirée, à la nuit tombée au premier mouillage à St Barthelemy. On s'enfile quelques rhum pour fêter ça, on n'avance plus ! La sensation est vertigineuse.

    Le matin, on nage jusqu'à la plage, on croise des tortues, des raies, des lambis, des poissons. Arrivé sur la terre ferme, mes jambes se mettent à courir sans jamais m'arrêter, je gravis la petite colline derrière la plage et me retrouve face aux vagues de l'océan qui m'ont portée jusque là.
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