Fernando we missed you
February 5, 2025 in Brazil ⋅ 🌧 27 °C
SAINT-HELENA-FERNANDO de NORONHA ou la traversée de l’atlantique sud par la face Est Nord de l’anticyclone
Au terme de 11 jours de navigation Sula Bassana est arrivé à Fernando avant-hier soir.
Ces onze journées furent relativement tranquilles, l’anticyclone de Sainte-Hélène fut perturbé par les fronts froids descendant le long de la côte brésilienne, cassant un alizé déjà pas très fort en séparant l’anticyclone en deux parties, une classique dans les parages.
Le quatrième jour, le spi fut rangé dans son sac afin de le préserver ; en effet, un problème de galon sur la chute nous obligea à l’affaler et n’ayant pas le matériel nécessaire pour réparer. Sula Bassana navigua sous C55 une sorte de code 0 un peu petit.
Nous n’avons pas croisé grand monde sur la route, un ou deux tankers et puis un soir, je reçus un message du trimaran Sodebo qui savait que nous étions dans les parages. A 265 milles derrière nous, j’essayais en vain de les faire passer sur notre route mais ils bifurquèrent vers Recife où ils avaient prévu un arrêt technique.
Dommage pour eux, nous aurions pu leur lancer un bon morceau de Thon rouge au passage.
Au mouillage, devant le petit port de l’île, bercé par le ressac permanent après un bon repas la nuit fût magique.
Au matin, nous découvrions un beau paysage d’île tropicale, Jon nous quittait ravi de sa première expérience transatlantique et de sa soirée d’adieu.
Dans deux jours, il sera de nouveau au Canada en plein hiver sous des températures de -20°. Choc thermique.
Rebecca prenait le relais et embarquait avec nous jusqu’à Antigua, terme de notre navigation.
Baignades, check du bateau et course de frais furent le programme de la journée puis peu avant le coucher du soleil Sula Bassana longea la cote nord de l’île.
L’archipel de Fernando fut découvert en 1500 par le navigateur Portugais Gaspar De Lemos, commandant d’un des navires de l’expédition qui découvrit le Brésil.
En 1503, Fernao de Norona finança une nouvelle expédition et obtint une concession de la couronne Portugaise pour exploiter les ressources naturelles et notamment l’exploitation du Pernambouc, un bois utilisé en teinturerie.
C’est à Amerigo Vespucci, membre de cette expédition que l’on doit la première description de l’archipel constitué de 21 iles et ilots.
Abandonné un temps, il fut occupé par les hollandais au 17ème siècle puis au siècle suivant par les Français qui la renomment alors Ile Delphine.
L’archipel reste inscrit dans le domaine colonial français de 1705 à 1737.
En 1737, repris par les Portugais en raison de sa situation stratégique, un fort y est construit.
En 1938, cédé au pouvoir Fédéral Brésilien, une prison y est bâtie pour les détenus politiques. Lors de la seconde guerre mondiale, une base militaire y est installée avec l’aide de l’armée Américaine.
L’archipel est administré par les militaires jusqu’en 1988.
Aujourd’hui, appartenant au patrimoine mondial de l’Unesco, il possède le statut de parc naturel et abrite nombre de tortues, dauphins sauteurs et autres requins tigres.
Ce matin au large de Fortaleza nous traversons un petit Pot-au-Noir peu actif mais toujours surprenant dans ces bons grains de pluie et de vent.
Le vent a déjà basculé au Nord-Est, on attaque un peu sous Code 55 à 120° du vent. Dans quelques heures, nous serons sous génois au largue (reaching).
Aidé par le courant sub-tropical, nous avançons bien en direction d’Antigua que nous devrions atteindre dans 9 jours.
Ce soir nous passerons l’équateur, la ligne comme on dit.
Pour moi ce sera la Vingt-cinquième.
Je ferais office de Neptune pour baptiser les marins Canadiens et Français.
Pas la peine de trop me déguiser, je dois ressembler un peu à une sorte de Neptune.
Albert, le compagnon de route de Jean Le Cam, nous a rejoint avec toute sa famille, les cousins, les oncles et tantes…
A la tombée de la nuit, ils se rapprochent et virevoltent devant le bout dehors passant devant les feux et devenant rouges puis verts.
Ils font le spectacle, puis sur le coup de 3 heures du mat, épuisés par la fiesta, ils viennent se reposer sur l’énorme panneau solaire à l’arrière du bateau.
Il fait chaud, très chaud, nous écoutons Bernard Lavilliers, Gentilhomme de Fortune, Rêves et Voyages : Fortaleza
SULA BASSANA
00° 55’ 718 S-035° 51'317 W
230 milles Dans le nord-est de Fortaleza -Brésil
1200 milles dans le sud-ouest des Iles du Cap VertRead more






TravelerSounds wonderful and enjoying these recounts. Strength and love to you all, especially Rebecca!
Thanks so much for another amazing story of your travels. May your travelling conditions be favourable. [Sharon]
TravelerI love how we get updates and history lesson. Thank you for sharing.