• Traversé désert / difficulté

    17 Jun 2024, Iran ⋅ ☀️ 38 °C

    130km

    Depuis : khor guest house

    Jusqu'à : Parc d'un petit village hlwan

    Lever 2h du matin .
    Je prends mon temps pour mon petit déjeuner, toilettes et pactage des affaires sur le vélo avec 12L d'eau. J'avais déjà préparé tout mes affaires la veille.

    On part les 1er avec Tigrou vers 3h45.
    Charles et Noé nous rattrape au bout d'une heure .
    On assiste à un magnifique levé de soleil ☀️.
    On traverse de gigantesques lac de Sel.
    Au bout de 80km on arrive à un Shelter sur le bord de la route.
    Petit déjeuner avec tous le groupe.

    Il est maintenant 9h du matin !
    On décide de continuer pour 50km de plus. jusqu'à petit village.
    C'est une une route en terre battue pour commencer.
    Mais au bout de 20km à notre grand surprise on se retrouve sur une route recouvert de sable et des dunes . On est obligé de dégonfler nos peneus pour une meilleure adhérence. Même avec ça on est obligé de pousser nos vélos sur des kilomètres. C'est épuisant !
    Impossible de faire marche arrière.
    Le soleil, le sable, l'eau... Tout est en ébullition.

    A certain endroit il y à des douilles de gros calibre dans le sable. Avec même des balles non utilisées...
    On apprend par la suite que cette route est utilisée par les cartels et même la police a interdiction d'y aller.

    Noé et Charles part devant pour rejoindre au plus vite le village il ont des vélos plus adaptés. A la recherche d'eau et aide.
    Flavie et David sont devant moi et Tigrou.
    TIGROU est épuisée on décide de rester ensemble et d'aller doucement en faisant un maximum de pose.
    Je ne suis pas stressée. Car j'avais prévu pour 2 jours d'eau.
    À 15 km du village il me reste 4 litres d'eau.

    A 13h je reçois un appel de Charles qui manonce qu' avec Noé ils sont bien arrivés au village à bout de leur force .
    Il me demande si il doit envoyer des secours.
    Je lui demande a mon tour s'il y a bien de l'eau dans ce village. Il me répond que Oui !
    Je suis soulagée.
    C'est bon ! peut importe le temps que cela nous prendra.

    ....

    A 8km du village: Noé nous rejoint avec un 4×4 et 2 policiers.
    Il sont allés au maximum de la où il pouvait allé . Des dunes infranchissables ( route interdite par la police).

    On est rapatrier avec nos vélos à la mosquée où on peut boire de l'eau fraîche.
    Mon peneu AR est crevé. Réparation !
    On installe nos ⛺ tente dans le parc en face de la mosquée et je vais me coucher
    ...

    Message de Noé :

    On se réveil vers 3h pour profiter de la fraîcheur matinale. On traverse un lac salé avec des plaques de sel à perte de vue avec un magnifique lever de soleil.
    Vers 8h, après 80km au compteur, nous entamons un chemin gravel de 50km au milieu du désert, qui devait durer trois heures avec le vent de face, pas plus. Après une vingtaine de km, la route devient de plus en plus recouverte de sables. Il nous faut redoubler d'effort juste pour avancer un peu, tellement on s'enfonce. Certains endroits sont si profond que ça nous stoppe net. On doit alors pousser le vélo, ce qui est beaucoup plus épuisant.
    On dégonfle nos pneus pour avoir plus d'adhérence. Moi et Charles, ayant des pneus plus large que les autres, arrivons à pédaler sans trop devoir pousser. Voyant que les 30km restant allait nous prendre la journée et que le soleil commençait déjà à bien taper, nous décidons de continuer avec Charles en laissant les autres, pour pouvoir appeler de l'aide. Plus on avançait et plus la route n'était que sable, parfois même la route disparaissait sous une dune immense à gravir. Coincés sous un soleil brûlant, toute la journée durant, on fait pas les malins et c'est là que le mode survie s'active. Pas le temps de prendre des photos, il faut avancer pour trouver de l'ombre et aider les autres.
    Heureusement, nous avions prévu le coup en prenant au moins 10 litres d'eau chacun. Une fois le soleil au zénith il fait une chaleur suffocante (au moins 40°). Dès qu'il n'y a plus de vent, on cuit sur place. Je rêve de fraîcheur, n'importe, tant que c'est froid. À force de boire de l'eau bouillante, mon ventre ne veut plus absorber grand chose, j'ai des nausées et je sens que je suis sur le début de la limite à ne pas dépasser. Ce fût un des efforts les plus durs que je me souvienne, dans ma petite vie. Malgré tout, on arrive au village complètement épuisés. On trouve la mosquée, où il y a toujours de l'eau fraîche. Si fraîche que je bois au moins un litre d'un coup et je me rince complètement, avant de m'allonger par terre, à l'ombre. Des ados nous dévisagent, j'arrive à leur traduire que 4 de nos amis sont encore dans la fournaise et qu'ils ont besoin d'aide. De là, l'ado me dépose à moto chez un autre villageois. Celui-ci m'embarque sur sa moto cross avec de l'eau pour rejoindre les copains. Il appelle en même temps la police pour rapatrier tout le monde au village. On trouve d'abord Flavia et David, à 7km du village, sans plus une goutte d'eau. Ils arriveront à finir les 7 km restants (respect+) en attendant que le 4x4 de la police aille chercher Jean et Hossein. Malgré les 4 roues motrices, les dunes sont trop pentues pour le 4x4. Il a fallut attendre qu'ils arrivent jusqu'à nous. Eux aussi était bien fatigués et content de voir les secours arriver.
    La police nous explique que la route que nous avons pris, est une route de criminels où même la police n'a normalement pas le droit d'aller. Ils nous accompagnent au petit supermarché du village, qui ouvre juste pour nous, où nous prenons boissons fraîches et glaces. Nous revoilà tous regroupés, soulagés et se promettant de ne plus refaire la même erreur à l'avenir. On aura mit au final plus de 5h pour les 50km.
    On dormira près d'un parc entre la mosquée et le commissariat.

    ///

    We wake up at around 3am to take advantage of the cool morning air. We cross a salt lake with endless salt flats and a magnificent sunrise.
    At around 8am, after 80km on the clock, we set off on a 50km gravel road in the middle of the desert, which was supposed to take three hours with the headwind, no more. After around 20 km, the road became increasingly covered in sand. We had to redouble our efforts just to make a little headway, because we were sinking so deep. Some places are so deep that it stops us dead in our tracks. We then have to push the bike, which is much more exhausting.
    We let the air out of our tyres to get more grip. Me and Charles, with wider tyres than the others, managed to pedal without having to push too hard. Seeing that the remaining 30km was going to take us all day and that the sun was already starting to beat down, we decided to carry on with Charles, leaving the others behind so we could call for help. The further we went, the more the road became nothing but sand, sometimes even disappearing under a huge dune that we had to climb. Stuck under a scorching sun all day long, we didn't play around and that's when survival mode kicked in. No time to take photos, we had to keep moving to find shade and help the others.
    Fortunately, we had planned ahead, taking at least 10 litres of water each. Once the sun was at its zenith, it was suffocatingly hot (at least 40 degrees). As soon as the wind died down, we cooked on the spot. As a result of drinking so much boiling water, my stomach doesn't want to absorb much more, I feel nauseous and I can feel that I'm at the beginning of the limit. It was one of the hardest efforts I can remember in my short life. Despite everything, we arrived in the village completely exhausted. We found the mosque, where there was always fresh water. So fresh that I drank at least a litre in one go and rinsed off completely before lying down on the ground in the shade. Some teenagers stare at us and I manage to tell them that 4 of our friends are still in the heat and need help. From there, the teenager drops me off at another villager's house. The villager took me on his dirt bike with water to join his friends. At the same time he called the police to get everyone back to the village. First we find Flavia and David, 7km from the village, without a drop of water. They managed to finish the remaining 7km (respect+) while waiting for the police 4x4 to pick up Jean and Hossein. Despite the 4-wheel drive, the dunes were too steep for the 4x4. We had to wait for them to get to us. They too were very tired and happy to see help arrive. The police explain to us that the road we've taken is a criminals' road where even the police aren't normally allowed to go. They accompany us to the small village supermarket, which opens just for us, where we get cold drinks and ice creams. We're all back together again, relieved and promising not to make the same mistake again in the future. In the end, it took us over 5 hours to cover the 50km.
    We slept near a park between the mosque and the police station.
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