Alex Poncet

Architect -been working for 12 y+ in construction & urban design. In March 2017 i set off to India and Africa for 6 months to get some hands-on exp in urban and rural (sustainable) development in "the South"...And since Feb 2018 I am back in Malawi.
Living in: Limbe, Malawi
  • Day183

    Agra, plus que le Taj Mahal

    April 25, 2017 in India ⋅ ☀️ 36 °C

    Et je ne pouvais pas aller dans le nord sans faire un arrêt à Agra pour voir le Taj Mahal !

    J'avais un billet de train en "réservation sous réserve d'annulation" à partir d'Hyderabad, pour 22h de trajet... Ce qui veut dire que les places sont vendues à plusieurs personnes, à voir ensuite sur place comment ça se débrouille ^^ J'étais donc censée partager ma couchette avec un monsieur à l'air pas très intéressant et au gros bide. Heureusement le contrôleur m'a trouvé une couchette dispo pas très loin, vu que ça ne gênait pas plusieurs femmes en partager une, tête-beche ^^ Vive l'Inde et les Indiens, franchement :)

    Je suis donc arrivée à Agra un peu avant 5h du mat, parfait pour être au Taj Mahal au tout début de la journée, le meilleur moment pour le visiter car dès le milieu de la matinée, soleil et chaleur sont trop intenses (plus de 40°C en cette période) et il risquait aussi d'y avoir trop de monde...

    Après avoir posé mon sac à l'hostel où j'avais l'intention d'aller, je suis allée à pieds à la porte Est, à peine à 1km... surprise en voyant que depuis assez longtemps, les abords du Taj et les voies y menant sont réservés aux piétons, hyper travaillés, calmes et impeccables !
    2e surprise , on me l'a dit sur le chemin mais je ne voulais pas y croire, ce jour là la visite du Taj est gratuite. La visite la plus chère de l'Inde ! 1000 roupies !! Youpi ! Vive le roi dont c'est l'anniversaire !
    Et donc voilà, après une petite marche à 6h du mat sous le soleil levant dans les rues piétonnes larges, où circulent calèches et ... Comment appeler ça... Sortes de voiturettes de golf allongées propulsées par un vélo, ou au moteur électrique silencieux... J'entre donc dans l'enceinte du Taj par la porte Est.

    Je ne vais pas vous raconter le lieu, évidemment fabuleux, déjà pas mal de touristes mais c'est grand, il y a de la place pour tous. Le palais de marbre blanc n'est pas seul, il a toute une enceinte et des bâtiments-portes de pierre rouge tout aussi splendides. Le tout donne sur la rivière, qui baigne dans une lumière cotonneuse blanche... La pollution filtre la lumière de manière très poétique, au moins !

    Heureuse de ma visite, j'ai continué vers le Fort, un peu plus loin sur la rivière, et toujours via des rues larges, silencieuses, impeccables, sous utilisées... Un bout de pastèque frais avant d'entrer, payé 550 roupies (pour les Indiens c'est 30) (fair enough), et je gravis la pente de pierre rouge vers les palais du Fort... Qui se révèle autant si ce n'est encore plus splendide que le Taj... Marbre blanc, pierre rouge, cours successives, arcades sculptées, incrustations de pierre dans la pierre, vues cadrées sur la rivière, le Taj, la ville... Superbe ! Superbe. Les Indiens ont vraiment un sens de la beauté sur-developpé...

    Et puis il y a l'autre côté de la rivière. Les jardins Mehtab Bagh, faits pour offrir un arrière-plan au Taj... Le "baby taj" et ses marqueteries de pierre... Etc etc.
    Mais Agra est bien plus que cette collection de monuments... La ville qui s'est développée au pied du Fort, creusée dans la roche rouge, le labyrinthe du bazar avec des rues et passages de quelques dizaines de cm de large qui s'enfoncent vers des ateliers obscurs, des vestiges historiques de bois et métal​, la foule partout, des vendeurs mobiles de trucs colorés et savoureux à manger, des fruits inconnus, des masala soda, des trucs qui fument, des trucs dorés, le tout sous les "moucharabieh" de métal qui protègent les 3-4 étages au-dessus.. quelle atmosphère, c'est complètement fou, c'est Babylone et le 21e siècle à la fois, c'est encore mieux que les rues du bazar de Bombay, c'est dingue.

    Et puis, jouxtant les espaces publics bien policés du Taj il y a la ville qui s'étend, ce qui étaient des villages ou des bouts de quartiers informels, qui s'intègrent petit à petit à la ville...les plus pauvres qui vivent là avec pour WC et sdb un égout-ruisseau au milieu du passage entre les baraques, les chèvres pour le recyclage des ordures, mais au moins les maisons sont en dur, ça protège mieux de la chaleur que la tôle... Certains s'offusquent de la présence de ces habitants aussi près du Monument, ça gâche la vie disent-ils... Moi je trouve ça plutôt chouette qu'ils vivent là, au pied d'une merveille construite que le monde vient admirer.

    Et je ne suis même pas allée dans d'autres quartiers...

    Je suis restée 2,5 jours à Agra, j'aurais pu y passer 2 semaines sans m'ennuyer, à l'aise...
    Read more

  • Explore, what other travelers do in:
  • Day179

    Hyderabad / Secunderabad

    April 21, 2017 in India ⋅ ☀️ 40 °C

    Le métro en construction changera-t'il la donne ? Pour l'instant les villes "jumelles" donnent l'impression d'avoir été construites pour la bagnole... La nuit c'est un vrai jeu vidéo, on fonce, on fait le tour du lac, presque courses-poursuites entre le restaurant et le bar... En journée c'est plus laborieux, on coincé dans les bouchons pour couvrir les 400m qu'on peine à couvrir à pied... Et à l'arrivée on ne sait même pas trop où se garer.
    Pourtant autour du Charminar, le monument historique de la ville, et de la grande mosquée, se développe un marché en soirée où on reprend plaisir à marcher...Mais l'autre raison du bien être des habitants de ces villes, après le fait de pouvoir se loger à des prix corrects, c'est l'offre en restaurants. Hyderabad est connue pour ses byrianis, viandes grillées et autres plaisirs culinaires qui vont de nos jours de la bière brassée sur place au "thick shake" ultra sucré...
    Read more

  • Day178

    Auroville

    April 20, 2017 in India ⋅ ☀️ 22 °C

    So, I spent a month in Auroville. 1 week in march, when I attended a "Earth & bamboo" construction workshop, and 3 weeks until yesterday, during which I attended an intensive course on bioclimatic design with earth (both times speaking about the material, "soil", "mud".

    But still, I don't know how to talk about Auroville. Maybe here more than anywhere else, one has to experience it for some time. Please do go there on your next trip...
    It's much more than a bunch of nostalgic hippies living in "almost gated" communities :) More also than a fun camp for retired people who enjoy riding their mopeds without a helmet :)
    And not a cult either, even though the founders' pictures are to be found everywhere.

    It's a place where one can think, meditate, find quietness.
    The Matrimandir, the spacecraft-like spiritual center of Auroville, is even designed for this sole purpose. And this is an impressive architectural experience, enhanced by the fact it's not the work of one company, one contractor under one guy's orders, but much more of a collective realisation. It took so much will and collective work to come to completion that one can only be impressed.

    Auroville is also a place where you can still feel that if you want to do something, try something, there's room for that.
    I am not going to describe all the farming activity, the reforestation projects, the researches on renewable energy and sustainable life that are taking place in Auroville. Once again, one has to come to experience it and have an idea for himself about what this place intended for human unity is, and can be.
    Read more

  • Day178

    One (new) fruit a day

    April 20, 2017 in India ⋅ ⛅ 14 °C

    I discover a new fruit everyday here :)
    So, after sapota/chikoo, there is Ramphal - a sort of custard apple, chirimoya, more "creamcheese-like". A full dessert in itself. Even though one can use it to create awesome cheese cakes, for example :)

    There's also Amla, the Indian gooseberry, full of vitamin C and magical properties for the human body. Bigger than our European berries, it can be eaten raw, but it tastes kinda saur and one has to get used to it. They say it's very refreshing to take a bite of Amla, chew and swallow, then take a sip of water. I was eating it cut in pieces with my morning muesli...

    Oh and I tried the cashew fruit, which tastes kinda like... jackfruit? The cashew fruit is full of water.

    Here they also cook the banana flowers, but I don't know how as I didn't see or tried it.

    And Rabia told me about the coconut flowers that were sold on the Pondicherry market to be eaten !?? She had never seen it before even though she lives at the Reunion island, surrounded by coconut trees :))

    About the veggies, buttergourd curry is awesome, and okras as well when it's well cooked ...

    There are also numerous "greens" that I didn't have enough time to explore, but I can tell you a salad of green papaya, chicken spinach and coconut is heaven...
    Read more

  • Day156

    Holidays at the beach

    March 29, 2017 in India ⋅ ⛅ 34 °C

    I had a short stay at Mahabalipuram (or Mamallapuram). A "beach station" town which is probably better to visit off-season than when everybody's here (April is the start of the summer, aka too hot, so it's a good time to come). Beach, waves to surf, fish freshly arrived from the sea, yoga, and rock carvings. Pretty nice for a couple of days. the sea is too hot for me though... I like hot water in a bubble bath :)

    The interesting part is that we can see the coast between Pondicherry and Chennai being slowly covered by "resorts" and amusement parks of all sorts, but apparently a large strip of the coast is still reserved and owned by the fishermen communities who hold it strongly, aware that if they lose it, they lose all access to the sea.
    Read more

  • Day154

    Chennai

    March 27, 2017 in India ⋅ ⛅ 30 °C

    Rapide passage à Chennai entre Kanchipuram et Mahabalipuram.
    Chennai, ville "normale" ? Ni hyper touristique ni géante... Pas non plus une silicon valley ni en chute libre... Et avec des bons spots de petit déj aux stands de rue : ce matin là j'ai pris mon petit déj en 4 étapes délicieuses :))

  • Day151

    RIDE India

    March 24, 2017 in India ⋅ ☀️ 17 °C

    Et non pour une fois ce n'est pas une histoire de vélo!
    Je saute des étapes dans mon parcours -j'y reviendrai.

    Cette semaine je suis dans le Nord Tamil Nadu, à Kanchipuram, avec RIDE, une ONG familiale locale qui lutte depuis 1984 contre le travail forcé des enfants et pour l'émancipation économique des femmes des villages.
    Kanchipuram, une bourgade de plus de 3 millions d'habitants, est connue pour ses temples, mais aussi pour son travail manuel de la soie. C'est ici qu'on trouve les plus beaux saris...
    Jusqu'ici y a peu, 40 000 enfants étaient employés à trier les fils et à faire les petites mains, pour un salaire absolument misérable ou nul. Issus de familles très pauvres, leurs parents voient cela comme une tradition d'une part, comme un apport d'argent indispensable d'autre part, même si je répète, il est incroyablement bas (100₹ par mois !!!), et enfin, ils servent de monnaie d'échange, de garantie lorsque les familles ont besoin de solliciter une aide financière de la part de leur employeur.
    Une pratique aussi ancrée dans les moeurs ne s'éradique pas facilement...

    La scolarité est obligatoire en Inde, et le travail des enfants réglementé, mais la corruption importante et le fait que beaucoup de travailleurs de la soie travaillent chez eux font que les lois sont faciles à contourner...Quand on va à l'école en Inde, on doit aussi être propre, bien habillé, et d'apporter à manger pour le repas du midi, autant de freins à la scolarisation régulière des plus pauvres.

    Les fondateurs de RIDE, Mr et Mme Jeyaraj, tous deux enseignants diplômés, sont arrivés du Sud Tamil Nadu et ont démarré par fonder une école, en mesure d'offrir une bonne éducation gratuite aux enfants les plus défavorisés, et ont formé les enseignantes. Puis plusieurs écoles, ce qu'ils appellent des "bridge schools", permettant aux enfants déscolarisés de reprendre un cursus normal après une année. Puis des écoles du soir, permettant aux enfants travailleurs d'accéder tout de même à un bon niveau d'éducation, et de ne pas être captifs de leur travail de petite main toute leur vie... Des actions de communication auprès du public, des actions en justice et auprès du gouvernement pour que les lois soient respectées, de l'information et de la formation auprès des personnes les plus défavorisées pour qu'elles prennent conscience de leurs droits.

    Parallèlement, RIDE mène également dans les villages des projets de "Self-Help Group" ("aidons-nous nous-mêmes") pour les femmes : des femmes "ressources" sont formées à une activité artisanale (couture, broderie,...) et à la gestion financière, et sont ensuite "responsables" à leur tour de groupes de femmes. Ces groupes d'une cinquantaine de femmes se réunissent au moins une fois par semaine, et lorsqu'elles en font partie, les femmes doivent mettre de côté 50 ₹ par mois, sur un compte commun du SHG, ouvert et aidé aussi par RIDE. Après quelques mois d'économies les femmes sont en mesure de solliciter un micro-prêt pour améliorer, étendre leur activité économique. Des bénévoles locaux de RIDE continuent à être régulièrement auprès de ces SHG, d'autres groupes sont désormais autonomes. Certaines femmes ont lancé leur propre affaire, artisanale ou de production, par exemple pour le lait, transporté ensuite dans des camions réfrigérés vers la ville.
    Pour avoir une idée des coûts, une vache coûte environ 30 000 ₹, et son lait peut rapporter jusqu'à 6500 ₹ par mois (vendu à 30₹ le litre)...

    Plusieurs autres projets pour lutter contre la pauvreté ont été menés ou sont développés, comme la construction de toilettes dans des villages Dalit (Intouchables, les plus pauvres...), le développement du jardinage dans les écoles, l'information sur les herbes médicinales (il y a à Kanchipuram un hôpital traitant avec les herbes médicinales, accessible à tous, et une pharmacie où on peut se procurer divers remèdes efficaces et très peu chers), la récupération des déchets... Sur ces derniers points pas mal de choses peuvent encore être développées, mais pas en une semaine, il faudrait être ici pour 3 mois au moins (surtout vu le rythme des journées alors que la chaleur de l'été arrivé, mais bon, c'est un autre sujet).

    Pour fonctionner, RIDE dépend beaucoup de dons privés. Ils accueillent aussi des volontaires à long terme, forcé de propositions et de mise en oeuvre.
    Cela fait aussi une bonne quinzaine d'années maintenant qu'ils ont une petite offre de "tourisme solidaire", accueillant des touristes dans leur guesthouse, 3 repas faits maison avec beaucoup d'attention compris, et offrant des visites de la ville et des environs, ou des cours de cuisine...
    Mais tout le monde ne comprend pas la démarche puisque certaines personnes trouvent les prestations "trop chères"...

    J'ai pu rendre visite à quelques personnes concernées par ces projets, voir quelques livres de comptes, rencontrer des enfants super dynamiques et appliqués à l'école... Je pense que RIDE fait vraiment du bon boulot. Si jamais vous venez dans le coin, n'hésitez pas à vous arrêter, ils seront ravis de vous recevoir, et si vous cherchez une petite ONG à qui faire des cadeaux de Noël pensez à eux.

    RIDE India
    www.rideindia.org
    Facebook: Ride India

    48, Periyar Nagar
    Little Kanchipuram 631503
    Tamilnt, India
    Read more

  • Day148

    30h de voyage

    March 21, 2017 in India ⋅ ☁️ 14 °C

    Aaah, les trains indiens... Évidemment un voyage complet, plus qu'un moyen de transport :)
    Je voudrais me déplacer le pus possible au sol, éviter la déconnexion des aéroports et des avions. Je suis donc allée de Bombay à Bangalore en train, un voyage de 25h. J'ai ensuite pris un autre train pour rejoindre Mysore, trajet qui devait durer 2h30 et qui a pris presque une heure de plus, à ce stade et en mi-journée avec la chaleur, ça devient long.
    En classe Second Sleeper (sans clim), le billet couchette coute 500 roupies, soit 8 euros. Comme dans les trains ukrainiens, en journée les couchettes intermédiaires sont repliées et on s'assoit sur celles du bas, 3 places face à face. Les conversations s'engagent, la nourriture s'échange... Mais à la différence de l'Ukraine, dans les transports indiens -et quelle que soit la classe ou le type de train, des vendeurs de toutes sortes arpentent inlassablement les allées en clamant d'une voix forte ce qu'ils ont à vendre. On ne craint pas la faim, la soif ou l'ennui...
    Le fameux "tchai" ou masala chai, mais aussi café, bouteilles d'eau, samosas, galettes de dhal dures, lait ribot dans des sachets en plastique, et encore bijoux, porte clés, machins en plastique, épingles à nourrice et à cheveux... Des mendiants aussi profitent de la manne des voyageurs, certains chantent, d'autres trimbalent des enfants culs nus, des handicapés, des vieux se déplacent difficilement...
    Les voyageurs, surtout les hommes, mettent la main à la poche. Le ballet s'intensifie aux arrêts dans les gares, ou certains vendeurs défilent sur le quai sous les fenêtres (ouvertes mais protégées par des barres métalliques) et d'autres grimpent dans le train. J'imagine que les vendeurs s'échangent à ces moments-là, en tous cas point de bataille entre eux.
    Prévoir petite monnaie pour les voyages...
    Les arrêts en gare sont bien plus longs que nécessaire pour l'échange de voyageurs, ce qui me laisse penser que c'est fait pour permettre l'activité commerciale des régions traversées... Entre les gares, le train file à bonne allure.
    Autre spécificité indienne, quand on ne mange pas, on "dort". Personne ne lit, ne regarde par la fenêtre... Pour éviter de s'ennuyer ferme, les femmes surtout s'étalent sur les couchettes, s'enveloppent de leur sari, et ferment les yeux. Bonne technique pour éviter d'être importunée, et que quelqu'un ne vienne s'asseoir à côté - car certains montent en cours de trajet sans réservation.
    Read more

  • Day146

    Developpement?

    March 19, 2017 in India ⋅ ⛅ 25 °C

    Et partout entre Pondicherry et Kanchipuram, ce qui était encore il y a peu des terres agricoles exploitées sont découpées en petits rectangles numérotés, le tout côté d'une "entrée" et d'un nom qui fait rêver, en attente d'heureux acquéreurs qui viendraient construire leur nid douillet là, à la sortie d'un village.Read more

Never miss updates of Alex Poncet with our app:

FindPenguins for iOS FindPenguins for Android