• J58 – 07/02/2026 : Belgrade et traverser

    February 7 in Slovenia ⋅ ☁️ 11 °C

    Réveil le long du parc, on a pas eu de souci cette nuit. Mise en route assez rapide ce matin : grosse journée en perspective ! On quitte Aleksinac pour continuer notre remontée vers Belgrade. Un peu avant l’heure du goûter, on y est arrivés. Première impression : c’est plus peuplé que Sofia ! Néanmoins, on est toujours sur le style sovétique avec de belles rues bien larges et droites. Il y a nettement plus de monde que les routes mais ça reste facile de conduire. Idem en tant que pieton, facile de se faire une place. On galère un peu pour le parking (toute mesure gardée #Athènes) car les places sont réservées et les parkings officiels sont souterrains. On finit par trouver (merci à Lino pour son aide, c’est lui qui avait vu ce parking en passant) le long de la Save, qui rejoint le Danube au nord. Après recherche, une spécialité typique de la Serbie s’appelle ćevapi et sont… des sortes de boulettes allongées. Bon, le végétarianisme, on reprendra ça plus tard.. On s’arrête donc a ćevap bar, toujours le long de la rivière. On a pris un plateau dégustation pour 2 (oui oui, pour DEUX), et une salade de tomate-fromage à partager entre nous 3. On a été sceptiques sur les différents goûts de la viande.. l’une au poivre (mouais, pas dire ça à Romain qui serait déçu du manque de goût), l’autre nature, la troisième aux poireaux et le dernier…nature aussi ( ?) mais en paillasson carré. On a eu un poids sur l’estomac pour une bonne partie de l’aprèm ! En sortant, Lino a évidemment repéré la plaine de jeu sur la digue. C’est drôle de le voir gagner en autonomie. Le long de l’eau, ça pêche ferme ! ils sortent des poissons à une fréquence impressionnante. Quand on l’a fait remarquer à Lino, il a demandé pour aller voir et est allé tout seul. C’était cocasse de le voir interagir avec les locaux anciens. On voulait aller voir pour trouver de l’artisanat (pull en laine ?) mais on a pas trouvé grand-chose. Il n’empêche que la promenade était chouette. C’était clairement les routes les plus chic. On craquera une petite glace à Crna Ovca (« mouton noir ») : de chouettes goûts mais trop de crème pour nous. En remontant vers a camionnette, on longe le parc où on trouve une patinoire, Lino était sub-ju-gué ! Après cette petite pause, on rejoint notre maison sur roues et reprenons la route. Les enfants se sont écroulés : possibilité pour nous de rouler jusqu’à la frontière Croate et attendre..attendre..attendre dans la file. Las, on fera chauffer notre soupe et on mangera notre tartine en attendant notre tour. Quelle catastrophe cette douane ! 3 bureaux ouverts sur 13, la jungle dans les files. Nous coincés au milieu du trafic à une extrémité opposée à celle du bureau des Européens en essayant vainement de se frayer un chemin pour traverser. La file des Européens étant vide, je marche jusqu’au guichet pour vérifier qu’il soit bien ouvert : le gars assis tranquille qui attend stupidement. Plutôt que d’aller mettre de l’ordre dans les files, de faire passer un ou deux véhicule non européen pour dégorger,..en attendant que quelqu’un se présente à sa file. Il attend. Et quand je lui dis « ha parce qu’on est coincés au milieu des files et qu’on ne parvient pas à se frayer un chemin », il me répond que « son bureau est ouvert, si on parvient à traverser, on pourra passer » avec une flemme évidente…. Inutile de préciser que ça a été une autre paire de manches pour traverser toutes les files et rejoindre ledit bureau.. c’est dans ce genre de contexte que la vraie nature des gens se révèle : peu de courtoisie, irritables, perte de leur savoir vivre,... C’est après 3 heures qu’on a finalement pu rouler sur les routes croates. Marco, saoûlé, se mettra un point d’honneur à ne pas dormir en Croatie et d’aller se planter sur le parking d’une école en Slovénie.Read more