• Tessenderlo-Ham, l'état des routes, et M

    May 16–17 in Belgium ⋅ ☀️ 13 °C

    Grosse journée hier de 89 km. Froid, mais pas de pluie. Les deux imprévus en Belgique, ce sont les travaux, invisibles sur tous mes logiciels de routage, et l'état des routes. Les routes en plaques de béton, jamais de niveau ont tendance à se raréfier, mais on dirait qu'on les recycle sur les pistes cyclables, avec des roues de 20" c'est assez pénible. Beaucoup de pavés autobloquants, mais là aussi parfois mal posés, des fois aussi pénibles que des vieilles rues pavées. Je rêve de trois roues de 700C pour Eia Bird, transformation impossible.
    La Belgique est vraiment un pays de vélo, particulièrement la (ou les?) Flandre (s). Vélo de route bien sûr, mais aussi moyen de transport très important. Je n'ai roulé pratiquement que sur des pistes cyclables, contrairement à l'année dernière. Pas mal de ces pistes sont le long de grands axes, c'est bien pour avancer, mais pas passionnant. Pire que ça, on voit des routes nickel, avec les pistes en sempiternelles dalles de béton : un saut tous les six mètres ! Je râle un peu trop : amis Belges, on aimerait que ce soit aussi bien en France, et que surtout, nos automobilistes soient aussi patients et aimables avec les vélos que vous...
    J'ai traversé trop vite la ville de Mechelen (Malines), magnifique! Comme toujours quand je traverse des zones piétonnes, j'ai mis la radio à fond avec de la musique baroque, je pense que c'est plus sympa que de sonner les gens. Ça génère beaucoup de sourires et de sympathie, surtout quand Mme Komoot me donne des indications avec une prononciation du Flamand vraiment grotesque. Quelqu'un rigole derrière moi et m'aborde en Français, je fais ainsi connaissance avec Lieven, professeur d'arts plastiques et de gravure, discussion sympathique pendant toute la traversée de la ville.
    J'oubliais un petit problème un peu plus tôt dans la journée : mes gaines de chaîne sont très usées, celle du haut est morte, et le collier en ferraille qui l'entoure à son début a fini par se libérer, et se coincer dans la gaine, ça bloque la chaîne. Comme souvent dans des cas pareils, on cherche un outil qu'on n'a pas, la pince coupante, alors qu'il suffirait de dériver la chaîne pour l'enlever. Comme partout en Belgique quand on a un souci, un cycliste s'arrête et vient à mon aide. Il me tend une pince Leatherman, mais la ferraille est beaucoup trop costaude. Je viens de passer devant un vélociste, j'y retourne. Les trois jeunes gars au boulot me chambrent avec mon chapeau "de cow-boy 🤠", puis l'un d'eux tente à son tour de couper cette ferraille pénible, on finit à la meuleuse. Toujours cet accueil très chaleureux et poli de tous les Belges, Flamands comme Wallons. Quelques km plus loin j'ai viré toute la gaine, le fait qu'elle soit libre m'a permis de voir tout le frottement qu'elle engendrait.
    Pour cette journée, j'ai été trop ambitieux, les dix derniers km ont été vraiment pénibles. Heureusement la webradio diffuse plusieurs versions des Quatre Saisons de Vivaldi, ça donne la pêche et la cadence.
    À 20 h, j'arrive chez Kirsten et Rutger, des hôtes Welcome to My Garden, camping grand luxe, avec terrasse couverte, cuisine, poêle prêt à allumer et boissons au frais. Ils sont absents et ont tout préparé pour mon accueil, c'est vraiment très agréable.
    Crevé, manger, dodo...
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