• Paksé, rdv en terre inconnue 🌾🐜🍛🐓🌳

    Jan 7–10 in Laos ⋅ ☀️ 27 °C

    Paksé, 1 Homestay pas comme les autres

    Malgré la fatigue accumulée sur « The Loop », nous décidons de ne pas dormir à Thakhek. À la place, nous embarquons dans un sleeping bus pour Pakse, plus au sud.
    Une expérience déjà vécue deux ans plus tôt dans le nord du Laos… et que nous répétons un peu malgré nous. Typique, authentique, rigolote aussi — mais on ne peut pas dire confortable. Les couchettes trop petites pour allonger les jambes, les cahots de la route, et la sensation d’être secoués comme des sacs de riz… un beau mélange entre folklore et péril 🤪

    À Pakse, nous trouvons un Homestay génial chez Nicolas et sa famille laotienne, où nous resterons trois nuits. Une première journée dédiée au repos, une seconde à la découverte de la ville… puis Nicolas nous propose un trek qu’il appelle « Jungle & Cuisine ». L’idée me tente immédiatement, je convainc Monique et nous voilà partis pour un rendez-vous en terre inconnue ! 🥳

    Direction sa « famille de cœur » — un couple et la mamie — qui vivent dans une petite maison-cabane, en marge de la ville, au rythme du travail paysan, dans une simplicité désarmante 🥰

    La marche commence par les périphéries de Pakse :
    • visite d’un temple bouddhiste où un moine fier comme un paon nous montre son petit musée bricolé maison 🥰
    • maisons de bois qui ressemblent parfois plus à des cabanes de bric et de broc
    • arrêts chez des mamies vivant dans un dénuement extrême, auxquelles Nicolas apporte quelques denrées

    Certaines scènes sont dures à voir 😓 mais toutes les personnes rencontrées nous accueillent avec des sourires et une chaleur incroyable — même lorsque nous n’avions rien à leur donner.

    Nous passons devant la prison où les familles attendent de déposer nourriture et produits aux détenus, souvent enfermés pour des histoires d’amphétamines — un fléau qui semble gagner le pays.
    Pause réconfortante autour d’un jus de canne pressée bien frais 😋 puis la marche se poursuit jusqu’à la forêt.

    Chez nos hôtes laotiens commence la partie « cuisine » du trek. Le poulet est sacrifié pour le repas, scène difficile pour Monique, d’autant qu’elle se déroule juste devant nous.
    Pour ma part, je trouve important de participer : cela me rappelle qu’avant d’être emballée sous plastique au supermarché, la viande est un animal dont la mort nous nourrit. Une réflexion utile sur notre consommation quotidienne…

    Nous préparons ensuite des légumes que nous cuirons dans du bambou, le sticky rice et un dessert « riz gluant – banane – mangue ».
    Je donne un coup de main à la mamie pour rincer les fourmis rouges et leurs œufs, destinés à acidifier le bouillon de poulet — dommage que je n’aie pas pu assister à la récolte, j’aurais adoré 😅

    Le repas se déguste à la laotienne : tous assis sur la table, plats au centre, chacun se sert. Simple, généreux, délicieux 🥰
    Le retour se fait par une petite section de jungle à la machette 😱 autant dire que Monique a adoré… ou quelque chose qui s’en approche 😜

    Pour ma part, j’attendais une journée comme celle-ci.
    Hors tourisme, hors folklore, hors mise en scène. Juste nous deux, Nicolas, et une famille qui ne parle pas deux mots d’anglais.
    Une journée authentique, bouleversante, qui remet les pendules à l’heure et recharge l’âme ❤️
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