Phu Quoc Island … la démesure 🦒🎢🤿🏝️⛴️🪆🐠
6–17 févr., Vietnam ⋅ ☁️ 28 °C
Phu Quoc, entre confort et Robinsonade
Nous sommes finalement repartis… malgré un petit pincement au cœur.
Direction Phú Quốc.
Pendant la traversée en ferry depuis Rạch Giá, nous réservons un petit hôtel pour la première nuit, histoire de prendre nos marques en douceur. Il est un peu excentré, dans le centre-sud de l’île, mais ce léger isolement a ses avantages : un établissement tout neuf, moderne, très confortable, avec une belle piscine à l’eau salée… le tout dans notre budget. Nous adorons immédiatement l’endroit (parfait pour que je pratique mon apnée 🤿)
Seul petit détail : pour aller manger, il faut un scooter : rien à moins de deux kilomètres 😅
Mais nous comprenons très vite que, sur cette île immense et contrastée, le scooter sera de toute façon indispensable pour explorer pleinement chaque recoin. Le lendemain, après avoir loué notre deux-roues près de l’aéroport — que nous garderons tout au long du séjour — nous voilà partis vers le nord, avec tout notre barda chargé à deux sur le scooter 😱 Près d’une heure de route plus tard, changement total d’ambiance.
Nous arrivons dans un petit bungalow tout en bois et bambou, les pieds presque dans l’eau. L’endroit est rustique, simple, presque hors du temps… mais c’est exactement ce que nous cherchions. Une parenthèse façon Robinson Crusoé, loin du tumulte, bercés par le bruit des vaguelettes et du vent léger dans les palmiers. Encore une fois, les rencontres sont au rendez-vous. Des sourires, des échanges spontanés, cette simplicité qui rend le voyage encore plus beaux. Et puis les paysages…
Plus sauvages, plus bruts, plus authentiques, tous plus jolis les uns que les autres ! 🥰
Nous allons finalement rester onze jours sur Phú Quốc, le temps de laisser passer la fête du Tết 🐎 — le Nouvel An lunaire — et d’explorer l’île sous toutes ses coutures : du nord au sud, d’est en ouest. Très vite, nous découvrons une île pleine de contrastes… et parfois de paradoxes. Partout, des visiteurs — notamment russes et coréens — venus profiter du soleil et des immenses infrastructures touristiques. Car ici, le développement est spectaculaire :
un gigantesque parc d’attractions, le plus grand du Vietnam, un safari park où l’on circule en bus ou 4x4 au milieu d’animaux sauvages, des parcs aquatiques dont l’un est présenté comme le plus vaste d’Asie du Sud-Est, un téléphérique impressionnant reliant les îles du sud, un pont futuriste, un aéroport international, un golf de luxe… et même la reproduction d’une petite ville européenne.
Les routes sont larges, impeccables, presque irréelles par endroits. Et surtout — des resorts à perte de vue. À tel point que, sur certaines portions de côte, il devient difficile d’accéder librement à la plage 😢 Mais ce qui nous frappe le plus, ce sont ces “maisons fantômes”. Partout sur l’île, des quartiers entiers de bâtiments neufs — parfois élégants, souvent déjà terminés — mais vides. Fenêtres closes, rues désertes, silence étrange… Et pourtant, les chantiers continuent, encore et encore, comme si la croissance ne devait jamais s’arrêter.
Une sensation troublante, presque irréelle, qui ajoute à ce sentiment d’île à deux vitesses : entre nature encore préservée et développement touristique démesuré.En savoir plus



































