Pas dég la Tour d’Aigues
April 3 in France ⋅ ☀️ 9 °C
Bien ressourcé par cette pause de deux jours, je me lève tôt pour bien profiter de cette journée. Je laisse un mot à Vitou, dit au revoir à Django et Kima, je charge Charlie et je prends la route.
Mon itinéraire suit désormais la vallée de la Durance sur le circuit « autour du Luberon ». Le matin est calme, le ciel azur, les montagnes à la fois grandioses et paisibles.
Je fais une première halte à Lauris, jolie petite ville provençale du sud-Luberon. Ça monte fort pour accéder au village mais ça vaut le coup : façades colorées, volets peints, petites rues pour préserver la fraîcheur l’été. Tout invite à flâner.
Attiré par de la musique dans une cour, je m’avance. L’école de musique est installée dans le magnifique château et un groupe au répertoire plutôt rock y travaille. Sympa.
Depuis le rempart, je contemple le superbe jardin à la française de Lauris, la vallée de la Durance et au loin les massifs qui s’étalent de la montagne Sainte Victoire aux Alpilles.
Je prends mon temps, poursuis ma flânerie sur la petite rue en balcon avant de regagner le centre ville.
J’y apprends que c’est à Lauris que Tino Rossi s’est produit pour la première fois en public et que ce village est la capitale de l’asperge verte (dite asperge de Lauris) introduite ici vers 1850.
Les villages du sud Luberon ont vraiement du charme. Des bastides avec pièces d’eau et grands espaces de détente m’inviteraient presque à faire plus fréquemment des pauses. Mais je dois avancer.
Je m’arrête déjeuner auprès de la fontaine de Puyvert, je me perds dans les petites rues animées de Lourmarin où le marché vient de se terminer, je me pose à Vaugines, joli village perché idéalement exposé. C’est dans ce village que Claude Berri a tourné « Jean de Florette » et « Manon des sources ». Je prends une citronnade au café de la place et discute avec le patron. Il n’en revient pas qu’on puisse voyager à vélo.
Puis Cucuron avec son bassin gigantesque et ses vestiges de fortification.
Depuis Sénas, les vignes ont fait leur apparition au bord des routes et sur les coteaux. Si certaines étapes étaient marquées par les paysages, ici c’est la main de l’homme qui l’a façonné avec une harmonie entre les cultures et les petits villages.
J’arrive enfin à La Tour d’Aigues où Anne me reçoit dans le petit appartement cosy qu’elle a aménagé à l’étage d’une maison. Son entrée donne sur le jardin en terrasse ce qui lui permet d’assumer une de ses passions : l’observation des oiseaux.
Son chat Tchika (pas sûr que ce soit exactement ça) est d’ailleurs équipé d’un collier bigarré et sonore pour que les oiseaux le voient ou l’entendent arriver.
Avant la douche, on tente de réparer, en vain, le vélo d’Anne : les différentes rustines testées sont récalcitrantes.
Dans l’appartement baigné de soleil, l’ambiance invite au lâcher-prise et à la détente. Comme à chaque étape Warmshowers, on discute vélo, bien sûr mais aussi théâtre, lectures, philosophie de vie… Une très belle rencontre pour une très bonne soirée.
Demain c’est le week-end de Pâques et la météo sera clémente.
Bilan du jour :
🚴 59 km
↗️ 850 m
↘️ 689 mRead more























Magnifique, Olivier ! Je parle bien sûr de tes aventures, non du paysage .... Bonne suite.. Un plaisir de te suivre. Bisous Bénédicte [Bénédicte]
TravelerJe veux bien revenir avec toi un de ces jours, c’est magnifique ! ❤️
Traveler
Le jardin du château de Lauris est surtout une collection de plantes tinctoriales qui vaut le coup d'être visitée. La prochaine fois que tu passes à la maison...
TravelerJe connais un peu et j'aimerais y retourner avec Patou