• De Vicenza à Padova

    April 15 in Italy ⋅ 🌙 18 °C

    Levé de bon matin, je discute avec Greta de son travail et de ses précédentes expériences en Italie et au Sénégal.
    Francesca m’en dit un peu plus sur son périple en Patagonie et me montre des articles de presse qui relatent ce voyage.
    Avant de partir, on se met à fixer un miroir dans la salle de bain avec Roberto et Francesca.
    Le ciel est presque dégagé ce matin. Ça donne envie de rouler. Francesca propose de m’accompagner sur les premiers kilomètres et nous voilà partis, toujours en montant, direction Vincenza.
    Le col passé, c’est une longue descente sur cette ville méconnue qui recèle pourtant ds trésors architecturaux. Avec la pierre blanche spécifique de la région du Berichi, l’architecte Andrea Palladio a construit des bâtiments singulier qui valent aujourd’hui un classement à l’Unesco du centre historique de Vicenza.
    Francesca m’accompagne dans une visite commentée de la ville. Il est déjà midi. On s’installe à une terrasse pour un déjeuner bien mérité puis on va visiter l’exposition de Guido Harari à la basilica Padalliana. Les clichés de ce photographe de stars s’accordent à merveille avec les grands espaces de cet édifice. On en ressort assez émus, comme si on venait de rencontrer chacune de ces vedettes.
    Il est l’heure de se mettre en route vers Padova, à une trentaine de kilomètres de Vicenza.
    Francesca regagne ses pénates quelques centaines de mètres plus haut, et je file sur un itinéraire toujours aussi plat, le long des canaux, tout juste rythmé par l’enchaînement de palaces qui se reflètent dans l’eau.
    Une cyclo voyageuse est arrêtée au bord du chemin. Je prends le temps de discuter avec elle : Élodie est originaire de l’Ain et fait un tour d’Italie. Elle est partie, il y a deux semaines pour un voyage de deux mois.

    J’arrive à Padova par le Prato Della Valle, une place circulaire de plus de 8 hectares, agrémentée d’un jardin central et d’une pièce d’eau en périphérie. Elle est décorée de statues sur tout le pourtour.
    L’église Saint-Antoine de Padoue se distingue en arrière, plan avec ses toitures rebondies.
    J’avais mal positionné mon point d’arrivée, et mon GPS m’emmène jusqu’au centre de la ville.

    Je réajuste mon trajet pour aller chez Sara et Francesco en toute proche périphérie.
    Le quartier est calme et arboré. Un panonceau « chat féroce » annonce la couleur.
    Sara m’accueille chaleureusement et me présente Gregoire, un Warmshowers français qui, parti de Marseille il y a une semaine, se rend au Népal. C’est le rêve de sa vie qu’il a préféré faire à vélo plutôt qu’à pied (son projet initial) ou en voiture.
    Encore une superbe soirée à discuter à trois générations différentes sur nos motivations à réaliser nos voyages, nos écoles de vie, nos préoccupations.
    Il fait bon ces journées dans la maison de Sara et Francesco. Initialement construite dans les années 1925, ils l’ont entièrement rénovée il y a quelques années avec beaucoup d’originalité dans la distribution des espaces et un souci du détail très « italien ».
    Gregoire et moi serons logés au deuxième étage, après avoir partagé un excellent risotto aux asperges.
    Quel délice cette cuisine italienne ! Quel plaisir que ces repas partagés !

    Bilan du jour :
    🚴 69 km
    ↗️ 273 m
    ↘️ 498 m
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