• Ile de FAIAL- AÇORES

    May 17 in Portugal ⋅ ☁️ 18 °C

    Dimanche 17 mai : après une journée et une nuit de régate acharnée, nous entrons dans le port de Horta, le jour pointe timidement ses premières lueurs. Nous n'avons pas établi de classement compte tenu des handicaps individuels (grand bateau, petit bateau, equipage réduit ou étoffé, etc..) mais nous avons tous envoyé du "gras de pâté" comme on dit ! Envoi du spi pour Zanzibar, code D pour Yret, gennaker pour Loarwenn, des pointes à 9 10 noeuds pour tout le monde... le spi (à défaut de gennaker qui attend sa réparation, souvenez vous) nous permet de passer devant Loarwenn et de rivaliser avec le 50 pieds de Philippe pendant quelques heures mais l'allure travers impose que je sois présent en permanence à la barre pour maîtriser les embardées (départs au lofe). Nous sommes aux anges avec Titouan ! Je capitule à 23h30, et affale le spi pour le genois que le pilote automatique gère facilement. C'est avec très peu de sommeil que je pose l'ancre à Horta mais quel plaisir. Pas question d'aller nous coucher, Titouan est aussi sur le pont (il a dormi mais pas sûr qu'il ait son compte) et nous avalons un bon petit déjeuner. Nous décidons de réaliser les formalités d'entrée dès l'ouverture des bureaux (ce qui s'avère être un super bon choix, vu la file d'attente observée à 11h). L'équipage de Loarwenn fait de même et nous obtenons ainsi rapidement une place au calme dans la marina. Un fort coup de vent est prévu mardi et il est préférable d'être au quai plutôt qu'au mouillage. Nous bénéficierons ainsi d'eau pour remplir les tanks du Zanzibar.
    Le passage devant l'immigration se fait sans anicroche et ne tiquent même pas quand on leur dit que ça fait 3 jours que nous sommes aux Açores🤔.

    Lundi 18, Mardi 19 mai : Nous profitons d'une place au calme le long d'un des quais en béton couverts de peintures caractéristiques du port de Horta. La tradition veut que chaque équipage de passage à Horta, immortalise l'escale par une peinture à même le quai. J'ai retrouvé la peinture que j'avais faite lors de mon passage en 2024, un peu défraîchie quand même. Nous achetons le nécessaire pour la refaire. La marina est vraiment très vivante : de nombreux équipages de toutes nationalités de retour des caraïbes s'y retrouvent au printemps. sur la route de l'Europe. Autant de marins qui convergent religieusement le soir venu au fameux Peter Café. C'est d'ailleurs notre point de ralliement dès que 19h sonne et nous y retrouvons les équipages des bateaux amis déjà arrivés à Horta.

    Mercredi 20 mai : aujourd'hui nous visitons l'île de Faial en profondeur. Nous louons une voiture avec l'équipage du Loarwenn, partons découvrir l'île et en particulier son passé volcanique. Nous découvrons le Vulcao dos Capelinhos, volcan le plus jeune de l'île puisque sa dernière éruption remonte à 1957 et celui ci est sorti de l'eau en 1 an. Le paysage est lunaire, la végétation ne s'y est pas encore fixée. Nous passons aussi voir la caldera du Faial qui donne son nom à l'île. Ce dernier volcan se trouve plus au centre de l'île et la vision de son cratère éteint et végétalisé depuis le chemin de crête est à couper le souffle. Le littoral n'est pas en reste avec ses petites cales empierrées qui ont souvent un lien pas si lointain avec la pêche à la baleine. Quelques vigies trônent encore sur quelques points hauts ; elles servaient à repérer et signaler la présence des cétacés. Nous trouvons aussi quelques piscines aménagées à même les rochers, comme celle de Castello branco, que les locaux doivent apprécier l'été. Pour l'heure nous oublions l'idée d'y tremper un doigt de pied, nous ne sommes vraiment pas copains avec la température de l'eau...

    Jeudi 21 mai : journée bricoles sur Zanzibar. Après avoir rendu la voiture de location ce matin, l'objectif de la journée pluvieuse est de régler les quelques grains de sables qui n'empêchent pas de naviguer mais que je préfère résoudre ; sangle à remplacer sur le lazy bag, barre à roue qui grince, drisse de secours à passer dans le mat, bout dehors à tenter de sauver...
    A 18h, le voilier me rapporte la gennaker, il est comme neuf. Ils m'ont remplacé le gousset du nerf de chute en le remplaçant par une bande en dacron ce qui est bien plus résistant que de la toile de spi. Il me précise que je pourrai même exiger un geste commercial auprès du fabricant (dont je tairais le nom) car c'était un peu léger et cette voile a juste 1 an. 19h, l'appel du Peter retentit, nous y rejoignons nos camarades d'aventure, une table nous y attend.

    Vendredi 22 mai : journée ensoleillée où nous profitons pour immortaliser notre passage à Horta par une peinture. Après discussion avec le patron du Peter Café, celui ci nous procure pots de peinture laissés pas de précédents clients.. Il aimerait au passage qu'on réalise nos peintures sur le trottoir opposé à son établissement, encore vierge de toute peinture. Matinée sous couche de blanc et après midi finition de l'œuvre... on ne pourra pas la louper, pile en face du Peter !
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