• Pink is the new black

    June 3, 2025 in France ⋅ ☀️ 17 °C

    C'est probablement le café imbuvable du petit dej' de l'hôtel ou le mot de passe du wifi (pink is the new black) qui a fait de nous des habitués du café Brouillon où on nous reconnaît déjà (Comme hier messieurs?). Mais vous, ne vous habituez pas au magnifique ciel bleu, le spectacle se termine demain pour laisser la place aux nuages et à la pluie qui nous suivront sans surprise vers le nord.

    En suivant une visite des points forts sur une app mobile, on s'éloigne des nombreux touristes au Musée d'Orsay. Nous avons certaines oeuvres pour nous autres tout seul. Au moment de sortir, je me souviens de la terrasse surplombant la Seine, et on retraverse les salles où on peine maintenant à se mouvoir. Il y a une file monstre pour se prendre en photo devant le grand horloge instagrammable. C'est fou ce que quelques minutes peuvent faire comme différence! La terrasse est fermée, tout ça pour rien.

    Après un dîner de petits sandwichs succulents, on prend le train pour atteindre la Basilique Cathédrale Saint-Denis. Un trajet hors périphérique qui nous en fait voir de toutes les couleurs. D'abord, pour gagner du temps, on prend un train de banlieue. On s'installe tout près de la porte et une femme paumée fait glisser de son pantalon son slip rempli de caca bien enrubanné qu'elle tente de couper avec un canif. Sous le regard ahuri de cinq policiers (et du notre!), elle lance le slip sur les rails. Le ton du trajet est donné. Les policiers embarquent dans notre wagon et ne semblent simplement pas en revenir de ce qu'on vient de voir. À Saint-Denis, on marche à pieds pour éviter le tramway, mais on ne se sent pas du tout en sécurité. On traverse des groupes qui argumentent fort, on accélère le pas. Au retour, se sentant en sécurité dans le métro, on aperçoit un homme ivre qui urine dans un coin de la station. Paris et ses multiples visages. On est loin de Émilie à Paris.

    La basilique cathédrale Saint-Denis abrite pas moins de 43 rois, 32 reines et 60 princes et princesses. Les premiers gisants remontent au 13e siècle. Ce que nous nommons "gisants", c'est la sculpture à l'effigie du défunt qui recouvre ses restes. On sépare en trois parties le mort : son corps, son coeur et ses entrailles. Le corps est habituellement exposé à Saint-Denis pour l'éternité, alors que le coeur et les entrailles peuvent êtres déposés dans d'autres églises parisiennes. Les dépouilles de Louis XVI et Marie-Antoinette sont conservées ici. Je me demande si ça comprend la tête de la Reine...

    J'aime bien le concept de l'Atelier des lumières qui, cette fois, présente un spectacle sur le petit prince. L'histoire, simplifiée à outrance pour n'en garder que les phrases célèbres, est un prétexte pour donner vie en images aux différents personnages.

    Le restaurant Erso refuse du monde ce soir. On peut comprendre, tout est vraiment excellent! Dommage qu'on ne puisse pas goûter aux desserts, la tour Eiffel nous attend! En attendant de pouvoir entrer au musée d'Orsay ce matin, j'ai réservé deux entrées à la tour... À la dernière minute comme ça, il faudra y monter à pieds jusqu'à la plateforme du 2 étage. Quand on dépasse déjà les 28 000 pas, c'est quoi une petite grimpette! En 15 minutes, nous voilà en haut pour admirer la vue, et on traverse au Trocadéro ensuite pour voir la tour illuminée.
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