• Le blues du businessman

    June 12, 2025 in the Netherlands ⋅ ⛅ 29 °C

    Si on m'avait dit qu'il allait faire 33 degrés à Rotterdam, j'aurais hurlé de rire. Semble-t-il que tout peut arriver, même l'impossible. Notre séjour est marqué par des températures anormalement élevées pour la Hollande.

    Après les villes belges de Bruges, Gand et Anvers où je pouvais encore imaginer les femmes déambuler en coiffe d'époque et en épaisses jupes de coton, Rotterdam est un saut brutal vers la modernité. Disons-le d'emblée, ce n'est pas une belle ville. Le béton est roi, et les quelques canaux semblent se moquer des touristes. Par chance, il y a le delta du Rhin qu'on appelle ici le fleuve la Meuse qui ajoute un peu de beauté dans le décor. Grâce au pont Érasmus, les deux rives de Rotterdam sont connectées et les bateaux de croisières ancrés au port se donnent en spectacle.

    Comme le dit la chanson Le blues du businessman, on dirait que nous avons une " résidence secondaire dans tous les Hilton de la terre". Comme à Anvers la veille, nous sommes surclassés en chambre exécutive, ce qui permet d'accéder au lounge, toujours sympa.

    Les blues du businessman ne s'arrêtent pas à la chambre. Alors que nous marchons sur le bord de l'eau, Éric se fait demander un 30 minutes pour une rencontre Teams. Comme nous sommes en plein milieu d'un parc, il me laisse en plan et court vers l'hôtel. Je visite le Art Depot Museum Boijmans Van Beuningen, un musée où on entrepose des oeuvres en attendant la rénovation du musée du même nom. Aucun intérêt, j'aurais dû prendre 20 euros et le jeter dans la Meuse. Le lendemain, alors que nous revenons de Delft en train, encore une demande d'entretien sur Teams. La retraite du businessman n'est pas pour toute suite, il a accepté un poste de directeur du contentieux à l'AMF à Québec. Une position en or!

    Nous terminons la journée dans la haute tour Euromast pour un magnifique point de vue sur Rotterdam.
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