• Bleu de Delft

    June 13, 2025 in the Netherlands ⋅ ☀️ 29 °C

    Grève des trains oblige, on prend un taxi pour se déplacer à Delft, la ville qui a vu naître le peintre Vermeer. Pour rester dans le ton, on visite le centre Vermeer où ses 37 peintures (bien entendu, toutes des copies) sont exposées et expliquées. Bien que des messages plus évidents ressortent de certaines oeuvres comme l'amour interdit, l'adultère ou la prostitution, tout n'est pas limpide dans ses peintures. Une part de mystère subsiste dans ses compositions, sublimé par des jeux de lumière captivants.

    À 33 degrés, rien de mieux que de dîner sur un bateau transformé en terrasse ancré dans l'un des nombreux canaux de Delft. Les pancakes delftoises sont bien bonnes et nous donnent l'énergie pour marcher jusqu'à la fabrique de porcelaine Royal Delft.

    C'est la capture d'un bateau portugais qui contenait de la porcelaine chinoise qui a donné l'idée aux Hollandais de copier le produit de plus en plus populaire. Ne connaissant rien aux matériaux et à la technique nécessaires, c'est à coup d'essais et d'erreurs qu'ils sont parvenus à réaliser la fameuse porcelaine blanche aux motifs bleus. À la fin du 17e siècle, c'est l'âge d'or de la poterie et Delft compte 32 manufactures. Mais au début du 18e siècle, l'industrie est en déclin, plombée par la concurrence anglaise et les techniques plus modernes mises de l'avant ailleurs. Royal Delft délaisse la fine porcelaine pour produire de la brique, mais les années passent et la compagnie réussit à redevenir l'une des images les plus symboliques de la Hollande. Les pièces sont peintes à la main, ce qui explique leur coût élevé. On ramène une boule de Noël qui, vu son prix, doit avoir été faite en Chine 🤣 Sur le bateau de croisière Holland America, on prend d'ailleurs notre café dans de la Royal Delft.
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