• We are the champions

    December 17, 2025 in Dominican Republic ⋅ ☀️ 24 °C

    Au serveur qui nous demande le plan de la journée, je réponds que nous montons dans la montagne pour voir la vue et le Christ rédempteur. Mais comme le dire ne me semble pas suffisant, je le mime en imitant le christ en croix avec mes mains. Par chance, le ridicule ne tue pas encore.

    Les paris sont ouverts. Qui le premier va manquer de souffle dans la montée vers le plus haut point de Puerto Plata, notre autobus au moteur souffreteux ou bien mon voisin dont l'emphysème est à un stade critique. Heureusement, les deux sont arrivés au sommet, non sans quelques difficultés.

    Notre guide Eduardo est sympathique, mais le pas de tortue vieillissante qu'il nous impose pour faire le tour de l'observatoire du mont Isabel de Torres est un supplice. Et sa façon de nommer le groupe les "champions" est au départ charmante, mais à la 255e fois, ça commence à tomber légèrement sur les nerfs. Le tout culmine par "notre" chanson, We are the champions, jouée sur les haut-parleurs du petit bus dont le prochain arrêt est certainement le garage pour un changemenr d'huile (mon diagnostic, ça vaut ce que ça vaut).

    Il fait pas frette au centre-ville de Puerto Plata qu'on atteint après d'incompréhensibles détours à travers les quartiers chics (non, ça ne va même pas à la cheville de la rue des Braves). Située sur la même île qu'Haïti, la république dominicaine n'est pas beaucoup plus riche. À la queue leu leu, on visite à vitesse d'escargot en fin de vie les quelques lieux d'intérêt : la rue des parapluies, le passage rose, et la place centrale. La finale à la forteresse donne un beau coup d'oeil sur notre bateau, encerclé de vilains Norwegian. Il y 5 bateaux en ville aujourd'hui, et ça paraît. De retour, on gravit affamés les 12 étages vers le buffet à la vitesse de l'éclair.

    Rassasiés, le retour en ville par nous-mêmes finit de nous convaincre que Puerto Plata n'est pas une jolie ville. Les abords de la mer sont si sales, il faut enjamber des tonnes de détritus pour se promener un peu sur la plage. La ballade au grand vent, chaud et humide, nous fait du bien et, juste pour me faire plaisir, j'avance au pas de course.
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