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Manèges et eaux turquoises

Un’avventura di 12 giorni di FrédéricCostin & Eric Bernatchez Leggi altro
  • Inizio del viaggio
    10 dicembre 2025

    Sunny Florida

    11 dicembre 2025, Stati Uniti ⋅ ⛅ 13 °C

    Qui aurait cru que ce n'est pas la tempête de neige qui allait retarder notre vol, mais plutôt une fuite d'eau dans la cafetière de l'avion! Une attente de près de 2 heures sur nos sièges à zieuter chaque mouvement des agents de bord. C'est à 1h30 du matin que nous mettrons enfin nos têtes sur l'oreiller dans le très moderne Universal Aventura Hotel après un trajet dans le uber le plus propre d'Amérique du Nord au parfrum envahissant de savon irish spring.

    Avec à peine 4h30 de sommeil dans le corps, on récupère les billets Universal dès 7h dans le lobby quasi vide de l'hôtel. La chambre vient avec une heure extra dans le parc (nous pouvons y aller à 9h, alors que ça ouvre à 10h). Attente à l'entrée sous une animation toute américaine de hurlage et d'applaudissage, attente pour pénétrer dans le Super Nintendo World. Le tout est bien organisé et les gens sont calmes. Epic Universe, le parc du jour, est noté 3 sur 10 en termes de volume d'assistance en ce beau jeudi ensoleillé, je ne voudrais pas voir la foule à 8-9-10! Sunny, mais chilly Florida ce matin. 13-14 degrés, avec un maximum de 18!

    Epic Universe est le tout dernier parc d'attractions de Universal, ouvert en mai 2025. Tout est neuf et rutilant. 4 atmosphères se distinguent : Harry Potter et le ministère de la magie, les vikings de How to train a dragon, l'horreur avec le Dark Universe et les jeux vidéo avec le Super Nintendo World. Tout est réussi, particulièrement le Paris de Harry Potter (on se demande pourquoi Paris...) de jour comme de nuit. Les photos devraient vous donner une bonne idée de chaque univers.

    Éric n'a pas de chance. Premier manège (Mario Kart), son casque virtuel ne fonctionne pas, et je le chicane de ne pas voir les tortues et de ne pas m'aider à tirer sur les méchants avec le volant-manette. On nous permet de refaire le manège, mais ce dernier plante en plein milieu! Quand c'est pas la cafetière qui fuie, c'est le cart qui n'avance plus!

    L'univers Super Nintendo World est, comme le nom le dit, un hommage aux jeux vidéo Nintendo. On fait une super montagne russe inspirée de Donkey Kong. On crie comme des malades et on rit comme des fous à chaque virage. Ça te remet d'une nuit écourtée! Le ton est donné! Un crescendo de montagnes russes. Les pires étant celles dans le Dark Universe, l'une inspirée de Frankenstein où on nous renverse tellement de tout bord tout côté que je pense plus au cellulaire qu'Éric a gardé dans sa poche qu'à la "ride" elle-même (et s'il tombait!), et la dernière, la malédiction du loup-garou, où on nous met carrément face dans le vide lors d'un virage dont je vais me souvenir longtemps.

    Malgré la passe express, on fait la queue un bon 45 minutes (ceux sans la passe patiente 3h) pour la fuite de l'accusée Dolorès Umbridge du ministère de la magie dans le monde fanstatisque de Harry Potter. Comme prendre un ascenseur pendant 10 minutes, mais qui monte et descend sans logique apparente. L'expression haut-le-coeur a été inventé pour ça.

    Oh combien l'univers des parcs d'attraction semble loin de moi, de nous. Mais oh combien c'est un remède presque magique contre toute forme d'inquiétude et de préoccupation. On crie, on hurle, on rit et on oublie, pour une rare fois, à peu près tout!
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  • Première communion

    12 dicembre 2025, Stati Uniti ⋅ ☀️ 10 °C

    Vous voulez un conseil? Manger un sandwich déjeuner chez Starbucks, puis monter sur la moto de Hagrid un peu plus d'une heure plus tard, ça ne fait bon ménage. Le premier manège de la journée me fait le même effet que le mal des transports. Même Éric est pas mal blême. Ce sera notre attraction préférée de la journée, mais à quel prix! La visite des entrailles de l'immense château de Poudlard finit de nous achever. Ça rote sur le chemin de traverse en sortant de là. J'ai l'impression que l'horizon bouge même quand je suis sur la terre ferme. Mon ambition de faire la montagne russe VelociCoaster, qui tourne à l'envers, vient de s'éteindre. On sirote un seven up en prenant des grandes bouffées d'air frais à côté d'un dinosaure. Le train pépère qui traverse tout le village inspiré par Seuss (auteur du Grinch) calme un peu nos estomacs retournés.

    Le Poudlard express nous conduit de Island of Adventures au vieux Universal Studios. Me pensant remis, le manège des Simpsons dans lequel on se fait pousser par une Maggie géante sur les rails d'une montagne russe virtuelle me confirme que pas tout à fait. Le spectacle "live"de cascadeurs inspirés de l'agent Bourne est d'une grande virtuosité et une prouesse technique. En sirotant une soupe qui j'espère va me remettre sur le piton, j'ai la bonne idée d'aller visiter une des quelques cliniques de premiers soins sur place. On me remet gratuitement une petite pilule de dramamine que j'accueille comme une hostie à ma première communion. Amen! Je suis d'attaque pour la fuite de la banque Gringotts maintenant! Des sièges qui nous retournent sur le ventre puis sur le dos, amenez-en! On enchaîne les Minions, les Transformers, Fast and Furious et, notre préféré de ce parc, La vengeance de la momie. Malgré les petits ennuis, on a pu faire tous les manèges prévus sauf Spiderman, déjà fait en 2007, et Men in black, fermé pour la journée. La traversée en rafting de Jurassic Park? Trop peur d'être complètement trempé.

    Il y a foule au spectacle de Grinchmas qui raconte en 30 minutes le film How the Grinch stole Christmas. Mais le clou de la soirée est l'illumination de Poudlard spécialement pour Noël, feux d'artifice en prime. Souper dans une grotte chez Mythos.

    On détonne dans la foule de Universal. Comme des dieux qu'on vénère, les gens portent les habits de Harry Potter, de super héros, des casquettes des Minions ou des chandails de Noël du Grinch. Plusieurs personnes ont sur l'épaule un toutou animé de Hedwige (chouette de Harry Potter) ou de Toothless (dragon de How to train a dragon 2). Le spectacle ici ne se limite pas seulement aux manèges, il est aussi offert par les gens qui les montent.
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  • Fauteuil pour deux

    13 dicembre 2025, Stati Uniti ⋅ ☀️ 23 °C

    Alors que nous faisons nos adieux à la terre ferme, un verre de Veuve Clicquot à la main, le contraste nous saisit. Il y a à peine 2 jours, nous quittions Montréal sous la tempête et nous voilà à 24 degrés sous le soleil cuisant de Port Canaveral sur le Celebrity Apex. La seule trace de la neige qui reste est le calcium persistant sur nos souliers d'été.

    Le sail-away party a bien failli être gâché par la disparition de la valise d'Éric, retenue par la sécurité à cause de la présence d'un fer à vapeur a l'intérieur. Comme si on savait pas que c'était interdit!...

    Orlando n'est pas un lieu de départ traditionnel pour une croisière, l'océan étant à 1h de route. Il nous faut donc prendre un bus vers Port Canaveral (oui, oui, la NASA pis toute) où les bateaux mouillent entre deux périples. Le trajet sur la route est largement agrémenté par la pie voisine d'Éric qui parle allègrement de tout et de rien. Comme elle a une suite 4 fois plus grande que la notre (et qu'on risque de la croiser au restaurant), on sourit amicalement et Éric se laisse même aller dans la conversation badine.

    Le Apex est, comme tous les bateaux Celebrity, une splendeur à découvrir. On alterne entre quelques tours de la promenade pour se garder en forme, la visite de beaux lieux du bateau, et une petite eau, pétillante ou non, au Retreat, notre salon-lounge privé sur le bateau.

    Au souper, nous avons la chance de nous faire octroyer une grande table de quatre personnes dans l'antichambre de la salle à manger. À l'abri des conversations à haut volume et des rires tonitruants, Éric se vautre dans sa longue banquette de velours bourgogne. Un fauteuil pour 2 à lui tout seul. Je n'aurais pas dû mettre mon chandail rouge vin, à la sortie, un client me prend pour un serveur du restaurant. Quelques tours sur le deck au grand air, le vent puissant et chaud fouettant notre visage. Rien de mieux pour bien dormir.
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  • Le chat à six orteils

    14 dicembre 2025, Stati Uniti ⋅ ☀️ 24 °C

    Avant même de débarquer, j'entends les fameux coqs chanter, signe que nous arrivons à notre première escale, Key West. Comme à l'habitude, on rejoint la queue 15 minutes à l'avance pour quitter le bateau parmi les premiers. Notre butler nous retrouve dans la file et nous sort du rang. Il nous sermonne : la prochaine fois, vous m'appelez avant de quitter le bateau! Et il nous conduits directement à la sortie devant nos airs hébétés. Un "perk" d'être dans une suite que nous ne connaissions pas. Il faut aussi le dire, dépasser tout le monde est un de mes petits plaisirs coupables. Luxe 101. On va y prendre goût.

    Je ne crois pas aux 23 degrés annoncés par Météomédia. L'air est chaud et humide, le soleil plombe. Juste au mois de décembre, et on sue à grosses gouttes. Ce n'est pas les 88 marches du phare de 1823 qui vont nous rafraîchir. Dans la salle de bains, on retire nos petits t-shirts de coton que j'avais exigé que nous portions.

    Je ne connais pas grand chose à Ernest Hemingway, mais les 20$ pour visiter sa demeure à Key West ne vont pas m'arrêter. La belle demeure de style colonial est maintenant le foyer de nombreux chats, tous plus beaux les uns que les autres. Le plus mignon m'attend sur une chaise à l'étage. Est-ce un descendant de Snow White, le chat à six orteils de Hemingway? J'ai oublié de compter le nombre de griffes.

    Comme c'est notre 3e visite à Key West, toutes nos activités prévues à l'horaire sont complétées vers 13h30, y compris la dégustation traditionnelle de la key lime pie et la visite de la pharmacie pour faire le plein de remède contre le mal des transports. L'après-midi consiste à relaxer sur le bateau, dans les Thermal Suites où on peut essayer le sauna, le hammam, les douches tropicales et se vautrer sur des lits en céramiques chauffants.

    L'argent n'achète pas la classe, et certains américains à bord ont des croûtes à manger avant d'en avoir. À commencer par le vieux monsieur du déjeuner dont le café manque de "flavour". Il lui faudra 4 essais de cafés différents, servis avec patience, pour atteindre le degré de "flavour" recherché. Un problème de papilles plus que de café selon moi. Et que dire du jeune homme qui, avant de choisir sa table, essaie les chaises pour découvrir la plus confortable. Boucle d'or peut aller s'asseoir ailleurs.
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  • We are the champions

    17 dicembre 2025, Repubblica Dominicana ⋅ ☀️ 24 °C

    Au serveur qui nous demande le plan de la journée, je réponds que nous montons dans la montagne pour voir la vue et le Christ rédempteur. Mais comme le dire ne me semble pas suffisant, je le mime en imitant le christ en croix avec mes mains. Par chance, le ridicule ne tue pas encore.

    Les paris sont ouverts. Qui le premier va manquer de souffle dans la montée vers le plus haut point de Puerto Plata, notre autobus au moteur souffreteux ou bien mon voisin dont l'emphysème est à un stade critique. Heureusement, les deux sont arrivés au sommet, non sans quelques difficultés.

    Notre guide Eduardo est sympathique, mais le pas de tortue vieillissante qu'il nous impose pour faire le tour de l'observatoire du mont Isabel de Torres est un supplice. Et sa façon de nommer le groupe les "champions" est au départ charmante, mais à la 255e fois, ça commence à tomber légèrement sur les nerfs. Le tout culmine par "notre" chanson, We are the champions, jouée sur les haut-parleurs du petit bus dont le prochain arrêt est certainement le garage pour un changemenr d'huile (mon diagnostic, ça vaut ce que ça vaut).

    Il fait pas frette au centre-ville de Puerto Plata qu'on atteint après d'incompréhensibles détours à travers les quartiers chics (non, ça ne va même pas à la cheville de la rue des Braves). Située sur la même île qu'Haïti, la république dominicaine n'est pas beaucoup plus riche. À la queue leu leu, on visite à vitesse d'escargot en fin de vie les quelques lieux d'intérêt : la rue des parapluies, le passage rose, et la place centrale. La finale à la forteresse donne un beau coup d'oeil sur notre bateau, encerclé de vilains Norwegian. Il y 5 bateaux en ville aujourd'hui, et ça paraît. De retour, on gravit affamés les 12 étages vers le buffet à la vitesse de l'éclair.

    Rassasiés, le retour en ville par nous-mêmes finit de nous convaincre que Puerto Plata n'est pas une jolie ville. Les abords de la mer sont si sales, il faut enjamber des tonnes de détritus pour se promener un peu sur la plage. La ballade au grand vent, chaud et humide, nous fait du bien et, juste pour me faire plaisir, j'avance au pas de course.
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  • Right is Suicide

    18 dicembre 2025, Isole Turks e Caicos ⋅ 🌬 27 °C

    J'ai été silencieux entre Key West et Puerto Plata, car notre escale à Bimini a été annulée à cause des vents violents. Je suis donc un peu nerveux ce matin à l'idée que le capitaine décide de ne pas accoster à Grand Turk, une des 40 îles Turques-et-Caïques. Je regarde la météo depuis quelques jours, et le temps est instable en ce temps de l'année. Orages, vents et pluie sont monnaie courante, mais ne semblent jamais durer longtemps. D'ailleurs, j'ai été pris par surprise hier par la température chaude et clémente de Puerto Plata...je surveillais Punta Cana depuis le début. On les mélange ces p'tites villes-là.

    Allons savoir pourquoi, j'ai en tête que les îles Turques-et-Caïques ont l'eau la plus turquoise des caraïbes. Et il semble que j'ai vu tout à fait juste. Dès l'arrivée, le soleil qui plombe sur la mer éclaire différentes nuances de bleu, du plus clair au plus foncé. Mais ce n'est pas par ses eaux turquoises que nous allons découvrir Grand Turk, mais plutôt au volant d'un hummer électrique!

    Notre bolide décapotable, tout rouge, est bloqué à 40 km/h, et, ici, on conduit à gauche. C'est moi qui prends le volant. Mes grandes jambes m'empêchent de pivoter entre la pédale de frein et l'accélérateur, croisons les doigts que je n'aie pas à "breaker" raide. Grand Turk est une île minuscule. En 2h avec les arrêts, on en a fait le tour. Les salines ont disparu depuis les années 60, mais la production de sel a longtemps été l'une des principales activités de l'île qui ne vit maintenant que du tourisme et des paradis fiscaux. Quand un bateau comme le notre débarque, la population de Grand Turk est doublée. On est aussi nombreux que les locaux.

    Je pourrais certainement vous en dire plus, si la radio de notre hummer avait fonctionné. Mais toutes les indications du guide sont inaudibles. Au premier arrêt, le surveillant qui ferme le peloton tente une réparation. On s'éloigne un peu quand on voit les étincelles sortir des fils, mais on n'entend toujours rien. Par contre, il me semble que le frein fonctionne encore moins bien qu'au départ. Il faudra attendre le 2e arrêt, et une radio toute nouvelle livrée d'urgence sous le regard impatient de nos acolytes pour enfin entendre les directives. Dans un pays où on conduit à l'envers, ce n'est pas mauvais de se faire répéter a la radio : "Right is suicide". Des vents soudainements assez forts, et une petite ondée tropicale me font perdre ma casquette que j'adore qui s'envole au vent. Un des guides la récupère en plein milieu de la rue et vient me la porter pendant que je conduis. Il a eu un bon "tip".

    Après le dîner, c'est en costume de bains et en chaussures d'eau qu'on repart du bateau, cette fois pour se baigner dans les fameuses eaux turquoises. Pas besoin d'aller bien loin, la plage est juste à côté du quai. Inattentif, je me cogne le gros orteil sur un rocher sortant du sable fin. Ma chaussure se macule de sang, la peau est fendue de bord en bord de l'ongle. Rien de mieux que l'eau salée pour guérir ça. Une chance que les marches de 25 000 pas sont derrière nous. L'eau est bonne et l'eau translucide laisse voir les petits poissons qui glissent entre nos jambes. On profite de ces derniers moments de chaleur et de soleil avant le retour au pays ce dimanche.
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    Fine del viaggio
    21 dicembre 2025