• Split (matin)

    1 июня 2023 г., Хорватия ⋅ ⛅ 22 °C

    Départ ce matin pour prendre le bus 25 à la sortie du camping qui nous emmène au centre de Split.
    On visite la vieille ville se trouvant dans les remparts formant un carré autour du palais de l’empereur romain Diocletien.

    Cette ville présente la singularité d'avoir été construite à l'intérieur, puis autour, du palais de Dioclétien. Cet empereur romain — d'origine dalmate — se fait construire un immense palais sur sa côte natale, de 294 à 305. Il y passe sa retraite. Ce palais, outre les bâtiments résidentiels, comprend thermes, bibliothèque, temple dédié à Jupiter, caserne abritant une garde, et est cerné de remparts. Le tout occupe une surface de 215 m sur 180, soit 3,87 ha. Le front de mer est encore constitué de l'enceinte du palais. Sur ce front de mer, s'ouvre encore la porte maritime, qui dans l'Antiquité, permettait aux navires d'accoster directement.

    Au Moyen Âge
    Après la chute de l'Empire romain d'Occident, Split reste rattachée à l'Empire byzantin. En 576, elle est incluse dans le ressort de l'Exarchat de Ravenne.

    Domination vénitienne
    L’indépendance de fait dont elle put bénéficier du xiie au xive siècle, a permis à « Spalate » de se développer et de connaître un remarquable essor économique. En 1420, elle est conquise de nouveau par la République de Venise, qui réussit à contrôler l’essentiel des relations commerciales et économiques sur l’Adriatique.

    De 1805 à 1813, Split est, comme toute la Dalmatie, gouvernée par la France et Napoléon au sein des Provinces illyriennes.

    À la suite du congrès de Vienne (1815), Split et la Dalmatie intègrent l'Empire d'Autriche puis l'Autriche-Hongrie après le Compromis austro-hongrois de 1867 (Ausgleich) et jusqu'au traité de Saint-Germain-en-Laye du 10 septembre 1919. Split demeure dans la partie autrichienne (Cisleithanie) de la nouvelle Autriche-Hongrie tout en conservant ses particularismes linguistiques.

    Lors de la chute de l'Autriche-Hongrie, avec la fondation du Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes, Split se retrouve dans la Dalmatie « yougoslave » (plus vaste), contrairement à Zadar (Zara) qui domine la Dalmatie italienne (plus petite et morcelée). La culture croate reprend ses droits face à une élite qui continue de cultiver les influences autrichiennes et vénitiennes.
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