On fait tout pour éviter la route de la mort ☠️
Mar 1–2 in Italy ⋅ ☁️ 9 °C
🇬🇧 English version below ⬇️
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On se lance sur la section la plus dangereuse de notre voyage 😬🚴♀️🚴♂️
Après une bonne nuit en bivouac 🏕️ on savoure notre café du matin ☕ au sommet d’un mirador. On est bien installés avec deux bancs et une table pour poser nos tasses et le petit déjeuner 🥐. On a une vue magnifique sur... la carrière 🚜 et la forêt 🌲tout autour de nous.
Mais il est maintenant temps de charger les sacs 🚲 et de trouver une route alternative pour quitter cette piste de ski de fond 🎿.
Après repérage, et en suivant les instructions du chauffeur de la dameuse, on transporte les vélos et nos sacs sur environ 100 mètres de piste en prenant bien soin de ne pas l’abîmer. Ensuite, on ouvre Google Maps 📍 et on repère une ville toute proche située sur notre parcours. On trouve une route secondaire qui nous y mène, jusque-là, tout va bien 👍.
À partir de là, on élabore une stratégie pour éviter la route nationale SS49 qui apparemment a très mauvaise réputation ⚠️. L’idée est d'avancer le plus possible dans les rues des villes et d'utiliser les route secondaires.
On roule jusqu’à la sortie de Villabassa, et là, on décide de tenter à nouveau la piste cyclable. À première vue la piste de ski de fond ne passe plus par ici. C’est plutôt bon signe 🤞. On fait un kilomètre sur des traces laissé par un tracteur, c’est suffisant pour progresser doucement.
Mais on tombe vite sur un premier obstacle, la suite de la piste n’a pas été dégagée. Trente centimètres de neige profonde impossible de continuer 🥶. On fait donc demi-tour.
Angélique aperçoit alors un pont qui passe de l’autre côté de la rivière 🌉. C’est un sentier piéton, mais il semble dégagé… du moins sur la première section. Allez, on y va 💪.
Rapidement, on retrouve de la neige et de la glace, mais ça reste praticable en avançant très doucement. On alterne entre de petits coups de pédale au milieu du chemin, des portions bien dégagées, puis d’autres recouvertes de neige ou de glace. Malgré tout, on progresse bien, et pour le moment, on a évité la route nationale 😌.
Peu à peu, la piste nous ramène vers une deuxième ville. On voit une dame traverser la route avec son chien 🐕 pour rejoindre une piste secondaire. On décide de la suivre. Ce n’est pas idéal avec les vélos, mais le choix est vite fait : pousser dans la neige le long d’un mur ou affronter les machines de fer et d’acier lancées à toute vitesse 🚛💨.
Un peu plus loin on tombe sur la première section de piste cyclable complètement dégagée. Enfin ! 🙌 Mais on s’est emballés un peu trop vite, car on comprend bientôt que seules les portions situées dans les villes sont entretenues…
On navigue jusqu’à la sortie de la ville, et là, le long de la route, on aperçoit des traces dans l’herbe. Je suis optimiste 😄 (ou encore dans le déni...) et j’annonce qu’on a trouvé un bon plan. Angélique, elle, est plus sceptique 😅. Elle me dit qu’habituellement, ce genre de chemin a tendance à bifurquer vers la montagne ⛰️… et elle avait bien raison.
On se retrouve face à la première vraie impasse de la journée. On doit faire nos premiers 500 mètres sur la route de la mort ? 😬
On allume nos feux arrière, en plein jour, en mode flash et luminosité maximale 🔴. On regarde au loin. Aucun véhicule. Alors on se lance.
Angélique passe devant et roule le plus près possible de la bande blanche, le long de la route. Je me place derrière elle, l’œil rivé sur le rétroviseur 👀. On donne tout pour avancer le plus vite possible.
Je commence par me placer au centre de la voie pour forcer le chauffeur à prévoir un dépassement sur l’autre file. Ensuite, si on est dans un virage ou si des voitures arrivent en face, je reste bien décalé sur la voie pour qu’il résiste à la tentation de faire un dépassement en force et de passer beaucoup trop près de nos vélos. Une fois que je vois que le dépassement est possible, je me repositionne derrière Angélique pour lui laisser un maximum de place.
Après 500 mètres, on bifurque enfin sur une route secondaire. Pour le moment, tout va bien, et on n’a pas eu à gérer plus de cinq véhicules 👍.
Et là, cadeau ! La piste cyclable est de nouveau dégagée ! 🎉
Mais très vite, la neige et la glace refont leur apparition ❄️🧊. L'attitude plutôt réticente d’Angélique au début de la journée s’estompe peu à peu. Elle essaie d’apprendre tout doucement les méthodes canadiennes du skating à vélo 😄🚲.
Depuis un moment, on longe un ruisseau 💧 et on a droit à des paysages absolument magnifiques 🏔️✨, qui nous font presque oublier les difficultés rencontrées.
On reprend un gros boost de moral lorsqu’on traverse la frontière Autrichienne 🎊. Le panneau est placardé d'autocollants au point de ne plus y voir le nom 😂🤣😂🤣. On entre pour la première fois dans un pays qui n’est pas limitrophe de la France.
La piste devient maintenant praticable et on a enfin l’impression d’être descendus assez bas pour que la neige ne tienne plus sur la route 🙏.
Au total, on aura fait moins de 2 kilomètres sur la fameuse route de la mort ☠️. C’est largement suffisant pour comprendre pourquoi on nous a dit que nos prédécesseurs, le peu de cyclistes qui passent ici l’hiver, ont choisi de faire cette section en train 🚆
À chaque fois, on apprend et on ajuste pour réduire les risques. L’expérience rentre, une fois de plus 💡🙂.
Leçons retenues :
1. Éviter de se fier aux pistes cyclables au-dessus de 1 000 mètres en hiver ❄️😅
2. Les lumières de jour sont indispensables 🔦 pour être visible à distance. On va se procurer un modèle encore plus performant avec un radar intégré. On vous en dira plus plus tard 😉
3. On va trouver un drapeau sur une tige à installer à l’horizontale pour forcer les véhicules à se ternir encore plus à l'écart de nous 🚩
Au final, on a pris une petite section en train pour rejoindre notre Airbnb avant la nuit 🌙… mais bien sûr, sur cette section la neige sur la piste cyclable avait fondu 😅 :)))
🇬🇧 English version
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We’re setting off on the most dangerous section of our journey 😬🚴♀️🚴♂️
After a good night of bivouacking 🏕️, we enjoy our morning coffee ☕ at the top of a lookout point. We’re nicely settled in with two benches and a table to set down our mugs and breakfast pastries 🥐. We have a magnificent view of nature 🌲 and the peaceful forest all around us.
But now it’s time to load up the bags 🚲 and find an alternative way off this cross-country ski trail 🎿.
After scouting things out and following the instructions of the snow groomer driver, we carry the bikes and our bags for about 100 meters along the trail, taking great care not to damage it. Then we open Google Maps 📍 and spot a nearby town on our route. We find a secondary road leading there, and so far, everything is going well 👍.
From there, we come up with a strategy to avoid the SS49 main road, which apparently has a very bad reputation ⚠️. The idea is to make as much progress as possible through town streets and use secondary roads.
We ride to the edge of Niederdorf/Villabassa, and there we decide to try the bike path again. At first glance, the cross-country ski trail doesn’t seem to run through here anymore. That seems like a good sign 🤞. We manage about a kilometer on tracks left by a tractor, which is enough to move forward slowly.
But we quickly run into our first obstacle: the rest of the path hasn’t been cleared. Thirty centimeters of deep snow makes it impossible to continue 🥶. So we turn around.
Then Angélique spots a bridge crossing to the other side of the river 🌉. It’s a footpath, but it seems to be clear… at least on the first section. Alright, let’s go 💪.
Pretty quickly, we find snow and ice again, but it’s still manageable if we move very slowly. We alternate between a few pedal strokes in the middle of the path, well-cleared stretches, and then others covered in snow or ice. Even so, we’re making good progress, and for now, we’ve avoided the main road 😌.
Little by little, the path brings us toward a second town. We see a woman crossing the road with her dog 🐕 to join a side path. We decide to follow her. It’s not ideal with the bikes, but the choice is quickly made: push through the snow along a wall, or face machines of iron and steel speeding by 🚛💨.
A little farther on, we come across the first completely cleared section of bike path. Finally! 🙌 But we got excited a little too quickly, because we soon realize that only the sections inside the towns are maintained…
We navigate our way to the edge of town, and there, along the road, we spot tracks in the grass. I’m feeling optimistic 😄 (or maybe still in denial...) and I announce that we’ve found a great option. Angélique is much more skeptical 😅. She tells me that usually this kind of path tends to veer off toward the mountains ⛰️… and she was absolutely right.
We find ourselves facing the first real dead end of the day. Do we have to do our first 500 meters on the road of death? 😬
We switch on our rear lights, in broad daylight, on flash mode and maximum brightness 🔴. We look into the distance. No vehicles. So we go for it.
Angélique rides in front, as close as possible to the white line at the edge of the road. I position myself behind her, eyes fixed on the rearview mirror 👀. We give it everything we have to move forward as fast as possible.
At first, I ride in the middle of the lane to force drivers to plan a proper overtake using the other lane. Then, if we’re on a bend or if cars are coming the other way, I stay clearly out in the lane so they resist the temptation to squeeze past us much too closely. Once I see that overtaking is possible, I move back in behind Angélique to give her as much room as possible.
After 500 meters, we finally turn onto a secondary road. So far, so good, and we haven’t had to deal with more than five vehicles 👍.
And then, a gift! The bike path is clear again! 🎉
But very quickly, snow and ice make their return ❄️🧊. Angélique’s rather reluctant attitude from the start of the day gradually fades. She slowly starts learning the Canadian techniques of bike skating 😄🚲.
For a while now, we’ve been following a stream 💧 and we’re treated to absolutely magnificent scenery 🏔️✨ that almost makes us forget the difficulties we’ve faced.
We get another huge morale boost when we cross the Austrian border 🎊. The sign is so covered in stickers that you can barely even read the name anymore 😂🤣😂🤣. For the first time, we enter a country that doesn’t share a border with France.
The path now becomes rideable, and we finally feel like we’ve descended low enough for the snow to stop sticking to the road 🙏.
In total, we did less than 2 kilometers on the infamous road of death ☠️. That was more than enough to understand why people told us that the few cyclists who tackle this section in winter before us chose to do it by train 🚆.
Each time, we learn and adapt to reduce the risks. Once again, experience is teaching us valuable lessons 💡🙂.
Lessons learned:
1. Don’t rely on bike paths above 1,000 meters in winter ❄️😅
2. Daytime lights are essential 🔦 to be visible from a distance. We’re going to get an even more powerful model with an integrated radar. We’ll tell you more about that later 😉
3. We’re going to find a flag on a pole to mount horizontally so that vehicles are forced to keep even farther away from us 🚩
In the end, we took a short train ride to reach our Airbnb before nightfall 🌙… but of course, on that section, the snow on the bike path had already melted 😅 :)))Read more
















TravelerBon courage!!!
TravelerMerci :)))) C’est que du plaisir 😄
TravelerJ'aime ta technique des pieds comme les petites roues qu'avait sur nos velo a 4 ans.