• Entre paysages de rΓͺve et traces de guerreπŸ•―οΈπŸ’”

    Apr 13–14 in Bosnia and Herzegovina β‹… ☁️ 17 Β°C

    πŸ‡¬πŸ‡§ English version below ⬇️
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    On reprend la route 🚴‍β™€οΈπŸš΄‍β™‚οΈπŸŒ

    Après une semaine de pause en Serbie πŸ‡·πŸ‡Έ, nous revoilà sur nos vélos. Les jambes frétillent, les sacoches sont prêtes, nos nouveaux plumeaux aussi… l’aventure peut reprendre πŸ˜„πŸͺΆβœ¨

    Aujourd’hui, direction la Bosnie πŸ‡§πŸ‡¦, de l’autre côté de la Drina 🌊

    Les cours d’eau servent souvent de frontières entre deux pays . C’est plus simple à définir et à contrôler πŸ—ΊοΈπŸŒ

    À chaque passage de douane, on est d’abord contrôlés par le pays que l’on quitte πŸ›‚ Puis vient une zone de « no man’s land » où l’on n’est techniquement ni dans un pays ni dans l’autre. Ensuite, on passe le contrôle du pays dans lequel on entre 🚧

    Côté serbe πŸ‡·πŸ‡Έ, ambiance sérieuse. Les douaniers sont installés à l’intérieur de leur poste. Ils passent nos passeports à l’ordinateur πŸ’» et nous posent quelques questions :

    Vous venez d’où ?
    Vous dormez en tente ? β›Ί
    Vous allez jusqu’où comme ça ? 🚴‍β™€οΈπŸš΄‍♂️

    L’un d’eux semble vraiment intrigué par notre voyage. Cycliste lui aussi ? Ou futur aventurier en pleine révélation ? πŸ˜„ Il finit par sortir pour venir voir les vélos de plus près 🚲

    Puis vient le côté bosniaque πŸ‡§πŸ‡¦

    Et là… changement total d’ambiance πŸ˜„

    Deux douaniers sont assis sur des chaises de jardin, posées devant une petite maisonnette 🏑 On dirait presque deux surveillants dans une cour de collège, un vendredi après-midi 😎 Les voitures passent tranquillement, souvent sans contrôle πŸš—

    Quand ils nous voient arriver, ils nous demandent nos passeports πŸ›‚ L’un des deux part les enregistrer dans son bureau. Pas de questions, pas d’interrogatoire, juste un sourire, un tampon et un sympathique au revoir πŸ‘‹πŸ˜Š

    Au passage, nos plumeaux font beaucoup rire une dame qui traverse elle aussi la frontière πŸ˜„πŸͺΆ

    Aujourd’hui, il fait doux β˜€οΈ On roule en cuissard et en tee-shirt πŸ‘• Une grande première depuis le début du voyage. Et franchement, quel bonheur ! 😍

    Très vite, on quitte les grands axes pour une petite route presque déserte πŸ›£οΈπŸŒΏ

    Une belle route rien que pour nous, sans voitures 🚴‍β™‚οΈβœ¨
    La vue est magnifique 😍
    La rivière serpente en contrebas 🏞️🌊
    Les montagnes nous entourent ⛰️
    Tout semble paisible πŸŒΏβ˜€οΈπŸ•ŠοΈ

    C’est de loin la route la plus agréable depuis le début de notre voyage πŸ’š

    Et puis, soudain, un panneau attire notre regard.

    « Danger, mines » βš οΈπŸ’£

    Là, l’ambiance change.

    Patrice a bien préparé l’itinéraire πŸ—ΊοΈ On repère la zone indiquée sur nos cartes.

    Le paysage est toujours aussi beau, mais on ne le regarde plus tout à fait de la même manière. Ce panneau nous ramène brutalement à ce qui s’est passé ici, il y a à peine trente ans.

    Plus on avance, plus les traces apparaissent :
    des maisons détruites 🏚️
    des bâtiments éventrés,
    des ruines envahies par la végétation 🌿
    des mémoriaux au bord de la route πŸ•―οΈ

    Sur le marbre, des noms. Parfois des familles entières πŸ–€

    Nous sommes à seulement 30 kilomètres de Srebrenica, tristement connue pour le massacre de juillet 1995, durant lequel des milliers de civils bosniaques ont été tués après la prise de la « zone protégée de l’ONU » par les forces serbes de Bosnie.

    Des questions me hantent.

    Qui vit aujourd’hui dans ces villages que nous traversons ?
    Ont-ils connu la guerre ?
    Ont-ils grandi avec cette mémoire ? πŸ•ŠοΈ

    La route continue. Belle et bouleversante à la fois πŸ’”

    Nous arrivons dans le village de Klotjevac. Ce village a été bombardé en 1995 par les forces serbes. Certains habitants ont été tués pendant les attaques, chez eux ou en tentant de fuir à pied vers Srebrenica, à travers la forêt 🌲

    Et comme souvent en voyage, le contraste est saisissant. Ce soir, nous dormirons dans un endroit paradisiaque.

    Un petit chalet avec vue sur la Drina depuis notre lit πŸŒ™πŸ‘βœ¨

    Un décor de rêve… au cœur d’une terre chargée d’histoire πŸ•ŠοΈπŸŒ

    πŸ‡¬πŸ‡§ English version
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    Back on the road 🚴‍β™€οΈπŸš΄‍β™‚οΈπŸŒ

    After a week’s break in Serbia πŸ‡·πŸ‡Έ, we’re back on our bikes. Our legs are itching to go, the panniers are ready, and so are our brand-new feather dusters… the adventure can begin again πŸ˜„πŸͺΆβœ¨

    Today, we’re heading to Bosnia πŸ‡§πŸ‡¦, on the other side of the Drina 🌊

    Rivers often serve as borders between two countries: they’re easier to define and control πŸ—ΊοΈπŸŒ

    At each border crossing, you’re first checked by the country you’re leaving πŸ›‚ Then comes a “no man’s land” zone, where technically you’re neither in one country nor the other. After that, you go through the control of the country you’re entering 🚧

    On the Serbian side πŸ‡·πŸ‡Έ, the atmosphere is serious. The customs officers are inside their booth. They scan our passports on the computer πŸ’» and ask us a few questions:

    Where are you from?
    Are you sleeping in a tent? β›Ί
    How far are you going like this? 🚴‍β™€οΈπŸš΄‍♂️

    One of them seems genuinely intrigued by our journey. A cyclist himself? Or a future adventurer having a sudden revelation? πŸ˜„ He eventually comes outside to take a closer look at the bikes 🚲✨

    Then comes the Bosnian side πŸ‡§πŸ‡¦

    And there… the atmosphere changes completely πŸ˜„β˜€οΈ

    Two customs officers are sitting on garden chairs in front of a small little house 🏑 They almost look like two school supervisors in a playground on a Friday afternoon 😎 Cars pass through quietly, often without any checks πŸš—πŸ’¨

    When they see us arrive, they ask for our passports πŸ›‚ One of them goes inside to register them in his office. No questions, no interrogation: just a smile, a stamp, and a friendly goodbye πŸ‘‹πŸ˜Š

    On the way through, our feather dusters make a lady crossing the border laugh a lot too πŸ˜„πŸͺΆ

    Today, the weather is mild β˜€οΈ We’re riding in cycling shorts and T-shirts πŸ‘• A first since the beginning of the trip. And honestly, what a joy! 😍

    Very quickly, we leave the main roads behind for a nearly deserted little road πŸ›£οΈπŸŒΏ

    A beautiful road just for us, with no cars 🚴‍β™‚οΈβœ¨
    The view is stunning 😍
    The river winds below us 🏞️🌊
    The mountains surround us ⛰️
    Everything feels peaceful πŸŒΏβ˜€οΈπŸ•ŠοΈ

    It is by far the most pleasant road since the start of our journey πŸ’š

    And then, suddenly, a sign catches our eye.

    “Danger, mines” βš οΈπŸ’£

    The atmosphere changes instantly.

    Patrice had prepared the route carefully πŸ—ΊοΈ We locate the marked area on our maps.

    The landscape is still just as beautiful, but we no longer look at it in quite the same way. That sign brutally brings us back to what happened here barely thirty years ago.

    The further we go, the more traces appear:
    destroyed houses 🏚️
    gutted buildings,
    ruins swallowed by vegetation 🌿
    memorials along the roadside πŸ•―οΈ

    On the marble, names. Sometimes entire families πŸ–€

    We are only 30 kilometers from Srebrenica, sadly known for the massacre of July 1995, during which thousands of Bosnian civilians were killed after the “UN protected area” was taken by Bosnian Serb forces.

    Questions haunt me.

    Who lives today in these villages we are passing through?
    Did they experience the war?
    Did they grow up with this memory? πŸ•ŠοΈ

    The road continues. Beautiful and heartbreaking at the same time πŸ’”

    We arrive in the village of Klotjevac. This village was bombed in 1995 by Serbian forces. Some residents were killed during the attacks, either in their homes or while trying to flee on foot toward Srebrenica, through the forest 🌲

    And, as so often when travelling, the contrast is striking. Tonight, we’ll sleep in a little piece of paradise: a small chalet with a view of the Drina from our bed πŸŒ™πŸ‘βœ¨

    A dreamlike setting… in the heart of a land heavy with history πŸ•ŠοΈπŸŒ
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