• Dk-j8, de Dokkedal à Fjellerup Strand

    August 31, 2024 in Denmark ⋅ 🌙 16 °C

    Oh mes amis, quelle étape ! Hier, je râlais et notamment sur l’ennui procuré par les longues lignes droites de la route numéro 5, sans oublier le vent qui n’avait pas aidé. « Demain est un autre jour, », avais-je conclu. Et bien j’ai eu raison : aujourd’hui n’a rien eu à voir…
    Pour commencer, nous nous sommes levés plus tôt. L’étape d’aujourd’hui, déjà longue devait être majorée des quelques kilomètres en moins d’hier soir. De plus, nous avions un bac à prendre et on ne sait jamais combien de temps ça va prendre. Levés une bonne demi-heure plus tôt, nous nous préparons, rangeons le matos et zou : nous voilà prêts à partir. À mon téléphone, il est 9h44 ; nous avons donc réussi à gagner 5 minutes. Bravo ! Bel effort !
    On part sans suivre cette maudite route 5 que nous allons recroiser à plusieurs reprises dans la journée. Et là, oh joie ! Ça monte, ça descend, ça sue, ça peine dans les côtes, ça tourne, bref, c’est génial, à mille lieux de l’ennui de la veille. Et du coup, on roule, on roule. On arrive même assez tôt à Udbyhøj pour prendre le bac qu’on n’a même pas à attendre. Il part au moment où on arrive. Un timing idéal.
    On continue à rouler. Les chênes ont remplacés les conifères comme les fougères ont remplacé les mousses. La mer Baltique est sur notre gauche, à portée et nous retrouvons avec bonheur le relief vallonné mais loin d’être ennuyeux qui nous avait tant plu l’an dernier.
    Nous empruntons même un chemin ombragé, au sol encore bien humide par moments et nous nous embourbons dans les ornières créées par les roues des tracteurs. Je n’ai jamais évoqué la sensation de liberté lorsqu’on est en gravel, mais quand on passe dans des endroits comme ceux dans lesquels on vient de suer sang et eau, ce sentiment est très fort.
    Les quatre derniers kilomètres pour arriver à Fjellerup Strand sont d’ailleurs un vrai bonheur : un petit chemin, à la fois physique et technique, qui oscille entre les maisons, dans les bois. Depuis notre départ, il faut reconnaître aux danois ce talent pour s’aménager des habitations, au milieu des arbres, en pleine nature, tranquilles. Les maisons y sont de plain pied, avec de grandes baies vitrées. Les toits, souvent végétalisés intègrent ces maisons dans le décor si bien qu’il faut parfois faire des efforts pour les distinguer. On peut toutefois les deviner grâce au gazon, toujours impeccablement tondu. Mais à chaque fois qu’on en aperçoit une, on se dit qu’il doit y faire bon vivre. À priori, les vacances sont passées et je suppose que ce ne sont pas des résidences secondaires. Les voitures dans les cours attestent de la présence des propriétaires.
    Arrivés au camping, où cette fois, nous avons loué une cabine (pas de tente à monter et à replier même si c’est un jeu d’enfant), nous filons derechef sur la plage. À part une mère et ses deux rejetons, personne, ni sur le sable, ni dans l’eau. Celle-ci n’est pourtant pas froide, mais la présence de petits galets et d’algues peut expliquer que personne ne s’y baigne. Super Hélène est motivée comme jamais et s’y enfonce jusqu’à mi-cuisse mais je vois bien, à sa démarche dodelinante qu’il est délicat d’y marcher. Après quelques minutes, elle renonce et revient me rejoindre, moi qui ne me suis, prudemment, humecté légèrement que quelques orteils. Retour à la cabine pour une partie de chasse contre les moustiques. Les campings danois sont incroyablement propres, fonctionnels, j’en passe et des meilleures, mais ils sont également incroyablement blindés de moustiques. La deuxième fausse note, la première étant les rayons des boutiques desdits campings : beaucoup de sucreries, des chips à foison, pas de quoi, par exemple, organiser un vrai repas. Ah ça, si tu as l’habitude de dîner des Springles crème et oignon, tu ne seras pas dépaysé.e dans un camping danois !

    Nous ne sommes plus qu’à une soixantaine de kilomètres de Århus que nous rejoindrons demain pour une pause de deux jours en compagnie de Jules et Vincent. Nos postérieurs, malmenés attendent ça avec impatience.

    Bilan des courses : 84,7 km et un plaisir retrouvé.
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