Départ
August 22, 2024 in France ⋅ ☀️ 21 °C
Ça y est ! C’est l’heure d’y retourner. Cette année, c’est de nouveau le Danemark, mais cette fois-ci, on reste sur la partie continentale, le Jutland. Au programme, le tour, au sens littéraire, du Danemark. 1100 kilomètres à pédaler en restant essentiellement en bord de mer. Ce qui veut dire du vent. Et très certainement de la pluie, prévue samedi, pour notre première étape. Pour l’heure, nous sommes en route pour Cologne et nous ferons le trajet en deux jours puisque nous montons un peu plus au nord que l’an dernier pour débuter notre circuit..Read more
Dk-j1, de Esjberg à Hvide Sande
August 24, 2024 in Denmark ⋅ 🌧 17 °C
Première journée de notre périple danois. Cette fois, donc, comme je l’expliquais, nous restons sur le Jutland et roulons le long de la façade Ouest, en bordure de la Mer du Nord pour remonter jusqu’à Skagen, point le plus septentrional du pays. Qui dit bordure de la Mer du Nord dit vent et nous sommes arrivés à Esjberg, hier, sous un vent très fort qui nous fait craindre de ne pouvoir partir. Heureusement, il était tombé ce matin, nous permettant de pédaler. La météo annonçait bien un peu de plus en fin de journée mais rien de bien méchant. Et c’est même sous le soleil, mais rapidement remplacé par un ciel menaçant, que nous avons débuté cette première étape.
On nous avait vanté la beauté de cette façade Ouest, et bien on ne nous avait pas menti : nous avons roulé dans des paysages grandioses, au milieu des dunes, des tourbières, de la bruyère, sur des bandes de terre, entourés par la mer, empruntant des sentiers sableux dans lesquels les roues des gravels peinent à tourner. Un peu de difficulté quand même puisqu’il y a finalement très peu de dénivelé et que nous avons avalé ces 75 premiers kilomètres assez aisément.
Arrivés à Hvide Sande, nous nous mettons en quête de notre shelter, puisque ce soir c’est shelter. Et surprise, lorsque nous arrivons, les 3 sont occupés. Rapidement, nous comprenons qu’une mère de famille, même si celle-ci reste bien silencieuse, et ses marmots occupent un shelter sans l’avoir réservé. Qu’à cela ne tienne, nous avons une tente et la plantons à proximité des abris. Juste à temps, parce qu’il commence à pleuvoir. De plus en plus fort d’ailleurs. Et nous nous retrouvons rapidement sous un déluge, mais au sec. Évidemment, sous tente, l’espace est plus exigu que dans un shelter, mais comme ça, nous serons au chaud. On gère l’espace comme on peut mais on arrive à étaler nos cartes pour une partie de Splendor duel. On aménage même un coin cuisine avec une corbeille à fruit improvisée. Le repas sera aussi l’occasion pour moi de retrouvailles avec le célèbre tube de poisson, déjà testé l’an dernier. Ce soir, ça sera donc repas froid dans la tente. En espérant que la pluie ne fasse pas trop de bruit, car demain, c’est une grosse étape, sous un ciel encore incertain, mais avec pas mal de vent.
Bilan des courses : 75,6 kmRead more
Dk- j2, de Hvide Sande à Lemvig
August 25, 2024 in Denmark ⋅ 🌬 17 °C
Hier, j’espérais qu’il ne pleuve pas trop. L’appli météo de l’Iphone avait annoncé 12 mm de précipitations. Au prix d’un Iphone, et même si le mien est reconditionné, on pourrait s’attendre à des prévisions plus fiables : il a plu toute la nuit. Mais notre petite tente de 938g (faut la porter sur le vélo) a fait le travail et nous étions bien au sec. Juste que le tissu n’est pas aussi épais que les planches de bois d’un shelter. Et quand le vent s’est levé, on l’a bien senti s’engouffrer dans notre petit palace. Là, ce sont les sacs de couchage qui se sont montrés efficaces. Bref, la nuit n’a pas été mauvaise. Moins que ces voisins, arrivés sur les coups de 23h. Peut-être qu’eux aussi avaient réservé un shelter, occupé lui aussi. Toujours est-il qu’ils ont monté leur tente de nuit et sous la flotte. Ce matin, nous ne les avons pas vus émerger. Respect à vous.
Le vent aura été notre leivmotiv de la journée. Faut dire qu’il a soufflé assez fort. Je ne sais plus si c’est Giono qui disait que le vent rendait fou, mais il fallait résister à cette étape qui pouvait rendre cinglé : vous prenez d’un côté de grandes lignes droites et de l’autre, un vent violent avec de fortes bourrasques.
Passée une première partie où nous avons roulé sur un sentier très agréable au milieu des habitations au toit de chaume disseminées dans les dunes, la suite n’a été qu’une succession de longues, très longues lignes droites, balayées par un vent d’ouest (donc de côté puisque nous roulions plein nord). Sur une route avec pas mal de circulation, ce qui nécessitait une attention toute particulière : rafales et carlingues de voiture ne font jamais bon ménage.
Au moment où je me disais que je commençais sérieusement à me faire braire, la petite voix d’Hélène m’est parvenue : « je n’ai jamais vu d’aussi longues lignes droites de ma vie ». Pour sûr, ça faisait plus de dix kilomètres que nous roulions tout droit. Hélène partageait donc mon ennui.
Mais grosse compensation : la veille, Hélène avait trouvé quelques girolles. Et aujourd’hui, alors que nous traversions une très belle forêt, entre deux interminables lignes droites, c’est un beau cèpe qui est venu agrémenter son tableau de chasse. Ce soir, c’est donc omelette aux champignons. Notre hôte du jour nous a dégoté quatre œufs, refusant qu’on les paye et renouant par la même avec l’image sympathique des danois que j’avais conservée depuis l’an dernier, image mise à mal par les gens rencontrés hier. Là, ami danois, je vous retrouve et ça fait bien plaisir.
Bilan des courses : 77,5 kmRead more
Dk-j3 : De Lemvig à Hantsholm
August 26, 2024 in Denmark ⋅ ☁️ 16 °C
Petite étape aujourdhui, puisque nous devons pédaler 100 km et ne pas perdre de temps puisque nous prenons un ferry. Nous réussissons à quitter le Bed and Breakfast, pas trop tard, non sans braquer le petit déjeuner pour nous faire un sandwich, histoire de tenir jusqu’au repas. Nous allons traverser un grand parc national et m’est avis qu’on ne trouvera pas un burker king à chaque croisée des chemins. Il faut dire qu’on a tout le temps faim. C’est d’ailleurs à ce propos que j’avais, au préalable, préparé plusieurs petits sacs en toile de noix diverses et variées, du Brésil, de macadamia, mélées à des amandes, noisettes et autre baies de goji ou cranberries, achetées dans un vrac toulois. Et oh surprise ! En ouvrant mon premier petit sac, j’ai découvert un autre composant de ce petit mélange censé répondre aux fringales : des asticots. Nés dans Toulois, les voilà relachés dans la nature danoise. Les voyages forment la jeunesse. Sacré destin !
Bref, nous traversons encore des paysages sublimes, balayés par un fort vent, mais pour être honnête, à part au départ, nous l’avons dans le dos, chanceux que nous sommes. Bon… si tu n’aimes pas les lignes droites, les enfilades de dunes et le vent, évite la route numéro 1, sinon, tu risques d’être déçu.
Nous prenons le ferry à Thyborøn, le temps de faire connaissance avec John, nous l’appelerons comme ça (en réalité, nous n’avons aucune idée de son prénom), un américain du Nouveau-Mexique, qui trouve que le Danemark, c’est très différent de son état natal. Et perspicace, avec ça ! John nous demande où nous allons (premier sujet de discussion entre gens qui roulent à vélo, un peu comme le prix du loyer est le premier sujet de discussion des parisiens) et se demande s’il ne poussera pas jusque Hanstholm. Comme nous ne réagissons pas trop, John quitte le ferry sans même nous dire au revoir. Nous ne le reverrons plus.
Nous traversons le magnifique parc national de Thy pour arriver à Hanstholm. Les 100 kilomètres approchent et je sens que j’ai bien fait d’emmener mon ami Nok. Rien à voir avec le personnage de Jules Romain que j’aurais mal orthographié ; Nok, je l’ai découverte en Bretagne au mois de juillet où nous sommes allés rouler avec des amis bretons ( Nadine Morano a bien une amie noire, moi, j’ai des amis bretons, c’est comme ça !). La crème anti irritations avait apaisé les douleurs que je te laisse situer. Mais bon, quand il s’agit de vélo, la devinette n’est pas trop compliquée à élucider.
Nous arrivons donc tant bien que mal au camping d’Hanstholm où nous mangeons (encore !) un frugal repas face à la mer. Demain, c’est encore une étape à 90 kilomètres, donc on ne va pas tarder à aller se coucher, d’autant que l’endroit est blindé de moustiques, tout aussi agressifs qu’un zemmouriste à la sortie d’une mosquée. Vite, à l’abri !
Bilan des courses : 99,5 kmRead more

TravelerC’est un régal de lire ces résumés de vos journées et je sens le vent arriver jusqu’à moi rien qu’en essayant de rejoindre à pieds l’île de Madame à Port des Barques. Bon vent dans le dos….et attention aux fringales
Dk-j4, de Hanstholm à Blokhus
August 27, 2024 in Denmark ⋅ ☁️ 17 °C
Bonne grosse étape aujourd’hui où nous plongeons plein Est pour nous diriger petit à petit vers Skagen.
Petit déjeuner rapide au camping du bout du monde puis nous roulons allègrement vers notre destination du jour, une ville dont le nom fait rêver : Blokhus. Depuis que j’ai inscrit ce nom comme étape d’itinéraire, je m’inagine un endroit gris et bétonné. Et ce ne sont pas les nombreux bunkers aperçus juste avant notre arrivée sur Hanstolm qui auraient pu atténuer cette impression.
Minute culturelle : pendant la seconde guerre mondiale, les Allemands ont envahi le Danemark et ont joliment décoré la côte Ouest de très jolis bunkers, histoire de protéger la côte d’une potentielle invasion anglaise.
Comme nous roulons plein Est, le paysage change. Finies les enfilades de grandes dunes. Nous traversons aujourd’hui plusieurs forêts, au sol intégralement rempli de mousse, qui donne envie de s’y balader pieds nus.
Petite halte à midi dans une ginguette, sur la plage, où nous mangeons des boulettes de poisson délicieuses, avant de repartir, rassasiés.
Soudain, sur le bord du chemin, un vélo et un cycliste, de dos, en train de manger une pomme. Hélène reconnait John à ses sacoches et nous le saluons, non sans que j’accélère franchement pour ne pas prendre le risque de partager autre chose qu’un simple « hello ».
Le temps a changé également et après un début de séjour humide, aujourd’hui, il fait chaud et je dois me délester de quelques atours. Avec l’humidité des jours précédent, c’est vraiment un temps à champignons. Il y a deux jours, nous avions déjà fait une omelette aux girolles ; hier, Hélène me proposait de s’arrêter pour cueillir des cèpes. J’avais répondu par la négative. Lors d’une pause, je dis à ma comparse que si jamais elle voit des girolles ou des cèpes, on s’arrêtera pour en cueillir. Et là, d’innombrables petites taches jaunes tout autour de nous. Nous sommes tombés sur un gisement de girolles, de quoi rendre dingue Christian Billiotte. Nous nous mettons donc à en ramasser, encore et encore. Voila-t-y pas qu’arrive au loin notre John, sur sa petite bicylette. Il s’arrête à notre hauteur et nous lui expliquons les girolles. Je lui dis que c’est très bon à manger. Du coup, il en prend une et la croque, crue, en faisant la moue. Je lui explique que ça se mange cuit, mais comme il n’a pas de réchaud et que la girolle crue ne l’a pas trop convaincu, il reprend sa route. C’est sûr que dans son désert du Nouveau-Mexique, les seuls champignons qu’il doit connaître, ce sont des peyolts, les champignons hallucinogènes…
Nous approchons de Blokhus. Les corps commencent à souffrir et je recommence à sentir des picotements dans l’auriculaire gauche. L’an dernier, j’avais déjà connu la même compression du nerf ulnaire, n’arrivant plus à me servir de deux doigts. En changeant de posture assez fréquemment sur mon guidon, j’espère contenir la chose. Et pour la partie dodue de mon invividu, mise à mal par les chemins caillouteux défoncés, je m’en remets à mon amie Nok.
Nous arrivons à Blokhus dans un bed and breakfast incroyable. Enfin, nous devrions plutôt appeler ça un bed, vu que le breakfast, il n’y en aura pas. L’endroit est fou : un immense jardin labyrinthe rempli d’espèces de plantes. De quoi rendre dingue Chantal Billiotte. Malgré les indications du propriétaire du lieu pour arriver au supermarché, nous nous perdons dans cette jungle luxuriante. Je tombe sur deux femmes en train de dîner et j’en identifie une comme étant l’épouse du propriétaire. Je lui explique, en anglais, s’il vous plaît, qu’on cherche la sortie et que son mari m’a dessiné un « plane » pour la trouver. Elle me répond, un peu hébétée, que c’est une cliente et que si j’ai quelque chose à demander, je peux me tourner vers le dit proprio, se demandant bien qui est cet hurluberlu qui la marie et qui lui parle d’aviation.
Nous trouvons finalement le supermarché tant recherché et achetons, entre autres, des fettucine fraîches pour accompagner la pôelée de girolles du jour. Délicieux ! Et il reste des girolles pour demain.
Bilan des courses : 85,70 km !Read more
Dk-J5 de Blokhus à Tversted
August 28, 2024 in Denmark ⋅ ☀️ 21 °C
On aura vu passer beaucoup de revêtements, dans notre odyssée ; du macadam, bien sûr, du gravier, évidemment, du petit qui crisse, du gros qui accroche, de la terre, de l’herbe, de la mousse, bref, toutes sortes de revêtements, plus ou moins appréciés. Par exemple, le gros gravier, quand ça monte, ça n’est pas trop ma tasse de thé. Mais il y en a un que nous n’avions pas imaginé, c’est le sable. En quittant Blokhus, la route empreinte tout bonnement la plage. Alors attention, pour être honnête, on est loin des plages françaises sur lesquelles les chevilles se tordent et où on perd sa tong. Là, les plaisanciers se pointent en voiture, la garent à deux mètres de l’eau et sortent leur transat pour bronzer pépouzes à côté de leur tacot. Il y a tellement de passage que la plage y est toute lissée, Alors, ça reste du sable, bien sûr, et même s’il est damé par ces damnés danois, il adhère bien aux roues. Si en plus le vent s’en mèle, et on verra qu’il sera bien présent toute la journée, après 7 bons kilomètres de plage, la journée commence par un échauffement bien éreintant. D’autant qu’aujourd’hui, il fait chaud. Une pause au premier Spar (au Danemark, on trouve beaucoup de Spar et de Netto) s’impose pour acheter de la crème solaire. Tartinés comme des Sommerbrodt, nous traversons encore des paysages magnifiques, roulant entre les maisons, à l’architecture épurée, des villages balnéaires. À noter, mais nous l’avions déjà remarqué l’an dernier, que bon nombre de maisons possèdent des mâts où flotte le drapeau danois. Inimaginable en France.
Il fait chaud, les organismes trinquent d’autant que le paysage a changé : finies les grandes lignes droites et place à quelques petites côtes bien méchantes. Pas très longues mais assez pentues pour bien vous casser les pattes, les p’tites vicieuses. Et parfois, avec le vent dans les gencives, ce qui n’aide pas. J’avais prévu d’inviter ma belle à Lønstrup pour le déjeûner, mais il n’y a plus d’essence dans le moteur. Les jambes sont coupées et nous avisons un café-magasin d’antiquités, sur le bord de la route, où nous pouvons manger une délicieuse spécialité danoise : le panini !
Nous reprenons notre route sous le cagnard, retrouvant, puisque nous nous éloignons temporairement de la côte, le paysage « hilly » que nous connaissions. Nous arrivons à Hirtshals, où, assoiffés, nous décidons de boire un coup. Las, on dirait une ville fantôme. Tout est fermé et il ne manque qu’un tumbleweed, vous savez, ces buissons séchés, dans les westerns, qui traverse la route dans le vent. Je n’aurais pas été étonné d’y rencontrer, comme dans Déliverance, un enfant qui joue du banjo. Heureusement, il n’en est rien et nous pouvons repartir sains et saufs. Pour ceux qui n’ont pas la ref, je vous conseille vivement ce film de John Boorman, mais âmes sensibles, s’abstenir. Après une interminable ligne droite, vent contraire, évidemment, nous arrivons, bien fourbus, les jambes dures, à notre bivouac du soir. Aujourd’hui, c’est camping. Un camping immense, avec moults restos, magasins, parc aquatique. Mais tout est fermé et le camping n’est pas très occupé. Ce qui lui confère, à lui aussi, une atmosphère fin de bal assez étrange. À priori, au Danemark, les vacances estivales prennent fin mi-août.
Qu’importe, nous avons, demain, en point de mire Skagen, avant de redescendre (on ne peut que redescendre, lorsqu’on est à Skagen, de toutes façons !) vers Aarhus, retrouver Jules et Vincent dans quelques jours.
Bilan : 82 bornes tout de même !Read more
Dk - J6 de Tversted à Frederickshavn
August 29, 2024 in Denmark ⋅ ⛅ 18 °C
Aujourd’hui, c’était un jour important pour moi. Parce qu’on passait à Skagen, le point le plus septentrional du Danemark… Là où se rejoignent la mer du Nord et la mer Baltique, là où se croisent et se choquent leurs vagues respectives. Allez savoir pourquoi ce lieu est un enjeu du voyage. Un peu comme si, à l’instar des alpinistes qui gravissent l’Hymalaya et qui sont au sommet du monde, j’étais au sommet du Danemark. À cela près que les alpinistes montent à 8848 mètres (alors qu’à Skagen, on avoisine, à la louche, les 0 m d’altitude) et que si pour nous autres habitants de l’hémisphère nord, on est en haut du Danemark, pour un Australien ou un Chilien, on est au fond du fond de la chaussette du Danemark.
J’avais mitonné, aux petits oignons, un trajet pour qu’on n’ait pas à faire demi-tour. C’était certes un peu plus long, mais ça permettait de ne pas repasser sur la même route. On croise John qui revient du bout de la presqu’île en nous faisant des grands signes. Hèlèle le hèle : « salut John », alors qu’on ne sait même pas son vrai prénom…
On arrive finalement au bout du bout du Danemark, mais là, il faut garer les vélos et rejoindre le Graal à pied. Il y en a bien pour un bon kilomètre, voire plus, sur la plage noire de monde. On en profite pour se faire un petit bain de pied, dans la Baltique. Même pas peur : c’est une des mers les plus polluées du monde. Parlez-en aux soviétiques qui s’en sont servis comme décharge.
On fait notre petite photo de touriste, le pied gauche dans la mer Baltique, le pied droit dans la mer du Nord. N’empêche, c’est pas donné à tout le monde de se baquer dans deux mers en même temps.
On ne tarde pas trop, parce qu’il y a encore un kilomètre à se farcir, à pied, puis à rejoindre Frederickshavn.
Qui dit mer dit vent. Et là, il y a deux mers, donc pas mal de vent. Et pour arriver (et en repartir) à Skagen, on traverse une vaste étendue balayée par le vent. C’est épuisant. Je suis exténué et je réclame du sucre : c’est incroyable. Requinqués après une énième pause, nous repartons bon train, mais contraints de regonfler plusieurs fois mon pneu arrière, pour arriver au shelter repéré par Hélène, mais pas réservé. C’est drôle, il est sur pilotis et a même une petite terrasse. Ce qui est moins drôle, c’est qu’il y a déjà trois allemands dedans. Nous décidons de planter notre tente sous le shelter. Il y a un restaurant, mais comme je mets un peu de temps à changer ma roue, le restau est fermé. On se contentera d’une purée mousline à l’eau, agrémentée d’un fromage fondu et des trois grains de raisin qui nous restent.
Deux cyclotouristes nous rejoignent, histoire de voi si le shelter est libre. Ils sont français - l’un d’eux est même de Nancy - et appareillent demain pour la Suède. Ils décident, eux aussi de planter leur tente, à côté de la nôtre.
Nous filons tous assez vite dans notre tente parce que moustiques sont assez agressifs.
Bilan des courses : 94 km et une crevaison.Read more

TravelerImpossible d’y aller en vélo. Enfin… on a rencontré un cycliste allemand qui l’a fait, mais il a du se fader plus d’un kilomètre à le porter.
Dk j7, de Frederickshavn à Dokkedal
August 30, 2024 in Denmark ⋅ 🌙 14 °C
Bon… on ne va pas se mentir, s’il est des étapes de transition, celle-ci en était une. Entre Skagen et Aarhus. J’avais préparé un itinéraire en bord de mer, me disant que ça allait bien être agréable de rouler le long de la Baltique.
Malgré tous nos efforts, nous ne parvenons décidément pas à partir avant 10h le matin, le temps de nous réveiller, de tout préparer, plier armes et bagages. D’autant que la nuit a été courte. Un couple est arrivé pour planter sa tente à côté de la nôtre sur les coups de 1h au beau milieu de la nuit. Je les entends encore gonfler leurs matelas. Le couple d’allemands qui occupait le shelter nous avait prévenu : ils partaient tôt pour embarquer. C’est donc vers 5h30 qu’ils ont descendu les marches en bois de leur abri. Bref, c’est avec de belle poches sous les yeux que nous quittâmes Frederickshavn, port très important du Danemark puisqu’on y embarque pour toutes destinations. Nos petit francais, eux, en partaient plus tard pour la Suède. La présence d’énormes navire de guerre dans la rade était, s’il en faut, autre preuve de l’importance stratégique du lieu.
74 km, c’est désormais une petite étape pour nos corps, certes aguerris mais néanmoins meurtris. Aussi nous nous sommes attelés à panser nos plaies. Nous nous sommes d’abord occupés de nos estomacs en avisant un café du centre de Frederickshavn pour un petit déjeuner de champions : Somerbrodt et omelette. De quoi s’armer pour pédaler. Et ravir ma dulcinée, que je n’ai jamais autant vue obnibulée par la bouffe. Un vrai piranha au sortir d’un long jeûne.
À Soby, un peu plus loin, nous avons dorloté mon fidèle destrier, ma Rossinante (décidément, Dulcinée, Rossinante, Cervantès est très présent ; il ne manquerait plus que des moulins et la coupe serait pleine). Sa chaîne accrochait un peu lorsque je passais les vitesses. Un sympathique réparateur de vélo a résolu très gentiment et gratuitement le problème.
Ensuite, c’est à mon fondement d’avoir été gâté, puisque nous nous sommes arrêtés pour acheter un nouveau cuissard, avec une protection digne de ce nom.
J’ai été bien stupide de prendre des caleçons peau de chamois, ce que je déconseille fortement, désormais, pour les longues sorties. La récente préparation en Bretagne aurait du me mettre la puce à l’oreille… On en apprend toujours et particulièrement de ses erreurs.
Il est désormais plus de 11h et nous n’avons encore parcouru que 10 petits kilomètres. Nous reprenons donc la route 5 vers notre destination.
Oh route numéro 1, je t’ai adorée !!! J’ai parfois pesté contre toi, et notamment contre tes lignes droites interminables, mais tu nous as offert de très belles portions de toi, dans les bois, dans les dunes, des petits virages, des pentes.
Route numéro 5, notre idylle commence sur des mauvaises bases. Toujours de grandes lignes droites, mais sans la diversité proposée par ta sœur. Du macadam, du macadam et du macadam. Le tout sur une route à forte circulation (ce n’est qu’à la fin que nous avons pu emprunter une piste cyclable, parallèle, moins stressante et moins dangereuse).
Route numéro 5, certes, tu longes la mer. La Baltique nous accompagne, tout du long, mais à quelques centaines de mètres. Une légère bande bleu, au loin. Rien de bien enthousiasmant.
Et surtout, route numéro 5, tu es toute plate. Pas de relief, ni montée, ni descente. Lorsqu’on roule sur du plat, on roule constamment, sans moment de relâche. C’est long, c’est fatigant, c’est, disons-le tout net, chiant.
Petit parenthèse souriante dans ce marasme, nous prenons le bac pour traverser un bras de mer juste avant d’arriver à Dokkedal où nous avions prévu un shelter. Malheureusement, nous téléphones et batteries externes sont vides et nous écourtons l’étape pour nous réfugier dans un camping à l’électricité salvatrice. Notre trajet s’en trouve amputé de quelques kilomètres, mais vu l’ennui généré, personne ne pense à s’en plaindre.
Demain est un autre jour.Read more

TravelerEnfin de retour après de très longs kilomètres de voiture Merci pour le super spectacle à Bussang Beaucoup de rires Ton grand père racontait qu’il y’avait une femme dans la salle du théâtre de Nancy avec Jean Richard qui rigolait c’était ta grand mère et bien hier c’était ta mère J’ai donc beaucoup pensé à ton grand père 🤣🤣🤣🤣 Merci pour ce super moment et superbe performance des acteurs dans un lieu magnifique Merci 🥰🥰🥰🥰
Dk-j8, de Dokkedal à Fjellerup Strand
August 31, 2024 in Denmark ⋅ 🌙 16 °C
Oh mes amis, quelle étape ! Hier, je râlais et notamment sur l’ennui procuré par les longues lignes droites de la route numéro 5, sans oublier le vent qui n’avait pas aidé. « Demain est un autre jour, », avais-je conclu. Et bien j’ai eu raison : aujourd’hui n’a rien eu à voir…
Pour commencer, nous nous sommes levés plus tôt. L’étape d’aujourd’hui, déjà longue devait être majorée des quelques kilomètres en moins d’hier soir. De plus, nous avions un bac à prendre et on ne sait jamais combien de temps ça va prendre. Levés une bonne demi-heure plus tôt, nous nous préparons, rangeons le matos et zou : nous voilà prêts à partir. À mon téléphone, il est 9h44 ; nous avons donc réussi à gagner 5 minutes. Bravo ! Bel effort !
On part sans suivre cette maudite route 5 que nous allons recroiser à plusieurs reprises dans la journée. Et là, oh joie ! Ça monte, ça descend, ça sue, ça peine dans les côtes, ça tourne, bref, c’est génial, à mille lieux de l’ennui de la veille. Et du coup, on roule, on roule. On arrive même assez tôt à Udbyhøj pour prendre le bac qu’on n’a même pas à attendre. Il part au moment où on arrive. Un timing idéal.
On continue à rouler. Les chênes ont remplacés les conifères comme les fougères ont remplacé les mousses. La mer Baltique est sur notre gauche, à portée et nous retrouvons avec bonheur le relief vallonné mais loin d’être ennuyeux qui nous avait tant plu l’an dernier.
Nous empruntons même un chemin ombragé, au sol encore bien humide par moments et nous nous embourbons dans les ornières créées par les roues des tracteurs. Je n’ai jamais évoqué la sensation de liberté lorsqu’on est en gravel, mais quand on passe dans des endroits comme ceux dans lesquels on vient de suer sang et eau, ce sentiment est très fort.
Les quatre derniers kilomètres pour arriver à Fjellerup Strand sont d’ailleurs un vrai bonheur : un petit chemin, à la fois physique et technique, qui oscille entre les maisons, dans les bois. Depuis notre départ, il faut reconnaître aux danois ce talent pour s’aménager des habitations, au milieu des arbres, en pleine nature, tranquilles. Les maisons y sont de plain pied, avec de grandes baies vitrées. Les toits, souvent végétalisés intègrent ces maisons dans le décor si bien qu’il faut parfois faire des efforts pour les distinguer. On peut toutefois les deviner grâce au gazon, toujours impeccablement tondu. Mais à chaque fois qu’on en aperçoit une, on se dit qu’il doit y faire bon vivre. À priori, les vacances sont passées et je suppose que ce ne sont pas des résidences secondaires. Les voitures dans les cours attestent de la présence des propriétaires.
Arrivés au camping, où cette fois, nous avons loué une cabine (pas de tente à monter et à replier même si c’est un jeu d’enfant), nous filons derechef sur la plage. À part une mère et ses deux rejetons, personne, ni sur le sable, ni dans l’eau. Celle-ci n’est pourtant pas froide, mais la présence de petits galets et d’algues peut expliquer que personne ne s’y baigne. Super Hélène est motivée comme jamais et s’y enfonce jusqu’à mi-cuisse mais je vois bien, à sa démarche dodelinante qu’il est délicat d’y marcher. Après quelques minutes, elle renonce et revient me rejoindre, moi qui ne me suis, prudemment, humecté légèrement que quelques orteils. Retour à la cabine pour une partie de chasse contre les moustiques. Les campings danois sont incroyablement propres, fonctionnels, j’en passe et des meilleures, mais ils sont également incroyablement blindés de moustiques. La deuxième fausse note, la première étant les rayons des boutiques desdits campings : beaucoup de sucreries, des chips à foison, pas de quoi, par exemple, organiser un vrai repas. Ah ça, si tu as l’habitude de dîner des Springles crème et oignon, tu ne seras pas dépaysé.e dans un camping danois !
Nous ne sommes plus qu’à une soixantaine de kilomètres de Århus que nous rejoindrons demain pour une pause de deux jours en compagnie de Jules et Vincent. Nos postérieurs, malmenés attendent ça avec impatience.
Bilan des courses : 84,7 km et un plaisir retrouvé.Read more
Dk-j9 : de Fjellerup Strand à Århus
September 1, 2024 in Denmark ⋅ 🌙 14 °C
Incroyable ! Aujourd’hui, jour où nous allons retrouver Jules et Vincent, nous parvenons à partir bien plus tôt qu’à l’accoutumée : nous sommes sur nos machines, en ordre de bataille, le cuissard amidoné à 9h20. C’est exceptionnel. Nous roulons plein sud, oubliant la célèbre route 5, la Østkystruten pour rejoindre au plus rapide Århus. J’écris volontairement Århus que vous pourrez trouver plutôt orthographiée Aarhus depuis quelques années. J’aime l’idée de conserver le caractère å, certes compliqué à trouver sur certains claviers mais tellement typée qu’on se doit de la préserver.
Nous roulons sans encombre mais rapidement, un mystère, entamé la veille, s’offre à nous. Hier, un peloton de quelques cyclistes danois nous dépasse et lance un tonitruant « bonjour ». Ce matin, dans la montée d’un village, un autochtone nous salue de la même manière. Rebelote un peu plus loin, lors d’une pause. Un cycliste qui ne peut nous avoir entendu parler nous adresse un grand bonjour dans la langue de Molière. Diantre ! Qu’y a t-il chez nous de tellement perceptiblement français ?
Une élégance naturelle ? Un pédalage terriblement français ? Nous n’en savons rien mais sommes, de toutes évidences, repérés.
J’emets l’hypothèse qu’ils nous reconnaissent, à l’instar des coureurs français sur le tour de France, à nos piètres performances. Hèlène réfute cette théorie et préfère penser qu’ils nous identifient plutôt grâce à notre bonhommie.
Nous arrivons donc à Århus, enfin, sur les hauteurs de la ville (80 m de dénivelé avait prrévenu Vincent), prenons une petite douche et partons découvrir la ville. Un premier bar pour prendre la température, puis Jules et Vincent nous emmènent à Streetfood, un endroit incroyablement riche. Toutes les cuisines du monde (ou presque) y sont représentées. Des bancs et des tables sont là pour accueillir les affamés. Pour moi, ça sera jamaïcain : du riz et du poulet, bien épicé. Musique tranquille, bières pression, le lieu est incontournable. La suite se conjuguera demain, car nous tombons un peu de fatigue : nous avons quand même roulé ce matin.
Bilan des courses : 59 kilomètres et trois bières (dont une sans alcool)Read more

Traveler
Je vous envie…. Pas pour la bière mais d’être ensemble. Bisous à tous les 4 et caresses à Quinua et à Simone et au moustique si il en reste un planté quelque part !

Traveler
Cette photo me rappelle avoir dîné dans un endroit un peu semblable à Lyon, bancs et tables en noix et choix de cuisine du monde, je me trompe ?
Dk-J10 Århus
September 3, 2024 in Denmark ⋅ ☀️ 18 °C
Journée relâche, après avoir dormi dans un vrai lit, avec des vrais oreillers. Enfin, quand je dis relâche…
Århus est connu pour ses collines et justement, l’appartement de Jules et Vincent est situé en haut d’une de ces collines, à 4 km du centre-ville. Et comme on fait nos déplacements en vélo, on pédale quand même un peu.
Pour rejoindre le centre, aucun souci, ça descend. Pour rentrer, on a donc 4 petit kilomètres d’une généreuse montée. Je sens que mes cuisses, sûrement mandatée par mon cerveau déjà en pause, ont du mal à démarrer à chaque fois. Va falloir se remettre en ordre de marche : demain, on reprend notre voyage.
Jules et Vincent sont donc nos guides de luxe dans Århus, deuxième ville du pays tout de même et capitale du Jutland. Ils nous montrent pas mal de coins qu’ils aiment et auxquels on adhère également. Petit détour au jardin botanique, puis à Den Gamle By (prononcez « den gameli bu »), quartiers reconsitutant l’habitat des Danois des Vikings à 2014. On rentre dans des maisons reconstituées, c’est étonnant. On peut y faire des ateliers et on décide tous les 4 de monter un groupe et d’enregistrer un single. Bientôt dans vos bacs…
On va se boire une thé chai dans un café militant où on joue à Who is she ?, un qui-est-ce pédagogique et engagé sur des femmes ayant compté ou qui comptent. L’endroit est top. Le thé chai, révélation pour moi, tout autant.
On termine notre journée à Nögen, un restaurant qui lutte contre le gaspillage alimentaire et qui cuisine des légumes indésirables et jugés impropres à la vente. Menu végé au programme : c’est délicieux, avec une mention spéciale pour les betteraves rouges. Je teste un vin sans alcool, qui n’est pas, je vous vois venir, bande de petits marioles, du jus de raisin. Bon, ça ne casse pas trois pattes à un canard…
On ré-enfourche nos bicyclettes pour les 4 kilomètres de montée, forcément bénéfiques après ce petit festin.
Bilan des courses : 8 petits kilomètres tranquillouRead more

Je ne sais même pas faire e avec accent sur le clavier de mon téléphone..alors bravo pour le a avec un petit haut, c'est top! Bises [Mam]
Dk-J11 Århus part 2
September 4, 2024 in Denmark ⋅ ☁️ 19 °C
Seconde journée dans cette jolie petite ville d’Århus. Vincent parti travailler et Jules ayant des réunions, nous laissons donc nos hôtes (je n’oublie pas Quinua et Simone), pour descendre au centre-ville. Au programme, deux musées : tout d’abord, Arhos, le musée d’art contemporain et son étage panoramique multicolore. Ce qu’il y a de bien, au Danemark, c’est que beaucoup de choses sont pensées pour faciliter la vie des gens. Et notamment à chaque fois qu’on fait une visite, des casiers gratuits sont à disposition. Ou bien, par exemple, poubelles de tri faciles d’accès, toilettes nombreuses, pistes cyclables à foison, j’en passe et des meilleures, les Danois n’aiment, à priori, pas se prendre la tête et s’organisent pour que ça n’arrive pas.
Mais je digresse, revenons à nos moutons et à Arhos où nous visitons les différents niveaux, les installations visuelles, la collection permanente et des œuvres de Ronald Mueck, sculptures ultra-réalistes, toujours à la frontière de la malaisance (nouveau mot validé par l’académie française l’an dernier) que nous avons déjà vus plusieurs fois et notamment à la fondation Cartier à Paris. Un petit tour à l’étage panoramique et nous filons manger un morceau au Streetfood que nous avions découvert l’avant-veille. Hélène mange népalais alors que j’opte pour un plat coréen. Puis nous nous pressons pour rejoindre le Køn, le musée du genre. Il ferme assez tôt et nous devons retrouver Jules et Vincent ensuite. Un musée riche et hautement intéressant. Si vous passez à Århus, je vous le conseille, ça fait réfléchir.
Pas le temps de finir la visite, le Køn ferme ses portes et nous partons, cette fois, au rendez-vous fixé par nos hôtes pour un atelier de peinture sur céramique. Nous devons d’abord choisir un objet en céramique puis le peindre avec des nombreuses couleurs à disposition. L’ambiance est très studieuse et deux heures, c’est finalement assez court pour finir correctement. Jules et Vincent décorent chacun un vase pour compléter une collection déjà bien fournie. Hélène jette son dévolu sur un petit cruche. Quant à moi, pas fifou pour deux sous, je me rabats sur un mug.
Je finis juste à temps, pendant que les employées rangent tout autour de moi. Une petite pression discrète pour me rappeler qu’il va être bientôt l’heure de fermer.
Petit repas dans un autre streetfood, pris les fesses dans le gazon, à côté d’un chapiteau où les gens’initie à la danse nordique, qui b’est pas une danse qui se pratique avec des bâtons. Emporté par l’élan général, nous nous lançons dans une petite chorégraphie sur l’estrade glissante. Après le futur tube enregistré la veille à Den Gamle By, une carrière de danseurs professionnels, pas moins, s’ouvre à nous.
Nous enfourchons à nouveau nos bicyclettes pour rentrer, tout juste le temps de bien mouiller nos t-shirts. Il ne faut pas se coucher trop tard, on repart demain. Nous aurons passé deux jours assez intenses, accueillis comme des rois par Jules et Vincent. Il sera dur de partir demain.
Bilan des courses : 8 kilomètres et un t-shirt plein de sueur.Read more

TravelerC’est Hèlène dans le hall du musée du genre, un bâtiment chargé d’histoire. Il a été un hôtel de police, la gestapo y a pris ses quartiers pendant la seconde guerre mondiale, ça a été un musée de la femme avant de devenir celui du genre
Dk-J12, de Århus à Horsens
September 4, 2024 in Denmark ⋅ ⛅ 21 °C
Et bien voilà, il fallait bien repartir de chez Vincent et Jules, leur laisser à nouveau leur chambre, si gentiment prêtée, redonner son espace vital à Simone et reprendre nos bicyclettes pour repartir vers l’Ouest. Et c’est par la route 5 que nous quittons Århus, une fois repassés au centre-ville. Et cette route numéro 5, tant vilipendée, aujourd’hui, je l’ai adorée. Pour quitter Århus, elle chemine, que dis-je, elle serpente dans les bois, le long de la mer Baltique, toujours aussi calme et toujours aussi d’huile. Petites montées, petits ponts de bois, petits sentiers, tout est si diversifié que c’en est un bonheur. Nous roulons donc assez bien, d’autant que nos organismes ont su se requinquer pendant ces deux journées de trève, dorlotés comme des coqs en pâte au vin par Jules et Vincent.
Le ciel est légérement couvert, la lumière assez vive pourtant. Le ciel, très blanc, a du mal à se découper de l’océan, c’est très beau. J’en profite pour faire une photo dont je sais déjà qu’elle sera réussie. Une consolation après un cliché non pris, la semaine dernière dont je savais qu’il aurait été réussi, sans que je cherche à le prendre.
Même la pluie, survenue à une quinzaine de kilomètres de l’arrivée ne nous dérange pas. Je suis juste un peu perturbé, car pendant la pause de midi, alors que j’engloutis un casse-dalle salvateur, je reçois un message : « Papa, j’ai cassé mon téléphone ». Après quelques échanges, Noah me dit qu’il a deux factures à payer et me demande si je peux les acquitter parce qu’il n’arrive pas à les régler sans son téléphone. Pas de souci, lui réponds-je, en père aimant. Mais je trouve tout de même étrange qu’il ne réponde pas aux questions personnelles que je lui pose. Et puis, crac, l’erreur, la peur de gagner, que sais-je ? Mais il me demande avec quelle banque je vais payer. Et là, grosse faute de conjugaison, qu’un Noah, amoureux de la langue française, n’aurait jamais été capable de faire. Mon mystérieux interlocuteur arnaqueur m’envoie des coordonnées bancaires non sans me demander un preuve du versement. Je réponds donc, après un temps, histoire de bien ferrer le poisson, « voici la preuve de mon paiement » puis j’envoie une magnifique photo de mon postérieur, dévêtu, préalablement pris par Hélène, morte de rire. Photo que je ne joindrai évidemment pas à ce récit, n’insistez pas !
Je me souviens avoir tout de même pensé : j’espère vraiment que ce n’était pas Noah. Ce que ce dernier m’a bel et bien confirmé quelques minutes plus tard. Même au Danemark, face au magnifique Fjord d’Horsens, que nous avons longé pour terminer l’escapade du jour, on ne peut pas être tranquille.
Nous plantons notre petite tente dans un camping d’Horsens. Demain, nous serons dans un Air B’nB, le surlendemain, à l’hôtel, celui où nous étions arrivés il y a maintenant presque deux semaines ; ce qui veut dire que cette année, nous n’aurons pas goûté aux joies des shelters. Nous aurons bien essayé mais à deux reprises, ils étaient pris. J’essaie de ne pas trop penser à la fin du séjour qui approche à grand pas et vais profiter à fond des deux dernières étapes.
Bilan des courses : 69,5 kmRead more
Dk-j13 de Horsens à Kolding
September 5, 2024 in Denmark ⋅ 🌙 21 °C
Nous quittons ce matin le camping d’Horsens dans nos standards habituels, c’est à dire un peu avant dix heures. Le ventre vide, cette fois.
Le magasin du camping, le kiosk, est pire que les précédents qui n’étaient déjà pas folichons. Trois paquets de chips, une boite de Kartofelsalat, comprenez « salade de pomme de terre », mais baignant dans un océan de sauce grasse et trois rayons de sucreries. Les bonbons, je n’ai rien contre, même si je n’en ai jamais trop mangé. Je me souviens, enfant, tous mes camarades se presser à la boulangerie d’Houdemont pour dévaliser les tiroirs de bonbons. La confiserie, c’était 10 centimes, le malabar, 20. J’étais plus intéressé par ce dernier, je voulais, comme les copains, réussir à faire des bulles pour avoir la classe. J’ai mis un certain temps à réussir, peut-être le temps que faire des bulles avec son chewing-gum était devenu ringard. Mais fallait pas que je me fasse choper par mon père qui vérifiait la monnaie quand j’allais acheter une baguette pas trop cuite. Je m’égare…
Je n’ai rien contre les bonbons, disais-je, mais je ne suis pas encore prêt, et Hélène aussi, j’imagine, à petit-déjeuner trois fraises tagada et un sachet de car en sac. Peut-être que pour le car en sac, Hélène se désolidarise… Nous décidons donc de trouver un café où manger à Horsens, après avoir fait réparer le cale-pied défectueux d’Hélène. De prime abord, comme ça, le réparateur, qui ne parle pas anglais, ça ne l’enchante pas trop de ne remettre qu’une vis mais il s’attelle, finalement, s’asseyant sur le trottoir. Il se met à chanter « bonsoir madame » et réussit à nous faire comprendre que c’est un groupe danois qui chante ça et m’invite à aller voir sur Youtube. Finalement, il joue au rustre, mais il est sympa et semble en représentation. Il refuse qu’on le paye et fait mine de virer Hélène du magasin.
Si l’entrée d’Horsens, avec ses maisons qui surplombent le fjord, est assez jolie, le centre l’est beaucoup moins. Et surtout, fait un peu mort. Nous ne trouvons pas de café ouvert, si ce n’est un petit kiosque sur une place où nous déjeunons des smorebrodt bon marché mais pas très très bons. Hélène, affamée, prend même, les bras m’en tombent, un hot dog pour plus tard. Jules, Vincent, si vous lisez ces lignes, ne faites pas d’infarctus !
Les sorties de ville, mondialisation oblige, c’est moche. Partout ou presque. Dominique A l’a chanté dans « rendez-nous la lumière » : « on voit des paysages qui ne ressemblent à rien, qui se ressemblent tous et qui n’ont pas de fin ». Le Danemark ne déroge pas à la règle et la sortie de Horsens est dans cette même veine. À part la veille où, quittant Århus, nous nous sommes retrouvés directement dans une forêt accueillante, le reste des entrées de ville ressemblent aux françaises. Pas de Saint Maclou, ici, ni de Gifi, les enseignes sont autres, mais les hangars de métal aux couleurs dégueulasses sont les mêmes.
Nous parvenons à sortir de cet enfer pour rouler dans la campagne. Hèlène me dit que nous tenons une bonne moyenne, mettant cela sur le compte du macadam sur lequel nous roulons depuis le matin. Que n’avait-elle pas dit là ! Parce que nous quittons la route 5 pour la 53. À mon avis, cette route à été prévue pour les VTT. À quelques kilomètres de Vejle, nous nous retrouvons dans un chemin très pentu où nous dérangeons une classe de collégiens en plein cours d’endurance. Ça descend, ça descend, nous sommes debout sur les freins et nous arrivons en bordure du fjord. Le chemin monte d’un coup d’un seul. Un mur. Soit nous faisons demi-tour pour retrouver la route, mais nous sommes descendus très fort depuis pas mal de temps, soit nous poussons nos vélos dans cette montée soudaine et escarpée. Nous choisissons la deuxième solution. Mon vélo est très lourd, les racines bloquent le passage. Un calvaire. Arrivé en haut, je mets mon vélo sur sa béquille et repart chercher le vélo d’Hélène. On est un chevalier ou on ne l’est pas.
Quelques kilomètres plus loin, rebelote, on se retrouve dans les bois. La pente est tellement ardue qu’il y a des espaliers au sol pour aider les gens à monter. Pas prévu pour des bicyclettes chargées de quatre sacoches. Encore un peu plus loin, ça recommence. Une grosse pente sur un sol meuble sur lequel les roues peinent à garder la ligne droite. J’arrive en haut en totale surchauffe, le souffle totalement coupé et m’assois sur des troncs, comme mon souffle, coupés. Une voiture tente de passer mais est obligée de faire marche arrière pour prendre de l’élan, c’est dire !
Nous retrouvons un sentier digne de ce nom et arrivons à Vejle, affamés, assoiffés. L’architecture, à l’entrée de la ville est assez particulière et je ne peux m’empêcher de penser à L’homme de Rio, et son Bébel dans des tours qui se voulaient à l’époque futuristes.
Nous nous arrêtons pour casser une graine et repartons derechef, direction Kolding. Juste à la sortie de Vejle, nous arrivons dans la rue que nous sommes censés prendre : un mur, le deuxième. Impossible de monter ça. À mon avis, en hiver, personne ne se risque à garer sa voiture ici, sous peine de la voir finir encastrée dans un mur plus bas. Nous reprenons une route qui contourne cette colline, une patate, comme dirait Roro, l’ami breton dont je vous ai déjà parlé et avec qui nous en avons gravies, quelques patates, ensemble en juillet. Ça monte, ça monte, il fait chaud. Mais pas question de lâcher. Ça tourne et ça continue à monter. Je ne peux plus passer de vitesse, je suis au taquet et sue à grosses gouttes. J’ai le syndrôme du « ça descend après le virage ».
Tout le monde connait ce syndrôme. Pour moi, c’était dans les Cévennes en 1983. Mon père qui ne comprenait pas que je « zone » avec d’autres jeunes du camping, m’avait loué un vélo pour la semaine. « Avec ton physique, tu feras du vélo », m’avait-il déclaré. Moi, j’avais plutôt envie de traîner avec une jeune fille qui me plaisait beaucoup. Le vélo, ça me passait un peu au-dessus. Mais bon, mon espace de négociation était assez restreint. Et me voilà donc sur mon vélo de location, sous le chaperonnage de mon père, qui lui, en faisait depuis des années, du vélo. Même que petit, je parcourais les pages je des sports du journal régional pour lire fièrement son nom, notre nom, m’accaparant un peu de ses mérites sportifs. Dans une côte particulièrement dure, il m’encourage en me disant : « ça redescend après le virage ». Confiant dans cette figure paternelle, je pousse, je pousse, jusque voir que, penses-tu, ça continue à grimper. Énorme déception : je pose mon vélo, dans le même état de surchauffe que dans la forêt, juste avant Vejle. La déception !!! Mon père, ce héros, m’avait alors planté là, au beau milieu de rien du tout. J’avais poussé ma bicyclette à la main. Je vous la fais courte, mais il m’attendait un peu plus loin, m’avais passé un bon gros savon et m’avait enjoint de remonter sur mon vélo sans faire plus de bruit. C’est ce que j’appelle le syndrôme du « ça descend après le virage ».
En l’occurence, à la sortie de Vejle, après le virage, ça se stabilise. Et nous voilà partis vers Kolding, le long d’une route à forte circulation. Les voitures, passe encore, mais quand ce sont des camions qui vous frôlent, on sent bien ses sphincters se serrer. Quelques kilomètres plus loin, stressé, fatigué par le bruit incessant des véhicules, je décide de changer d’itinéraire et de partir sur les petites routes aux alentours. On y gagne, d’un coup d’un seul en tranquillité, nous sommes même seuls au monde. Par contre, c’est nettement moins direct. Au départ, cette étape devait faire 60 kilomètres, elle en comptera au final pas loin de 75.
Nous arrivons enfin à Kolding, en passant très exactement, je les reconnais, aux même endroits que l’an dernier. Étonnant de trouver des lieux familiers au Danemark. Nous arrivons devant une très belle maison où nous prenons nos quartiers pour la nuit. Le propriétaire nous fait visiter et montre un frigo rempli de canettes en nous invitant à y prendre ce que l’on veut. Une carlsberg sans alccol fait mon bonheur et permet de me faire descendre en température. Celle de l’extérieur est qualifiée, avec justesse, par la maitresse de maison de « unusual » pour un mois de septembre. Tu m’étonnes !
Bilan des courses : 75 kilomètres (au lieu des 60 annoncés)Read more
Dk-j14, de Kolding à Hjerting
September 6, 2024 in Denmark ⋅ 🌬 25 °C
Leçon de géographie… vous prenez une carte, du Danemark, si possible, ça sera plus parlant pour la suite. Vous situez Kolding, vous situez Hjerting, point de départ et d’arrivée de notre trajet. Vous prenez une règle et vous tirez un trait entre les deux. Voilà grosso modo notre itinéraire du jour. Le trajet le plus court entre deux points, c’est la ligne droite. Géographie, niveau CM1. Enfin, CM1 d’avant.
Si vous avez lu les étapes précédentes, vous savez ce que je pense des longues lignes droites. Et bien la journée d’aujourd’hui n’aura apporté aucune autre eau à mon moulin. Elle n’avait d’intérêt, de toutes façons, que parce que nous rentrions à la base, le cœur un peu gros. Ben oui, quand tu passes des vacances aussi dépaysantes, en étant, sans flagornerie aucune pour celle qui partage ma vie, bien accompagné, toute fin ressemble à un glas qui sonne tristement.
L’étape du jour annonçait tout de même 80 kilomètres et 381 m de dénivelé, ce qui est, je vous l’accorde, loin d’être la montée du Galibier.
La propriétaire du Air B’n B nous avait prévenu : « c’est tout plat ». Son mari étant d’Esjberg (juste à côté de Hjerting), je me suis dit qu’elle connaissait le trajet et la topologie des lieux. Cependant, je reste assez méfiant, aux vues des expériences passées avec des autochtones nous informant des distances. Le sympathique proprio du jardin extraordinaire nous avait annoncé un supermarché à 200 mètres à peine alors qu’il était à plus d’un kilomètre (et un kilomètre en claquettes, c’est long, croyez-moi). La gérante du camping d’Horsens nous avait, quant à elle, situé la ville à 5 kilomètres du camping, nous dissuadant ainsi d’aller y faire un tour le soir (j’aimerais vous y voir, après 80 bornes, reprendre son vélo, une fois douchés, propres autant que faire se peut après 12 jours de vélo, pour refaire 10 kilomètres, de nuit) alors que le centre-ville n’était qu’à deux kilomètres. Bref, je suis dubitatif, sachant qu’un dénivelé de 381 m peut parfois révéler de belles pentes. Je fais part de mon scepticisme à mon interlocutrice en lui disant que mon application ne me parle plat d’un trajet plat. Ce à quoi elle me répond que ça monte sur les 10 premiers kilomètres et qu’ensuite, ça va.
Et elle a raison, la bougresse ! Ça commence par une bonne petite montée et ça enchaîne pendant 10 bons kilomètres, suscitant cette réaction d’une Hélène essouflée : « sacrée mise en jambe ». Il est à peine dix heures et nous sommes déjà trempés, d’autant que le soleil tape fort.
Mais après, comme prévu, c’est assez plat. Bon, je ne dis pas qu’il n’y a pas quelques petites côtes, mais rien de comparable au début et nous filons comme le vent. Pas de chemin sinueux, pas de boue qui entrave les roues. Le rendement y gagne ce que l’intérêt y perd. Et lorsque nous faisons notre pause de midi et demi, nous avons déjà avalé plus d’une cinquantaine de kilomètres, qui, parfois sur des petites routes secondaires, qui, une bonne grosse partie du temps, sur une nationale. Mais nous sommes au Danemark et les conducteurs sont toujours d’une extrême courtoisie. On est bien loin de la France. J’en veux pour preuve les feux de signalisation. Il y a une petite différence avec nos feux, c’est que lorsque le feu va passer au vert, on est prévenu brièvement par le feu orange. Du coup, les gens s’y préparent et, par exemple, les cyclistes prennent leur élan dès que ce feu orange apparaît, en toute quiétude. Ce qui implique, bien évidemment, que dans la rue perpendiculaire, personne ne force un feu orange ou brûle un rouge. Le Danois est assez discipliné. Avec un système similaire dans l’hexagone, les urgences, déjà saturées, le seraient davantage. Mais bon, tout va s’arranger : Michel Barnier est premier ministre !
Donc même si, au bord de cette nationale, l’espace dédié aux cyclistes se réduit comme peau de chagrin (merci Balzac, ça fait toujours classe d’utiliser, cette expression, ça permet de montrer qu’on est lettré, même si elle est devenue complètement surannée), on reste en confiance. Et même lorsqu’on entend à peine les voitures : il y a énormément de Tesla. Le Danois est discipliné, certes, mais à priori, ça ne le dérange pas de filer son pognon à un fou furieux, pardon ! on dit un libertarien. Le Danois trie ses plastiques durs et ses plastiques mous, mais finance en partie les délires d’un huluberlu qui veut développer le tourisme spatial. Va comprendre, comme disait l’autre !
Nous nous approchons de plus en plus de Hjerting, passant et ça a été vrai tout le long du voyage, devant les petits panneaux Til Salg (à vendre) qui fleurissent un peu partout.
J’ai l’impression que tout le Danemark est à vendre. Ma fidèle compagne a beau me dire que c’est signe de bonne santé économique, parce que les capitaux vivent, ça fait bizarre. Et puis moi et les capitaux…
Nous arrivons finalement à côté de l’église, sur le parking du petit supermarché où nous avions laissé la voiture avec un petit mot sur le pare-brise. Ouf ! Elle est là ! Et avec elle du linge propre que nous avions préparé pour le retour.
Nous filons nous doucher et changer à l’hôtel. Ils nous ont carrément alloué une petite maison. Petit sauna, et pour Hélène, en sus, une trempette plus que fugace dans la mer du Nord.
Nous aurons donc parcouru, en 12 jours, pas loin de 1000 kilomètres (soit une moyenne de 80 kilomètres par jour quand même), crevé une seule fois, et contrairement à l’an passé, pas de chute. Nous avons profité de Jules et Vincent. J’en connaissais déjà bien un, le deuxième est tout aussi exceptionnel.
Encore des vacances fantastiques, pour peu qu’on aime pédaler, dormir sous tente, prononcer des noms imprononçables, et de temps en temps, bien en baver. Il nous reste encore des mystères à éclaircir, comme ces ados croisés ce matin et qui, encore, nous ont scandé des « bonjour ». Ou toujours ces petits tricycles déposés à l’entrée des maisons…
Aucun de nous n’a vraiment envie de rentrer et j’envie ce cycliste néerlandais rencontré au sortir d’un bac, à Udbyhøj, qui faisait ses 10 000 kilomètres, entre Portugal et Norvège et rentrait chez lui. Ou ces allemands rencontrés au camping d’Horsens qui revenaient eux aussi d’une odyssée de trois mois qui les avait vus quitter Cologne, passer au Danemark, en Suède, puis la Finlande, enfin aller pédaler en Islande pour revenir. Pour eux aussi, on sentait que retour ne rimait pas avec allégresse.
Nous allons donc désormais nous tourner vers un autre projet, une nouvelle destination qu’Hélène aura la lourde responsabilité, cette fois, de choisir. On est prêt, on est ultra motivé pour recommencer. C’était… génial !Read more










































































































