Rotterdam Round 1 - de Troussey à Dieue/
August 1, 2025 in France ⋅ ⛅ 21 °C
Finalement, on est parti ! On ne va pas se mentir, une lourde menace planait sur nos vacances en raison d’une tendinite au niveau du ligament latéral interne. Deux mois de douleurs, de préparation tronquée avec seulement deux petites sorties, finalement assez peu significatives durant cette période, il y avait de quoi serrer les fesses. Mais un microkiné de mes amis et une séance de mésothérapie ont eu raison de la douleur et on a pu espérer voir Rotterdam.
Petit rappel, cette année, c’est Hélène qui a choisi la destination. Nous suivrons donc la Meuse et ses méandres jusqu’au moment où elle se jette dans la mer du Nord.
Et pour la première étape, nous avons décidé de nous arrêter chez mes beaux-parents, histoire de goûter, petits coqs en pâte que nous serons ce soir, encore un peu au confort royal de Dieue avant de basculer dans des hébergements plus spartiates. Du coup, cette première étape, nous la connaissons bien, pour l’avoir parcourue plusieurs fois. La petite montée de Vertuzey, comme hors d’œuvre, la trop longue ligne droite qui mène à Apremont, tout juste suivie par la longue montée au démarrage très raide qui casse les pattes, puis la bascule, à partir de Saint-Mihiel, sur la rive gauche de la Meuse jusqu’à la voie verte de Tilly, qui nous emmène en toute sécurité, sans plus de voiture, jusque Ancemont. Un saut de puce, en évitant la piste cyclable empruntant un pont au revêtement agressif, conçu par quelqu’un qui n’a jamais dû faire de vélo de sa vie et c’est Dieue. Je ne dirais pas qu’on l’a fait mille fois, mais le parcours, on le connaît bien.
Sauf que… Cette fois, comme je l’ai dit, nous ne nous sommes pas préparés comme à l’accoutumée (Hélène plus que moi). Et nous sommes lestés par nos sacoches. Pour Hélène, c’est 22 kilos. Pour moi, c’est plus. Et ce n’est clairement plus la même chose qu’à vide. L’équilibre, la vitesse, la relance, tout est plus compliqué. Si on ajoute à ça la pluie intermittente et le vent (de face tout du long), cette première étape n’était pas aussi aisée qu’on aurait pu le penser. Notamment dans cette montée d’Apremont où j’ai dû faire une pause pour reprendre mon souffle et détendre mes cuisses tétanisées. Fort heureusement, ensuite on descend sur Saint-Mihiel, où nous nous sommes arrêtés, sur le sordide parking du Leclerc pour grignoter. Arrêter est un bien grand mot, puisque pressés par une forte pluie battante, nous nous sommes réfugiés sous un auvent. Là, j’ai oublié que j’avais des cales aux pieds et coincé, je me suis gentiment gauffré sur le côté. « Comme un judoka », m’a dit Hélène. N’empêche, c’est le genou, celui là même qui m’a créé tant de souci qui a pris. Mais sans gravité.
Au final, l’endroit était tellement triste que nous nous sommes translatés de quelques mètres et avons engouffré notre pitance en face de la bibliothèque bénédictine ; ça a quand même plus de cachet. Avant de retrouver Christian un peu plus loin, venu, en pleine préparation du Cricriathlon, à notre rencontre pour nous accompagner sur les 25 derniers kilomètres.
Pour finir, nous fûmes gentiment accueillis par.., un énorme orage puis par une Mam bienveillante, tendant deux serviettes aux êtres détrempés que nous étions.
Pour moi, clairement pas l’étape la plus plaisante.
Demain, nous basculons vraiment vers les vacances et des itinéraires à découvrir.Read more





Bon courage les zamis 😘😘 [Nath]
TravelerMise en bouche difficile cela vous permettra la comparaison avec ce qui va suivre et que je vous souhaite très agréable à tout point de vue. Yvan nous savons que tu es ceinture noire, pas la peine de t’entraîner sur ce point à vélo. Bon vent (dans le dos) pour la suite de votre périple bises
TravelerAujourd’hui, le vent était de face. Tout du long. Mais on a fait le Danemark, Madame ! Niveau vent, c'est autre chose.