• Sur la frontière, this is the end

    August 14 in Thailand ⛅ 32 °C

    Voilà, la fin approche. Nous sommes à l'hôtel à Chiang Rai pour un jour tranquille avant de repartir le long de la frontière laotienne afin de se balader et de marcher un peu. J'essaie de trouver où aller et quoi faire. L'idéal serait d'aller au Phu Chi Fa qui est une montagne culminant à plus de 1.600 m d'altitude le long de la frontière laotienne. Gemini dans sa grande sagesse indique que son accès, qui est dans un parc national, serait fermé. Le site du parc ne mentionne rien concernant une éventuelle fermeture de l'accès au sommet du Phu Chi Fa. Je trouve une agence de trek locale et sollicite la réception de l'hôtel afin de lui demander si un trek de 2 ou 3 jours dans ce coin là serait possible elle. Plus facile de converser directement en thaï plutôt que de baragouiner en anglais ou de chercher la traduction sur Google traduction. Au téléphone le guide lui dit qu'il n'a pas le temps de s'occuper de nous et que l'accès au Phu Chi Fa étant bien fermé il nous conseille plutôt d'aller vers le village de Ban Rom Pho Ngoen et d'aviser là-bas.
    Forts de ses conseils, nous bookons un grab pour le lendemain matin avec un départ à 9h30 de l'hôtel. Lorsque nous arrivons à la guest house nous trouvons porte-close et personne. Le chauffeur téléphone et nous indique qu'elle est fermée pour la saison. Je descends un peu le long de la route principale et trouve un semblant d'épicerie ; je demande à la tenancière s'il est possible de dormir quelque part et, en m'indiquant l'autre côté de la rue, elle me fait comprendre que cela est possible. L'autre côté de la rue est constitué d'e plusieurs maisons sur pilotis dominant la vallée ; pas un touriste à l'horizon. Nous réservons 2 jours ainsi que les petits déjeuners (bon, cela nous aurions du éviter...). L'après-midi, nous remontons le long de la route car nous voulons aller au sommet du Phu Chi Dao qui ressemble étrangement au Phu Chi Fa mais en moins coté... Nous nous arrêtons en chemin pour manger. Il n'y a qu'une seule gargote. Nous nous asseyons mais notre venue ne semble pas éveiller la moindre volonté de nous servir ni de s'intéresser à nous. Enfin, le temps faisant son effet, au bout de quelques minutes une soupe (très bonne d'ailleurs) nous est servie.
    Puis nous nous mettons en route. Ça monte, ça monte tout droit même. Ben oui, pourquoi faire des circonvolutions alors que l'on peut aller tout droit ? Je vous le demande...Il faut quand même aménager le chemin pour que les 4X4 puissent monter et pour ce faire les portions les plus raides sont bétonnées. Au bout de 2h, 2h30 de marche, nous arrivons au sommet. Nous sommes chanceux car une petite et rapide trouée nous permet de surplomber le majestueux Mékong du côté laotien. Comme partout le long des frontières, Il y a des bornes. Mais, ce qui est frappant, c'est que la date de la pose des bornes est indiqué avec la date du calendrier bouddhique du côté thaïlandais mais avec celle du calendrier grégorien du laotien. Tout est couvert et bientôt la vue sur le Laos et le Mékong se bouche. Nous décidons alors de prendre le chemin du retour et, pendant quelques hectomètres, nous faisons route commune avec des femmes Hmongs chaussées de bottes qui marchent d'un bon pas et nous distancent allègrement. Certaines ramènent des herbes, d'autres des cœur de bananier et d'autres on ne sait pas quoi. À un moment elles s'arrêtent et il y a un partage d'argent entre toutes ces femmes. Pourquoi nous n'en savons rien.
    Nous continuons notre descente et arrivons bientôt à notre lieu de villégiature où un soleil éclaire la vallée ; la bière est la bienvenue car bien méritée. À un moment le propriétaire, qui est le mari de la tenancière de la simili épicerie située de l'autre côté de la route, viens nous voir et nous dit que si nous voulons manger c'est possible et que ce soir ça serait barbecue hmong. Nous sommes d'accord bien évidemment car nous ne savons pas où manger et nous n'avons rien à manger. Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes réveillés vers 7h30 par des coups sur la porte car le petit-déjeuner arrive. Même si cela est un peu tôt, prendre un bon petit déjeuner face à ce superbe paysage va être magique. Hélas, hélas, nous déchantons rapidement car le petit déjeuner est celui du coin donc c'est un espèce de ragout de riz/poulet.... Autant dire que nous ne mangeons pas énormément.
    L'après-midi est consacrée à une grande balade toujours le long de la frontière thaïlando laotienne et cette fois ci direction le Phu Langka. Et comme la journée précédente, une sangsue s'attaque à la jambe de Sophie. Mais là, au lieu d'essayer de l'arracher comme je l'ai fait hier je lui pulvérise un ou deux pschitt d'anti-moustiques et immédiatement la sangsue se rétracte et lâche sa proie en l'occurrence la cheville de Sophie. Aussi, elle ne saigne pas ou très très peu.
    La vue au sommet devrait être magnifique mais nous sommes dans le brouillard et nous ne voyons rien. Nous descendons et retournons dans nos pénates. Nouveau barbecue hmong et dodo.
    Le lendemain après avoir pris soin d'annuler le petit-déjeuner, je remonte le long de la route pour trouver l'épicerie près de la gargote dans laquelle nous avons précédemment mangé à midi et j'achète quelques sucreries et de quoi à boire. Ce petit déjeuner est bien meilleur que le riz. Puis retour sur Chiang Rai pour une dernière nuit avant de prendre le lendemain un bus de nuit et rentrer à Bangkok.
    À Bangkok on écluse nos derniers bahts par des figurines manga pour Juliette et un massage de 2h pour Sophie.
    Voilà c'est la fin nous rentrons demain sur Paris.
    Ciao ciao
    This is the end
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