• Christophe Gln
  • Christophe Gln

Royaume de Siam

Sur une musique de Gérard Manset.... et la mer n'a cessé de descendre Read more
  • Trip start
    July 13, 2026

    Avant de commencer quelques faits en vrac :
    - la Thaïlande est une monarchie constitutionnelle et le roi et de manière élargie la famille royale sont intouchables. Chaque billet étant à l'effigie du monarque, froisser un billet revient à manquer de respect au roi....
    - elle compte près de 70 millions d'habitants dont l'immense majorité, plus de 90 %, voire 95 %, est bouddhiste ;
    - sa superficie est de 522.000 km2 (afin de donner une idée, la France métropolitaine représente 543.000 km2) ;
    - Bangkok, sa capitale, compterait entre 8 et 10 millions d'habitants ; le grand Bangkok, quant à lui, compterait environ 20 millions d'habitants ;
    - Bangkok serait la deuxième ville la plus embouteillée au monde après Mexico ;
    - la mousson du sud-ouest a officiellement débuté le 15 mai 2026 selon le Thai Meteorological Department. Elle durera jusque vers la mi-octobre sur le centre, le nord et l'est du pays ;
    - la monnaie est le baht ;
    - 1.000 bahts vaut environ 26 € ;
    - le salaire moyen est de 320 bahts par jour ;
    - un plat de riz + viande en street food vaut entre 40 et 60 bahts.
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  • Les cartes SIM au pays de Bouddha

    July 14 in Thailand 🌧 32 °C

    Mardi 14 juillet
    Arrivée à Bangkok de Paris via Doha.
    L'aéroport de Bangkok est un immense aéroport situé à une quarantaine de km de la ville même.
    Dès la sortie de l'avion se pose la question des bagages car nous voici embarqués dans une navette ferrée avant de passer les contrôles de l'immigration où, en plus du passeport, nous devons présenter le désormais obligatoire TDAC ainsi que la précédente carte d'embarquement !!! Ouf, je ne l'ai pas jetée...
    Toujours pas de bagages mais nous remarquons que personne n'en a, c'est bon signe, du moins nous l'espérons.
    Finalement, nous retrouvons nos bagages complets et non détériorés sur un des 10 tapis avant la sortie de l'aéroport.
    Direction l'hôtel près du Grand Palais.
    Le quartier est un peu anachronique avec son palais, ses bouddhas d'or, ses bouddhas couchés et ses miséreux qui attendent et se précipitent vers le véhicule de la "soupe populaire" après avoir trié les ordures. De ce fait, les rues sont relativement propres, enfin à l'échelle locale.
    Avant de partir ses balader et manger, il convient de trouver une carte SIM de l'opérateur local AIS. Me voici armé de nos téléphones et passeports respectifs. Il est possible d'acheter ses cartes au "7 Eleven" du coin ce que j'essaie de faire. Las, j'abandonne rapidement car personne ne parle anglais et les indications sur la pochette SIM sont exclusivement en thaïlandais.... Qu'à cela ne tienne, je vais plus loin, bien plus loin, et me retrouve dans une boutique officielle AIS où les prix sont 2 à 3 fois inférieurs à ceux pratiqués à l'aéroport. Hélas, je ne peux prendre une carte pour Sophie car nous devons être pris en photo😮‍💨😮‍💨. Un forfait 100 gb coûte 399 baht soit 10,50 €.
    Donc retour hôtel les poches à moitié pleines.
    Bon où aller manger pas trop loin ? Nous sortons et nous tombons sur la rue touristique (Thanon Kao San) de l'endroit avec ses bars bruyants aux néons criards, sa cuisine de rue aseptisée, ses boutiques souvenirs avec ses faux sacs Vuitton ou Nike, ses imitations de casquettes Adidas.... Nous optons pour un pad thaï dans la rue où les effluves alternent entre celles des plats en train d'être cuisinés et d'autres plus près de l'urine macérée😒.
    Avant de rentrer dormir, arrêt obligatoire pour Sophie et Juliette pour s'adonner aux délices d'un massage thaïlandais (Sophie) et des pieds (Juliette).
    Sur le chemin du retour, nous constatons de nouvelles apparitions, en effet le monde de la nuit qui a permis une partie du développement touristique du pays est de sortie et attend sagement le client assis sur des chaises le long des rues....
    To be continued ...
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  • Pak Chong, un van vers la quiétude

    July 15 in Thailand 🌙 29 °C

    Après une rapide balade à Bangkok autour du palais royal, taxi pour aller à la gare de mini-van afin de rejoindre Pak Chong situé à 170 km au nord est de Bangkok.
    Toutes ses vitres sont teintées, même le pare brise et il est climatisé, quel luxe. De manière générale, la conduite est tranquille et, contrairement à d'autres contrées, le klaxon est utilisé avec parcimonie ; un carrefour ne se franchit pas à l'aide du klaxon (le klaxon correspondant au véhicule le plus imposant est prioritaire) mais en respectant la signalisation ou les priorités (à confirmer cependant).
    Trois heures plus tard, nous voici à Pak Chong. Premier constat, peu d'occidentaux dans les parages.
    La guest house est magnifique, près du centre mais suffisamment éloignée pour ne pas en subir les nuisances. Elle est nichée dans un écrin de verdure, surplombant une rivière et faisant face à une forêt d'où surgissent les cris des singes.
    Le soir, on va au marché de nuit pour acheter à manger. J'opte pour un plat composé de crudités et de poisson frit en prenant le soin de ne pas ajouter la sauce qui est très loin de la sauce nuoc mam et se rapproche plus des piments rouges dont elle tire sa couleur. Mais même sans cette précaution, impossible de la terminer ; citronnelle alliée à des petits morceaux de piment = bouche en feu.
    C'est la saison des durians, ce fruit emblématique de la Thaïlande, de la Malaisie et autres pays. Il est temps de le goûter même si son odeur sur les étalages n'invite pas franchir le pas. Mais nous sommes des gens courageux (ou inconscients). Comment dire, comment dire... Nous n'en reprendrons plus, cela est une certitude ; l'odeur (mauvaise) est persistante dans la bouche et le plaisir gustatif est inexistant (c'est comme les andouillettes, il faut être habitué depuis tout petit pour apprécier). Ni vu ni connu, nous laissons le sac encore plein, à côté d'une poubelle ; cela fera la joie de quelqu'un !!!
    Ici, le plastique est roi : tous les achats de nourriture sont se font avec des boîtes ou des sacs plastiques. Mais, les rues, les villes sont propres, les ordures sont ramassées et quasiment aucun sac plastique ne vole au vent, cela est bien appréciable. Ils ont un tel respect pour la Terre que cela joue sans doute énormément. D'ailleurs, des voyageurs rencontrés nous ont indiqué qu'au sud, càd près de la Malaisie, c'était beaucoup plus sale. Le niveau éducatif est pourtant le même et les infrastructures sont similaires mais le bouddhisme est moins omniprésent.
    Enfin pour terminer, peu de gens fument et il est rigoureusement interdit de fumer dans les lieux publics.
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  • Kao Yai park, les animaux sont sympas

    July 16 in Thailand ☁️ 25 °C

    C'est parti pour une journée de visite dans le parc de Kao Yai. Pour ce faire, nous avons réservé un tour avec Bobbys tour. À 8h tapantes, nous embarquons dans une bétaillère avec Mo (qui ne cessera de remercier les animaux de se montrer) qui nous servira de guide toute la journée. Nous nous arrêtons quelques kilomètres plus loin pour récupérer une famille suisse de 5 personnes.
    Le parc et luxuriant et la végétation dense ; aussi peu de chance pour ne pas dire aucune chance de voir des éléphants ce jour. Par contre, nous croisons plein de serpents, de varans, d'iguanes, de singes et autres gibbons dans les cris résonnent toute la journée.
    Nous avions tous revêtu des sur chaussettes anti sangsues bleues d'un plus bel effet. Mais fort heureusement, aucune sangsue n'est venue goûter à notre sang.
    Bref, on a vu des animaux et c'était le but.
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  • Bangkok, des buddhas et des chats

    July 17 in Thailand ☁️ 33 °C

    Ce matin, 17 juillet, nous redescendons sur Bangkok en prenant le train. Bon, le train a 20 minutes de retard. Les billets en notre possession sont des billets de 3ème classe. Nous rentrons dans le train, le wagon est sombre car les fenêtres sont assombries et la climatisation est bien froide. Aussi, les passagers sont sous des couvertures !!!! Nous comprenons rapidement que nous sommes en seconde classe et non en troisième classe. Nous changeons alors de wagon et l'ambiance change ; terminées la climatisation et les couvertures, place à la transpiration, aux banquettes en plastique et aux ventilateurs.
    Dans le wagon, il y a des locaux, des militaires et des moines ainsi que le chef de wagon qui parade dans un uniforme rutilant et des lunettes blanches à la Polnareff. En ce qui concerne les moines, un espace leur est spécifiquement réservé. Pendant l'intégralité du trajet, soit 2h45 environ, des marchands ambulants passent et vendent nourriture et boissons. J'achète une barquette de riz à la viande avec, chose étrange, de la sauce pour poisson, après tout pourquoi pas commandant Charcot.
    Nous arrivons à Bangkok sans encombre en ayant rattrapé un peu de notre retard. Un Grab plus loin, c'est-à-dire l'équivalent des Uber, et nous voici de retour à notre hôtel.
    Nous sommes à Bangkok et Bangkok est célèbre pour ses temples. Aussi nous marchons une demi-heure et nous nous retrouvons au Wat Pho avec son mondialement connu Bouddha couché.
    Les gens se pressent pour visiter ce temple. Les locaux ne payent pas car ils y viennent également pour prier Bouddha. La tenue doit être correcte, c'est-à-dire que les épaules doivent être couvertes et les shorts sont bannis. Les hommes quant à eux peuvent venir en bermuda.
    C'est un havre de paix dans lequel les chats s'épanouissent. Ils sont nourris et choyés.
    Nous assistons à une prière bouddhiste ; les moines dans leur robe couleur safran psalmodient des prières pendant des heures sous la direction du maître des psalmodies. Nous nous asseyons en prenant bien soin de ne pas pointer nos pieds vers Bouddha afin de ne pas l'offenser. Les moines les plus âgés ou les plus expérimentés sont devant alors que les moinillons sont derrière.
    A noter que les psalmodies bouddhiques ne se font pas en thaïlandais mais en sanskrit car le bouddhisme vient de l'Inde.
    Au bout de quelques minutes, nous estimons que notre âme doit être assez purifiée et nous nous éclipsons. Plus loin, une dame repeint de couleur or les statues de Bouddha.
    Ce soir, direction le quartier chinois et son marché nocturne. Tourisme de masse, bruit, néons criards et tuk tuk aux prix délirants font partie du paysage.
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  • Bangkok, varan et les chaises

    July 17 in Thailand ☁️ 29 °C

    17 juillet, Bangkok, nous prenons possession de notre chambre au Siam heritage hôtel sis sur Surawong road en face du Meridien hôtel. La chambre est grand luxe du moins pour nous. Point de douchette pour les WC mais un dispositif lavant les parties intimes, tu n'as même pas à te salir ou mouiller la main.
    De part et d'autre des différents hôtels, s'alignent des salons de massage avec des masseurs et des masseuses qui font de la retape pour le chaland. Et dans les rues adjacentes, des bars à entraîneuses (et plus si affinités.... ). Contraste avec les restaurants principalement japonais qui pullulent dans ces rues.... De plus, le soir se tient un marché nocturne où il est possible d'acheter toutes les contrefaçons de vêtements possibles et imaginables, des cendriers d'un goût douteux puisqu'ils représentent des hommes ou des femmes ou des ladyboys les jambes écartées ; est-ce qu'il s'en vend ?
    Au programme de ces quelques jours dans la capitale, un passage obligé dans les immenses centres commerciaux. Par exemple, le MBK se tient sur 6 étages avec près de 2.000 boutiques. C'est gigantesque et on trouve de tout, des vêtements, des chaussures, des sacs, tous les téléphones neufs ou d'occasion que l'on peut imaginer (d'ailleurs Juliette a hérité d'un flamband iphone 13 recyclé) sans oublier les points de restauration où il est possible de manger (mais pas possible d'y vomir sous peine d'une amende) pour vraiment pas cher. Un autre exemple et le centre Mega Plaza qui sur 6 étages concentre des échoppes vendant des figurines de mangas japonais. Il y a des dizaines et des dizaines de ces échoppes qui vendent toutes les mêmes figurines, certaines à des prix surréalistes pour qui ne s'intéresse pas à cette culture. Pour celui qui aime les mangas, c'est le paradis ; donc pour Juliette, c'est le nirvana.
    Comment ne pas parler également du parc Lumpini.... C'est un immense parc situé au centre de Bangkok avec comme de bien entendu une statue d'un roi (mais lequel ? Rama 6, Rama 7, Rama 10 ?) à l'entrée. Lorsque nous y sommes arrivés, il y avait un cours collectif d'aérobic suivi par environ 300 personnes sur plusieurs lignes et essayant de bouger comme le prof sur son estrade.
    Il est temps de déambuler dans ce parc au milieu des lacs artificiels. Regarde, il y a du mouvement, qu'est-ce que c'est ? C'est un varan, et encore un, et encore un... Le parc est peuplé de varans qui vaquent à leurs occupations sans se préoccuper le moins du monde des humains. Il y a tout de même certains panneaux de mise en garde déclinant toute responsabilité du parc si on se fait mordre par un varan. Vu les bestioles, j'hésiterais avant de m'allonger sous un arbre pour faire la sieste....
    En Thaïlande le sport national est la boxe thaï. Nous sommes allés voir un tournoi dans ce qui est considéré comme le temple de la boxe thaï en Thaïlande. C'est violent, c'est vraiment violent... Les combattants, qui viennent du monde entier, ne portent aucune protection sauf un protège dents et une coquille et peuvent se frapper avec les poingts, les pieds, les genoux, les coudes. Les matchs se jouent en trois rounds de 3 minutes ; au bout de ces 9 minutes de combat, ils sont épuisés. Lorsque le gong final (remplacé par une vulgaire sonnerie électronique) retentit, ils portent tous les stigmates de la violence des assauts.
    To be continued.. .
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  • Bangkok, un moine dubitatif

    July 18 in Thailand ☁️ 29 °C

    Pas grand chose à dire en ce 18 juillet, si ce n'est :
    - virée à Décathlon : je suis venu avec des chaussures de rando basses que j'avais pris de soin de nettoyer mais je n'avais pas fais attention que la semelle était en train de prendre la tangente. Qu'à cela ne tienne, direction Decathlon où l'on trouve les mêmes produits qu,'en France mais à des prix thaïlandais. Je regarde le ticket de caisse et j'ai la surprise de constater qu'il est daté du 28 juillet 2569 !!!! C'est un véritable voyage dans le temps !!!! En Thaïlande, pays bouddhiste par excellence, ce n'est pas le calendrier grégorien qui est utilisé mais le calendrier bouddhique. Son an 1 correspond à la fin de la vie terrestre de Bouddha et à son entrée au nirvana, du moins si j'ai bien compris...
    - arrivée d'Ève pour 2 semaines.
    - perte de l'appareil photo dont Juliette se servait : elle l'a mis dans le sac de Sophie et depuis mystère.... Il a dû s'égarer dans un Grab alors que nous tentions d'aller visiter la Jim Thompson House. Mais, arrêtés dans les bouchons, nous nous sommes rendus compte que nous n'avions pas le temps et nous avons faits demi tour.
    - et puis, il y a eu la laverie avec un moine en train de lire les indications mais restant perplexe. A tel point qu'il est allé chercher quelqu'un pour l'aider.
    D'ailleurs, les moines ne peuvent se faire à manger, quelq'un doit leur préparer (et leur offrir, à confirmer). Le statut de moine n'est pas un statut à vie. En effet, chaque garçon/homme peut choisir combien de temps il portera la tunique safran : 10 jours, 10 mois, 10 ans, à vie..... Chacun est libre.
    Dans les hôtels les durians, fruit exotique, sont interdits. En effet leur odeur fait peur. De plus ce n'est pas vraiment bon loin de là (cf infra). Par contre je ne comprends pas pourquoi les mangoustans sont également interdits. Cela ne sent pas mauvais et c'est très bon. Ça y est, j'ai la réponse : c'est parce qu'ils tachent et que leur tache est indélébile.
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  • Tourisme de masse autour de Bangkok

    July 19 in Thailand ⛅ 33 °C

    La journée va passer vite car à 19h nous devons prendre un bus de nuit direction Kao Sok situé à 720 km plein sud.
    Aussi, nous nous agrégeons à un tour pour aller voir "the railway market" à Mae Klong (80 km sud de BGK) puis le marché flottant "Damnoen Saduak".
    Le railway market est surprenant et noir de monde, que des touristes. Il aurait fallu venir plus tôt pour en profiter pleinement mais il aurait également fallu se lever beaucoup plus tôt et la flemme a gagné le round (sommeil : 1 ; volonté de découvrir : 0).
    Surprenant dans le sens où il se tient sur une voie ferrée en activité. Mais heureusement, les trains ne sont pas légion et désinstaller et réinstaller les étals aux horaires des trains passant donne du sel à ce marché. Je les soupçonne d'ailleurs de le faire exprès, cela attire le touriste consommateur.
    Donc, lorsque le train arrive tout est enlevé des rails et remisé sur les côtés. Et, dès que le train est passé, tout se remet en un tour de main sur les rails (ce n'est pas le TGV et donc on a le temps de tout enlever).
    Ensuite, direction le marché flottant. Nous prenons un "long tail boat" appelé ainsi par sa longue tige qui part du moteur à l'arrière du bateau jusqu'à l'hélice. Ce ne sont d'ailleurs pas des moteurs de bateau mais des moteurs de voiture ou de camionnette rafistolés et plus ou moins mis en configuration pour servir de moteur de bateau. Cela coute moins cher et fait le taf, alors pourquoi vouloir plus ?
    Pittoresque marché à destination des touristes donc très cher.
    Nous revenons à Bangkok vers 16h, juste le temps pour les filles et Sophie de faire trempette à la piscine de l'hôtel avant de filer à la gare de bus prendre notre car de nuit.
    Déjà, il faut trouver le bon comptoir et ce n'est pas évident car tout est indiqué en thaïlandais. Une dizaine de comptoirs et trente bonnes minutes plus tard j'y arrive enfin..... Finalement le car ne part pas à 18h50 mais 19h15, pourquoi ? Nul ne le sait.
    C'est un car à deux étages et nous sommes à l'étage installés sur les deux premiers rangs. Il y a des couvertures à disposition des voyageurs et une petite collation. Les sièges s'inclinent mais hélas pas complètement. La climatisation bat un peu de l'aile et il fait chaud mais cela est supportable. Aussi, tout ce que nous avions prévu (pantalon long, chaussettes, polaire ... car en général il fait froid dans ce cars) ne se révèle pas vraiment indispensable.
    Ce car est vintage (vieillot pour les puristes) avec ses sièges rouge et noir et ses rideaux rouges. Il y a une télé mais elle est dans un tel état qu'elle n'a pas du fonctionner depuis l'apparition de la couleur et, heureusement, elle n'a pas eu l'idée de s'allumer durant la nuit. Alors que nous commencions à nous endormir, un p***** de gamin hollandais a commencé à jouer avec sa console et à parler comme en plein jour. Malgré les "chuuut" fusant régulièrement des sièges, il a continué comme si de rien n'était. Le matin, Sophie l'a remercié quant à son respect des autres voyageurs.... Il n'a pas trop apprécié et est allé se caché derrière son géant de père.
    Vers 6h nous débarquons du car dans la rue face à une magnifique gare de bus. Non, elle n'est pas pour nous. Pour nous c'est la simple avenue ; nos bagages sont déjà le long du trottoir dans le caniveau ; heureusement que ces derniers ne débordent pas (merci Bouddha ou le dérèglement climatique ou El Nino de s'être restreint sur la pluie cette nuit...).
    Quelques minutes plus tard, un mini van arrive et nous embarquons pour le dernier tronçon de notre trajet. Nous sommes quand même un peu fatigués lorsque nous arrivons au resort au milieu de la jungle.
    Qu'allons nous découvrir ?
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  • Kao sok, la symphonie des singes

    July 20 in Thailand ☀️ 31 °C

    20 juillet, environs de 10h, nous arrivons à notre resort au milieu de la verdure. Nous y sommes accueillis par des singes qui jouent dans les arbres et mangent des mangoustans au sol ; nous ne semblons pas les déranger le moins du monde.
    Une douche plus tard et je ressors car j'entends du bruit à l'extérieur. Ce sont les singes qui jouent entre eux et s'amusent à sauter dans l'eau puis nager puis remonter puis ressauter etc etc. C'est la grosse déconne..... Sans faire d'anthropomorphisme, les singes sont finalement comme nous et aiment jouer et prendre du bon temps.
    L'après-midi se déroule dans un sanctuaire pour les éléphants. Ce centre récupère les éléphants domestiqués mais trop vieux pour continuer à travailler ou être exhibés et il leur offre une retraite paisible au milieu de la verdure avec une rivière, de la boue pour se protéger des différents parasites et il est ouvert au public. C'est d'ailleurs le tourisme qui lui permet de subvenir à ses (nobles) besoins. Nous avons préparé des boulettes de fruits protéinées pour leur donner à manger et nous les avons nettoyés ; alors là c'est quelque chose !!!! D'abord les enduire totalement de boue puis les rincer et les frotter. Et là, c'est le drame.... Les éléphants ont une trompe et s'en servent sans tenir compte du fait que nous ne sommes pas demandeurs de se faire asperger par l'eau boueuse dans laquelle ils évoluent. Et c'est pourtant le cas, saleté d'éléphants, on ne vous pas appris le respect de l'être humain ? Et bien non... Vu la taille de ces pachydermes, je me garde bien de les contredire ; ah la couardise lorsque tu nous tient.
    Comme rien ne se perd, rien ne se crée et tout se transforme, les déjections d'éléphants sont recyclées et transformées en.... papier. Nous en avons d'ailleurs ramené deux feuilles.
    L'éléphant d'Asie est plus petit que que l'éléphant d'Afrique même si sa taille est impressionnante. Il y en aurait environ 4.000 en liberté. L'éléphant n'a pas une peau qui lui permet d'évacuer la chaleur par transpiration. Il n'évacue la chaleur par transpiration que par ses yeux et entre ses doigts de pieds. Également, il se sert de ses oreilles comme un ventilateur en les faisant bouger sans cesse. Cela lui permet de réguler sa température corporelle. De plus, il passe de longues minutes si ce ne sont des heures dans l'eau. Ainsi, il lutte contre la chaleur.
    Le lendemain matin (soit le 21 juillet) direction le Cheow Lan Lake qui est un lac artificiel situé à peu près 70 km de Kao Sok. C'est magnifique. Nous voguons dans un "long tail boat" au milieu d'un paysage karstique inoubliable : des falaises à pic invitant à aller grimper, de la jungle verte et dense et une eau vert clair qui s'avérera agréablement chaude.
    Mercredi 22 juillet, ce sont quand même des vacances alors nous ne faisons rien durant la matinée, enfin si nous nous reposons. Puis après le petit déjeuner, nous prenons place devant un documentaire consacré à la vie des singes sauf que ce n'est pas à la télé mais en vrai : jouer, s'épouiller, manger et pour les mères, prendre soin de sa jeune progéniture en ne la quittant pas des yeux et en la laissant s'accrocher à son ventre pour tout déplacement.
    Sur le chemin du village, car nous nous décidons enfin à nous bouger, nous croisons des employés municipaux, du moins nous le croyons, en train de couper des bambous au moyen d'une serpe fixée à un manche d'une dizaine de mètres. Les bambous tombent et sont évacués sur des 4x4 rutilants. Ainsi, les abords de la forêt sont beaux et rutilants. Mais, peut-être ont ils également besoin des bambous dans leur quotidien ?
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  • Koh Tao, grimper ou plonger, choix cornélien

    July 24 in Thailand ☁️ 28 °C

    23 juillet, nous quittons Kao Soc par un minibus à 6h30 le matin pour l'embarcadère de Surat Thani afin prendre un ferry jusqu'à l'ile de Koh Tao.
    Koh Tao est une petite île de 21 km carré nichée dans le golfe de Thaïlande. C'est, paraît-il, le paradis des plongeurs thaïlandais et mondiaux et également, ainsi que je l'ai découvert, un haut lieu de l'escalade thaïlandaise. De plus, de par sa position géographique cette île, ainsi que les îles qui l'entourent, est épargnée par la mousson du sud-ouest. Donc, pas de pluie à priori pendant le séjour (du moins pas de grosse pluie).
    La mousson, parlons-en. Depuis notre arrivée nous n'avons eu en tout et pour tout que deux heures de pluie. La mousson n'est pas encore arrivée à son rendez-vous. D'ailleurs le niveau du lac sur lequel nous avons vogué il y a quelques jours était bien bas et les cascades ressemblaient à tout sauf à des cascades, la faute à un manque d'eau chronique.
    Une fois arrivé à l'hôtel, il est temps de réserver des scooters. En effet, il n'y a pas de transport en commun sur cette île et il est plus simple et moins coûteux de se déplacer en scooter plutôt qu'en taxi.
    Le lendemain matin, alors que Sophie est partie plonger, Juliette et moi partons grimper avec le koh Tao climbing Club qui organise chaque vendredi des sorties afin de découvrir les rochers du coin. Nous allons grimper à un endroit appelé Big Brother Slab qui est une dalle (slab se traduit par dalle) de granit avec de tout petits picots qui parfois s'effritent sous nos chaussons. La dalle, ça nous change notre manière de grimper. Juliette s'est bien amusée et a particulièrement apprécié une voie nommée the "vegan butcher" (et pourtant, elle aime la viande).
    Le président du club est d'une gentillesse incroyable puisqu'il me laisse une corde et des dégaines afin que nous puissions grimper avec Juliette durant la semaine.
    L'après-midi c'est snorkeling de l'autre côté de l'île qui est sous le vent.
    Les premières impressions sur Koh Tao sont mitigées. C'est une île magnifique à la verdure exubérante mais il y a beaucoup beaucoup (trop) de touristes. Et encore comparé à Koh Phangan et Koh Samui (deux îles "jumelles" situées alentour) il n'y a pratiquement personne et nous devons garder à l'esprit que nous sommes en basse saison. Je n'ose imaginer le monde sur cette île en pleine saison. Les rues autour du port sont peuplées de magasins de plongée, de barber, de restaurants, de clubs de plongée et de loueurs de scooters. On sent que le touriste est roi. Par contre, lorsque tu t'éloignes un peu de cet hypercentre touristique tout est calme et vert.
    Le port est l'épicentre de l'île. D'un côté, les bateaux amenant et ramenant les touristes de l'île, les bateaux de plongée prêts à partir avec leurs palanqués respectives et de l'autre côté les bateaux de commerce déchargeant à dos d'homme tout ce qui doit être livré à l'île.
    En effet, tout est importé et le matin c'est la noria des "apprenti dockers" qui déchargent les ferrys venant du continent. Je parle "d'apprenti dockers" car il n'y a pas de dockers à proprement parler, il n'y a pas de grue ; tout se fait à la force humaine et chaque camionette, triporteur.... est chargé manuellement et repart livrer sa cargaison à l'endroit indiqué sur le bon de livraison. Parfois, les commerçants situés en face du port viennent décharger directement leur cargaison et la rapatrient dans leur magasin.
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  • Koh Tao, et la mousson vint....

    July 29 in Thailand 🌧 28 °C

    Nous sommes toujours sur l'île de Koh Tao et la mousson nous a rattrapés.
    Pour la deuxième fois sur l'île de Koh Tao, nous changeons d'hébergement car il était difficile d'avoir un hébergement unique pour sept jours. Mais l'hébergement que nous avons est magnifique nous avons même une petite piscine sur notre terrasse ; ok la pluie s'est déclenchée et elle ne s'arrête pas, donc c'est difficile d'en profiter. Mais comme nous sommes face à la verdure et à la mer et qu'il n'y a aucun bruit, on remet les plaintes aux calendes grecques.
    Il y a 2 jours, les premières pluies sont arrivées en fin d'après-midi, hier c'était au milieu de l'après-midi et aujourd'hui à 14h c'est le déluge.
    Ce qui est bien dans cette mousson du Sud-Ouest, c'est que les pluies parfois diluviennes ne perdurent pas.
    Sinon sur le séjour en lui-même pas grand-chose à dire.
    Ah si, hier matin avec Juliette on est parti tôt de l'hôtel avec le sac rempli de tous les accessoires possibles pour l'escalade. Nous avons marché pendant une heure et nous sommes arrivés devant de grands blocs de granit. Nous regardons les départs des voies et nous constatons que le premier point d'accroche est à 4 m au-dessus du sol. C'est trop dangereux pour nous et nous rebroussons chemin.
    Donc nous voilà arrivés à mercredi et vendredi dans la matinée nous quittons l'île de Koh Tao direction Bangkok.
    Trois jours à Bangkok puis changement de paysage et direction l'extrême nord de la Thaïlande à savoir la ville de Chiang Rai. Au programme (prévisionnel mais sera-t-il réalisé), une randonnée de trois jours dans les minorités ethniques puis retour à Chiang Rai puis nouvelle randonnée de deux ou trois jours au cœur des minorités Hmong où tout est à organiser.
    Wait and see comme dit le prophète...
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  • Back to Bangkok

    August 1 in Thailand ☁️ 28 °C

    Après quelques jours dans le golfe de Thaïlande, nous revenons sur Bangkok car Eve est partie ce matin (01/08) pour la France. Nous allons passer 3-4 jours ici avant de monter complètement au nord vers Chiang Rai le 4 août par un car de nuit.
    Les trois derniers jours de Koh Tao ont été sous le signe de la mousson. C'est-à-dire qu'on a eu de grosses pluies mais heureusement par intermittence. Aussi, alors que nous voulions aller grimper avec Juliette jeudi matin, cela s'est avéré impossible car il tombait des trombes d'eau. L'après-midi, heureusement, le temps s'est dégagé et, même s'il est resté un tant soit peu couvert, il n'y a pas eu de pluie. Juliette s'est consolé de ce petit désagrément en effectuant quatre plongées au milieu des poissons et des tortues : enfin elle n'a vu qu'une seule tortue mais une grande tortue.
    Hier (31/07) nous avons donc quitté Koh Tao. Nous avons d'abord pris un bateau direction Chumphon puis un bus direction Bangkok. Tout est très bien organisé ; 3h après le départ nous nous arrêtons dans une aire où tout est fait pour le voyageur. Il y a plein de stands de nourriture et il y en a pour tous les goûts : soupe, riz omelette, fruits... Tous les plats ont le même coût, il suffit d'acheter des tickets à l'entrée et de payer avec. L' avantage avec ce système, c'est que lorsque tu es servi il n'y a pas de temps perdu pour chercher l'argent et rendre la monnaie. Cela tombe bien car les pauses sont millimétrées.
    A BGK, l'hôtel dans lequel nous sommes, le Siam Heritage, est au milieu de buildings avec des piscines sur les toits mais également de petits immeubles décrépis, sacré contraste..
    Ce soir, c'est combat de boxe thaï.
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  • Encore Bangkok

    August 3 in Thailand ☁️ 32 °C

    Je vous avais laissé après le combat de boxe thaï qui sans surprise s'est avéré très (trop) violent
    Le lendemain matin, on a fait dans le culturel puisque on est allé visiter le Grand Palais Royal. Nous ne pouvons qu'être ébahi devant une telle magnificence. Tout est recouvert de feuilles d'or (ou de peinture imitation or) et ce que tout touriste doit voir est vu : le fameux Bouddha d'émeraude qui est un petit Bouddha d'environ 50 ou 60 cm de haut sculpté dans une émeraude donc, pour ceux qui ne sont pas au fait des pierres précieuses, il est vert. Ce qui le différencie des autres très nombreux Bouddha de Thaïlande, c'est qu'il se trouve dans le palais royal et que le roi l'habille (du moins c'est ce qui est dit) selon les saisons. En effet, entre la saison chaude, la saison froide et la saison des moussons il n'est pas habillé de la même manière. Remarquons au passage qu'il n'y a pas quatre saisons comme dans nos contrées mais uniquement trois saisons. Il était donc revêtu de son habit des moussons.
    Précisons que si le palais royal est la résidence officielle du couple royal, il n'est pas utilisé en tant que résidence mais uniquement lors des grands événements officiels.
    Petite balade dans les rues autour de Chinatown où il fait bon car elles sont couvertes. Il y a plein de boutiques qui vendent du rien, c'est-à-dire des objets en plastique et encore des objets en plastique. Cet entrelacs de petites rues est régulièrement traversé par des livreurs en scooter qui se fraient un passage au milieu des badauds et des acheteurs.
    Et au détour d'une ruelle, oh surprise, un temple.
    En fin d'après-midi, avant de prendre un bus direction Chiang Rai tout au nord de la Thaïlande, passage obligatoire et obligé par le massage. J'opte pour un massage des pieds puis un massage relaxant. Très relaxant car je m'endormais.
    Puis direction le terminal de bus Mochit où nous devons embarquer dans un bus Gold class pour Chiang Rai. C'est un immense terminal avec 120 ou 130 plateformes pour les bus qui partent dans toutes les directions de la Thaïlande ; il y a un monde assourdissant. Le départ est prévu à 19h55 mais à 19h45 toujours pas de bus. Vu que tout est écrit en thaïlandais, nous n'arrêtons pas de poser des questions quant à la venue de notre bus mais les réponses sont évasives... Enfin, il arrive. Nous embarquons. Nous sommes aux deux premiers rangs (cela devient une habitude). Le bus est grand luxe comparé à ce que nous avons connu précédemment. À peine le départ effectué, qu'une boisson, une serviette rafraîchissante et des biscuits nous sont proposés. Il fait froid dans ce bus. En effet les Thaïlandais ont l'habitude de mettre la climatisation à fond la caisse. Heureusement, pantalon plus polaire plus chaussettes plus couverture fournie font l'affaire.
    Bonne nuit
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  • À l'ouest, du nouveau

    August 6 in Thailand 🌧 26 °C

    Nous voici donc à Chiang Rai après une nuit passée dans le car où l'intégralité du trajet s'est effectuée sous la pluie.
    Nous arrivons à l'hôtel. Il pleut. Nous commençons par nous reposer puis nous allons nous balader toujours sous la pluie dans la ville. Pour s'en protéger nous enfilons des ponchos sacs poubelle et nous faisons vraiment couleur locale. Nous sommes loin, c'est peu de le dire, de l'excellence à la française mais comme le ridicule ne tue pas et que nous sommes protégés de la pluie, nous passons outre.
    Bof, Chiang Raicest une ville moyenne avec ses temples, ses bâtiments administratifs, ses vendeurs de nourriture et ses commerces quotidiens.
    Le lendemain, départ à 9h30, trajet en bétaillière sur une vingtaine de km direction NO pour un trek de 3 jours que nous avons réservé avec une agence de voyage local appelée "Lannatrek".
    Quelle chance, nous avons deux guides pour nous trois : Chip qui est Karen et Tiaha qui est Lahu. Les deux sont des cultivateurs qui, afin d'obtenir un complément de rémunération, font des piges en tant que guides. Ils connaissent parfaitement le coin et manient la machette comme personne pour dégager un chemin plus ou moins carrossable. La boussole ? Pas besoin, tout se fait sur leur connaissance intime du terrain.
    Le début du trek (ou de la randonnée pour parler français) est une longue montée sur un chemin totalement carrossable. Tiaha nous montre les arbres, nous parle des cultures, nous montre comment se faire une grande bouche avec une fleur de bananier et soudain nous bifurquons sur un sentier qui n'a de nom que le sentier. Il ressemble plus exactement à une petite sente, c'est dire s'il est large et carrossable.... Heureusement, nous avons chacun un bâton en bambou pour nous éviter de trop glisser sur les chemins détrempés.
    À midi, nous nous arrêtons pour manger. Le pique-nique était prévu ; au menu du pad thaï enfermé dans une feuille de bananier et une banane au riz gluant. Bon, ce dernier mets ne me laisse pas un souvenir impérissable. Nous continuons nos pérégrinations vers notre lieu de vie villégiature qui se trouve dans un village de l'ethnie Akha. Mais avant d'arriver, nous subissons des averses diluviennes qui nous trempent jusqu'au cou.
    Enfin, nous arrivons à destination. Le homestay est des plus rudimentaires. Nous sommes chez l'habitant. Il y a une grande pièce en bas qui n'est pas carrelée ni recouverte de bambou ; c'est uniquement de la terre battue tassée et retassée. Bien évidemment, il n'y a aucun mur et donc peu de protection contre le froid qui peut être vif la nuit pendant la saison froide. Notre chambre se trouve à l'étage. C'est une pièce faite de bambous tant pour les murs que pour le sol. Le matelas à même le sol et tout fin mais cette finitude (merci Ségolène) ne nous empêchera pas de très bien dormir cette nuit.
    Qu'allons-nous manger ce soir ? Notre hôte et nos guides s'affairent à la cuisine qui est du même acabit que la pièce principale. Bien évidemment, il n'y a pas de cuisinière ni de feu ou de réchaud, tout se fait sur un feu de bois. Le repas est très bon ; c'est un mélange de riz et de poulet ou de porc avec plein d'herbes aromatiques. Le repas est accompagné d'une liqueur locale totalement artisanale que nos guides appellent « local water". C'est fort, c'est presque bon...
    Du fait des précipitations, l'électricité a sauté. Nous nous couchons donc très tôt.
    Le lendemain, nous repartons aux alentours de 9h30 après un petit déjeuner constitué d'une omelette et de... riz (comme c'est original).
    Nous marchons une partie de la matinée dans la forêt humide où les bambous, bananiers, hévéas, caféiers, j'en passe et des meilleurs, prolifèrent avant de nous arrêter vers 11h le long d'une rivière pour préparer le repas. Je pense que le riz va être de la partie...
    Mais comment manger car aucune gamelle, aucun couvert, aucun ustensile de cuisine n'a été prévu ?
    La réponse tient en un seul mot : bambou. Nos guides s'affairent avec leurs machettes pour couper des bambous de différentes tailles et de différentes sections. Les plus vieux bambous vont servir de combustible, les autres vont servir d'instruments de cuisson, de verres ou de cuillères.
    Cuisiner du riz au moyen de bambous est simple mais très ingénieux.
    Vous prenez un bambou encore vert assez large. Vous le préparez en enlevant les séparations se trouvant au centre du bambou. Puis vous versez de l'eau. Vous glissez quelques feuilles de bananier pliées au-dessus de l'eau afin d'obtenir une séparation entre les deux espaces. Sur ces feuilles, vous versez le riz non cuit. Vous fermez la partie supérieure avec une feuille de bananier que vous ligaturez avec une ficelle de bambou.
    Et hop sur le feu.
    Une fois cuit, couper le bambou sous la feuille de banane et le riz (au dessus de l'eau).
    Fendre le bambou et démouler le riz.
    Le riz était accompagné de porc cuit à la broche et le menu était succulent. Une fois terminé, nous recommençons à marcher. Nous traversons des rizières, des champs de maïs .... et nous arrivons à notre lieu de villégiature qui est une simple cabane sur pilotis à flanc de montagne dominant la vallée. Il n'y a pas d'électricité, presque pas de réseau, pas de voisin, bref un calme absolu (pas même un bruit montant de la vallée). Qui dit pas de lumière dit vivre au rythme du soleil. Aussi, nous mangeons très tôt vers 18h et nous nous couchons également très tôt vers 19h30. La nuit, il pleut et il pleut et il pleut encore et toujours. Heureusement, le toit de la cabane fait d'herbe à éléphant qui est une sorte de chaume et bien imperméable.
    9h30 as usual, départ pour le troisième jour de randonnée. C'est assez tranquille aujourd'hui car nous n'avons que de la descente. Un petit détour dans un bain d'eau chaude suivi d'un léger repas à midi et nous voici de retour à Chiang Rai dans le même hôtel car c'est plus simple pou laisser les affaires non utilisées .
    Après la douche, direction la laverie automatique car l'odeur des vêtements humides mâtinés de transpiration commence à être bien désagréable.
    Bonne éclipse, ici elle ne sera pas visible😒
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  • Et pour 1000 bahts tu as encore quelque chose

    August 9 in Thailand 🌧 29 °C

    De retour à Chiang Rai dans l'apm du 8 août, c'est lessive et repos. Un des avantages de l'hôtel, c'est que, outre sa propreté et son confort, il n'est pas loin du centre-ville et qu'une laverie est située juste en face de son entrée.
    Grosso modo, pour 100 bahts, tu laves et tu sèches.
    Ici, dans cette laverie, royaume des femmes, je suis la star surtout quand je plie le linge.
    Le soir nous mangeons dans une gargote (je découvre qu'il ne faut pas deux T à gargote) pas loin de l'hôtel où c'est toi qui fait ta soupe. Tu imagines ce que tu veux manger, tu choisis les ingrédients, tu mets le tout dans un grand récipient, c'est pesé puis tu payes puis tu attends à ta table que cela arrive sous forme de soupe. Simple et efficace. Est-ce bon ? Oui mais ce n'est pas la meilleure soupe que nous ayons jamais mangée. La soupe du petit-déjeuner du deuxième jour de la dernière randonnée était bien meilleure.
    Le lendemain après-midi nous faisons la tournée de ce qu'il faut voir à Chiang Rai car si tu l'as pas vu tu passes pour un C....
    Au programme trois temples bouddhistes : le temple blanc qui est blanc comme son nom l'indique, le temple bleu qui est bleu comme son nom l'indique et le grand Bouddha blanc qui est, ah non non non non non non, n'est pas comme son nom l'indique un Bouddha mais la déesse bouddhiste de la compassion.
    En bons touristes occidentaux aux poches pleines, nous avons réservé un taxi qui nous a trimballé et attendu de monument en monument pendant les 4 heures de l'après-midi pour la modique somme de 1.000 bahts.
    Il y avait du monde mais pas trop car nous sommes en basse saison et bien excentrés par rapport aux circuits touristiques traditionnels qui souvent ne montent pas plus loin vers le nord que Chiang Mai.
    Autant Sophie a été subjuguée par le temple blanc autant j'ai préféré le temple bleu.
    Le soir, c'est l'aventure : nous sortons de l'hôtel et traversons la rue (sous la pluie et engoncés dans nos ponchos ridicules) et nous prenons place dans un restaurant ou pour 248 bahts par personne c'est open bar ; mais attention, c'est un barbecue thaïlandais. Au menu, tu prends ce que tu veux même si c'est principalement du porc et du poulet (d'ailleurs pour le bœuf il faut payer un supplément de 50 bahts) mais dans un lieu aussi éloigné de la mer, il y a également des crevettes. Il est impossible de ne pas en sortir totalement rassasié.
    Il est temps de nous coucher car demain matin nous partons le long de la frontière laotienne.
    Ciao ciao
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  • Sur la frontière, this is the end

    August 14 in Thailand ⛅ 32 °C

    Voilà, la fin approche. Nous sommes à l'hôtel à Chiang Rai pour un jour tranquille avant de repartir le long de la frontière laotienne afin de se balader et de marcher un peu. J'essaie de trouver où aller et quoi faire. L'idéal serait d'aller au Phu Chi Fa qui est une montagne culminant à plus de 1.600 m d'altitude le long de la frontière laotienne. Gemini dans sa grande sagesse indique que son accès, qui est dans un parc national, serait fermé. Le site du parc ne mentionne rien concernant une éventuelle fermeture de l'accès au sommet du Phu Chi Fa. Je trouve une agence de trek locale et sollicite la réception de l'hôtel afin de lui demander si un trek de 2 ou 3 jours dans ce coin là serait possible elle. Plus facile de converser directement en thaï plutôt que de baragouiner en anglais ou de chercher la traduction sur Google traduction. Au téléphone le guide lui dit qu'il n'a pas le temps de s'occuper de nous et que l'accès au Phu Chi Fa étant bien fermé il nous conseille plutôt d'aller vers le village de Ban Rom Pho Ngoen et d'aviser là-bas.
    Forts de ses conseils, nous bookons un grab pour le lendemain matin avec un départ à 9h30 de l'hôtel. Lorsque nous arrivons à la guest house nous trouvons porte-close et personne. Le chauffeur téléphone et nous indique qu'elle est fermée pour la saison. Je descends un peu le long de la route principale et trouve un semblant d'épicerie ; je demande à la tenancière s'il est possible de dormir quelque part et, en m'indiquant l'autre côté de la rue, elle me fait comprendre que cela est possible. L'autre côté de la rue est constitué d'e plusieurs maisons sur pilotis dominant la vallée ; pas un touriste à l'horizon. Nous réservons 2 jours ainsi que les petits déjeuners (bon, cela nous aurions du éviter...). L'après-midi, nous remontons le long de la route car nous voulons aller au sommet du Phu Chi Dao qui ressemble étrangement au Phu Chi Fa mais en moins coté... Nous nous arrêtons en chemin pour manger. Il n'y a qu'une seule gargote. Nous nous asseyons mais notre venue ne semble pas éveiller la moindre volonté de nous servir ni de s'intéresser à nous. Enfin, le temps faisant son effet, au bout de quelques minutes une soupe (très bonne d'ailleurs) nous est servie.
    Puis nous nous mettons en route. Ça monte, ça monte tout droit même. Ben oui, pourquoi faire des circonvolutions alors que l'on peut aller tout droit ? Je vous le demande...Il faut quand même aménager le chemin pour que les 4X4 puissent monter et pour ce faire les portions les plus raides sont bétonnées. Au bout de 2h, 2h30 de marche, nous arrivons au sommet. Nous sommes chanceux car une petite et rapide trouée nous permet de surplomber le majestueux Mékong du côté laotien. Comme partout le long des frontières, Il y a des bornes. Mais, ce qui est frappant, c'est que la date de la pose des bornes est indiqué avec la date du calendrier bouddhique du côté thaïlandais mais avec celle du calendrier grégorien du laotien. Tout est couvert et bientôt la vue sur le Laos et le Mékong se bouche. Nous décidons alors de prendre le chemin du retour et, pendant quelques hectomètres, nous faisons route commune avec des femmes Hmongs chaussées de bottes qui marchent d'un bon pas et nous distancent allègrement. Certaines ramènent des herbes, d'autres des cœur de bananier et d'autres on ne sait pas quoi. À un moment elles s'arrêtent et il y a un partage d'argent entre toutes ces femmes. Pourquoi nous n'en savons rien.
    Nous continuons notre descente et arrivons bientôt à notre lieu de villégiature où un soleil éclaire la vallée ; la bière est la bienvenue car bien méritée. À un moment le propriétaire, qui est le mari de la tenancière de la simili épicerie située de l'autre côté de la route, viens nous voir et nous dit que si nous voulons manger c'est possible et que ce soir ça serait barbecue hmong. Nous sommes d'accord bien évidemment car nous ne savons pas où manger et nous n'avons rien à manger. Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes réveillés vers 7h30 par des coups sur la porte car le petit-déjeuner arrive. Même si cela est un peu tôt, prendre un bon petit déjeuner face à ce superbe paysage va être magique. Hélas, hélas, nous déchantons rapidement car le petit déjeuner est celui du coin donc c'est un espèce de ragout de riz/poulet.... Autant dire que nous ne mangeons pas énormément.
    L'après-midi est consacrée à une grande balade toujours le long de la frontière thaïlando laotienne et cette fois ci direction le Phu Langka. Et comme la journée précédente, une sangsue s'attaque à la jambe de Sophie. Mais là, au lieu d'essayer de l'arracher comme je l'ai fait hier je lui pulvérise un ou deux pschitt d'anti-moustiques et immédiatement la sangsue se rétracte et lâche sa proie en l'occurrence la cheville de Sophie. Aussi, elle ne saigne pas ou très très peu.
    La vue au sommet devrait être magnifique mais nous sommes dans le brouillard et nous ne voyons rien. Nous descendons et retournons dans nos pénates. Nouveau barbecue hmong et dodo.
    Le lendemain après avoir pris soin d'annuler le petit-déjeuner, je remonte le long de la route pour trouver l'épicerie près de la gargote dans laquelle nous avons précédemment mangé à midi et j'achète quelques sucreries et de quoi à boire. Ce petit déjeuner est bien meilleur que le riz. Puis retour sur Chiang Rai pour une dernière nuit avant de prendre le lendemain un bus de nuit et rentrer à Bangkok.
    À Bangkok on écluse nos derniers bahts par des figurines manga pour Juliette et un massage de 2h pour Sophie.
    Voilà c'est la fin nous rentrons demain sur Paris.
    Ciao ciao
    This is the end
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    Trip end
    August 15, 2026