• Essaouira

    December 24, 2025 in Morocco ⋅ 🌧 16 °C

    Définitivement, nous adorons le Maroc. Déjà que les journées se rallongent au fur et à mesure que nous nous rapprochons de l’équateur, en camper nous apprécions les presque trois heures gagnées. Puis ou que nous nous arrêtions, que ce soit pour admirer le paysage ou nous installer pour la nuit, il y a toujours du monde autour de nous: d’abord des enfants, parfois des chiens, puis le grand-père, la maman ou le grand frère qui mène ses chèvres on ne sait où, et encore des enfants avec un ballon de foot. Évidemment, la CAN (Coupe d’Afrique des Nations) a lieu en ce moment et des fan zones ont été installées un peu partout, même dans la brousse 😄⚽️🌴🥅🌴. Nous avons même vu des terrains de foot… en pente, un avantage certain selon la mi-temps 🤪. Les spots sont faciles à trouver et, à aucun moment, nous n’avons eu l’impression de ne pas être les bienvenus.
    Puis il y a Essaouira, entre Safi et Agadir, où nous avons décidé de passer Noël dans un Riad, une oasis cachée derrière des murs discrets en plein cœur de la médina classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’arrivée est spectaculaire, coincée entre un mur d’enceinte datant du XVIIIᵉ siècle d’un côté et le port de l’autre. Nous trouvons facilement un parking surveillé pour la voiture, puis commençons l’exploration des ruelles sans fin, bordées d’innombrables stands, shops et boutiques. Et pourtant, il est presque impossible de s’y perdre: tout semble suivre une certaine logique, sans doute aussi parce que la plage, le port et le fort l’encerclent sur trois côtés. En arrivant, nous passons devant une synagogue historique. Depuis notre chambre, nous entendons le muezzin appeler à la prière et les cloches d’une église, un peu déréglées, marquer l’heure.
    Difficile de résister aux nombreux et très bons restaurants, aux terrasses où l’on s’installe avec un thé à la menthe, ou encore aux figues, pâtes d’amandes, pâtisseries, etc. Nous n’avons pas réussi, et pour expier nos péchés culinaires, direction un hammam, où l’on commence par être ramolli par la vapeur, puis enduit de savon noir, avant d’être frotté vigoureusement avec un gant kessa, censé enlever uniquement les cellules mortes, j’en doute… Finalement, un massage de relaxation pour se faire pardonner. Pendant notre supplice, une pluie torrentielle s’était abattue sur la médina et nous nous retrouvons à la sortie avec 15 cm d’eau dans la rue, ou plutôt sur les chemins en terre. Des bottes auraient été les bienvenues, ou alors des détours improbables, semés de culs-de-sac avec aller-retour obligé, et de belles découvertes en cours de route.
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