Tsakhi
June 28 in Georgia ⋅ ⛅ 15 °C
Depuis trois jours, le voyage suit son rythme à travers la Haute-Svanétie jusqu’à Ouchgouli, au cœur du Grand Caucase, entre 450 et 2’600 mètres d’altitude. Les vallées verdoyantes succèdent aux alpages encore enneigés, les pistes abruptes serpentent entre les montagnes et traversent de petits villages dominés par les célèbres tours svanes. La conduite est parfois technique, mais tout s’enchaîne avec une étonnante fluidité.
L’atmosphère change sans cesse. Le soleil laisse place à des nuages spectaculaires, puis à une averse avant de réapparaître quelques instants plus tard. Par endroits, le sentiment d’isolement est saisissant. Pourtant, au détour d’un virage, surgissent toujours une voiture, une charrette ou un berger.
Les boulangeries semblent omniprésentes, même dans les villages les plus reculés, et le parfum du pain fraîchement sorti du four s’infiltre jusque dans l’habitacle. Au bord des routes, des groupes d’hommes discutent et observent les véhicules qui passent, devinant l’origine de la plaque d’immatriculation et s’interrogeant sur notre destination: la ville, le village le plus proche, plus haut pour la nuit ou revenir après un demi-tour un peu plus tard ?
Le quotidien, lui aussi, trouve son rythme. Réveil matinal sous le soleil après une nuit d’orage (ou pas, mais c’est moins fréquent…), premier café, puis un second, quelques rangements, vider un peu l’habitacle; la literie prend l’air sur une chaise, une table ou une portière ouverte. Lecture ou courte méditation, puis tout retrouve son emplacement: dans un espace aussi réduit, chaque objet a sa place, souvent au centimètre près.
Partager quelques mètres carrés, jour et nuit, rappelle aussi qu’un voyage n’est pas qu’une découverte des cultures et des paysages, mais également une nouvelle rencontre avec l’autre. Un regard ou quelques mots ne suffisent pas toujours à se comprendre; nous apprenons à accepter une différence plus subtile et à exprimer nos pensées jusqu’au bout. Même assis côte à côte, chacun ne vit pas forcément, à chaque instant, dans le même monde. C’est sans doute l’un des plus beaux apprentissages de ce voyage.Read more
Alpages de Khoulo
June 25 in Georgia ⋅ ☁️ 12 °C
Nous quittons les hauts plateaux de Djavakhétie en direction de l’ouest. Après avoir admiré la spectaculaire cité troglodyte de Vardzia de loin, nous renonçons à la visite: le site est envahi par les touristes 😬. Nous préférons prendre de la hauteur en empruntant une petite route de montagne.
Dans un village, nous nous arrêtons pour refaire notre réserve d’eau et trouvons une famille arménienne qui veut bien nous ouvrir sa fontaine afin de remplir le réservoir. L’échange d’attentions fait partie de la culture de l’hospitalité et nous nous retrouvons rapidement à échanger légumes et biscuits au chocolat. Le grand-père de la famille nous propose un café, arménien, bien sûr. Une rencontre simple et chaleureuse, comme les voyages en réservent parfois. Nous les accueillons volontiers.
En fin d’après-midi, nous trouvons un bivouac au cœur des forêts d’alpage, vers Ujmana. Sans doute l’emplacement le plus accidenté du voyage: la voiture est tellement de travers que quelques gros cailloux sous les roues sont nécessaires pour retrouver un semblant d’horizontalité.
Au loin, un orage éclate. Le grondement du tonnerre résonne dans les vallées tandis que les nuages s’ouvrent par endroits, laissant jaillir une lumière presque irréelle. Les montagnes se découpent en une succession de silhouettes sombres, éclairées par un horizon incandescent où l’orange du soleil couchant contraste avec les lourdes masses d’un ciel d’encre. Le spectacle est grandiose et nous accompagne jusqu’à la tombée de la nuit.
Le lendemain, nous poursuivons notre traversée. La route alterne entre un bel asphalte, des portions en chantier noyées sous la poussière et une succession de petits villages où le temps semble s’écouler plus lentement. En montant vers Bakhmaro, un pickup nous arrête pour nous annoncer qu’un éboulement vient de bloquer la piste quelques centaines de mètres plus loin. Il nous propose de nous joindre à un petit convoi pour emprunter un itinéraire de contournement. Nous le suivons à travers des pistes improbables, alternant chemins caillouteux, passages à gué et traversées d’alpages, jusqu’à retrouver la route principale plus loin.
Vers 1’800 mètres, un épais brouillard engloutit le paysage. La visibilité se réduit à quelques mètres, c’est à peine si nous distinguons la piste, et seuls quelques chalets et hameaux fantomatiques émergent des alpages. Puis, aux alentours de 2’300 mètres, le brouillard se déchire soudain. Le soleil réapparaît et nous installons notre bivouac au milieu d’un vaste alpage. À une centaine de mètres, quelques véhicules gravissent péniblement la piste; un coup de klaxon, un signe de la main, puis ils poursuivent leur route.
Ce matin, pendant que j’écris ce texte, nous sommes littéralement assiégés par un troupeau de vaches, très curieuses, qui ne veulent plus nous lâcher, allant jusqu’à lecher et secouer la voiture pour accéder à l’herbe en dessous.Read more
Plateau de Javakheti
June 23 in Georgia ⋅ ☀️ 15 °C
Pour notre dernière nuit en Arménie, nous montons dans le coin le plus au nord-ouest du pays, jusqu’au lac Arpi, situé sur le plateau d’Ashotsk. Une région aussi appelée «la petite Sibérie», à cause du souffle froid et continu venu des steppes du Shirak. Le vent fait frissonner les roseaux et les hautes herbes du bord du lac. Son souffle, à travers cet immense plateau ouvert, donne au paysage une impression de grandeur sauvage et d’isolement.
Fin de journée, nous calons la voiture face au vent et comme les températures sont redescendues sous la barre des 15 degrés, nous nous installons, bien à l’abri, dans l’habitacle. Une pensée pour la Suisse qui suffoque sous des chaleurs dépassant largement les 30 degrés 🥵.
Passage en douane vers la Géorgie facile: nous sommes quasi seuls avec les policiers et douaniers en poste. Comme ils ont le temps, on discute de leur pays, des deux côtés de la frontière, de la Suisse, qu’ils semblent apprécier et assez bien connaître, et de la voiture bien sûr.
Retour vers le lac Paravani qui, lors de notre dernier passage il y a cinq semaines, était encore sous la neige. La carte nous indique une piste vers Akhalkalaki, à travers le plateau de Javakheti, entre 1’900 et 3’000 mètres d’altitude. Nous progressons, en suivant plus souvent des traces dans l’herbe que de véritables chemins, au milieu des troupeaux de moutons et des cabanes d’alpage sommaires, recouvertes de branches et de bâches pour les protéger des intempéries. Spot pour la nuit à 2’400 mètres, lessive et quelques heures à profiter du soleil sur une des plus belles terrasses du monde.Read more

TravelerVraiment géniale votre casbah nomade. On se rend bien compte avec ces supers photos. On met les capteurs à donf pour accueillir votre vent frais du Shirak !
Hankavan
June 21 in Armenia ⋅ ☀️ 17 °C
En route vers le nord de l’Arménie et la frontière avec la Géorgie, que nous retrouverons demain au plus tard.
Quelques heures plongés dans l’atmosphère d’Erevan, au milieu d’un mélange d’héritage arménien, bâtiments du XXᵉ siècle et d’un urbanisme soviétique prédominant. Une ambiance urbaine, moderne et très ouverte, mais nous avons envie de retrouver la campagne et décidons de ne pas nous attarder au-delà d’une balade en vielle ville d’un repas en terrasse.
Puis vient Sevan et le lac du même nom, à près de 2’000 mètres d’altitude, premier endroit où nous croisons des cars de touristes. Ce qui nous surprend, ce sont les nombreux touristes russes que nous rencontrons sur notre chemin. Toujours très polis, peut-être un peu méfiants au premier abord, puis très ouverts, à condition d’éviter de parler politique 😬.
En quittant le lac, nous retrouvons des vallées plus sauvages. Aux environs de Hankavan, niché dans la vallée de la rivière Marmarik, les pentes verdoyantes du Petit Caucase alternent avec de vastes prairies d’altitude et des forêts clairsemées. L’impression d’espace est immense et, très vite, les routes goudronnées cèdent la place à des pistes.
Entre les alpages à 2’500 mètres et les prairies plus basses et plus arides, nous continuons d’être émerveillés par ces paysages. Même si les chemins qui mènent à ces emplacements exceptionnels sont souvent accidentés et plutôt techniques 😱, où la transmission 4x4 Low Range (gamme courte) et les différentiels verrouillés restent engagés en permanence. La plupart du temps, nous les choisissons au hasard; les cartes ne sont pas toujours d’accord sur les voies encore existantes, nouvellement créées par les habitants ou modifiées en fonction d’un chantier en cours.
Ou alors, nous estimons simplement la direction générale pour atteindre notre prochain point de chute, puis on verra; au pire, on fera demi-tour (si possible 😉).
Les températures frôlent les 30 degrés et, au beau milieu des champs fleuris, les moustiquaires deviennent indispensables. Un véritable festin pour les nombreuses hirondelles qui dansent dans le ciel.
En Arménie, en Géorgie ou, plus tard, en Russie, notre besoin d’autonomie devient plus présent et nous avons fait les comptes: actuellement, nous estimons notre indépendance en eau et en nourriture à environ quatre à cinq jours. L’électricité, rechargeable par le moteur et le panneau solaire, n’a jamais même approché un seuil critique. Nous avons désormais l’impression d’être bien préparés, d’autant plus que les routines quotidiennes sont installées. Et le fait de pouvoir nous connecter grâce à Starlink, dans des endroits où aucune eSIM ne nous garantit un accès au réseau, est particulièrement rassurant.Read more
Lac artificiel d’Azat
June 19 in Armenia ⋅ ☀️ 24 °C
Deux jours de Sisian à Artachat pour nous rapprocher d’Erevan en longeons la frontière turque. Nous traversons de vastes paysages de montagnes aux pentes verdoyantes, entaillées de profondes vallées. Après Vayk, Malichka et Eghegnazor, les routes s’élèvent vers des alpages couverts de fleurs sauvages où résonne le chant des grillons. Au loin, des chevaux, troupeaux de moutons ou vaches broutent paisiblement sur les pentes, gardés par des bergers à cheval dont les voix portent dans l’air clair lorsqu’ils appellent leurs bêtes ou sifflent leurs chiens, avec comme rares distractions quelques vieilles Lada qui gravissent péniblement les pistes escarpées et boueuses par endroits après les orages des jours passés. Elles avancent lentement, peinent dans les montées, font parfois descendre leurs passagers lorsque la pente devient trop raide, puis les reprennent un peu plus haut. En passant, un signe de la main, un pouce levé ou un coup de klaxon.
En ce mois de juin, les alpages offrent une sensation de paix profonde et presque intemporelle. Les herbes hautes et les fleurs sauvages ondulent sous la brise légère, tandis qu’autour de nous vole tout un monde d’insectes : abeilles affairées, papillons colorés, coléoptères bourdonnants et minuscules créatures dont le vrombissement se mêle au chant incessant des grillons. Les montagnes s’étendent à perte de vue, baignées d’une lumière douce jusqu’au soir. Puis, à la fin de la journée, au-delà des collines et des nuages qui se dissipent lentement, le majestueux Mont Ararat se dévoile enfin, silhouette imposante et presque irréelle à l’horizon.
Dans cette immensité vivante mais paisible, Erevan nous paraît soudain très loin. Nous avons davantage envie de nous attarder ici, au milieu de cette nature simple et généreuse, que de retrouver l’agitation d’une grande ville, ses rues animées et sa foule pressée. Puis la nuit tombe lentement. Sous un ciel d’une beauté cristalline, Vénus rencontre la Lune, spectacle rare et émouvant, comme le point d’orgue de cette parenthèse de paix où le temps semble s’être arrêté.
Avec les températures qui grimpent et approchent désormais les 30 degrés, nous prenons enfin le temps de vivre davantage dehors. La cuisine se fait en plein air, la douche devient un moment rafraîchissant et précieux, et nous nous laissons peu à peu gagner par le rythme lent des journées estivales, ralentissant naturellement à mesure que la chaleur s’installe.Read more
Sisian
June 17 in Armenia ⋅ ☀️ 18 °C
Après plusieurs journées bien remplies, notre objectif du jour est plus modeste: rejoindre Sisian en direction d’Erevan et profiter d’une étape plus courte. En longeant la vallée du Vorotan, les gorges profondes laissent progressivement place à de vastes plateaux d’altitude, avec les montagnes du Syunik comme décor.
Arrivés à Sisian, tout s’enchaîne: faire le plein, décrasser Nomade et, au centre du village, une broche à poulets nous fait les yeux doux 🤩. En trois secondes, le boucher découpe le poulet, ajoute généreusement oignons et herbes aromatiques, puis emballe le tout dans un matnakash, un pain arménien géant et plat à la croûte dorée et à la mie moelleuse, façonné à la main avant d’être cuit dans un four traditionnel. Simple, généreux et terriblement bon. Nous nous dépêchons de trouver un coin à l’écart de tout. Le ciel commence à se couvrir pour l’orage du jour et nous nous hâtons de profiter de ce festin délicieux, au milieu des grillons et des chants d’oiseaux. Le repas terminé, l’orage passe et le beau temps revient, même le temps de faire une petite lessive et la sieste 😴. Nous avons presque l’impression d’avoir fait une journée off 🍀🏕️.
Parenthèse en images sur notre passage à Goris il y a deux jours et sur le pont suspendu de Khndzoresk, qui méritent largement quelques lignes. À 10 kilomètres de Goris, un impressionnant pont suspendu de 160 mètres de long enjambe une gorge spectaculaire et mène à l’ancien village troglodytique du même nom. Suspendus au-dessus du vide, nous découvrons des falaises percées de centaines de grottes où des familles ont vécu jusqu’au milieu du XXᵉ siècle. Une atmosphère particulière, entre nature grandiose et mémoire d’un autre temps.Read more
Megrhru Lernashghta
June 16 in Armenia ⋅ ⛅ 17 °C
En direction de l’extrême sud de l’Arménie, de Kapan à Meghri, la route s’élève au cœur des montagnes du Syunik, où un immense chantier routier transforme peu à peu cet axe stratégique reliant l’Arménie à l’Iran. L’ascension du col de Meghri, à 2’535 mètres, est spectaculaire: une succession de lacets vertigineux où les camions venus d’Iran, ou desservant les nombreuses mines de la région, gravissent lentement la pente, parfois à moins de 5 km/h, avec pour décor les sommets du Zanguezour qui culminent à près de 3’900 mètres.
En rejoignant la M17 le long de la frontière iranienne, nous avons l’impression d’entrer dans un autre monde. Les vallées verdoyantes laissent place à des montagnes arides et majestueuses, sculptées par l’érosion, où les teintes ocre, grises et rougeâtres se mêlent dans un paysage d’une beauté saisissante, nous rappelant les grands espaces du Kirghizstan et donnant envie d’explorer les hauts plateaux iraniens. On arrête la voiture un nombre incalculable de fois pour admirer ces horizons infinis où les montagnes se succèdent en vagues bleutées jusqu’à se perdre dans la brume. À chaque virage, c’est un spectacle grandiose qui donne le sentiment d’être seuls face à l’immensité du Caucase.
Puis, après le col de Gomarants à 2’362 mètres, la montagne s’adoucit à nouveau: forêts, pâturages et vallées verdoyantes réapparaissent tandis que la route longe la frontière avec l’Azerbaïdjan avant de retrouver Kapan. Nous serions bien restés quelque part dans ces montagnes splendides, mais la proximité des frontières et les nombreux bunkers en construction qui jalonnent la frontière azerbaïdjanaise nous en ont dissuadés.
Après une longue journée de route à travers des paysages spectaculaires, nous nous engageons sur une piste qui s’est transformée en torrent, mêlant eau, boue et grêlons. La tempête qui vient de passer a dû être impressionnante et les capacités 4x4 de Nomade sont mises à rude épreuve. Nous tenons bon et trouvons, au bout d’un sentier, une clairière à l’abri des éboulements avec une vue splendide sur la vallée. Fatigués et affamés, la voiture couverte de boue mais le beau temps revenu, nous nous installons pour préparer un repas bien mérité. Les images et l’émotion d’avoir traversé des paysages grandioses nous accompagnent dans la soirée. Nous commençons sérieusement à manquer de superlatifs 🧐.Read more
Vayots Dzor
June 14 in Armenia ⋅ ⛅ 14 °C
Nuits d’orage: pour la troisième nuit consécutive, nous nous retrouvons sous des orages assez violents. On les voit arriver à la tombée de la nuit: de grosses masses nuageuses noires, des éclairs et le vent qui se lève. Nous essayons d’évaluer la direction du vent pour éventuellement changer l’orientation de la voiture, mais c’est souvent peine perdue tant les rafales changent de direction à chaque instant. Finalement, nous vérifions simplement que tout est bien fermé et allons nous calfeutrer à l’intérieur. Un peu comme dans un chalet, nous écoutons les éléments se déchaîner dehors, prêts à fermer le toit relevable si le vent devenait vraiment trop violent.
Cela n’a finalement pas été nécessaire et, une tasse de thé ou un verre de vin à la main, l’ambiance était extraordinaire: la tempête, la pluie qui tambourine sur le toit et Nomade qui se balance au gré des bourrasques. Une façon plutôt confortable de vivre un orage en montagne ou au bord d’un lac 😍. Au matin, le soleil est de retour et les journées ont été largement ensoleillées, avec seulement quelques nuages venant ajouter un peu de dramaturgie à des paysages déjà spectaculaires et à une visibilité incroyable sur les montagnes.
Ce qui nous frappe particulièrement, c’est l’absence total du bruit de la civilisation: une fois le moteur coupé, il ne reste que le vent dans les herbes, quelques oiseaux ou grillons et au loin un berger avec ses chiens qui rassemblent son troupeau.
En route pour Chambarak puis la rive est du lac Sevan à 1’900 m d’altitude en empruntant autant que possible les petites routes et quelques pistes. Plus nous avançons, plus les paysages s’ouvrent: de grands plateaux verts, des vallées profondes et, au loin, des sommets encore enneigés, puis les vallées montagneuses et semi-arides du Vayots Dzor. Pour la nuit, nous trouvons un bivouac au beau milieu d’un pâturage à 2’200 mètres d’altitude. Avec une vue spectaculaire et au menu spaghetti et petite salade, nous sommes conscients du privilège de vivre cela 😃.Read more
Idjevan
June 12 in Armenia ⋅ ☀️ 17 °C
Premiers jours dans le nord-est de l’Arménie, proche de la frontière avec l’Azerbaïdjan.
Le passage en douane est facile et cordial, même si le conducteur et les passagers sont obligatoirement séparés. À la sortie de Géorgie, il est gentiment demandé à Margrit de payer des contraventions (30.–, sans détails explicites mais avec quittance 🧾🤔). Suivent les formalités habituelles: assurance véhicule, taxe environnementale (?) et change de monnaie en essayant de se faire rouler le moins possible.
Comme après chaque arrêt de quelques jours, on commence par faire les pleins: eau, essence, nourriture, puis on range les bagages en se posant l’éternelle question: on sort tout et on réorganise ou on ajoute ? En principe on choisit un compromis qui nous permet d’être à l’heure pour l’apéro 😁.
Pour l’eau, il est difficile de trouver des fontaines «sûres» ici, ou alors nous ne connaissons pas encore les codes. L’eau en bouteille de 10 litres fera l’affaire 🔫💦.
Le chauffage fonctionne et, du coup, nous avons à nouveau de l’eau chaude pour notre douche, un vrai bonheur rétractable à structure semi-rigide conciliant confort, protection et optimisation du volume utile 😉.
Les spots sont faciles à trouver et parfaits pour nos besoins: suffisamment à l’écart, tout juste accessibles, avec une vue ou dans un endroit spectaculaire et, en option, un ruisseau ou une fontaine.
Pour cette première partie, un voyage à travers des paysages spectaculaires et particulièrement verdoyants. L’ambiance y est presque mystique: brume, forêts de hêtres et monastères médiévaux perdus dans la montagne.
Petit tour historique: l’Arménie est devenue officiellement chrétienne en 301, faisant d’elle le premier État chrétien au monde. Pendant des siècles, l’Église arménienne a également été le principal centre du savoir. Les monastères étaient à la fois des lieux de culte, des universités et des bibliothèques.
Construits entre le Xe et le XIIIe siècle, ces monastères semblent parfaitement intégrés à la nature et bâtis pour l’éternité. Si le temps a laissé ses traces aujourd’hui, pierres assombries, infiltrations, sculptures érodées, cela ne les rend que plus impressionnants.
L’intérieur des nefs paraît moins riche en iconographie que celui des édifices religieux géorgiens. L’art monastique arménien mise davantage sur la sobriété, la lumière et le travail de la pierre. La combinaison d’une géométrie rigoureuse, de pierres volcaniques taillées et assemblées avec une remarquable précision, souvent sans mortier, est unique dans le monde.Read more
Tbilissi
June 9 in Georgia ⋅ ⛅ 22 °C
Après trois jours à Tbilissi, nous avons laissé la voiture dans le garage et pris l’avion pour profiter de trois semaines à Carouge. Faire le plein de tout ce qui nous est cher: la famille, les amis, notre nid d’aigle, les marchés et terrasses, ou simplement flâner dans les ruelles de Carouge dans une ambiance estivale, avec des températures déjà proches des 30 degrés.
Un détour par Lyon pour remplacer le chauffage et obtenir les papiers nécessaires demandés par la douane ainsi que l’organisation du visa de 6 mois pour la Russie, collé dans le passeport et accompagné d’une invitation officielle, of course. Tout un programme.
Après tout ça, nous voilà repartis en direction de la Géorgie. À l’arrivée, nous avons un peu l’impression d’être de retour aussi: nous connaissons les quartiers, l’ambiance nous semble déjà familière et nous sommes convaincus que Tbilissi se visite, mais se vit surtout. Le lifestyle est assez particulier: c’est un mélange de ville post-soviétique, de culture caucasienne traditionnelle et d’ambiance créative moderne dans une ville universitaire européenne décomplexée.
La vie se passe à l’extérieur, sur les terrasses des nombreux cafés, dans les parcs ou les cours intérieures. Un coût de la vie très raisonnable fait que la ville attire des indépendants et des travailleurs à distance que l’on retrouve derrière leurs ordinateurs dans les cafés, qui remplacent ici les espaces de coworking. À l’entrée, un petit carton affiche que le travail sur ordinateur est limité à deux heures 💼, mais que l’on a le droit d’enchaîner avec le déjeuner 🍛 ou l’apéro 🍹, selon l’heure.
Ce qui nous frappe, c’est le contraste entre les bâtiments ultramodernes ou rénovés datant d’après 2004 et les immeubles plus délabrés. Mais qui ne se souvient pas du nom d’Eduard Chevardnadze, à la tête d’un gouvernement corrompu et balayé après des manifestations massives en 2003? En janvier 2004, Mikheïl Saakachvili est élu président et entame des réformes en profondeur dans tous les secteurs.
Sinon, comme dans toute grande ville du Caucase qui se respecte, la circulation se passe volontiers de règles et les trottoirs sont souvent absents ou en mode parcours du combattant. Heureusement, les nombreux taxis ne sont pas chers, 4.- pour traverser la ville, et la commande est entièrement digitalisée. Du coup, pas de négociations fatigantes.
À notre retour, le garage nous attend pour installer le chauffage, une nuit supplémentaire dans notre hôtel préféré et nous voilà en route pour l’Arménie. Même si les températures sont à la hausse, pas mal de cols n’ouvriront pas avant la mi-juin. Nous y reviendrons dans quelques jours.Read more
ტბისი (Tbisi)
May 14 in Georgia ⋅ ☀️ 16 °C
Après notre départ des parcs, nous reprenons la direction de la région de Kakheti pour boucler la boucle et terminons par la visite de Giuaani Winery. Le domaine a plus de 150 ans, mais l’histoire de Giuaani commence au début des années 2010 avec l’idée de combiner les méthodes géorgiennes ancestrales en qvevri (amphores enterrées) et une vinification plus moderne, destinée au marché international.
C’est assez représentatif de la nouvelle génération de caves géorgiennes de l’après-période soviétique: produire des vins de qualité tout en développant l’œnotourisme.
Les vins en qvevri sons assez inhabituels pour nous: les raisins fermentent souvent avec les peaux, parfois les rafles, et avec très peu d’interventions techniques ou de filtrage. Le résultat donne des vins plus puissants, tanniques, épicés et complexes, avec une texture très particulière et inhabituelle pour nos palais. Mais selon notre guide: «plus on en boit, meilleur on le trouve» 🤪.
Après seulement deux semaines en Géorgie, nous nous sentons parfaitement à l’aise. Le contact est facile et chaleureux, souvent par gestes complétés de quelques mots d’anglais. Nous trouvons aisément des spots incroyables, restaurants ou lieux de ravitaillement et l’ambiance générale est accueillante partout.
Quant à la météo, nous passons par toutes les humeurs de la nature: journées de grand soleil à 27 degrés, brouillard, orages, grêle, puis retour du beau temps. On ne s’en plaint pas, c’est très vivant et, dans tous les cas, nous sommes au sec et avons quand-même pris goût à la cuisine et aux repas à la «terrasse Nomade» 😎🌴.
En revanche, nous avons définitivement abandonné l’idée de garder la voiture à peu près propre. Le dernier passage au lavage a laissé des tas de terre impressionnants au sol. Heureusement que la cellule est suffisamment surélevée pour rester propre; la cabine avant, elle, est un défi quotidien pour éviter d’accumuler trop de terre 🧼🧹.
Toujours un peu trop tôt pour les reliefs, une ultime tentative vers 1 600 mètres c’est terminé dans la neige 🥶, nous avons décidé d’avancer notre séjour en Suisse de quelques semaines et trouvé un garage à Tbilisis qui va démonter le chauffage. Nous le ramènerons ensuite en Suisse pour un remplacement sous garantie, avant de le faire remonter à notre retour.
En attendant notre vol de lundi, nous profiterons pour visiter Tbilissi, l’une des plus anciennes villes du Caucase, fondée au Ve siècle autour de sources chaudes et située au carrefour des empires perse, ottoman, russe et européen.Read more
Réserve de Chachouna
May 11 in Georgia ⋅ ⛅ 25 °C
Nous continuons l’exploration de cette succession de parcs et zones protégées par des pistes à travers des panoramas à couper le souffle en direction de la réserve de Chachouna. Des steppes désertiques sans fin aux forêts luxuriantes qui bordent la rivière proche de la frontière avec l’Azerbaïdjan.
Difficile de savoir dans quel pays l’on se trouve quand on arrive ici. En Mongolie ? En Namibie ?
Sculptés par le vent et érodés par la pluie pendant des millions d’années, les paysages argileux ont pris des formes originales, entre falaises abruptes, canyons, crêtes, gouffres et colonnes pyramidales.
Cet immense territoire sauvage sert de refuge à de nombreuses espèces comme des gazelles, des vautours fauves, des ours ou encore des loups et nous sommes à peu près sûrs d’avoir entendu des chacals la nuit.
Sur notre route ou autour de notre campement le soir, d’innombrables troupeaux de moutons, de chèvres ou de vaches, accompagnés de leurs gardiens à pied ou à cheval. L’accueil est toujours chaleureux, même si on n’arrive pas à se parler, comme aux nombreux checkpoints : contrôle des passeports, permis de parc et une poignée de main en indiquant la route à prendre.
Les pistes sont exigeantes sans être dangereuses après les grosses pluies des semaines dernières et quelques détours inévitables. Nomade ne bronche pas et trace sa route à travers une piste défoncée par les intempéries, semée de cailloux, d’ornières profondes et de passages à gué partiellement arrachés.Read more

TravelerÀ des moments, nous n’étions qu’à quelques mètres de la frontière 🇦🇿, mais sur les cartes, nous n’avons trouvé que deux passages. Plus facile pour l’🇦🇲

Travelermagnifique la video, ça devient du grand art ! c'est quoi la bande son?quant aux paysages, sublimes.., je ne pouvais pas imaginer que la Georgie ressemblait à ça :), et le brave Nomade qui tient sa route !

TravelerMerci, j’ai encore de la marge, mais j’y travaille 🙏 Quant à la bande-son : Adele, sur l’album 21, « Rolling in the Deep ».
Parc Vashlovani
May 9 in Georgia ⋅ ☀️ 21 °C
Cap sur le sud-est de la Géorgie, juste après un premier repérage en direction de Gudauri et de la frontière russe que nous allons franchir plus tard pour relier le Kazakhstan. Bouchons en vue, mais ça nous permet de prévoir des réserves de nourriture et de podcasts 😄.
En partant de Tianeti, nous avons pris la route sous un ciel changeant de début mai, alternant entre éclaircies lumineuses, pluie et nappes de brouillard accrochées aux collines. Les paysages deviennent plus ouverts et plus doux, annonçant l’entrée dans la Kakheti, terre historique du vin géorgien.
À proximité de Gremi, nous avons découvert une région profondément marquée par son histoire religieuse et médiévale: monastères perchés, églises et tours de pierre à visiter. Pour les plus isolés obligatoirement accompagnés par un prêtre orthodoxe.
Les vallées couvertes de vignobles et, en arrière-plan, les sommets encore enneigés du Caucase. Les lumières changeantes donnent une atmosphère et des jeux de lumière irréels sur fond de paysages couverts d’une végétation dense, presque débordante. Et de partout, des rivières gonflées à ras bord jusqu’à inonder les champs.
À Kvareli, visite de Khareba Winery Tunnel, 8 km de caves creusées dans la montagne à l’époque soviétique. Ce n’est qu’après le départ des Soviétiques que les Géorgiens ont commencé le commerce et l’exportation du vin. Du coup, la bouteille la plus ancienne ici n’a que 22 ans.
Vers Gurjaani puis Dedoplistskaro, les forêts et les vignes laissent place à des plaines vertes, mais plus sèches et venteuses.
L’arrivée dans le Vashlovani National Park nous a donné l’impression de changer complètement de continent. Les deux heures d’administration, des papiers à remplir en double exemplaire dans la voiture sous un orage violent, valaient largement la peine 😄. Les reliefs érodés, les canyons d’argile et les étendues semi-désertiques créaient des paysages presque irréels, sauvages et silencieux, d’une beauté époustouflante. Nous attaquons des pistes isolées à travers des champs infinis pour arriver dans des collines aux montées et descentes abruptes et aux dévers plutôt inquiétants, avant d’atteindre un premier point de bivouac sur le haut d’une crête, à mille lieues de toute âme qui vive. Certainement un des plus beaux endroits que nous avons vus jusqu’ici.Read more
ბაზალეთის ტბა (lac Bazaleti)
May 5 in Georgia ⋅ ☁️ 16 °C
Après notre découverte d’une Turquie accueillante et chaleureuse, avec une nature parfois douce mais aussi authentique et brute, nous étions curieux de découvrir la Géorgie. Peut-être un peu d’appréhension aussi, vu les tensions récentes avec la Russie. Mais l’ambiance est tout aussi conviviale et la plupart des régions facilement accessibles. Les voyageurs sont plus nombreux et bien acceptés, même si les «campeurs blancs» européens, restent encore très rares et les quelques campings officiels commencent seulement à préparer leur venue pour les années à venir 🚐🚐🚐🚐.
Le bivouac est largement toléré, là où, en Turquie, nous nous faisions plus discrets pour les emplacements isolés, même si, à chaque spot, nous nous sentions totalement en sécurité et acceptés par les rares bergers ou pick-up qui passaient nous voir.
Restaurants accueillants et décorés avec goût. La cuisine est sublime et prendre le temps de manger fait partie de l’expérience. Nous passons facilement deux heures avant de repartir et discutons avec l’hôte des spécialités de la maison et de son histoire, de la carte des vins et de l’âge des enfants de la table voisine, avant même d’avoir attaqué l’entrée .
Comme notre chauffage nous préoccupait quand même 🥶, nous avons accéléré en direction de Tbilissi et trouvé un mécano dans un garage plus qu’improvisé sur un parking au milieu de dizaines de camions. Il a posé une planche sur le terrain boueux, démonté, nettoyé, réparé et remonté le chauffage en à peine deux heures… et il marche… pour l’instant. Bon, niveau facturation, il a sûrement appliqué le tarif «touriste pressé», mais habitués aux tarifs horaires suisses, c’est largement acceptable.
La circulation est directe, limite agressive sans agresser; du coup, le slalom sur bitume devient un sport national, même s’il n’y a pas deux voies. Règle numéro une: ce qui se passe dans ton rétro n’est pas ton problème 🫣.
En route vers le col de Zakari à 2’200 mètres, un prêtre orthodoxe géorgien, vêtu de sa longue soutane marron foncé et occupé à préparer du béton pour réparer son église, nous arrête pour nous avertir qu’il y avait «a big snow» plus haut. On a vite compris qu’on était un peu en avance sur la saison, surtout pour un mois de mai particulièrement frais, et que la plupart des cols et routes prévus ne rouvriraient pas avant la fin du mois. Nous allons adapter notre programme et explorer dans un premier temps la route militaire en direction de la frontière avec la Russie, puis filer vers le sud-est, dans la région de Kakhétie, proche des frontières avec l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Paysages de collines, villages traditionnels moins en altitude et principale région viticole du pays🍾.
Bref mais pas indispensable aperçu de l’histoire:
La Géorgie a des origines très anciennes avec les royaumes de Colchide et d’Ibérie. Elle devient chrétienne dès le IVe siècle, ce qui marque encore fortement son identité. Après un âge d’or au Moyen Âge sous David IV le Bâtisseur et Tamar de Géorgie, le pays est affaibli par les invasions, notamment les Mongols au XIIIe siècle, puis se fragmente avant d’être annexé par la Russie en 1801.
À la fin du XIXe siècle, la région du Caucase attire aussi les Britanniques, très intéressés par les minerais, le manganèse et surtout le pétrole de la région voisine de Bakou. Le chemin de fer et les ports géorgiens deviennent alors stratégiques pour le commerce entre l’Europe et l’Asie.
Après la période soviétique, la Géorgie devient indépendante en 1991, mais traverse des conflits internes et perd le contrôle de régions comme l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud. La Révolution des Roses en 2003 lance des réformes importantes, mais la guerre de 2008 avec la Russie laisse des tensions durables. Aujourd’hui, la Géorgie est un pays globalement stable, tourné vers l’Europe, mais toujours marqué par ce contexte géopolitique.Read more
Batoumi
May 2 in Georgia ⋅ ☁️ 13 °C
Finalement, nous avons presque bouclé la boucle sur la D915, par des lacets vertigineux à travers des plantations de thé et d’autres champs en préparation.
Il est difficile d’imaginer comment ces escarpements peuvent être arpentés pour cultiver la terre, et pourtant nous les voyons à l’œuvre: labourer, planter, remonter la terre après les fortes pluies.
Sur notre route aussi, des vieilles femmes, courbées sous le poids d’un fagot de branches ou d’un ballot, qu’elles ramènent à la maison.
C’est vendredi et l’heure de la prière approche. Dans les villages, les hommes se rassemblent, boivent du thé et discutent de la marche du monde, du temps ou de la politique communale… Les sujets sont universels, semble-t-il 😉.
Partout, nous sommes interpellés avec bienveillance: la route sera bloquée quelques kilomètres plus loin. Mais l’avertissement s’accompagne souvent d’une invitation; partager un chai, prendre le temps. Difficile de refuser. La vie nous semble parfaite 😄.
Nous passons la nuit au beau milieu d’une plantation de thé, avant de reprendre la route, le lendemain, en direction de la frontière avec la Géorgie. D’interminables files de camions: le 1er mai, cumulé au week-end, n’aide probablement pas à fluidifier le passage en douane des poids lourds.
Pour nous, c’est l’affaire d’une heure, malgré les longues files d’attente aux contrôles des voyageurs, que des minibus déposent ici avant de les réembarquer de l’autre côté de la frontière.
L’assurance RC contractée et l’argent changé, nous voilà tout excités à l’idée de découvrir la Géorgie… avec un premier arrêt pour réapprovisionner notre modeste cave à vin 🍾🍷.
Des traces de viticulture y remontent à plus de 8’000 ans, ce qui en fait l’une des plus anciennes traditions viticoles au monde.Read more
Trapzon
April 30 in Turkey ⋅ ⛅ 12 °C
Réveil au petit matin par grand beau temps, idéal pour prendre la route en direction de la mer Noire. En longeant les Pontic Mountains, chaîne parallèle à la mer Noire, nous traversons des paysages dignes de nos Alpes suisses et les températures passent allègrement les 20 degrés 😎🏝️.
Nous avions projeté d’emprunter la fameuse route D915 entre Bayburt et Of, sur la côte, en passant par le Derebaşı Pass à (seulement) 2 000 m, mais un garde bien sympathique nous barre définitivement le passage en nous expliquant que la neige rend tout passage impossible pour l’instant. Demi-tour, et nous tenterons le suivant, aussi spectaculaire, mais moins en altitude.
En quelques kilomètres, on perd 10 degrés et toute visibilité 🌫️; peut-être qu’on a bien fait de ne pas insister sur la D915 😟.
Arrivés à la mer Noire, nous découvrons une côte fortement urbanisée où routes, aéroport, villes et zones industrielles se succèdent. Un peu trop de brouhaha pour nous et, après une tentative de parking au bord de l’eau, nous repartons en direction du monastère de Sümela, dans une des nombreuses vallées pas trop loin, pour trouver un coin tranquille.
Entre le monastère de Sümela, incontournable mais très touristique, et celui de Vazelon, l’un des plus anciens (IIIe siècle !), en ruines et perdu dans la forêt, le contraste ne pourrait pas être plus grand.
Trop simple de descendre par la même route, nous tentons un détour par un point de vue incroyable. Mais ce qui est incroyable, c’est le chemin qui y mène, et même si, au final, nous avons dû faire demi-tour, l’aventure valait largement la peine !
Éboulements, passages bloqués par la neige ou encore un pont effondré: nos envies d’aventure sont comblées.
L’après-midi, rendez-vous au garage Toyota pour nettoyer le filtre à air et tenter de réparer le chauffage, avant d’acheter un petit chauffage électrique d’appoint. Demain on repartira à l’assaut de la D915, par beau temps et en attaquant par l’autre bout… l’aventure continue 🤩.Read more
Artvin
April 29 in Turkey ⋅ ☁️ 11 °C
Nous continuons notre route à travers des steppes d’altitude, presque mongoles par moments, entre 2’000 et 2’500 mètres. De grandes plaines ondulées, avec très peu d’arbres, et des cols enneigés, par moments dans un brouillard compact. Difficile de décrire l’intensité de ces étendues en apparence sans fin, balayées par un vent constant, avec, au fond, des collines arides ou des cimes enneigées.
Arrivés au lac Çıldır, nous découvrons un monde hivernal féerique. La surface de l’eau, encore partiellement gelée, scintille dans la lumière du soleil. Impossible de rater une photo, mais tout aussi impossible de reproduire la magie qui s’en dégage. Nous jouons avec l’idée de rester dans les parages pour la journée, mais avec les températures annoncées et le chauffage en panne… 🧤🥶☃️
Départ en direction de la mer Noire en descendant la vallée du Çoruh, presque un canyon, qui devrait nous amener jusqu’à une altitude d’environ 520 mètres et des températures supportables sans bouillotte ni bonnet de nuit 😄.
Mais comme nous ne renonçons jamais à l’appel des reliefs, nous tentons par trois fois une échappée par des routes accrochées aux pentes escarpées, raides et rocheuses. Sensations incroyables : suspendus au-dessus du vide et coincés contre la paroi raide de l’autre côté, nous avons l’impression d’explorer les limites de la voiture, mais aussi celles des conducteurs. Nous n’arrivons pas à imaginer comment il est possible d’arriver aux petits villages ou hameaux que nous voyons, nichés au fond des vallées encaissées ou accrochés au-dessus.
Nos trois tentatives se terminent par une fin de route, ou un vent trop violent, ou un trop grand risque de chute de pierres, et nous décidons de pousser jusqu’à Artvin et d’y rester tranquille toute une journée 🥳.Read more
Kars
April 26 in Turkey ⋅ ☁️ 14 °C
De Tatvan à Kars, entre l’Anatolie, le Caucase (Géorgie, Arménie et Azerbaïdjan) et l’Iran, le long des frontières iranienne et arménienne, nous passons deux journées à travers l’une des régions les plus sauvages et chargées en histoire de la Turquie. Un territoire avec un héritage multiethnique, mêlant entre autres Kurdes, Turcs, Arméniens et Azéris.
Nous parcourons, explorons, admirons des hauts plateaux entre 1’500 et 2’000 mètres de l’Anatolie orientale: des steppes d’altitude austères qui donnent une impression d’immensité sereine et d’un calme absolu, presque coupé du monde.
Proche des frontières, le tourisme est clairement au point mort: en une semaine, nous rencontrons un globe-trotteur🚶🏻♂️ et un car touristique de Turcs vivant à l’étranger 🚌🇹🇷.
Nous avions bien quelques appréhensions quant à d’éventuelles tensions aussi, mais tout semble calme et l’accueil, même aux rares Checkpoints, est toujours aussi convivial et chaleureux.
Pour la petite histoire: le chauffage nous a de nouveau lâché à 8 heures du matin vers 1’900 mètres d’altitude 😡, le remplacement est en cours de préparation, mais on n’a aucune idée où et quand..
Pour l’histoire avec un grand H: la région passe de l’ancien royaume d’Urartu au monde chrétien arménien (avec Ani), puis à la conquête turco-islamique, avant de devenir un espace disputé entre Ottomans, Perses et Russes. Le passé plus récent est profondément marqué par le Génocide arménien et les tensions plus récentes entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. À ne pas oublier les frictions politiques entre Kurdes et l’État turc, aujourd’hui plus stables, mais toujours complexes. (Nous avons vraiment essayé de trouver le fil rouge dans cette complexité historique, mais on s’y perd de nouveau à chaque visite 😂)
Le mont Ararat (5’137 m), passage incontournable, même partiellement dissimulé derrière un voile de nuages. Et bien sûr des sites historiques, forteresses, mosquées et autres marchés de toute sorte. Notre envie de découverte est comblée et notre compteur de pas n’affiche plus que du vert ✅.Read more

TravelerJe ne parle pas le poisson, mais d’après le patron c’est la chaîne National Geographic 🤔
Tatvan
April 25 in Turkey ⋅ ☁️ 14 °C
Après ces paysages de lacs et de montagnes splendides, nous allons remonter plus au centre, à travers le Parc national de Köprülü Canyon, vers Erzurum, pour ensuite redescendre en direction de Tatvan, dans la province de Bitlis et proche des frontières avec l’Arménie et l’Azerbaïdjan.
Au départ de la région de Nemrut, nous avons adoré le parc national de Köprülü et ses canyons. En fin de journée, nous trouvons, après quelques kilomètres le long de la rivière Köprüçay, un refuge tranquille pour la nuit. Entourés de champs fraîchement cultivés, de roches rouges riches en fer, typiques de la région, et d’une végétation aux couleurs vives du printemps nous passons une nuit proche des étoiles.
Le lendemain, la neige n’est jamais très loin, et Erzurum, une station de ski à 1’900 mètres, est entourée de sommets blancs. Les températures passent de 3° le matin à 10° l’après-midi, avec une bise soutenue qui persiste. Étrangement, le froid n’est pas dérangeant et le soleil est bien de retour.
Si nous avions peur d’un accueil un peu plus froid dans les régions moins touristiques, il n’en est rien. La gentillesse est incroyable et, même si l’échange linguistique devient de plus en plus difficile, Google Trad nous aide à nous faire comprendre.
Par contre, les checkpoints se multiplient. Proche des frontières avec la Syrie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, ce sont les militaires qui s’en chargent, plutôt que la police, plus présente au centre du pays.
Les questions sont les mêmes: passeport, d’où viens-tu, où vas-tu, est-ce que tu aimes la Turquie? Et puis, de temps en temps, la question de savoir si nous voulons boire un chai 👀. Assez surprenant la première fois 🪖🫡, puis, après inspection détaillée de la voiture, nous sommes installés, un chai brûlant à la main, et gavés de sucreries. Présentation des photos des familles respectives et discussions sur la vie en général, culturelle ou sportive. Une heure plus tard, nous repartons, Roland paré d’un t-shirt Sivassport ⚽️, en direction du prochain poste de contrôle.
En direction du sud, le trajet pour Tatvan traverse une région de haute altitude quasi continue, avec plusieurs passages assimilables à des cols, et une ambiance très «montagne d’Anatolie orientale», rude, spectaculaire et définitivement hivernale. Nous restons scotchés à la vitre 🤩.
Notre spot du jour: une presque île au bord du lac Van Gölü, à 1’646 mètres. Notre idéal, tous les jours la plus belle terrasse du monde, se réalise une fois de plus.Read more
Nemrut Daği Milli Park
April 22 in Turkey ⋅ ☁️ 19 °C
En route vers le sud et les montagnes du Taurus oriental. Notre première étape est le Mont Nemrut, un site archéologique spectaculaire situé à 2’150 m et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Au sommet se trouve le tumulus du roi Antiochos Ier de Commagène, entouré de statues monumentales représentant des divinités et lui-même. À ses pieds, quelques subordonnés partiellement ensevelis sous la neige 😉.
L’approche se fait par deux côtés et, comme nous n’étions pas pressés, nous testons les deux en contournant la montagne. D’un côté, des murs de neige de plus de deux mètres, de la boue et des virages en lacets sur les derniers kilomètres. Nous admirons le panorama absolument fantastique en avançant sur une route qui n’est qu’à moitié dégagée 😄. De l’autre, côté sud, une route pavée, entièrement dégagée et étonnamment large. Compréhensible au vu des pentes finales, où les 15 % de dénivelé rappellent vite les contraintes du terrain, et certainement la limite des voitures sous-motorisées 🥶.
Au sommet, la vue est spectaculaire et vient couronner une journée à travers des paysages inouïs sous un soleil radieux ☀️.
Entre deux ascensions, nous découvrons par hasard le Château d’Eski Kahta. Accrochée à un éperon rocheux, cette ancienne forteresse du royaume de Commagène (Ier siècle av. J.-C.) domine la vallée de Kahta. L’endroit est très peu touristique et l’architecture brute et imposante laisse deviner son rôle stratégique, à la croisée des mondes hellénistique, perse et romain. En explorant les ruines, nous tombons sur un donjon, des coursives étroites et des escaliers dissimulés dans la pierre, donnant au lieu un caractère presque labyrinthique.
Un petit restaurant juste à côté nous permet de goûter aux poissons de la rivière locale: chair délicieuse, mais arêtes bien trop nombreuses…
En fin de journée, en hauteur dans la vallée du Nemrut, nous trouvons un emplacement isolé avec une vue dégagée sur trois côtés. Notre passage dans une des régions les plus spectaculaires de Turquie nous rappelle pourquoi nous aimons tant cette vie nomade 😍.Read more
Malatya
April 20 in Turkey ⋅ ☁️ 15 °C
Nuitée dans un cave hôtel à Göreme. La petite ville est classée à l’UNESCO et se trouve au cœur de la Cappadoce. La ville, à notre goût un peu trop touristique, est célèbre pour ses paysages volcaniques uniques, ses habitations troglodytes et ses églises rupestres. Mais surtout en raison de ses envolées matinales de montgolfières. Spectacle que nous voulions admirer et qui a été annulé en raison du mauvais temps 😂. Bon, ce n’est pas que cela nous surprenne, et nous évitons d’en parler aux touristes autour de nous, mais nous commençons à soupçonner qu’une perfide basse pression tient à nous garder en son cœur 😩.
Nous quittons Göreme sous un ciel chargé, puis rejoignons Kayseri avant de traverser les grandes étendues du plateau d’Anatolie centrale en direction de Sivas. Arrivés, le soir, nous visitons quelques lieux historiques: la scénographie lumineuse des sites historico-culturels (touristiques, en résumé…) est top. Les quelques gouttes n’arrivent pas à en atténuer l’intensité.
Le lendemain matin, la magie n’opère plus de la même manière et nous reprenons la route en direction du Mont Nemrut (Nemrut Dağı). Toujours sous un ciel chargé et une ambiance intense, un peu théâtrale, nous traversons des plantations d’abricotiers, ou des abricoteraies pour les arboriculteurs, à perte de vue, en fleurs, ce qui égaye notre journée🤩.
La route devient plus sinueuse et le paysage plus sauvage. Le relief se resserre progressivement quand nous approchons les montagnes du Taurus oriental. C’est dans cette partie que se trouve Levent Vadisi Seyir Terası, un point de vue impressionnant sur une vallée encaissée aux parois abruptes. Malgré le ciel couvert, le site conserve une force incroyable, avec ses contrastes entre roche et verdure, surmontées encore et toujours d’abricotiers.
Vers Malatya, les vallées s’élargissent légèrement et les premières zones agricoles, marquées par des champs à perte de vue, annoncent l’influence du bassin de l’Euphrate. Nous quittons les plateaux arides pour entrer dans des paysages plus vertes… et plus chaudes 😎.Read more

Traveler🤣moi qui pensais que tu pratiquais tous les matins ton vrikshasana un œil fermé au saut du lit, ça me déçoit 😏🤣🥰

TravelerMes enchaînements naturels du matin: Savasana → Sukhasana → Tadasana → Urdhva Hastasana → Uttanasana → Tadasana. Ou plus simplement: je dors, je me lève, je m’étire, je lis le journal et je mets mes chaussure (je travail encore sur le café..)
Mustafapasa
April 18 in Turkey ⋅ ☁️ 16 °C
Le beau temps est de retour pour quelques jours, et nous voilà engagés dans la région de la Cappadoce, au cœur de l’Anatolie centrale. Entre Konya, Aksaray et Ürgüp, la route promet d’être spectaculaire à travers ce haut plateau, l’une des régions les plus sèches de Turquie.
Première pause au Sultanhanı Caravanserai, l’un des plus grands caravansérails du pays. Très bien préservé et aménagé sans surenchère décorative, dans le respect de l’époque.
Prochaine étape: les habitations troglodytes de Kayaalti, avec son monastère et la vallée d’Ihlara. Impressionnante immersion à travers des habitations creusées directement dans le tuf volcanique, aussi appelé « cheminées de fées »: une roche tendre issue des cendres volcaniques compactées (dixit le guide du groupe voisin 😉). Nous nous rendons bien compte que la taille moyenne des habitants ne devait pas dépasser les 1.50m!
Pour la vallée d’Ihlara, nous avions d’abord hésité, puisque la veille nous nous y étions aventurés en voiture… jusqu’à ce que la route nous lâche 😄. Finalement, nous avons quand même tenté la descente, et le détour valait largement la peine: un canyon verdoyant splendide creusé par la rivière Melendiz. On y découvre encore des habitations et des églises creusées dans la roche par des moines installés dans la vallée.
Suite des festivités: la Derinkuyu Underground City, la plus profonde ville souterraine connue de la région, avec jusqu’à 60 mètres de profondeur, 8 niveaux ouverts au public (sur plus d’une dizaine) et une capacité estimée à près de 20’000 personnes, animaux et provisions compris 🐐🐄🐓🐈⬛🐕💨 🤨 (dixit un autre guide). Bon, je rappelle la taille moyenne des habitants: on s’est pliés en deux 😁.
Quelques jours à travers ce paysage incroyable, puis à nouveau le temps se gâte: l’orage est annoncé pour la nuit… Nous allons nous installer bien au chaud dans un cave hotel à Mustafapaşa, ancienne cité grecque orthodoxe, commerçante et prospère, jusqu’au grand échange de populations entre la Grèce et la Turquie en 1923. La chambre spacieuse est creusée dans la roche, ou la roche construite autour, on n’est pas sûr, probablement les deux.Read more
Çay
April 15 in Turkey ⋅ ☁️ 16 °C
Deux jours entre Isparta et Konya, un immense plateau entre 900 et 1’200 mètres d’altitude au cœur de la région des lacs dans le sud-ouest de l’Anatolie. Le ciel est couvert et des remontées de sable du Sahara sur la région d’Antalya réduisent la visibilité et donnent au paysage un aspect un peu trouble, presque laiteux. Du coup, le décor naturel est moins spectaculaire et nous décidons de nous échapper de cette grisaille en passant par un petit passage entre les montagnes. Vers 1800 mètres, à l’ombre des cimes enneigées, nous trouvons une petite clairière tranquille et presque à l’horizontale. Le lendemain, quelques kilomètres plus loin, la route est coupée par la neige et des éboulements, nous retournons sur nos pas, mais le détour valait largement la peine🤩.
Comme la cuisine est délicieuse, nous essayons de profiter d’une visite gastronomique par jour, de préférence à l’heure du déjeuner habituelle en Turquie vers 14 heures. Le scénario est, à peu de choses près, le même à chaque fois: trouver un endroit qui nous inspire confiance, sans compter sur les recommandations Google, c’est truqué 🤯. Une fois installés, quelqu’un de la famille, père, fille ou fils, qui ne parle surtout pas anglais, vient se renseigner sur la raison de notre visite inattendue. En fait, ce n’est pas que les restaurants sont bondés: la plupart du temps, nous sommes seuls ou occupons la deuxième table. Après délibération via Google Trad, il ou elle va chercher un cousin, un grand frère ou simplement un autre client pour traduire.
Viande, poulet, poisson, aubergines sous toutes ses déclinaisons, salade, et le tour est joué. Un régal à presque tous les coups. En fin de repas, la maman fait son apparition; en fait, elle sort de la cuisine et vient nous voir. Elle reste à côté de la table, nous regarde et commence à nous parler. On comprend qu’elle veut savoir d’où on vient et si on aime sa cuisine. On essaye de s’expliquer, puis on fait de nouveau appel au traducteur désigné par la famille. Tout le monde est content.
Selon l’endroit, un détour chez le barbier s’impose pour Roland, mais à partir du moment où il franchit la porte, tout le monde déduit qu’il doit être Turc, ou au moins parler la langue. Le malentendu réglé et le résultat final envisagé, un collaborateur l’installe pour la coupe et le boss va se charger du rasage à la lame. Nous adorons le cérémonial qui suit. Chaque geste paraît étudié et mesuré, rien ne dépasse. Roland sort, rasé de près et avec une coupe qui, soyons honnêtes, ressemble un peu à celle du coiffeur 😂.
Pendant ce temps, Margrit, confortablement installée devant la boutique et entourée d’amis des barbiers, ils en ont toujours plein, va savoir pourquoi, un chai à la main et en pleine délibération sur l’importance des mères pour ces garçons. Preuve à l’appui: un tatouage des yeux de sa maman, marqué « Mothers are immortal ». On adore la légèreté de ces moments de partage 🥰.Read more

Traveler🤣🤣🤣ils lui ont tapé sur le genou avec un marteau pour vérifier ses réflexes tu crois ?
Pamukkale
April 13 in Turkey ⋅ ⛅ 19 °C
Aphrodisias, pour commencer la journée, est une ancienne cité grecque puis romaine, célèbre pour son école de sculpture réputée dans tout l’Empire romain et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Dans un premier temps, pas trop envie: encore des ruines, mais finalement très content du détour. Les sculptures de visages, de figures ou les drapés de tissus, fins et réalistes, sont impressionnants vus de près.
Puis l’incontournable Pamukkale: après le site d’Aphrodisias, plutôt confidentiel, nous voilà replongés dans le tourisme à grande échelle.
Pamukkale, qui signifie «château de coton» en turc, était à la base connu pour ses sources thermales riches en calcium et la formation de travertins (bassins naturels en cascade). Le spectacle de l’immense escalier naturel blanc, des bassins superposés et des vasques arrondies remplies d’eau turquoise est impressionnant, même pour des Yétis suisses comme nous ☃️.
Juste à côté, dans la cité antique de Hiérapolis, une grotte appelée le Ploutonion avait été identifiée par les Anciens comme une porte vers les enfers à cause d’émanations de vapeurs volcaniques toxiques. On aurait bien fait un petit tour «Hadès pour les Nuls», guidé de préférence 🥵.
Bien sûr, le site est lui aussi classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Pour la fin de la journée, nous avons besoin de nous échapper de la foule et trouvons une place sur une colline en lisière de forêt, à 1’300 mètres, bercés par le chant des oiseaux et avec une vue splendide sur le petit lac de Salda Gölü.Read more

TravelerProblématique surtout pour la lecture des lieux en route: le temps d’identifier une suite phonétique cohérente, le panneau est passé 😩
Éphèse
April 12 in Turkey ⋅ ☀️ 17 °C
Mention spéciale pour Éphèse, l’une des plus grandes villes antiques du monde. Un nombre de touristes impressionnant en cette journée de Pâques orthodoxe, mais il fait grand beau et le spectacle en vaut largement la peine.
Fondée vers le Xe siècle av. J.-C. par des colons grecs, probablement venus d’Athènes, elle est surtout célèbre pour le temple d’Artémis, l’une des Sept Merveilles du monde antique.
Elle devient rapidement une cité importante d’Asie Mineure, notamment grâce à son port sur la mer Égée.
Durant la période hellénistique et après le passage d’Alexandre le Grand (IVe siècle av. J.-C.), la ville se développe encore. (Je crois ce qu’on me raconte😁)
Sous les Romains, Éphèse devient l’une des plus grandes villes de l’Empire: capitale de la province d’Asie, avec plus de 200 000 habitants, et dotée de monuments majeurs comme la bibliothèque de Celsus et le grand théâtre.
Tout le monde s’y précipitait; mention spéciale pour Cléopâtre et Marc Antoine, des influenceurs importants de l’époque. Comme les Éphésiens ne travaillaient pas, 50% de la population étaient des esclaves. Dubaï n’a rien inventé 😉.
Suit la période chrétienne, aux débuts du christianisme: passage de Saint Paul, qui entre en conflit avec le culte païen d’Artémis et doit quitter la ville, et de la Vierge Marie, amenée à Éphèse par Saint Jean et qui y aurait vécu ses dernières années. La Maison de la Vierge Marie (Meryem Ana Evi) lui est dédiée.
Après des kilomètres sur et à travers les ruines antiques, nous trouvons refuge dans une oliveraie tranquille, bercés par le vent dans les feuilles, et comme un écho lointain: des voix antiques, des charrettes sur la pierre, des marchands, des bateaux… et toute une ville qui, autrefois, ne dormait jamais… Et puis les voitures, bien sûr, sur une route pas trop loin 😩.Read more














































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































Traveler
Ah ouais pas mal l’entonnoir 💪
TravelerGeorgian style 👀
TravelerC’est ça qu’on veut 💪