• Rabat

    December 21, 2025 in Morocco ⋅ ☁️ 13 °C

    Deux bonnes raisons de passer par le Maroc avant les fêtes: éviter le rush de Noël et chercher le soleil.
    Nous avions réservé un ferry pour le matin à dix heures, mais finalement une place s’est libérée sur le bateau de 20 heures. Pourquoi pas. Arrivés au port deux heures avant le départ, nous découvrons, dans les files d’attente, des familles qui retournent au pays en voiture ou en camionnette, remplies à ras bord d’affaires et de cadeaux pour tout le monde. Quelques touristes, et encore moins de 4x4.
    À l’heure de l’embarquement, l’interminable file de camions sortants se heurte à l’inclinaison trop forte de la rampe, due à la marée haute. Impossible pour certains de sortir sans toucher le quai avec l’avant de la cabine. La police est sur place et les constats sont faits.
    Ensuite, les camions en direction du Maroc sont obligés d’entrer en marche arrière. Nous sommes admiratifs devant tant d’habileté: certains s’en sortent brillamment, d’autres sont obligés de s’y reprendre à trois fois.
    Nous embarquons finalement avec passablement de retard et informons l’hébergement réservé que notre arrivée sera décalée d’une, puis de deux, puis de trois heures. À la fin, la solution est simple: la clé sera sur la porte, la lumière allumée. Nous trouverons bien.
    Après deux heures de traversée, nous débarquons et passons par le contrôle douanier, où nous retrouvons la totalité des voitures et camionnettes, contenu vidé par terre, en attente d’un contrôle minutieux. Avec beaucoup de chance, il nous suffira d’ouvrir quelques compartiments pour qu’ils puissent jeter un coup d’œil, et nous repartons au bout d’une heure déjà.
    En attendant, nous sommes heureux d’être arrivés: ambiance joyeuse, circulation bordélique et cuisine sublime. Une cohabitation parfaite dans la rue et sur les routes: avancer sans jamais s’arrêter, et surtout ne jamais regarder en arrière. Ce qui se passe derrière n’est pas notre problème.
    Priorités, stop ou autres règles ne sont qu’une entrave à la fluidité de la circulation, et le klaxon semble être utilisé parce que, ben… il faut bien, il était compris dans le prix.
    En revanche, pour le beau temps, on repassera. Il y a bien du soleil chaque jour, mais aussi de la pluie. Alors nous adaptons nos journées et nos hébergements en conséquence.
    Le camping sauvage est bien accueilli, les quelques campings organisés offrent un équipement minimal mais suffisant, et sinon il y a les riads dans les villes, qui nous offrent leur ambiance des Mille et Une Nuits.
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