• N’Kob

    January 4 in Morocco ⋅ ☀️ 17 °C

    Après avoir fait nos adieux à Carotte, nous continuons en direction du lac Iriki, asséché la majeure partie de l’année. Une journée de pistes en vue: traînons un étendard de sable de près de 300 mètres, marquant notre présence, nous traçons à travers la plaine ouverte ou en slalomant entre les dunes.
    Pile à l’heure où la faim se manifeste, nous voyons apparaître au loin une construction au milieu de nulle part. Une maison d’inspiration ksarienne, formée d’un premier étage en terre presque sans ouverture, surmontée d’une terrasse ombragée de bois et de toiles tendues. De loin, une vision irréelle; de près, une douce brise nous accompagne, pendant que nous mangeons d’excellents brochettes de poulet accompagnées d’une salade marocaine. La vie est quand-même bien faite🤩.
    Arrivée le soir, le constat est sans appel: une journée magnifique…et le sable fin s’insinue partout ou il trouve la moindre ouverture. Dépoussiérage au programme.
    En direction de Zagora, la porte du désert et des grandes caravanes, puis plus tard Merzouga, lieu emblématique aux dunes spectaculaires, d’un sable presque orange, atteignant jusqu’à 150 mètres de hauteur. C’est la première fois que nous croisons autant de touristes et qu’il est quasi impossible de faire un pas sans être abordé par un guide. Une bonne journée de pluie nous permet de faire profil bas et de visiter discrètement tout ce qui est possible.
    Soirée dans une atmosphère douce et chaleureuse au coin du feu dans un riad traditionnel, construit en terre et en bois, organisé autour d’un patio central. Ambiance dominée par les teintes ocres et sable, accompagnées de boiseries simples et de quelques textiles berbères.
    Au matin, le soleil nous accueille, et nous prenons la route en direction d’Errachidia et de la vallée du Ziz, connue pour ses importantes palmeraies de dattes. Encore des touristes, et l’envie de nous évader devient impérieuse.
    Nous coupons à travers le massif de l’Amadou n’Mansour jusqu’au col du Tizi n’Tazazert, à 2 300 mètres d’altitude. Heureux de retrouver la montagne et une ambiance aride, presque inaccessible. Des sentiers perdus qui semblent mener nulle part nous invitent à les explorer, une atmosphère brute et isolée, avec des vues à couper le souffle: nous n’avançons plus, regardons, prenons des photos, écoutons le vent et respirons. Le bonheur à l’état pur.
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