Çay
April 15 in Turkey ⋅ ☁️ 16 °C
Deux jours entre Isparta et Konya, un immense plateau entre 900 et 1’200 mètres d’altitude au cœur de la région des lacs dans le sud-ouest de l’Anatolie. Le ciel est couvert et des remontées de sable du Sahara sur la région d’Antalya réduisent la visibilité et donnent au paysage un aspect un peu trouble, presque laiteux. Du coup, le décor naturel est moins spectaculaire et nous décidons de nous échapper de cette grisaille en passant par un petit passage entre les montagnes. Vers 1800 mètres, à l’ombre des cimes enneigées, nous trouvons une petite clairière tranquille et presque à l’horizontale. Le lendemain, quelques kilomètres plus loin, la route est coupée par la neige et des éboulements, nous retournons sur nos pas, mais le détour valait largement la peine🤩.
Comme la cuisine est délicieuse, nous essayons de profiter d’une visite gastronomique par jour, de préférence à l’heure du déjeuner habituelle en Turquie vers 14 heures. Le scénario est, à peu de choses près, le même à chaque fois: trouver un endroit qui nous inspire confiance, sans compter sur les recommandations Google, c’est truqué 🤯. Une fois installés, quelqu’un de la famille, père, fille ou fils, qui ne parle surtout pas anglais, vient se renseigner sur la raison de notre visite inattendue. En fait, ce n’est pas que les restaurants sont bondés: la plupart du temps, nous sommes seuls ou occupons la deuxième table. Après délibération via Google Trad, il ou elle va chercher un cousin, un grand frère ou simplement un autre client pour traduire.
Viande, poulet, poisson, aubergines sous toutes ses déclinaisons, salade, et le tour est joué. Un régal à presque tous les coups. En fin de repas, la maman fait son apparition; en fait, elle sort de la cuisine et vient nous voir. Elle reste à côté de la table, nous regarde et commence à nous parler. On comprend qu’elle veut savoir d’où on vient et si on aime sa cuisine. On essaye de s’expliquer, puis on fait de nouveau appel au traducteur désigné par la famille. Tout le monde est content.
Selon l’endroit, un détour chez le barbier s’impose pour Roland, mais à partir du moment où il franchit la porte, tout le monde déduit qu’il doit être Turc, ou au moins parler la langue. Le malentendu réglé et le résultat final envisagé, un collaborateur l’installe pour la coupe et le boss va se charger du rasage à la lame. Nous adorons le cérémonial qui suit. Chaque geste paraît étudié et mesuré, rien ne dépasse. Roland sort, rasé de près et avec une coupe qui, soyons honnêtes, ressemble un peu à celle du coiffeur 😂.
Pendant ce temps, Margrit, confortablement installée devant la boutique et entourée d’amis des barbiers, ils en ont toujours plein, va savoir pourquoi, un chai à la main et en pleine délibération sur l’importance des mères pour ces garçons. Preuve à l’appui: un tatouage des yeux de sa maman, marqué « Mothers are immortal ». On adore la légèreté de ces moments de partage 🥰.Read more

















Traveler
1´000´000 de km, embrayage d’origine 😜
TravelerTout comme le conducteur, l’ensemble nous avait semblé cohérent 😂
Traveler🤣🤣🤣ils lui ont tapé sur le genou avec un marteau pour vérifier ses réflexes tu crois ?
TravelerPas besoin, le médecin a son âge et fait confiance à son instinct😉