Turkestan
July 28 in Kazakhstan ⋅ 🌬 37 °C
Quatre jours pour parcourir près de 900 km à travers les steppes kazakhes. Une route presque infinie, où nous avons l’impression de naviguer entre steppes, terres désertiques et océans d’herbes dorées, tandis que la ligne d’horizon ne cesse de reculer. Les températures gagnent près de 1 °C par jour et plafonnent désormais à 40 °C, tandis que les nuits restent tropicales, autour de 24 °C 🥵
L’approche de la mer d’Aral restera l’un des moments forts de cette expédition. Les différentes cartes ne semblent d’ailleurs pas toutes s’accorder sur la présence, ou non, d’eau. En réalité, de vastes étendues sont aujourd’hui complètement asséchées, mais nous avons tout de même découvert de grandes nappes d’eau qui nous ont paru immenses, presque irréelles au milieu de cette terre aride, où l’absence de l’eau est devenue un paysage à part entière.
Nous nous sommes installés pour la nuit à quelques mètres du rivage. Tout était calme jusqu’à ce que, vers 22 h, un bruit nous fasse sursauter. Un bourdonnement juste au-dessus de nos têtes, comme si des dizaines de petits drones nous survolaient en permanence. Sans doute des insectes ou des sauterelles, heureusement bien plus intéressés par leur propre vie que par la nôtre. 🥳
Le lendemain, après environ 300 km de route, nous avons eu l’impression que la voiture chassait légèrement de l’arrière. En nous arrêtant, nous avons constaté que, lors de l’équilibrage des roues à Aktioubé, la roue arrière gauche n’avait manifestement pas été correctement serrée. 😖 Pourtant, nous avions bien entendu le « tac-tac » de la visseuse à chocs pneumatique au remontage. Résultat des courses: un écrou manquant et un goujon cisaillé.
Après avoir vérifié les trois autres écrous, nous avons poursuivi prudemment jusqu’à Shieli, où un petit hôtel familial a accepté de nous accueillir malgré notre arrivée tardive.
Le lendemain matin, pourtant un dimanche, Bekbolat, le propriétaire, s’est immédiatement préoccupé de notre problème. Il nous a accompagnés à travers la ville pour trouver les pièces nécessaires, puis un garage capable de les monter. À midi, tout était réparé. Nous avons ensuite passé l’après-midi avec toute la famille autour de la piscine municipale, attenante à l’hôtel.
Cette panne s’est finalement transformée en une très belle rencontre. Grâce à Perizat, la sœur de Bekbolat, étudiante en Chine et parlant très bien anglais, nous avons pu échanger durant des heures avec trois générations réunies autour de la table. Ces moments de partage resteront probablement bien plus longtemps dans nos mémoires que l’incident mécanique lui-même.
Après deux nuits, nous avons pris congé de cette famille devenue, le temps d’un week-end, bien plus que de simples hôtes, avant de reprendre notre route vers le sud.
À Turkestan, autrefois appelée Yasi, la Karavansaray Turkestan revisite l’esprit des anciens caravansérails de la Route de la Soie. Entre architecture orientale, canaux et animations, il offre un agréable contraste avec la sérénité du site historique. s’élève l’un des monuments les plus emblématiques d’Asie centrale. À quelques pas, le mausolée de Khoja Ahmed Yasavi, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, constitue le cœur spirituel des peuples turcs. Beaucoup le comparent à Saint-Jacques-de-Compostelle pour l’importance de son pèlerinage.
Poète, philosophe et maître soufi du XIIᵉ siècle, Khoja Ahmed Yasavi a profondément marqué la diffusion de l’islam auprès des peuples nomades des steppes. Son enseignement pourrait se résumer par cette pensée :
« Le silence n’est pas une absence de parole, mais un espace où l’on cherche à faire taire son ego pour écouter ce qui est essentiel. »
Entourés de steppes arides, balayées par un vent presque permanent, nous n’avons pu qu’adhérer à cette philosophie.Read more





























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💚
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Posture du lotus à revoir Roland 😏🤣🥰🥰🥰
TravelerJe travaille encore le bambou qui plie mais ne rompt jamais.