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  • Day64

    Lucknow

    March 9 in India ⋅ ☀️ 26 °C

    Il est minuit, nous voilà sur le quai de la gare à Varanasi. Des centaines de gens sont assis ou allongés sur le sol, dorment, mangent, comme s'ils étaient dans leur canap', tranquilles. Ce soir tous les trains ont au moins deux heures de retard, et on est bien les seuls à s'en émouvoir. Quand un train passe, les gens qui ont pris des billets pour les classes sans sièges attribués se jettent dedans sans même attendre l'arrêt. Certains trains sont pleins jusqu'à ras bord, même si on est en pleine nuit. Les annonces déchirent les oreilles et le jingle de la IRCTC toutes les 30 secondes ("tadaa") rend marteau. Nous avons pris des billets en classe 2AC, ce sont des couchettes confortables. On dort plutôt bien jusqu'à l'arrivée à Lucknow.

    Repas délicieux chez Tunday Kababi - on y reviendra 2 fois tellement c'est bon. Car oui, Lucknow est la capitale du kebab! Mais ce n'est pas le kebab tel qu'on le connaît en France, salade-tomate-oignon et sauce blanche. Sans renier ce dernier - source de joie et de bonnes fins de soirée - ici le kebab c'est un plat raffiné : viande émincée, relevée d'un savant mélange d'épices et grillée à la perfection.

    Nous visitons les mausolées de Saadat Ali Khan et de sa femme. Deux petits garçons peinturlurés de poudre rose pour Holi jouent avec nous dans le jardin. Nous nous rendons ensuite à la British Residency, complètement détruite pendant la révolte des cipayes de 1857.

    Aujourd'hui, c'est le premier jour de Holi. Dans les rues de Lucknow, des hommes boivent et dansent (bizarrement) sur de la musique genre techno-Bollywood. Les femmes ne boivent pas, elles sont privées des trucs marrants (désolante constante...). De grands bûchers sont allumés dans la rue. Les gens y accrochent des couronnes de fleurs, que les vaches ont vite fait de mâchonner. Ces feux brûleront toute la nuit. Nous rencontrons Ashu et ses soeurs, qui nous tartinent de poudre verte et nous invitent chez eux le jour suivant.
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  • Day63

    Bénarès 2

    March 8 in India ⋅ ☀️ 18 °C

    Nous nous levons tôt pour prendre un bateau qui nous permet de voir le soleil se lever sur la rive du Gange. Les balayeurs s'affairent, les premiers pèlerins prient et s'immergent dans le fleuve, d'autres font leur lessive et les sadhus sont déjà plongés dans de mystérieuses méditations. Certains ont des coiffures défiant la gravité (et la propreté). Au global on en croise beaucoup ici, y compris un occidental au regard halluciné peint en blanc qui joue frénétiquement du tambour. Il paraît qu'un paquet de sadhus à Varanasi n'en sont pas vraiment... car ici se faire passer pour un homme saint peut être un bon business.

    Nous essayons de nous rendre au temple Vishwanath mais la foule, le process* et le prix nous découragent. Sur le chemin, des distributions de masques ont lieu. Le grand nombre de pèlerins qui viennent chaque jour se bousculer pour toucher la représentation du dieu Shiva fait craindre que l'épidémie se répande. D'ailleurs, deux jours plus tard, il sera interdit de toucher les idoles du temple et les divinités elles-mêmes auront droit à leur masque. Selon l'un des religieux attachés au temple cité dans les médias indiens : quand il fait froid on leur met un vêtement, quand il fait chaud on leur met la clim, et donc en cas d'épidémie on leur met un masque. CQFD.

    Nous nous rendons à Sarnath, réputée être le lieu du premier prêche du Bouddha. On y trouve un site archéologique, un musée et un petit parc animalier que nous visitons, à la recherche d'un peu de calme. Mais au zoo on dirait que nous faisons partie des animaux bizarres au même titre que les crocos et autres émeus. Nous commençons à nous habituer à ce que les gens nous fixent et nous demandent de poser avec eux sur des selfies, mais là c'est un peu trop beaucoup gênant.

    Retour sur les rives du Gange pour admirer les dernières lueurs du soleil sur les ghats, depuis le toit de la mosquée Alangir (ironiquement, c'est la meilleure vue de la ville). Nous assistons une dernière fois aux aarti puis nous rendons à la gare.

    *process à l'indienne = aussi relou qu'à l'allemande, sauf qu'à Ia fin ça foire.
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  • Day62

    Bénarès 1

    March 7 in India ⋅ ☀️ 20 °C

    Nous rejoignons Varanasi (Bénarès), la grande ville sacrée de l'hindouisme qui se trouve au bord du Gange. Troublante, fascinante, éreintante, impossible d'y rester indifférent. Nous arrivons en fin de journée, et après une heure et demie dans les embouteillages (pour 10 km) nous sommes bien contents de partir marcher le long des ghats, ces séries de larges escaliers qui permettent d'accéder au Gange pour les immersions rituelles. Mais ces ghats sont aussi le lieu de mille autres activités.

    Quelques touristes, beaucoup dans le style dreads et look hippie travaillé. Khalid râle : "ouais ouais ils font style ils sont cools, alors que bon, ils sont comme tout le monde, à 80% des connards". C'est lui le statisticien...

    Nous assistons à des aarti, cérémonies dédiées à une divinité hindoue. Des garçons effectuent des chorégraphies ésotériques sur des chants répétitifs. A la fin, les fidèles approchent les mains des flammes et se les passent sur la tête. On n'est pas très calés sur l'hindouisme, alors on ne comprend pas bien tout ce qui se passe autour de nous.

    Sur les ghats suivants, des gamins jouent au cricket ou bien lancent des cerfs-volants. Des multitudes de chiens y font leur vie. Des vaches y laissent des bouses (sacrées). Puis au ghat Harishandra nous passons devant des bûchers, avant de réaliser qu'il s'agit de crémations. Les corps sont promenés sur des brancards dans la ville, trempés dans le Gange puis brûlés sur la rive. Les cendres sont ensuite dispersées dans la rivière. Ce sont les Doms qui s'occupent de ce rituel. Ils font partie des groupes d'intouchables considérés comme les plus inférieurs et travaillent toute la journée dans la fumée et l'odeur des cadavres... De quoi devenir complètement fou.
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  • Day61

    Mumbai

    March 6 in India ⋅ ⛅ 28 °C

    Merci à Paul pour sa suggestion de programme 100% random, 100% "trop stylé" :

    On démarre au quartier musulman pour un tour au marché. C'est la cohue, on est ballotés entre les porteurs, les étals des bouchers et des vendeurs de fleurs. Certains endroits sont assez sales et on découvre des nouvelles sortes de poubelles (filet tendu entre les immeubles pour pouvoir tout jeter par la fenêtre).

    Au Banganga tank, un bassin ancien utilisé pour des rituels religieux, on peut voir quelques dévots et des filles qui jouent dans l'eau.

    On fait un détour au Four Seasons pour voir la vue sur la ville depuis le rooftop. Pas très loin, en contrebas... les bidonvilles. Le contraste entre les Mumbaikars de la haute et le grand dénuement de la majorité est choquant.

    En fin de journée, balade à Bandra pour un moment klaxon-free à l'église Sainte Marie du Mont puis nous partons à la recherche des anciennes maisons portugaises dans Chapel Road. La rue est parsemée de calvaires et de street art.

    On termine sur des chicken lollipops qui arrachent et des Kingfishers au Yacht, un bar "un peu pourri mais bonne ambiance". Random, on l'avait bien dit.
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  • Day60

    Arrivée en Inde, Mumbai !

    March 5 in India ⋅ ☀️ 28 °C

    Arrivée à Mumbai dans la nuit, visa, bagages, taxi (qui nous tape la discute et nous gratte des roupies). Après une nuit bien courte nous sortons prendre un bain de foule et de klaxons. Ici on dirait qu'il se passe des trucs partout, et entre les voitures, les charrettes, les piétons, les auto-rickshaws, les vélos et les vaches, c'est assez intense. Premier repas : "c'est trop bon !" et 10 secondes plus tard : "ouah mais ça arrache !".

    Ensuite, on est de corvée de carte SIM. Et là, il faut prendre son mal en patience. Chez Airtel, après 1h30 et deux vendeurs différents insensibles à toute forme de stress, toujours rien. Enfin, si : ils ont réussi à prendre une photo de Khalid à son niveau d'énervement maximum. On s'en va chez Vodafone. 1h15 plus tard, ça y est ! ... Il faut savoir que même en Tanzanie où les gars travaillent sans ordi avec des équivalents de Nokia 3210, et découpent les cartes SIM au cutter ça leur a pris 15 minutes 😅

    Il nous reste le temps de se balader vers la Gateway to India et de boire quelques pintes après dry Oman.
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  • Day59

    Mascate, salut.

    March 4 in Oman ⋅ ☀️ 26 °C

    Nous quittons Oman, ce pays qui ressemble à une partie de SimCity jouée avec les codes pour des ressources illimitées. En 1970, c'était un désert habité par des bédouins avec seulement 10km de routes, et aujourd'hui c'est un état aux infrastructures hyper-modernes offrant un niveau de vie élevé. L'agglomération de Mascate est comme une autoroute, le long de laquelle se déroule un chapelet de quartiers résidentiels, administrations, mosquées et autres réalisations monumentales. Le tout semble sorti de terre il y a moins de 15 ans sur un modèle à l'américaine (4x4, parkings, malls à gogo et étalement maximum des villes).

    On a rendu la Sunny après un carwash aux petits oignons, car on a besoin de faire bonne impression. Le pare-chocs a bien pris cher dans les routes de caillasse... Alors, la fourberie nous pousse à attendre la nuit et se garer dans un coin sombre du parking, histoire de planquer notre oeuvre. Ça plus le dépassement de 600 km... On craint que ça nous coûte bonbon. Mais les employés du loueur ont tellement pas envie de se bouger, ils regardent 2 secondes et nous disent : c'est nickel (et même : la prochaine fois on vous fait une ristourne). Oh la vache, le bol. Sainte Flemme, nous vous rendons grâce. Alors on dit merci et on se carapate vite fait. Khalid a du mal à dire adieu à ses sandales Quechua qui sentent le bouc, alors il se fend d'une petite photo souvenir.

    A l'aéroport c'est le bal masqué. Pour l'instant on ne s'inquiète pas trop, mais on voit bien que le coronavirus est dans le coin.
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  • Day57

    Mascate, encore.

    March 2 in Oman ⋅ ☀️ 28 °C

    Un Burger King Birthday, de nouvelles séances de shopping, les visites de Mutrah et du Musée National, un passage à Seeb et un autre à Qurm, un palais du sultan kitsch et encore plus de mosquées = derniers jours à Mascate.Read more

  • Day56

    Un dimanche soir à Mascate

    March 1 in Oman ⋅ 🌙 24 °C

    Voyons voir un autre côté d'Oman, plus glitzy. Nous nous rendons à Al Mouj, un mix entre ensemble de résidences de luxe sécurisé et centre commercial. Dans les rues, des scènes inhabituelles à Oman nous amusent : un homme qui promène son teckel, une jeune femme en short... La densité de voitures de luxe au km carré est juste un peu inférieure à celle des palmiers enguirlandés. Nous retrouvons Abdullah dans un café. Il a étudié en Australie, où Khalid l'avait rencontré il y a bien longtemps. Aujourd'hui, il est ingénieur dans l'industrie pétrolière. On est curieux d'avoir son point de vue sur la modernisation accélérée du pays, l'avenir sans le pétrole, le marché du travail, les relations entre les différentes communautés, ou encore la doctrine ibadite. Après cela, Abdullah nous emmène goûter la shuwa, une viande (ici, de chèvre) cuite lentement avec des épices. On mange aussi du dromadaire. Un régal !Read more

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