traversée de l’Europe de l’Est en train
April 11 in Hungary ⋅ ☀️ 13 °C
Jeudi 9 avril 2026 :
Notre objectif étant de démarrer le périple à vélo depuis la Turquie nous avons choisi de rejoindre Istanbul en train, depuis Aix les Bains, en passant par Vienne (Autriche), puis Budapest (Hongrie), et Bucarest (Roumanie). Nous allons profiter de ces étapes pour visiter ces capitales encore inconnues pour nous. Nous avons la chance d’être accueillis par Alex et Eva ce premier soir à Vienne, ce sont des voyageurs à vélo qui acceptent les cyclistes de passage et qui partent eux-mêmes pour 1 an également vers l’Est dans 2 semaines, depuis Vienne.
Vendredi 10 avril 2026 :
Nous prenons l’option de faire le tour de la ville avec nos vélos sans sacoches. Par contre on se pèle à Vienne : il neige à gros flocons en fin de matinée alors que nous montons à pied sur la colline de la « Gloriette », qui domine le château (grandiose mais un peu austère) de ShönBrunn.
Pour éviter de trop nous mouiller nous passons un long moment dans un café-librairie (« Phil »), la serveuse (« Cori ») est très sympa…ça nous réchauffe le corps et le cœur. En fin d’après-midi nous reprenons le train pour Budapest, qui se trouve à 3h seulement de Vienne.
À Budapest nous utiliserons le site Homeexchange grâce aux crédits que nous avons accumulés en prêtant notre maison avant notre départ, mais uniquement pour une chambre en présence des propriétaires de l’appartement, ce qui est d’autant plus sympa. Nous sommes accueillis par Tünde (avocate en droit public) et Gergö (universitaire) qui ont toutes les peines du monde à faire dormir leur fille (Zsofi).
Gergö nous demande de ne pas arriver trop tôt chez eux pour leur laisser le temps de coucher la petite miss de 2 ans et demi…il nous conseille un petit resto (« Lumen ») qui se révèle super pour découvrir des spécialités hongroises (Pan cakes au poulet, et gnocchis au fromage frais).
Gergö vient nous rejoindre à la fin de notre repas pour partager une bière avant de nous conduire chez lui. Il est stressé c’est fou, mais très prévenant et accueillant.
Samedi 11 avril 2026 :
Visite de Budapest sous le soleil. Quelle liberté de parcourir la ville avec nos vélos sans les sacoches. On se fait un petit parcours des principaux monuments de la ville et on se régale de la richesse architecturale de cette ville coupée en deux par le Danube, qui est splendide. Le soir avant de repartir on a le temps de voir un spectacle de dances hongroises (type tzigane) totalement fou en rythmes et en couleurs !!
Nous avons le sentiment de nous dépayser progressivement avec cette lente avancée à travers les pays les plus à l’Est de l’Europe.
C’est un peu fou d’échanger avec les premières personnes rencontrées et de leur indiquer que nous en sommes aux premiers jours d’un voyage d’une année…j’ai encore le sentiment que tout ça est un peu irréel…on a tellement passé de temps à préparer le voyage et à traiter les aspects administratifs d’avant-départ ces dernières semaines : il faut se pincer pour se dire « mais oui cette fois-ci on est vraiment partis pour un an ».
Après le spectacle on file à la gare pour choper le train de nuit qui nous conduit à Bucarest. Grosse incertitude car nous savons que les vélos ne sont pas autorisés dans le train, et le quai tarde à être annoncé. On doit donc démonter les vélos et les mettre dans leur petite housse devant les panneaux d’affichage puis au dernier moment prendre à la main chacun son vélo et l’ensemble des sacoches pour aller sur le quai.
Le contrôleur nous aide à monter tout ça mais le wagon couchette est super étroit et les vélos ne peuvent pas rester dans le couloir. Le contrôleur commence à nous dire que les vélos ne vont pas rentrer dans la cabine non plus, qui par ailleurs est déjà occupée par deux personnes qui ont pris leurs aises. Là le contrôleur nous indique (très gentiment) qu’il peut nous attribuer une cabine privative mais que « ce n’est pas gratuit », et que son prix sera de 20 euros.
Nous acceptons sans trop tergiverser car cela nous offre la possibilité d’installer les vélos sur les couchettes du haut et de prendre nos aides sur celles du bas, le trajet étant tout de même prévu pour une durée de 15 heures. Nous nous étions préparés à devoir négocier ou verser des bakchichs dans certains pays, d’autant plus avec nos vélos à transporter et nous parvenons à prendre cette situation de manière détendue, le gars étant très sympa…
Dimanche 12 avril 2026 :
Nous arrivons à la mi-journée et comme presque tout est fermé dans Bucarest en ce dimanche de Pâques la ville nous semble un peu sinistre. Nous rejoignons la maison (Homeexchange) très agréable où nous passerons la nuit pour poser nos sacoches et repartons visiter la ville plus légers. Nous sommes frappées par l’ambiance de cette ville aux bâtiments souvent très dégradés et avec au centre la vieille ville envahie de touristes, concentrés dans des bars et restaurants ultra-bruyants à touche-touche. En s’éloignant le long du Danube vers le sud-ouest on traverse un parc qui donne sur le parlement, créé dans les années 1980 par l’ex-dictateur Nicolae Ceausescu et dont les dimensions sont pharaoniques…ce monstre (le plus grand bâtiment en pierre du monde avec une surface intérieure de 350.000 m2) aurait coûté jusqu’à 40 % du PIB annuel de la Roumanie pendant sa construction, et nécessité la destruction de 520 ha de la ville de Bucarest (1/5 du centre historique de la ville) la destruction de 30 églises et 7.000 maisons, soit l’expulsion de 40.000 personnes. À la destitution du dictateur le bâtiment (qui devait s’appeler « maison du peuple ») avait coûté tellement cher qu’il a été décidé de le conserver pour le parlement « moderne » du pays.
Lundi 13 avril 2026 :
Nous repartons ce matin pour une pleine journée de train avec 3 changements prévus en espérant acheter dans la journée en Bulgarie le billet qui nous manque (celui du train de nuit pour Istanbul) !
Sur la première partie qui passe la frontière bulgare la contrôleuse passe l’éponge sur l’absence de tickets pour nos vélos, nous faisant comprendre qu’elle fait une entorse à la règle.
À la gare de la petite ville de Russe (prononcé « roussé ») Sonia achète nos billets pour le train de nuit de ce soir.
Mais sur le second tronçon les trois contrôleuses y reviennent à trois fois pour essayer de nous mettre à l’amande car nous n’avons pas acheté nos tickets pour les vélos. Nous finissons par comprendre pourquoi elles multiplient par 4 le montant de 5,11 euros : 2 vélos mais aussi prix double pour absence de ticket ! On explique que nous avons demandé en gare et que la guichetière n’a pas pu/voulu nous vendre des tickets pour les vélos ! On finit par trouver un compromis avec l’intermédiaire de l’agent de sécurité qui parle 3 mots d’anglais : on achètera nos tickets pour les vélos au prochain arrêt ! Sonia s’en charge avec brio car elle paie au guichet un total de 3 euros pour nos deux vélos : on ne cherche plus trop à comprendre les logiques de prix, l’enjeu est mineur…on essaie de rester ouverts à la discussion et tout se fait dans le calme et la zénitude ici.
Vers 22:00 nous voilà enfin dans notre super cabine du train de nuit pour Istanbul ! Nous sommes heureux de bientôt nous retrouver en Turquie le début d’un belle page à écrire dans ce si beau et accueillant pays…Read more


























Traveler
Ça, c'est une maison particulière ?!!
Traveler
Eh ben en voilà un banc !!
Traveler
Oh ! Ça, Ça te ressemble ma Sonia ! ( zut je ne trouve pas les smileys....j'aurais bien mis des bisous 😚 😚 ah ben voilà !)