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Ernest à l’Est

Sonia et Cyril en Voyage à Vélo à la découverte de l’Asie Read more
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    🇰🇬 Och, Kirghizistan

    Rétrospective….

    4 hours ago in Kyrgyzstan ⋅ ☁️ 31 °C

    Avec nos aventures loin des réseaux nous avions un peu de retard sur nos publications …revenez en arrière pour ne pas manquer nos articles sur l’Ouzbékistan : chez Aktam et Samarcande ! 😉

  • Pamir : magnifique mais dans la douleur

    July 9 in Tajikistan ⋅ ☀️ 12 °C

    Ce 9 juillet nous avons achevé la traversé au Tadjikistan des hautes montagnes du Pamir et commencé l’après-midi la redescente, après un dernier col à 4270 m grimpé dans la caillasse et vent de face : très éprouvant avec l’altitude ! Mais comme si ça ne suffisait pas Sonia a fait toute la traversée en étant malade, de manière parfois très paralysante, et elle a dû puiser au fond de ses réserves.
    Nous nous reposons peu après la frontière du Khirghizistan avant de pouvoir repartir.

    Pour autant nous avons pu profiter de paysages sauvages via l’itinéraire de la vallée de la rivière Bartang, et nous avons fait de très belles rencontres dans certains villages isolés…

    Une expérience très riche qui nous en a mis plein la vue, et qui laissera des souvenirs très forts…
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  • Impressions de voyage après 2,5 mois 2/3

    June 20 in Tajikistan ⋅ ☁️ 28 °C

    Impressions de voyage 2/4

  • Impressions de voyage 2,5 mois après le départ 1/3

    June 20 in Tajikistan ⋅ ☁️ 28 °C

    On fait un petit bilan à cette étape : après deux mois et demi de voyage on vous dit un peu où nous en sommes et dans quel état d’esprit nous avons vécu cette première partie partie du projet.

  • Samarcande, capitale de la route de la Soie...

    June 12 in Uzbekistan ⋅ ☀️ 31 °C

    Petit retour sur notre séjour à Samarcande, la ville dont le nom nous transporte vers les contes et légendes....
    Nous avions un peu peur d'y trouver une ambiance trop touristique et la pression qui l'accompagne, nous sommes agréablement surpris ! Le petit hôtel "Al Samarquandi" nous offre un frais refuge très agréable avec sa cour intérieure avec piscine, les monuments sont en effet incroyables de mosaïques, peintures, dorures et constructions en briques de terre. J'imaginais plutôt des mosquées, ce sont en fait surtout des mausolées : celui d'Amir Temur le grand bien-sûr, mais bien d'autres et notamment la nécropole Shahi Zinda qui regroupe un ensemble de mausolées tous plus magnifiques les uns que les autres.
    Le Registan Ensemble, en plein centre, est une ancienne école coranique qui comprend trois gigantesques bâtiments autour d'une immense place. Nous assistons le soir à un son et lumière projeté sur ses murs qui nous transporte dans ces rêves d'orient...
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  • Chez Aktam : traditions et appel de la "modernité"

    June 6 in Uzbekistan ⋅ ☀️ 31 °C

    A côté d'Ishtixon, à 70km de Samarcande, nous avons passé 5 jours en "workaway" chez Aktam Aka, Khusniya et leurs 5 enfants : Mahliyo (20 ans), Gulsanam (18), Diana (15), Temur (13) et Asilbek (10).

    Ils vivent en pleine campagne, dans une région de vignes, une variété particulière qui sert à produire d'excellents raisins secs : les mayiz.

    Nous avons aidé à désherber les vignes, elles rampent au sol, on travaille donc en duo : un qui embrasse et soulève le plant et l'autre qui arrache les mauvaises herbes à la sappe. Un travail très physique, surtout si on ajoute le facteur soleil qui commence à taper fort dès 9h du matin et devient intenable vers 11h jusqu'à 16h : la pause s'impose, repas puis sieste pour tous !

    Malgré quelques ajustements nécessaires au début, nous avons aimé faire ce travail qui nous a permis de vivre quelques jours le quotidien de ces paysans que nous voyons dans les champs partout en passant à vélo dans cette région très rurale.

    Aktam vit dans une maison comme toutes celles de la région, faite de briques de terre fabriquées sur place, avec la terre du lieu, moulées et séchées au soleil. Technique gratuite en matériaux et qui offre une excellente fraîcheur très agréable dans la maison, outre le fait qu'elle est "zéro carbone" et crée des habitats parfaitement intégrés dans le paysage. Et pourtant, l'attirance pour des matériaux moins rustiques (et plus consommateurs d'énergie), briques cuites ou moellons, pointe son nez... Attachement aux traditions ou appel de la modernité, voilà toute l'ambiguïté qui règne ici...

    Ainsi, Aktam a fait construire chez lui un petit bloc-sanitaire en moellons et huisserie alu (grâce à l'aide financière du beau-frère à l'esprit plus "businessman" qui exporte le mayiz qu'il produit).

    Celui-ci comprend une douche, un lavabo, des toilettes à l'occidentale et une machine à laver, tout le confort quoi ! Mais la famille continue d'utiliser les WC "à la turque" au fond du jardin, de se laver les mains dehors avec la petite cruche typique que l'on voit partout et de cuisiner, de boire et de faire la vaisselle avec des bassines d'eau toujours remplies de l'eau prise au tuyau. Je n'ai vu personne utiliser le robinet du lavabo, je ne sais s'ils utilisent la douche...quand à la machine à laver, elle ne sert que pour une partie du linge et il faut tourner le bouton du programme toutes les 10 minutes et vidanger dans une bassine vidée plus loin dans le fossé...
    Sans doute ce "confort" est-il en bonne partie destiné aux volontaires comme nous et aux touristes qu'ils reçoivent parfois en Airbnb.

    Comme toutes les maisons dans lesquelles nous avons été reçus, il n'y a que très peu de meubles. Une grande Chorpoya (grande plateforme de bois) ou une Supa (son équivalent bâtie en argile), occupe la pièce principale. Elle est toujours recouverte d'un grand tapis et de petits matelas (paillasses) aux tissus très colorés, les olacha ou gilam, qui sont apportés selon le nombre de convives et qui servent aussi à dormir. Il y a toujours une ou plusieurs Chorpaya ou Supa également à l'extérieur. Les pièces qui servent de chambres sont quasi vides mais toujours très fournies en Olacha pliés et empilés et que l'on déroule au besoin.

    Il semble que ces pièces ne sont pas forcément attribuées aux uns ou aux autres des enfants, je les ai vu dormir sur la Supa de la pièce commune, sur la Chorpaya dehors, directement au sol ou sur les Olacha dans les autres pièces, même dans la cuisine !

    Dans la maison il y a une cuisine équipée d'un frigo et d'un mini-four, quasiment les seuls meubles à part un joli petit bahut de bois peint venant de Russie. Khusniya y épluche les légumes, fait de petites préparations, toujours accroupie, à même le sol (comme pour tout !) mais la véritable cuisine est ce bâtiment ouvert dans la cour où se trouve le four d'argile et l'âtre. Dès 5h du matin Aktam y allume le feu et Khusniya y fait bouillir le lait tout juste trait, puis cuire le pain. Oui, chaque famille a une ou deux vaches qui fournissent le lait qui est principalement transformé en yaourt un peu piquant, le "kéfir" qui accompagne tous les plats. La farine est achetée en gros sacs pour faire le pain au quotidien, souvent les tomates et concombres (présents sur la table à chaque repas !) et quelques légumes sont produits dans le jardin familial. Comme nous a dit l'Oncle, "ici on vit avec les produits locaux".

    Et la "modernité" ? Elle est surtout présente avec les téléphones portables, chacun en a un dès l'âge du lycée et les jeunes rêvent d'un iPhone. Par contre nous n'avons quasiment pas vu de télés, quelle chance ! Il y a 10 ans en Amérique du Sud elle était omniprésente, toujours allumée dans la moindre cantine de bord de route.

    Aktam a aussi tenu à ce que tous ses enfants apprennent l'anglais (il était lui-même professeur de maths et d'anglais) et à recevoir des voyageurs en workaway pour permettre à la famille cette ouverture sur le monde. En effet, ils parlent tous très bien, nous avons pu avoir de beaux échanges en particulier avec les deux sœurs aînées, les garçons en revanche ont compris le pouvoir que cela peut leur apporter d'être les "traducteurs" pour les touristes (entre nous et l'Oncle qui ne parle pas un mot d'anglais, Asilbek a parfois traduit avec une certaine rétention d'informations 😅). Ils ont les yeux qui brillent en parlant de dollars ou de Dubaï, et rêvent de travailler dans l'IT...

    Traditions ? "Modernité" ? Où se trouve le bon curseur ?....cela donne à réfléchir....
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  • Hommage à l’hospitalité Ouzbèke !

    May 29 in Uzbekistan ⋅ 🌙 24 °C

    Les frontières terrestres d’Azerbaïdjan étant fermées et le passage par la Russie étant compliqué et peu engageant, nous choisissons de rejoindre Tashkent en avion depuis Tbilissi.

    Dès notre arrivée, la capitale de l’Ouzbékistan nous réserve un accueil des plus chaleureux.

    Nous sommes frappés par l’intérêt que nous portent les premières personnes rencontrées, avec une grande simplicité, pas du tout dans un style intrusif…

    Quel accueil de fou mes amis pour des européens comme nous ! Des mots gentils depuis les fenêtres des voitures ou par les passants : « welcome in Uzbekistan » ! Beaucoup de klaxons et de salutations très animées sur notre passage…et déjà trois invitations à manger et dormir en une semaine !!!

    Nous découvrons les Somsa (chaussons à la viande cuites dans des fours au feu de bois), mais nous mettons trois jours à en connaître le prix : quand nous nous arrêtons pour déguster ces délicieux petits chaussons avec le thé, pas moyen de payer !!!

    Et le plus dingue : nous sommes invités à un mariage par Farxot, rencontré le matin même ! Nous faisons l’expérience de la démesure de cette fête avec profusion de nourriture, servie d'office dans nos assiettes par les nombreux convives qui nous entourent, et nous sommes priés de faire un discours et danser seuls devant les mariés et leurs 400 invités !!!! Grosse pression sur les français de passage !

    Le Coran dit "L'étranger est ton invité"...une belle philosophie à essaimer...
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  • Bol d'Art à Tbilissi

    May 26 in Georgia ⋅ 🌬 22 °C

    Bien rassasiés de pleine nature et de montagnes...et aussi de jours froids et pluvieux, nous sommes heureux de retrouver Tbilissi pour un peu de confort et une soif d'Art et de Culture...

    Nous avons réservé 3 nuits au "Moosica hostel", à notre arrivée, la rue raisonne de piano et de chants d'opéra : ce petit hôtel de backpackers se trouve juste en face du conservatoire...trop chouette !!

    Nous sommes au cœur de la vieille ville et il y fait bon vivre : rues pavées, balcons en bois colorés et ouvragés et doux ombrages donnés par les arbres et les vignes qui courent sur les balcons et les treilles au-dessus des ruelles.

    Sur la grande avenue Rustaveli qui débouche sur "Liberty square" les musées d'art et d'histoire se succèdent, il n'y a que l'embarras du choix. Les églises orthodoxes également ont leurs portes grandes ouvertes. Elles sont très fréquentées par les fidèles mais aussi accessibles à tous. Les décors sont d'une richesse incroyable : fresques des murs aux plafonds, magnifiques icônes, étoles brodées, le tout magnifié la nuit par l'éclairage des nombreux lustres ouvragés.

    Nous choisissons de visiter le "Georgian museum of fine arts". Ce bâtiment moderne à 5 étages regroupe une collection impressionnante de peintres Géorgiens contemporains et du siècle dernier. Une très belle diversité, nous apprécions en particulier des portraits très poignants de vie. On ressent une certaine noirceur, sans doute la présence d'une histoire lourde, le besoin d'affirmer une identité dans ce pays marqué par les annexions russes récurrentes.

    Nous faisons preuve d'une grande persévérance pour découvrir le musée ethnographique dont nous a parlé Nina (notre hôte workaway à Nichbisi). En effet, celui-ci se situe en haut d'une des 7 collines de la ville ( tiens, 7? Comme Rome et St Etienne ! 😅), et nous devons nous y prendre à trois fois pour le trouver enfin ouvert 🥵 ! Mais il en vaut la peine : il regroupe en plein air dans un parc immense des maisons de villages anciennes préservées qui ont été complètement déplacées et reconstruites ici. La plupart sont en bois, de véritables bijoux d'artisans appliqués et patients de l'époque où on prenait le temps de construire des choses belles même pour les petites gens....

    Nous avons aussi la chance d'être pris dans le tourbillon de "independance day", la ville en liesse fête sa libération de l'emprise soviétique le 26 mai 1918 (elle a ensuite été conquise en 1921 par l’Armée rouge et intégrée à l’URSS, et le restera jusqu’en… 1991 où elle retrouve à nouveau son indépendance sur la base de l'acte de 1918).

    Enfin, curieux de vivre de plus près ce qui se passe derrière les fenêtres du conservatoire, nous assistons à une soirée hommage à un grand chanteur d'opéra...je vous laisse découvrir un extrait....

    Merci Tbilissi pour ce bol d'Art avant de s'envoler pour l'Ouzbékistan !
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  • La vallée des Kistes

    May 18 in Georgia ⋅ ⛅ 15 °C

    La vallée du Pankissi est située au nord de la capitale, et se ferme sur les hautes montagnes du Caucase.

    Même en Géorgie, très peu de gens connaîssent cette partie du pays.

    A l’origine nous avons été intrigués par une note du site gouvernemental français :

    « Zone en vigilance renforcée (en jaune sur la carte sécuritaire) :

    Pour les personnes désirant se rendre dans la vallée de Pankissi, il convient de rappeler que cette région, majoritairement peuplée par l’ethnie Kiste, est une terre de traditions riche d’un patrimoine culturel et naturel, qui attire de plus en plus de touristes étrangers. Il convient cependant de respecter les coutumes vestimentaires locales lors de ses déplacements. »

    Sonia est tout de suite en alerte « attraction maximale » vers cette vallée mystérieuse d’autant que nous trouvons sur internet des infos très précises et complètes sur la culture, le patrimoine, les hébergements, la cuisine et les randonnées.

    Les kistes sont une minorité ethnique géorgienne pratiquant un islam sunnite d’obédience soufie. Ils sont venus de Tchétchénie au XIXe siècle (1830 – 1880) et sont installés dans la vallée de Pankissi, alors inhabitée.

    À partir de 1980 et dans le contexte de la perestroïka, environ 5 000 kistes ont vendu tous leurs biens et leurs maisons, et se sont expatriés en Tchétchénie pour y travailler, notamment dans le bâtiment, alors que les conditions économiques dans le nord de la Géorgie étaient difficiles. En 1999, au début de la seconde guerre de Tchétchénie, ils sont massivement revenus dans la vallée du Pankissi, nombre d’entre eux étant répertoriés comme réfugiés.

    Aujourd’hui on compte 6000 kistes en Géorgie et environ 700 en Russie.

    Nous décidons de nous rendre dans cette vallée par les montagnes : mauvaise idée car la route se transforme en chemin impraticable et il faut faire demi-tour et contourner par une plus grosse route.

    Sur place nous passons finalement 5 jours et faisons de très belles rencontres avec des personnes qui nous ont beaucoup transmis sur la culture des réfugiés tchétchènes.

    Nazy, chez qui nous logeons en guest house le premier soir, est une chef d’entreprise et avocate militant pour réhabiliter l’image des kistes en Géorgie et dans le monde, afin que les tchétchènes ne soient plus assimilés à des terroristes.
    Son témoignage sur l'histoire de son peuple et son parcours pour le faire connaître sont pationnants et nous finissons par comprendre qu’elle est elle-même à l’origine du paragraphe mentionné sur le site gouvernemental français : ses multiples démarches auprès du gouvernement Géorgien, de l’ambassade française et d'autres ambassades occidentales, ont permis de changer l’alerte officielle qui avant mentionnait une zone dangereuse !

    Nous visitons le tout petit musée ethnographique avec les commentaires de Mahdi, petit fils du fondateur ! Il nous invite également chez lui, et sa mère nous prépare des khachapuri délicieux !!! Elle me ressert d’énormes parts, j’ai cru que je ne ressortirais pas debout de cette maison tant j’ai mangé !!

    Nous prenons contact avec la fondation Rudy Scott qui donne des cours d’anglais aux jeunes du village grâce a de très nombreux professeurs bénévoles ! Nous présentons notre voyage, photos à l’appui, mais aussi nous échangeons avec les jeunes et leurs profs sur nos modes de vie. Chez nous l’opulence, la liberté de voyager, mais aussi le stress dans de nombreux jobs... Chez eux la pauvreté, avec un taux de chômage élevé, le peu de débouchés dans la vallée, la difficulté de voyager, du fait du manque de moyens et des restrictions faites aux jeunes filles, et par contre la richesse de la vie communautaire, les fortes relations intergénérationnelles, la solidarité.

    Nous repartons remplis par la douceur du lieu et l’accueil des habitants.
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  • Workaway en Géorgie

    May 9 in Georgia ⋅ ☀️ 19 °C

    Après quelques jours pour nous rapprocher de la capitale de la Géorgie (Tbilissi), et une route épuisante sur la dernière étape, nous rejoignons le lundi soir (11 mai 2026) le chantier participatif où nous pourrons rester le reste de la semaine.
    Le chantier est mené par un jeune couple, Vato et Nina, qui sont assistés de Givi, architecte qui s’est spécialisé dans la construction terre-paille.
    Nous sommes plein d’entrain pour participer aux travaux. Super intéressant d’apprendre la théorie avec cet architecte parlant un français parfait et sur le tas les techniques de construction en terre-paille, avec différentes densités et différents usages : murs, sols, isolation des rampants, revêtements,…ça nous inspire pour envisager de les utiliser chez nous, pour nos futurs travaux : on engrange plein de recettes de mélanges possibles et on valide la formule du chantier participatif pour ce type de travaux…
    Nous nous sentons bien avec le joyeux groupe de volontaires, dont 3 géorgiens, 1 américaine et 3 français. On cuisine par deux à tour de rôle, c’est vegan (sauf le miel), et sans huile. Ce chantier est très cadré, avec des sessions de trois semaines qui sont entrecoupées d’une semaine de repos pour les propriétaires du lieu. Chaque session compte 10 volontaires, et tout le monde dort sous la tente. Le petit dej est à 10h, le travail démarre à 11h (pour bénéficier des heures chaudes de la journée) jusqu’à 13h, pause repas à 14h, puis travail l’après midi de 15h à 17h ou 17h30. Le repas du soir est servi vers 18h30.
    Des liens se créent rapidement, l’américaine, Nina, est particulièrement sympa et enthousiaste…les géorgiens, Ani et Giorgi ont beaucoup voyagé et jouent différents instruments : guimbarde, flûte indienne fabriquée par eux-mêmes dans de la canne. L'un des français, Baltha, a passé beaucoup de temps en Ukraine pour aider à la reconstruction des maisons en ruine.
    Avec tout ça on communique beaucoup en anglais et nous ne parlons pas beaucoup géorgien, sauf avec le petit Andro, le fils de Nina et Vato, qui fête ses 2 ans pendant la semaine.
    Une très belle expérience !
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  • Le Çay

    May 8 in Turkey ⋅ ☁️ 6 °C

    Nous avons quitté la Turquie sans vous parler vraiment du çay (prononcer tchaï).

    Le çay c'est le thé, il est aux Turcs ce que le maté est aux argentins : une institution.

    On le boit tout au long de la journée, on vous l'offre à la moindre occasion. C'est vraiment le vecteur de lien social. Il est à noter que seuls les hommes se retrouvent pour le boire dans les lieux publics : en terrasse, dans la rue devant les maisons, dans la salle communale...

    Sa préparation est tout un art. Il se fait dans une théière à 2 étages (çaydanlık) que l'on met sur le feu : la partie du haut contient le thé infusé en décoction, en bas, l'eau. Il faut faire chauffer un bon quart d'heure. Pour le servir, on verse le thé puis on allonge avec l'eau à convenance. Il est servi dans de petits verres à col ouvert de faible contenance, du coup on n'en boit jamais qu'un seul...

    Dans les cafés, on le boit en terrasse sur de petits tabourets, il y a toujours un serveur attitré à son service. Souvent dans les restaurants un endroit spécifique est réservé à sa préparation. Dans les villes, de petits estancos spécialisés livrent le çay dans les commerces alentour et même dans les restaurants ; les verres sont apportés sur un plateau tenu suspendu par un système de anse.

    A la maison il y a souvent une théière toujours prête sur le poêle à bois, ou pas loin quand il n'y a plus de poêle à bois ! C'est toujours les femmes qui le préparent et le servent, ou sinon l'homme le plus jeune, ou le subalterne dans les administrations ( chez les gendarmes, à la gare...).

    Selon les explications expertes de Burcu, le mot "çay" vient de la région de chine d'où il a été d'abord importé en Turquie. Il a pris le pas sur le traditionnel café turc (également préparé en décoction) quand le prix du café a augmenté.

    Et le café Viennois ? ... pendant la guerre, l'armée turque se déplaçait avec ses sacs de café, quand elle a été déboutée à Vienne, les soldats ont fui en laissant les sacs. Alors qu'on s'apprêtait à les jeter, une personne originaire de Turquie a sauvé les sacs en expliquant leur valeur. Voilà comment les viennois ont développé l'art du café....
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  • Avanos à la frontière Turquie - Géorgie

    May 4 in Turkey ⋅ 🌬 11 °C

    Nous repartons de Cappadoce le 2 mai 2026 avec des envies de changement.

    Le voyage est pour l’instant trop tourné vers le tourisme. Par ailleurs toutes les personnes chez qui nous avons logé (même si c’était génial pour aborder le pays) étaient dans des villes avec un confort très proche de notre mode de vie en France…Sonia et moi ressentons que nous avons besoin de “rentrer” dans le vrai voyage que nous sommes venus chercher. Envie de nature et envie de plus de rencontres impromptues avec des gens très différents de nous.

    Après une journée de vélo le temps est prévu froid et pluvieux pour plusieurs jours aussi nous choisissons de rejoindre depuis Kayseri la ville de Horasan en train et de nous immerger dans la nature et les montagnes de l’Est de la Turquie, de prendre plus de temps pour flâner dans la nature et les petits villages, de n’avoir aucun objectif autre que de sillonner de plus petites routes, et de provoquer des rencontres dans les villages.
    Nous nous confrontons aux éléments : altitude (souvent au dessus de 2.000 m), froid, neige, pluie,…mais nous savons que de cet inconfort sortira du positif car nous serons dans le dénuement et irons plus vers les gens pour demander de l’aide.

    Nos souhaits seront comblés : à la moindre occasion on nous offre un çay (thé turc) y compris à la gendarmerie où on demande refuge en redescendant d’un col à 2400 m, pour nous réchauffer après une tempête de grêle.

    Voici trois rencontres incroyables des derniers jours passés en Turquie.

    Merci à Ulke et Tamer à Ardahan - couturiers (gazel terzi, comprenez couturière pour femmes)
    Nous demandons plusieurs réparation de nos vêtements :
    - poche doudoune Sonia
    - Accrocs softshell Cyril
    - Couture drap de soie Sonia
    - Sangle couplage pour faire de nos matelas un lit matrimonial !
    Contact incroyable avec ce couple d’origine palestinienne, les travaux étant dirigés par l’épouse qui est ici l’experte : Impossible de les payer ! Ils ont tenu à nous offrir leur travail : “vous êtes nos invités” !

    Hébergement à Alaçam : Nous sommes trempés et frigorifiés après le passage d’un col en chemin de terre (pluie, puis neige puis grêle) : on va frapper à une maison dont la cheminée fume pour demander à nous réchauffer - Adnan Akşay nous reçoit très gentiment, nous offre le thé et de fil en aiguille nous offre le repas et au final nous prête sa maison pour la nuit (il va dormir chez son cousin). Il revient le lendemain pour nous préparer et partager le petit dej avant de repartir.

    Alors que nous sommes repartis nous lui adressons un petit message de remerciement par WhatsApp (traduction du turc par Google traduction) :

    “Bonjour ! Nous allons très bien en Géorgie ! Merci encore pour votre accueil extraordinaire, qui nous a réchauffé le cœur et, surtout, remplis de joie ! Nous nous souviendrons longtemps de vous ! Grâce à des personnes généreuses et attentionnées comme vous, nous avons passé un merveilleux séjour en Turquie. Affectueusement, Sonia et Cyril”

    Réponse :
    “J'ai fait mon devoir d'être humain. Je t'aimais beaucoup aussi. Que Dieu bénisse ton voyage, voyage et amuse-toi bien. Si jamais tu reviens vers moi, ma maison est la tienne. Que Dieu te protège, et j'espère que nous nous reverrons. Je t'envoie mes salutations et toute mon affection.”

    Le lendemain nous croisons deux messieurs dans le dernier village avant de sortir de Turquie, étant précisé qu’on commence à chercher un coin pour la nuit, nous sommes en milieu d’après-midi mais il commence à pleuvoir.

    Ils se rendent justement à la salle communale du village et bien entendu on nous propose le çay traditionnel. Evidemment on accepte, on y passe genre 3 ou 4h. On boit au moins 15 çay chacun. La salle est très rustique, terre battue et poêle central alimenté à la bouse de vache séchée! Les hommes s’y retrouvent, de plus en plus nombreux.

    Özer nous pose beaucoup de questions et on échange sur le sens du voyage, on joue aux cartes, on demande des titres de musique, on nous offre à manger “Ikram” (ce sont les petits repas offerts pour acceuillir).

    La pluie ne s’arrête pas alors je demande si le village aurait un abris à offrir pour la nuit. On nous propose l’ancienne école qui est fermée et cela nous va très bien! Mais le maire est prévenu, et il débarque avec son costume, c’est quelqu’un d’important! Il n’est pas question de dormir dans l’école il nous invite chez lui!!

    Il veut boire à nouveau le thé avec nous! Rebelotte pour 3 ou 4 çay !

    Il insiste pour nous demander ce qu’on aimerait manger …Sonia et moi ne savons pas quoi répondre. Il nous dit qu’il peut faire préparer tout ce qui nous plairait ! C’est très gênant. On finit par dire qu’on aime la soupe.
    Finalement on le suit chez lui et sa femme entre temps à préparé une incroyable soupe au poulet, et elle nous sert aussi un plat de viande de bœuf avec du riz, tout est délicieux!!! Quelle soirée !!!

    On va quitter la Turquie le cœur rempli tant nous sommes émus par ces personnes si généreuses et bienveillantes.
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  • La Cappadoce

    April 28 in Turkey ⋅ ☀️ 20 °C

    Mercredi 29 avril 2026 :
    Nous arrivons à Avanos chez Duru, qui vit ici en Cappadoce avec son conjoint et leur bébé d’un an, et qui nous reçoit en « Workaway » (principe d’échange de petits travaux contre nourriture et logement).
    Duru est très prise par son bébé et a très peu de temps pour elle. Son conjoint est propriétaire d’un hôtel et restaurant situé à Göreme au plein cœur du parc naturel de Cappadoce et comme la saison touristique a commencé il est très occupé de son côté.
    Duru n’a aucune exigence sur nos horaires et le travail que nous pouvons lui fournir. Elle vit assez confortablement et aime surtout recevoir des gens d’horizons divers et avoir un peu de soutien pour ses hobbies (jardinage essentiellement).
    Nous commençons par du temps libre !! D’abord une visite de la ville sous-terraine de Özkonak :
    Özkonak Yeralti Şehri.
    Un truc complètement fou ces maisons enterrées qui forme une véritable ville de 4 étages, très ancienne, utilisée comme refuge entre le 1er et le 4eme siècle AC par les chrétiens alors persécutés.

    Puis nous cherchons d’autres sites un peu isolés qui peuvent se visiter librement : l’église et le monastère de Özkonak : Balkh church. Très belle découverte nous sommes impressionnés par ce mélange de géologie très particulière et l’architecture troglodyte qui a été exploitée.
    Jeudi 30 avril 2026 :
    Levé 6h pour aller admirer les sites anciens du côté de Göreme : Sur la route pour nous y rendre on aperçoit les fameuses montgolfières du petit matin.
    Puis les visites incontournables :
    - Vallée de Zelve
    - Vallée des Moines (Paşabağ)
    L’après midi est consacré à l’aide au jardin de Duru ! Enfin nous pouvons aider notre hôte car nous commencions à nous sentir mal à l’aise d’un échange qui reçoit sans donner.

    Vendredi 1er mai 2026 : déjeuner royal à la ferme des beaux-parents de Duru- l’après-midi est consacré à la réparation des treilles de vigne et à la plantation de fraises, framboises,…
    Départ de Avanos le samedi 2 mai 2026 - le temps vire au froid et s’annonce très pluvieux pour plusieurs jours. Nous décidons de quitter Duru qui va également être occupée de son côté, un peu plus tôt que prévu pour avancer vers l’Est de la Turquie un peu plus rapidement.
    Observation d’un percnoptere d’Egypte.
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  • Ankara à Avanos

    April 25 in Turkey ⋅ ☀️ 14 °C

    Samedi 25 avril 2026 :
    Cap Sud-est vers la Cappadoce !
    Alors que le trajet d’Istanbul a été marqué par les routes trop souvent directes mais avec un intense trafic, nous cherchons sur cette portion à privilégier la montagne et tant pis si ça rallonge le trajet et augmente sensiblement les dénivelés !! Nous sommes contents de retrouver la nature et de rouler sur de petites routes avec très peu de voitures : premier col à 1460 m d’altitude.

    Dimanche 26 avril 2026 :
    Ok part tôt et on décide de faire une pause en milieu de matinée à Sırapınar : Sonia demande où on pourrait prendre un çay et le monsieur nous répond qu’il n’y a pas de café ici mais nous invite à le prendre chez lui, et demande à sa femme de nous préparer quelque chose, qui se transforme en vrai repas avec omelette, fromage, pain, olives, mortadelle (de bœuf et mouton),…l’hospitalité turque est tellement incroyable nous en sommes presque gênés mais devant l’insistance à nous nourrir pour nous faire grossir nous rendons les armes et acceptons de bon cœur ces invitations très sincères et chaleureuses.
    L’après-midi super pause vers un lac, ou l’on observe les oiseaux (échasses blanches, avocettes, chevaliers, bécasseaux, des cigognes aussi, en vol). Le soir on se prend notre premier orage de chaleur : heureusement que nous avons monté la tente assez tôt !

    Lundi 27 avril 2026
    Une magnifique route de montagne qui nous vaut notre première dispute du voyage à cause d’un commerçant qui veut à tout prix nous faire prendre l’itinéraire que nous n’avions pas choisi. Je mentionne cette petite dispute entre nous (pour des raisons débiles comme d’hab) car on reste quand même à cette exception près sur une parfaite entente depuis le début !!! ☺️
    Avant de faire la pause bivouac on se fait héler du bord de route : Arrêt dans une ferme d’élevage de veaux où les deux frères exploitants, et le fils de l’un d’eux, nous offrent un soda puis un repas ! Ça nous requinque bien après une grosse journée de vélo, et avant un bivouac magnifique…

    Mardi 28 avril 2026 :
    Levé 6h pour couvrir la distance qui reste pour rallier la Cappadoce : Dans la matinée on longe un étang et je suis intrigué par un gros oiseau…on dirait de loin un pélican ! On s’approche et on voit effectivement le fameux pélican et plein d’oiseaux (merci aux petites jumelles qui nous sont précieuses : sternes, coucou en vol, pluviers, hérons cendrés, héron pourpre, grèbes, foulques, balbuzards,…

    Vers midi on s’arrête après une grosse matinée de vélo et nous rencontrons Marhmut, le Maire du village de Yüksekli

    Extraits de nos conversations traduites par Google translate (on se méfie de la précision de ladite traduction) :
    « Nous vous remercions d'avoir accepté notre invitation à vous rendre visite à notre village. L'hospitalité est primordiale pour nous. Nous ferions tout pour nos invités, mon frère. De nos jours, la Turquie est devenue plus mondialisée, je ne peux donc pas me prononcer à ce sujet. Mais d'une manière générale, nous apprécions beaucoup nos invités et nous les traitons avec le plus grand respect. Nous avons à cœur de les accueillir au mieux. »

    « Mon père est décédé l'an dernier à l'âge de 94 ans. Il me disait encore souvent : « À mes yeux, tu es toujours un enfant. » J'ai toujours vécu à ses côtés. Nous étions toujours unis en famille. Merci. »

    Sur ma remarque que nous croisons énormément de Renault 12 en très bon état dans cette région :
    « Ces charrettes servent aux agriculteurs. Elles sont généralement utilisées dans des endroits comme Gülşehir. Les agriculteurs s'en servent pour tous leurs besoins. Elles sont parfaitement adaptées à l'agriculture. »
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  • Ankara

    April 24 in Turkey ⋅ ⛅ 9 °C

    Jeudi 23 avril au soir : chez Alina et Batuhan. Super repas préparé par nos amis avec les köfte, les légumes et le riz. Et on sort ensuite prendre le dessert dans une super pâtisserie d’Ankara où les baklavas sont excellents ! Mention spéciale pour les baklavas “froids” qui sont préparés avec du lait, qu’on ne trouve pas partout !!!

    Vendredi 24 avril 2026 :
    Pour aller visiter Ankara, Alina nous prépare un « tour » de choses à voir.
    Château d’Ankara : magnifique vue sur cette immense ville depuis la haut !
    Anatolia ethnographia museum : Riche musée qui regorge de trésors de différentes époques en Anatolie.
    Le soir : resto avec Alina et sa sœur (Batuhan rentre tard de son déplacement à Istanbul). Masabaşı Kebapçısı : Incroyable choix de plats avec viandes et légumes et particulièrement des aubergines et poivrons grillés !
    On repart demain matin d’Ankara : quel accueil exceptionnel d’Alina qui aura été aux petits soins avec nous !!!
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  • D’Istanbul à Ankara

    April 19 in Turkey ⋅ ⛅ 10 °C

    Samedi 18 avril 2026 :
    À la mi-journée c’est le grand départ : On passe la banlieue d’Istanbul en métro puis on enfourche nos vélos pour le premier vrai départ vers l’Est. Malgré les passages en deux fois deux voies avec un important trafic, un grand sentiment de liberté nous envahi. Quel bonheur d’entamer cette phase d’itinérance que nous attendions tant…il fait frisquet et l’après-midi est vite passé : après 55 kilomètres on décide que rouler sur ces grosses routes avec une luminosité qui baisse devient dangereux. Arrêt au très beau parc de Koaceli (prononcé Koadjeli) : on mange au bord de la mer de Marmara et on trouve un coin discret pour poser la tente.

    Dimanche 19 avril 2026 :
    Départ sous le soleil après un petit déj au parc de Koaceli. En fin de matinée on parvient sur les rives du lac de Sapanca (prononcé Sapandja) et on s’arrête sur une très chouette plage privée pour prendre un thé (le fameux çay). Comme il se met à tomber quelques gouttes on se prend le petit dej dans la foulée mais attention : le petit dej turque hein ! Un vrai gros brunch avec du salé et du sucré, du chaud et du froid, accompagné de son pichet de çay à volonté…On partage un petit dej à deux et c’est très largement assez ! Un vrai régal !!!
    On repart vers 13h30 pour une bonne après midi de vélo et au final on s’arrête vers 16h après 83 km sur la journée. C’est un profil très plat pour l’instant, parfait pour un début de voyage…

    Lundi 20 avril 2026 :
    48 km ce jour de montagne…L’après midi rencontre incroyable avec des gens très sympa alors que nous nous arrêtons vers une source pour nous laver. Un couple arrive en voiture et le monsieur ouvre le capot pour refroidir à l’eau son moteur qui chauffe. On engage la discussion et quelques minutes plus tard la dame montre à Sonia les plantes sauvages comestibles et le monsieur sort de la nourriture et partage spontanément un repas improvisé à 16h sur le capot de la voiture ! C’est tellement naturel et généreux ! Vraiment nous sommes reconnaissants à ce couple de leur partage si simple et spontané !!! Le soir arrêt près d’une cabane de berger vers les noisetiers, petit havre de paix que l’on trouve en roulant un peu à l’écart de la vallée.
    Il gèle la nuit : on éprouve nos bons duvets.

    Mardi 21 octobre avril 2026 :
    Beau temps : on commence par redescendre sur la grosse route mais rapidement on quitte l’axe principal pour s’engager sur un chemin forestier en terre qui coupe par la montagne. Nous sommes quasi seuls à l’emprunter on se retrouve en pleine nature la montée reste éprouvante mais très agréable. Alors nous avons fait les deux tiers de la côte au bout d’une heure un papy nous rattrape avec son vieux tracteur Massey-Fergusson. Il s’arrête et nous fait comprendre qu’il va pleuvoir et nous propose de charger les vélos sur la plate-forme arrière du tracteur : petite plate-forme en bois bien bricolée et pas très large. On se regarde avec Sonia, on hésite un peu et je lui dit OK ! La rencontre est trop sympa…Finalement ce monsieur (Rıfat) nous emmène jusqu’à chez et comme il revenait de la ville avec ses courses il nous offre un repas. On mange ensemble vers 15h dans son salon : c’est tellement généreux de sa part. En plus nous comprenons qu’il mange avec nous par politesse car quand on passe aux fraises que nous avions achetées de notre côté il y goûte mais décline rapidement, indiquant qu’il a déjà mangé en ville. Quand on ressort sa sœur nous agrippe et retient Sonia comme si c’était sa fille de façon hyper chaleureuse et tactile…On termine la journée après 74 km, le cœur rempli de belles émotions. On dort dans une immense prairie après autorisation du berger.

    Mercredi 22 avril 2026 :
    Journée un peu monotone sur la route avec les grands axes qui font des grosses descentes et des bonnes montées alternativement.
    Arrêt dans la superbe réserve ornithologique de Davutoğlan. On sort les jumelles et on se régale en cette période de migration. On profite de notre panorama de montagnes colorées totalement folles.
    On mange un bout avant la ville de Beypazarı sous le soleil. La pluie arrive. Veysel nous accueille dans son resto pour nous réfugier de l’orage in extremis et nous offre le Çay.
    On repart et on prend une jolie bifurcation dans la montagne pour trouver un coin de bivouac. Pas d’abris ici : tant pis on affrontera la pluie cette nuit sous la tente après 63 km.

    Jeudi 23 avril 2026 :
    On repart avec l’objectif d’arriver à Ankara, quand la pluie cesse un peu vers 8:45.
    On roule toute cette matinée avec un temps gris, les routes sont décidément très passantes et on a hâte de passer par la montagne de nouveau.
    Arrivés à la petite ville d’Ayaş (prononcé Ayach) il se remet à pleuvoir et on se sent l’envie d’une pause au chaud. On se trouve un petit resto de quartier bien sympa : bonne soupe et super plat de mouton, moins facile pour la soupe de tripes de mouton " işkembe çorbası" (Sonia pensais que c’etait du poulet!!! Mauvaise pioche 😬).
    Comme il pleut et que les prévisions sont mauvaises on prend un petit bus pour avancer de 30 kilomètres.
    Arrivés dans la banlieue d’Ankara le temps est meilleur et ça nous encourage à finir à vélo !
    On arrive à l’appartement d’Alina vers 17:45 épuisés par les 30 derniers kilomètres de grosses routes pour venir jusqu’au centre-ville d’Ankara qui se terminent par une montée interminable en montagnes russes…Alina habite au plus haut de la ville !... heureusement l'accueil est tellement chaleureux que ce chemin de croix est vite oublié : repas typique avec köfte (boulettes de viande) faits maison, puis dessert somptueux de spécialités sucrées dans "le meilleur salon de thé d'Ankara" !
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  • Istanbul

    April 18 in Turkey ⋅ ☁️ 13 °C

    14 au 17 avril 2026 :
    À notre arrivée à Istanbul après la nuit passée dans le train et près de 24h de trajet au total, nous avons le sentiment de retrouver une « amie », cette terre joyeuse et débordante que nous avions tant aimée lors de notre petit périple à vélo dans le sud-ouest du pays il y a deux ans.
    À la recherche d’une connexion pour trouver notre chemin je demande un code wifi dans le premier fast-food venu et le patron se montre immédiatement d’une gentillesse extrême : il nous apporte le çay (prononcé tchaï - le thé) alors que nous pianotons sur nos téléphones devant son établissement. Cette attention me procure une joie immense et me remplit d’ondes positives pour la suite de la journée…Nous faisons une halte à l’appartement de nos amies de HomeExchange avant de repartir à pied visiter le quartier. L’accueil par Burcu (prononcé Bourdjou) est vraiment très chaleureux, nous sommes heureux là encore d’avoir une chambre qui nous permet de partager avec les colocataires ici : Burcu, Şule, et Alina, qui habite Ankara mais travaille ici chaque mois quelques jours.
    Les colocs de l’appartement sont des jeunes femmes pleines d’énergie qui travaillent dans l’IT, partiellement en télétravail : elles enchaînent les visioconférences mais elles trouvent le temps de nous donner tous les conseils pour visiter Istanbul.
    On découvre certaines des plus belles mosquées de la ville :
    - La mosquée Süleymaniye ou mosquée de Soliman le magnifique - immense et somptueuse mosquée construite au 16ème siècle, en seulement sept ans, grâce à la réutilisation de matériaux et éléments architecturaux déjà disponibles).
    - La Mosquée bleue, qui est appelé ainsi en raison des 21 000 carreaux en faïence d'Iznik de teinte bleue qui décorent l'intérieur de cet édifice aux six minarets.
    - À quelques pas, Sainte-Sophie, un édifice byzantin qui fut tour à tour basilique, mosquée puis musée, et depuis 2020, de nouveau ouverte au culte musulman, l’un des plus grands monuments dédié au culte dans le monde, très impressionnant !
    Les monuments de cette partie de la ville (la corne d’or) sont d’une densité incroyable, nous sommes impressionnés par cette ville chargée d’histoire, anciennement Byzance puis Constantinople, ville aux sept collines, que l’on sent bien passer à pied et encore plus à vélo.
    On déambule au hasard des ruelles du Grand Bazar d'Istanbul, l'un des plus anciens marchés couverts au monde, avec ses milliers de boutiques répartis dans une soixantaine de rues intérieures, sans compter toutes les échoppes qui s’étalent dans les rues adjacentes ! On se demande comment ces commerçants arrivent à écouler autant de marchandises parfois tellement spécifiques !! Il y a des spécialistes de tout dont certains magasins avec uniquement des leggings, des boucles de ceinture, des cintres,…

    Le jeudi soir (15 avril 2026) Burcu et Alina nous proposent de nous faire découvrir un petit resto dans un autre quartier de la ville : on se régale avec plein de petits plats à partager ! Ensuite on part pour un immense tour guidé à travers les ruelles pour goûter différents desserts et Burcu est trop forte sur l’histoire de la ville. On termine au pied de la tour de Galata pour le traditionnel café turc vers 1h du mat. Merci Alina et Burcu nous avons passé une merveilleuse soirée avec vous !!!
    Le jeudi 16 avril 2026 : nous allons en bateau jusqu’au parc des tulipes avec une amie de Charlotte qui nous prend en main cette après-midi : trop sympa…le soir on prend un Kumpir avec elle : patate garnie de légumes - fromage - viande, plein d’ingrédients au choix…
    Vendredi 17 avril 2026 encore des visites de monuments un peu de repos et d’administratif ici à la coloc et le soir on cuisine pour partager un super repas !!!! Super ambiance avec les colocs, le mari d’Alina qui nous rejoint et aussi deux autres copains !!! On se sent tellement bien avec les filles ici : on se couche tard et ce sera un peu dur, à tous les niveaux, de partir demain matin…
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  • traversée de l’Europe de l’Est en train

    April 11 in Hungary ⋅ ☀️ 13 °C

    Jeudi 9 avril 2026 :
    Notre objectif étant de démarrer le périple à vélo depuis la Turquie nous avons choisi de rejoindre Istanbul en train, depuis Aix les Bains, en passant par Vienne (Autriche), puis Budapest (Hongrie), et Bucarest (Roumanie). Nous allons profiter de ces étapes pour visiter ces capitales encore inconnues pour nous. Nous avons la chance d’être accueillis par Alex et Eva ce premier soir à Vienne, ce sont des voyageurs à vélo qui acceptent les cyclistes de passage et qui partent eux-mêmes pour 1 an également vers l’Est dans 2 semaines, depuis Vienne.

    Vendredi 10 avril 2026 :
    Nous prenons l’option de faire le tour de la ville avec nos vélos sans sacoches. Par contre on se pèle à Vienne : il neige à gros flocons en fin de matinée alors que nous montons à pied sur la colline de la « Gloriette », qui domine le château (grandiose mais un peu austère) de ShönBrunn.
    Pour éviter de trop nous mouiller nous passons un long moment dans un café-librairie (« Phil »), la serveuse (« Cori ») est très sympa…ça nous réchauffe le corps et le cœur. En fin d’après-midi nous reprenons le train pour Budapest, qui se trouve à 3h seulement de Vienne.
    À Budapest nous utiliserons le site Homeexchange grâce aux crédits que nous avons accumulés en prêtant notre maison avant notre départ, mais uniquement pour une chambre en présence des propriétaires de l’appartement, ce qui est d’autant plus sympa. Nous sommes accueillis par Tünde (avocate en droit public) et Gergö (universitaire) qui ont toutes les peines du monde à faire dormir leur fille (Zsofi).
    Gergö nous demande de ne pas arriver trop tôt chez eux pour leur laisser le temps de coucher la petite miss de 2 ans et demi…il nous conseille un petit resto (« Lumen ») qui se révèle super pour découvrir des spécialités hongroises (Pan cakes au poulet, et gnocchis au fromage frais).
    Gergö vient nous rejoindre à la fin de notre repas pour partager une bière avant de nous conduire chez lui. Il est stressé c’est fou, mais très prévenant et accueillant.

    Samedi 11 avril 2026 :
    Visite de Budapest sous le soleil. Quelle liberté de parcourir la ville avec nos vélos sans les sacoches. On se fait un petit parcours des principaux monuments de la ville et on se régale de la richesse architecturale de cette ville coupée en deux par le Danube, qui est splendide. Le soir avant de repartir on a le temps de voir un spectacle de dances hongroises (type tzigane) totalement fou en rythmes et en couleurs !!
    Nous avons le sentiment de nous dépayser progressivement avec cette lente avancée à travers les pays les plus à l’Est de l’Europe.
    C’est un peu fou d’échanger avec les premières personnes rencontrées et de leur indiquer que nous en sommes aux premiers jours d’un voyage d’une année…j’ai encore le sentiment que tout ça est un peu irréel…on a tellement passé de temps à préparer le voyage et à traiter les aspects administratifs d’avant-départ ces dernières semaines : il faut se pincer pour se dire « mais oui cette fois-ci on est vraiment partis pour un an ».
    Après le spectacle on file à la gare pour choper le train de nuit qui nous conduit à Bucarest. Grosse incertitude car nous savons que les vélos ne sont pas autorisés dans le train, et le quai tarde à être annoncé. On doit donc démonter les vélos et les mettre dans leur petite housse devant les panneaux d’affichage puis au dernier moment prendre à la main chacun son vélo et l’ensemble des sacoches pour aller sur le quai.
    Le contrôleur nous aide à monter tout ça mais le wagon couchette est super étroit et les vélos ne peuvent pas rester dans le couloir. Le contrôleur commence à nous dire que les vélos ne vont pas rentrer dans la cabine non plus, qui par ailleurs est déjà occupée par deux personnes qui ont pris leurs aises. Là le contrôleur nous indique (très gentiment) qu’il peut nous attribuer une cabine privative mais que « ce n’est pas gratuit », et que son prix sera de 20 euros.
    Nous acceptons sans trop tergiverser car cela nous offre la possibilité d’installer les vélos sur les couchettes du haut et de prendre nos aides sur celles du bas, le trajet étant tout de même prévu pour une durée de 15 heures. Nous nous étions préparés à devoir négocier ou verser des bakchichs dans certains pays, d’autant plus avec nos vélos à transporter et nous parvenons à prendre cette situation de manière détendue, le gars étant très sympa…

    Dimanche 12 avril 2026 :
    Nous arrivons à la mi-journée et comme presque tout est fermé dans Bucarest en ce dimanche de Pâques la ville nous semble un peu sinistre. Nous rejoignons la maison (Homeexchange) très agréable où nous passerons la nuit pour poser nos sacoches et repartons visiter la ville plus légers. Nous sommes frappées par l’ambiance de cette ville aux bâtiments souvent très dégradés et avec au centre la vieille ville envahie de touristes, concentrés dans des bars et restaurants ultra-bruyants à touche-touche. En s’éloignant le long du Danube vers le sud-ouest on traverse un parc qui donne sur le parlement, créé dans les années 1980 par l’ex-dictateur Nicolae Ceausescu et dont les dimensions sont pharaoniques…ce monstre (le plus grand bâtiment en pierre du monde avec une surface intérieure de 350.000 m2) aurait coûté jusqu’à 40 % du PIB annuel de la Roumanie pendant sa construction, et nécessité la destruction de 520 ha de la ville de Bucarest (1/5 du centre historique de la ville) la destruction de 30 églises et 7.000 maisons, soit l’expulsion de 40.000 personnes. À la destitution du dictateur le bâtiment (qui devait s’appeler « maison du peuple ») avait coûté tellement cher qu’il a été décidé de le conserver pour le parlement « moderne » du pays.

    Lundi 13 avril 2026 :
    Nous repartons ce matin pour une pleine journée de train avec 3 changements prévus en espérant acheter dans la journée en Bulgarie le billet qui nous manque (celui du train de nuit pour Istanbul) !
    Sur la première partie qui passe la frontière bulgare la contrôleuse passe l’éponge sur l’absence de tickets pour nos vélos, nous faisant comprendre qu’elle fait une entorse à la règle.
    À la gare de la petite ville de Russe (prononcé « roussé ») Sonia achète nos billets pour le train de nuit de ce soir.
    Mais sur le second tronçon les trois contrôleuses y reviennent à trois fois pour essayer de nous mettre à l’amande car nous n’avons pas acheté nos tickets pour les vélos. Nous finissons par comprendre pourquoi elles multiplient par 4 le montant de 5,11 euros : 2 vélos mais aussi prix double pour absence de ticket ! On explique que nous avons demandé en gare et que la guichetière n’a pas pu/voulu nous vendre des tickets pour les vélos ! On finit par trouver un compromis avec l’intermédiaire de l’agent de sécurité qui parle 3 mots d’anglais : on achètera nos tickets pour les vélos au prochain arrêt ! Sonia s’en charge avec brio car elle paie au guichet un total de 3 euros pour nos deux vélos : on ne cherche plus trop à comprendre les logiques de prix, l’enjeu est mineur…on essaie de rester ouverts à la discussion et tout se fait dans le calme et la zénitude ici.
    Vers 22:00 nous voilà enfin dans notre super cabine du train de nuit pour Istanbul ! Nous sommes heureux de bientôt nous retrouver en Turquie le début d’un belle page à écrire dans ce si beau et accueillant pays…
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  • Ernest c’est qui ? … On est parti !

    April 9 in France ⋅ 🌙 10 °C

    Ernest Astrimbal c'est notre explorateur, mascotte de notre voyage à vélo en Amérique du Sud, il y a maintenant 10 ans....
    Et nous voilà partis vers de nouvelles aventures, cette fois plein Est : destination l'Asie depuis Istambul que nous rejoignons en train !
    Départ du Montcel ce 9 avril 2026 à 5:30 pour descendre à la gare d’Aix les Bains.
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    Trip start
    April 9, 2026