• Vikingeskibsmuseet i Roskilde

    16 giugno 2025, Danimarca ⋅ 🌬 16 °C

    Ce matin, réveil en meilleure forme, malgré une nuit très en pente. Le camping n'est pas cher pour un camping danois, mais les parties réservées aux tentes sans électricité sont à flanc de coteau... j'ai dormi dans un lit à 10%...
    Réveil en forme donc, amélioré par les sanitaires grand luxe des campings danois. Dans le premier j'avais des chiottes au nom de peintres célèbres, agrémentés d'une de leur peinture, et des sons délicats de cours d'eau et de chants d'oiseaux... Ici, pas de musique, mais une vraie salle de bain, avec chiottes, lavabo et douche. Tu dois mettre ta carte pour payer ton eau chaude.
    Après douche et lessive combinées, je lave mon linge sous la douche, pas de recherche de linge nickel, juste ne pas puer la mort, je me pose pour la première fois dans ma tente, sans urgence de départ. En fouillant dans mes sacoches, je vois que j'ai encore presque tout mon matériel de sécurité en double ou triple: trois multitools, il m'en faut deux pour déposer les roues avant, mais j'ai en plus des clés Allen et des clés plates. Deux pompes ultralégères, deux couvertures de survie, et tout à l'avenant ! Pas étonnant que je peine dans les côtes.
    On verra ça demain, l'urgence aujourd'hui est de ne pas me prendre la tête, je suis à deux doigts de la déprime du risque de réussir. Pour la première fois je déchargé entièrement mon vélo, puis je me fais ma sacoche pour la journée, pique-nique, tablette et batteries. J'arrive au musée à midi, je commence sciemment par le moins sensationnel, je veux des émotions croissantes.
    Je photographie tout ce que je peux, en plus de regarder. Je pourrais observer ce que j'ai mal regardé sur ces photos, plus tard. Je ne suis qu'un admirateur moyen de la construction viking, je trouve les traditions arabes, méditerranéennnes, ou inuit tout aussi intéressantes, mais ce musée rassemble à la fois une collection très variée des bateaux d'une époque, et la genèse d'une culture maritime. Je quitte le musée vers 17 h, requinqué.
    Il est temps de trouver un vrai réparateur de vélo, qui pourra faire un diagnostic sur ma chaîne et mes pneus avants, qui présentent de nombreuses petites déchirures. J'arrive chers un premier réparateur, qui n'a pas les pièces. Il m'envoie chez un concurrent, ce qui est plutôt rare. Diagnostic: la chaîne peut tenir encore un peu, mais je devrais changer aussi la cassette si j'attends mon retour, les pneus Schwalbe Kojak ont pris des baffes dans le sable et les silex, mais ca va largement. On m'avait prévenu de la cherté de la vie au Danemark, je dois acheter trois chaînes standards pour avoir la longueur pour mon vélo, bonne surprise, ça me coûte 20% de moins qu'en France! Retour au camping, le vent a molli, le ciel s'est éclairci, des fous se baignent dans le fjord, je vais manger et me coucher.
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