• Vejle et Kolding

    22 de junho de 2025, Dinamarca ⋅ ☁️ 26 °C

    Départ de mon shelter près de Aarhus. Je m'éclate au début dans une descente d'enfer, puis j'appuie bien fort dans la côte qui suit. C'est juste ce qu'il faut faire si on veut se casser les pattes au début d'une étape. La route est assez vallonnée, un relief qui passerait inaperçu sur un vélo pas chargé, mais quand même conséquent. Mon GPS indique un maximum de 20% sur la journée, et une vitesse maximale de 56 km/h, ce qui donne une idée du relief.
    Au bout de 60 km j'en ai marre, je vois qu'il y a un camping à Vejle, j'y arrive, personne à l'accueil, je sors mon téléphone, composé le numéro, et la arrive le responsable, je fourre mon téléphone dans ma poche. Accueil très chaleureux, je m'installe, on verra demain pour payer. C'est ce que je fais, je monte ma tente, et là, pas moyen de mettre la main sur ce putain de téléphone! Je fouille toutes mes affaires, démonte ma tente pour voir s'il n'est pas dessous, puis je me rappelle que je l'ai mis dans une poche d'où il tombe facilement quand je pédale, je refais 20 fois le chemin entre ma tente et là réception, j'avertis le gardien, sa femme voit mon téléphone dans sa liste des appareils à proximité, appelle 5 fois, mais la sonnerie est inaudible à cause du repas de la St Jean, avec la moitié des campeurs presents. Je me couche assez désespéré, je n'ai pas prévu de plan B si je perds mon téléphone. Au moment où je vais dans ma tente, une voisine qui parle "un tout petit peu" Français, me dit qu'ils vont tous m'aider à chercher demain matin, pouvoir raconter ses malheurs dans sa langue est très reconfortant.Je m'assomme de médocs pour dormir, ça marche. Une heure plus tard, quelqu'un secoue ma tente ! C'est le gardien, avec mon téléphone ! Il s'était glissé sous un truc, je ne comprends pas grand-chose, je suis dopé en double dose de somnifère et d'anxiolytiques (j'ai l'autorisation de ma psychiatre en cas de crise). Un SMS pour expliquer mon silence, et je me rendors sonné. Réveil le lendemain, évidemment fatigué, tout ce camping qui m'avait l'air peu préoccupé prend de mes nouvelles. Détail curieux, plusieurs connaissent mon prénom, alors que je ne l'ai donné à personne, pas même au gardien. Je pense que certains m'ont vu sur FindPenguins.
    Départ déjà fatigué, je n'avance pas, au bout de 30 km je renonce, et me dirige vers le camping de Kolding. Crevaison à 2 km du camping. C'est rassurant, le gardien n'est pas du tout sympa, c'est inquiétant, ma carte de crédit ne fonctionne pas... Je dois lui demander très gentiment pour réessayer une troisième fois, en l'ayant bien nettoyée. Ça marche ! Le prix du camping est à l'emplacement, qu'on soit une famille nombreuse avec un camion,ou un pauvre campeur solitaire. Il me vend 10 € un adaptateur pour les prises du camping, en liquide et pour sa pomme, j'en ai besoin pour recharger mes batteries, mes panneaux solaires refusant tout service. Emmerdes en escadrille : ma tablette s'éteint quand je rédige mon texte, elle refuse encore tout service ce lundi matin, après une nuit de recharge. Il pleut, j'attends une accalmie pour repartir.
    Leia mais