Hamburg, jour 1
2 luglio 2025, Germania ⋅ ☀️ 33 °C
Aujourd'hui, visite de la ville. Andreas me recommande un vélociste spécialisé en vélos couchés à 800 m de chez lui. J'ai décidé de changer mon pédalier pour un triple plateau, et comme il est concessionnaire de la marque de Eia Bird, ça devrait simplifier les choses. C'est bête que je n'ai pas réussi à trouver un atelier d'auto réparation, j'aurais aimé faire ce boulot moi-même, mais même dans mon délire d'outillage je n'ai pas emmené d'extracteur ni de clé à douille de 14...
Le hic, c'est qu'il n'ouvre que de 15 à 18 h, et qu'il est 10h. La météo prévoit des maximales de 35 ou 36°, il faut que je me trouve un musée climatisé.
Je choisis l'Internationales Hamburg Maritimes Museum, une balade de 12 km à travers la ville, souvent le long des quais et des bassins.
C'est bon de rouler à vide, je m'aperçois que je ne suis certes pas au mieux de ma forme, mais que j'arrive quand même à avancer, surtout si on tient compte de mes grosses godasses de 1,75" sur les trois roues.
Ma route passe à côté d'un bateau à traits carrés. Je sais qu'il y a le Peking quelque part, mais celui-ci est vert et n'a que trois mâts. C'est le Rickmer Rickmers , un grand trois mâts barque. Je m'arrête pour quelques photos, je remarque que des vedettes à passagers très élégantes partent d'ici, mais je n'ai que faire d'une visite du port en touriste et la chaleur commence à monter... Rickmer, je viendrai te voir une autre fois...
J'arrive au musée après un passage dans une ville traversée par de nombreux bassins et chenaux. Contrairement au Havre, ou Perret a tout comblé, ils ont ici été conservés. Il semble que ce quartier ait d'ailleurs été peu détruit par les bombardements, il y a beaucoup de bâtiments et d'entrepôts anciens. La ville est immense, je mesure à la louche 26 km d'est en ouest, et 20 km du nord au sud, même avec les bombardements massifs qu'elle a subi, il reste de vastes quartiers anciens.
Musée de la Marine. C'est immense! 10 niveaux d'exposition. Je suis accueilli par une réplique ancienne du James Caird, pontée en bois, mais je crois comprendre dans mon baragouin pseudo germanique qu'elle a refait le voyage de Shackleton. Aux premiers étages, je suis un peu déçu par la qualité des maquettes, mon œil d'ayatollah décèle de nombreuses erreurs et des maladresses. Ces maquettes sont relativement récentes, les notices qui les accompagnent sont bien documentées, avec les caractéristiques principales du bateau, y compris l'échelle et le déplacement.
Comme souvent, les maquettes de vapeurs ou de bateaux plus récents sont meilleures, sans doute des modèles d'armateurs, faits pour des marins par des marins.
Je ne vais pas détailler toute la visite, mais on est souvent plus proche de l'à peu près français que de la rigueur de Roskilde, surtout dans les présentations des techniques: les voiles sont ralinguées à bâbord ou tribord, avec des finitions aléatoires, les différents types de bordages en bois ressemblent plus à des bardages. Je vois que dans un espace de repos pour les enfants une voile carrée, cousue main, dans un état de conservation exceptionnel, sert de pouf, ferlée avec de la ficelle en plastique.
Avec tout ça, je n'ai pas vu l'heure, je file au magasin de vélos, et évidemment j'arrive trop tard... J'explique mon cas à Andreas, qui veut bien prolonger mon séjour, je vais essayer de lui faire un cadeau qui lui plaise...Leggi altro





















ViaggiatoreQuand on voit les images, sur le lagon ça mouille assez peu. En Micronésie on n'a pas vraiment besoin de néoprène