Temps neigeux jusqu’à Roiffieux
March 26 in France ⋅ ☁️ 5 °C
En ouvrant le volet au petit matin, une surprise nous attend. La ville en contrebas, les reliefs et les routes sont couverts de neige. Il est tombé 4 à 5 cm de fine poudreuse dans la nuit.
Partira, partira pas ? J’hésite, d’autant que les prévisions ne sont pas optimistes.
Jean-Luc propose de m’amener en voiture avec le vélo dans le coffre jusqu’au col du Tracol pour se rendre compte de l’état des routes. Comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, je découvre que les WarmShowers chez qui je devais séjourner à Annonay ont annulé la réservation.
Je me prépare chaudement et on se met en route. Le réseau principal est bien dégagé. En contrebas de la route, la Via Fluvia ne retient pas la neige, peut être parce que le bitume est trop récent.
Jean-Luc me laisse quelques kilomètres avant le col (histoire de dire que je l’ai gravi 😀).
L’atmosphère est particulière : engoncé dans mes 5 couches de vêtements et les gros gants, je suis un peu malhabile avec Charlie et pourtant je progresse facilement sur la piste qui s’élève doucement. J’avance dans un univers silencieux tout juste troublé par le crissement des pneus dans les quelques plaques de neige qui ont tenu. Des traces de pas nous indiquent que nous ne sommes pas les premiers à nous être engagés ici. Les averses reprennent de temps à autre.
La neige devient plus marquée sur la route jusqu’à la recouvrir complètement.
Comme l’avait dit Jean-Luc, la via Fluvia s’interrompt à la gare de Riotord et je dois rejoindre la route départementale par un sentier caillouteux. Quelques voitures et camions circulent et soulèvent des gerbes d’eau glacée : heureusement que je n’ai pas dû emprunter la route depuis le début.
Dans l’ascension, me vient l’idée de contacter Yannick, un ami angevin originaire d’Annonay pour savoir s’il n’aurait pas un point de chute pour moi le soir même.
J’atteins le col du Tracol à 1030 m d’altitude. Le vent de nord-ouest est sec et froid. On fait une photo souvenir et on ne traîne pas d’autant que la neige redouble.
Les premiers kilomètres de descente se font sur la route. Surprise désagréable : avec le froid, le câble du frein arrière a un peu gelé dans la gaine ce qui fait qu’il n’est pas très efficace. Pas grave, je descends prudemment à petite vitesse.
On retrouve la piste plus ou moins enneigée. Je commence à avoir froid aux mains et aux pieds pourtant bien couverts. On s’arrête grignoter à la gare-bibliothèque de St Sauveur-en-Rue puis déjeuner dans un petit resto de spécialités belges - ça ne s’invente pas - à Bourg-Argental. Yannick me met en relation avec ses parents qui habitent Roiffieux à côté d’Annonay et qui sont prêts à m’accueillir.
On arrive sans efforts à Annonay.
On remonte un peu plus difficilement à Roiffieux (côte longue et raide) jusqu’à chez Evelyne et Jean-Phi qui sont ravis de m’accueillir.
Je me réchauffe, prends une douche et un thé. Les discussions vont bon train jusqu’à l’heure du dîner. Encore une belle soirée, riche d’échanges entre des personnes qui ne se connaissaient pas la veille. C’est la magie de la rencontre !
Pour demain, le programme n’est pas encore établi. Il dépendra de la météo.
On met le chat dehors et on va se coucher. La nuit porte conseil.
Bilan du jour :
🚴 53 km
↗️ 662 m
↘️ 1020 mRead more


















TravelerHoulala! Il fait froid et tu n'as pas de pneus neige 😰
TravelerDepuis deux semaines on découvre tous les jours avec plaisir les étapes de ton voyage et les rencontres que tu fais. Merci pour les photos qui illustrent le regard que tu poses sur ton environnement de voyageur.
Tu aurais du faire l'inverse : rester au chaud, écrire des textes rêvés et attendre le dégel 😱🥶 [Yves]