• Un peu d’eau à Zevio

    April 13 in Italy ⋅ ☁️ 20 °C

    Je quitte Sona sous un ciel gris après avoir traîné un peu à discuter avec Damiane.
    La météo n’est pas fameuse avec notamment beaucoup de vent, venant de l’est et peut être quelques gouttes.
    Comme par hasard, je file plein est. J’ai donc le vent de pleine face et le décor d’agriculture extensive sans haies ne me facilite pas la tâche.
    J’arrive à Verona, la ville de Romeo et Juliette. Son centre est niché entre deux lacets du fleuve Adige. L’atmosphère qui y règne est très agréable. Beaucoup de touristes, dont pas mal de français, déambulent dans les petites rues.
    J’essaie de trouver une place dans une auberge de jeunesse mais on m’annonce que c’est complet (peut-être n’ai-je plus l’âge ?). Tant pis, je continue ma balade et je filerai ensuite jusqu’à ce que je trouve un coin de bivouac sympa, à l’abri du vent.
    J’adore l’ambiance qui règne à Verona : les petites rues qui s’entremêlent, les boutiques artisanales, les grands places aérées ou l’on imagine une vie intense quelle que soit la saison.
    Et le fleuve donne un reflet particulier à la personnalité de Verona. Des airs de Firenze même si ici, on est fiers d’être en Vénétie !
    Après le pique-nique, je poursuis mon combat contre le vent. Les paysages me font parfois penser à la Loire à Vélo. Avec le vent, les champs cultivés agitent leurs plastiques de forçage dans un bruit parfois tonitruant. Je suis la piste cyclable Marco Pantani, un gars du coin qui devait avoir le vent dans le dos vu ses performances.
    A 17h, je me décide à faire halte a Zevio, un gros village sympa au bord de l’Avige et à chercher un lieu de bivouac ou une auberge.
    Une petite dizaine de kilomètres d’errance plus tard, je roule malencontreusement sur une épine : deuxième crevaison du périple !
    Je répare et je vais au café. Davide et Daniele discutent avec moi. Davide parle français car il travaille de temps en temps avec une entreprise à côté de Rennes. Daniele dirige une entreprise de batteries automobiles qui emploie 500 personnes. Il tente de me trouver un resto et un bed and breakfast et m’offre des stylos de sa boîte.
    Encore une belle rencontre. Je repars pour m’installer et m’arrête devant une boutique de vélo, encore ouverte à 19h45. Eusebio (qui a bien 70 ans) et Mattia, un jeune ami à lui, parlent un peu anglais. Ils m’amènent à un jardin public où je peux m’installer… sous le réverbère, mais à l’abri du vent.
    Dîner froid et c’est déjà l’heure de dormir car j’aimerai partir demain avant la promenade des chiens dans le parc.

    Bilan du jour :
    🚴 55 km
    ↗️ 121 m
    ↘️ 218 m
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