• Balade à Kotor (sans escalator)

    May 19 in Montenegro ⋅ ☁️ 18 °C

    Les nuages sont restés accrochés aux sommets de la baie de Kotor cette nuit et, comme prévu, il a plu.
    J’ai décidé de prends mon temps ce mardi et de me balader dans Kotor. Cette ville est une des belles surprises de mon voyage car, avant la préparation de ce périple, je ne suis pas sûr d’avoir pu situer Kotor sur une carte. Le charme des petites rues étroites, le caractère des maisons avec quelques monuments d’inspiration italienne, les murailles d’enceinte qui l’entourent et surtout la situation encaissée autour de hautes montagnes lui donnent un cachet particulier auquel on s’attache tout de suite. Il y fait bon. Un peu comme si on avait les avantages d’un climat méridional avec des influences montagnardes.
    Je commence par faire un tour des remparts de la ville et je découvre des richesses architecturales que je n’avais pas encore vues, notamment les toits de l’église St Nicolas, la rivière Skurda et ses poissons…
    Le petit tour dans la ville jusqu’aux premières marches qui montent à la citadelle me permet de voir aussi combien Kotor est la ville des chats. Ils sont partout : sur les bancs, dans les vitrines, sur les selles des scooters… partout où dès que le soleil va paraître, il va faire bon flemmarder.
    Outre les chats, on croise aussi de drôles de triporteurs bricolés à partir de vieux vélos, mais sans pédales. Il servent simplement à assurer une bonne partie de la logistique des commerces de la ville, en les poussant tout simplement. C’est plus fort que moi, j’ai aidé un gars qui transportait 3 fûts de bière dans sa machine. Il m’a remercié d’un souriant Hvala.
    Devant la porte de la mer, une tribune est remplie d’enfants habillés de noir et de blanc en pleine répétition de chorale. La cheffe d’orchestre est à fond !
    À côté, d’autres enfants vendent quelques objets pour, je suppose, financer des actions. C’est une grosse animation sur cet emplacement stratégique où passent tous les passagers des croisières.
    Parce qu’il me faut des timbres pour quelques cartes postales, je me plie à l’exercice de la file d’attente au guichet (pas moins longue qu’en Croatie).
    C’est d’ailleurs un souvenir de la Croatie qui m’a fait filer au marché de producteurs le long des remparts : j’avais vu un sac de pommes de terre et d’oignons le long de la route et ça m’avait donné une terrible envie de me cuisiner un petit plat avec ces ingrédients.
    J’ai donc acheté patates et oignons ainsi que du fromage et du saucisson pour me faire un bon déjeuner à la française ce midi. J’ai agrémenté d’une pâtisserie locale, le Krempita, feuilleté à la crème de vanille que je suis allé déguster sur un banc, à côté de Zuleta, habitante de Kotor.
    J’ai tenté de discuter avec elle mais la barrière de la langue est assez difficile à contourner avec certaines personnes âgées. J’ai utilisé le traducteur du téléphone mais elle n’osait pas trop parler dans le micro. Ce sont les photos de la famille qui ont pu briser la glace et rendre l’échange plus facile. Par contre elle n’a pas compris que j’étais venu de France en vélo. Je l’ai remerciée du temps qu’elle passé à discuter et j’ai filé me préparer mon déjeuner.
    En cuisine, j’ai retrouvé Antoine avec qui j’avais déjà mangé la veille au soir, et Arnaud, de Poitiers, à Kotor pour une journée. Tiens, il n’y a que les français qui cuisinent ?
    Ah non, il y a aussi Gabriele l’italien qui d’ailleurs nous propose de finir le beurre et la carpe fumée qu’il a en trop. Miam 😋
    L’après-midi, à nouveau de la pluie alors je m’autorise une petite sieste avant une balade sur le port et les plages. Le temps se couvre à nouveau alors j’expérimente la file d’attente au supermarché Aroma (pas mal non plus).
    J’écris mes cartes postales et je finalise ma grande carte-itinéraire de la Croatie avant de dîner.
    Dîner partagé avec Brigit, une jeune australienne de Sydney qui passe une année sabbatique en Europe. Elle adore la France et elle a beaucoup de plaisir à parler français avec moi (tu vois Verity tu n’es pas la seule). On parle de ses voyages en Europe : elle connaît Angers car elle y a une amie, elle aime la Normandie et a travaillé un peu à Biarritz.
    C’était un chouette moment, instantané et fugitif de mon voyage comme je les adore.
    Avec tout ça je n’ai pas trop pensé à l’étape qui m’attend demain. Enfin, si un peu quand même : des lacets qui montent à environ 1000 mètres d’altitude depuis Kotor. Je dois avouer que je suis un peu anxieux à l’idée de me retrouver face au vide au dessus de la baie. J’ai éventuellement prévu un plan B, au cas où… Je vous raconte ça bientôt !
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