Comme à la maison à Villelonge-dels-Monts
Jun 11–12 in France ⋅ ☁️ 26 °C
Jeudi 10 :
Le vent a enfin faibli pendant la nuit et c’est un ciel plutôt dégagé que je contemple au réveil. Pendant la nuit, j’ai pensé que j’aurais dû faire des demandes Warmshowers pour le soir. Il n’est pas trop tard. Comme je reviens en France, il y a aussi la possibilité de contacter les membres de l’association Cyclo Camping. Catherine me répond aussi sec qu’elle peut m’accueillir dans sa maison située dans un petit village au pied des Albères. Encore une journée qui commence bien.
Tout notre campement est rapidement démonté et nous sommes prêts à partir dès 8 heures. Je prends quand même le temps de prendre un café chaud dans le village. A l’horizon se dressent les Albères et le Canigou encore enneigé.
Dans quelques heures j’aurai franchi le col entre ces deux massifs. Oui mais où ? La vue est superbe, les sommets jouent à cache-cache et on en découvre à chaque virage de nouveaux.
Ce soir, je serai en France. Je ne réalise pas encore tout à fait. C’est une page qui se tourne dans mon voyage, comme à chaque fois que je passe une frontière. Sauf que celle-ci est la dernière… et qu’il me reste encore quatre semaines de congés et près de 900 kilomètres à parcourir. Un mois, c’est le quart de mon voyage. La page va se tourner. Le livre n’est pas encore terminé.
Pour l’instant le parcours est plat et roulant. On zigzague entre les petits canaux en passant dans de nombreux gués. L’occasion de se laver les pneus… et d’y tremper les chaussures.
Petite pause à 10 heures : on a déjà parcouru 20 kilomètres. C’est un peu un compte à rebours vu que la frontière se trouve à 35.
Au nord d’un étang, je croise Marco qui parcourt la Pirinexus sur un vélo Brompton (la classe). Il fait beau. Je lui demande de quelle nature est le parcours jusqu’au col. On prend le temps de discuter et il repart avec l’adresse du carnet de voyage en poche.
La Jonquera est la dernière ville de ce côté de la frontière. Elle a la particularité d’avoir d’énormes zones commerciales pour y vendre des produits détaxés comme l’alcool et le tabac. Je fais le plein de provisions (juste des bananes et du pain hein) et je commence à grimper.
Moi qui pensais que je monterai par une route, je déchante un peu quand je vois l’état du terrain. C’est un chemin, voire un sentier par moment qui s’ouvre devant Charlie et moi. Même si les pourcentages sont assez forts, on réussit tout de même à monter en ne poussant que 2 à 3 fois.
Heureusement d’ailleurs parce que le sol sablonneux est parfois glissant.
On passe sous le pont de l’autoroute et du TGV. Juste avant d’arriver, on croise des cyclistes de Clermont-Ferrand qui vont jusqu’à Barcelone et qui nous expliquent les dernières portions du sentier.
Voici enfin le col de Panissars, à la croisée du GR 10 et de la route qui mène au fort de Bellegarde. Les panneaux sont en français. La frontière n’est matérialisée que par une borne grise. Ça y est, je suis de retour en France 🇫🇷 !
On prend un bon moment à l’abri du vent pour déjeuner. Charlie regarde avec nostalgie vers l’Espagne. Allez, de ce côté-ci la route est bétonnée, ça va mieux rouler !
On descend dans une forêt de chênes liéges magnifiques pour arriver au frais au pied du massif du Canigou.
Le vent nous aura accompagné tout au long de l’étape.
On arrive chez Catherine et Claude vers 16h30. J’y suis accueilli comme si je faisais partie de la famille et on prend beaucoup de plaisir à faire connaissance, à parler de nos voyages, de nos hobbies, de nos vies. Ça me fait drôle de parler à nouveau français, de ne pas chercher les mots. C’est toujours de bons moments, quels que soient les pays et les langues.
Au menu du soir, flan d’aubergines avec purée de poivrons, ratatouille maison et clafoutis aux cerises de Céret. Je sens que je vais aimer la cuisine française, moi 🤩
On termine la soirée en observant le coucher de soleil depuis la terrasse et on va prendre un repos bien mérité.
Bilan du jour :
🚴 61 km
↗️ 754 m
↘️ 672 m
Vendredi 11 :
Catherine et Claude m’ont proposé de rester deux nuits dans leur adorable maison. Ce que j’ai accepté bien volontiers.
On prend le temps « à la fraîche » de discuter à nouveau puis je pars visiter Céret, la petite ville d’à côté qui a accueilli bon nombre d’artistes de renom dans le courant du vingtième siècle. Le musée d’Art Moderne de Céret propose des collections assez impressionnantes avec notamment des œuvres de Picasso, Matisse, Auguste Herbin, Chaïm Soutine, Pierre Brune, Masson, Manolo, Pinkus, Krémègne, Juan, Gris, Marc Chagall, Raoul Dufy, Edouard Pignon, Léopold Survage…
À voir si vous passez dans le coin.
La balade à Céret c’était aussi pour moi l’occasion de me reconnecter à « la vie à la française » en allant au resto, flânant dans les rues… J’y ai passé un très bon moment, et Charlie était ravi de faire quelques kilomètres sans sacoches.
Au retour, on a bricolé un peu au jardin avec Catherine et dîné sur la terrasse.
Encore merci à Catherine et Claude pour leur bon accueil, leur gentillesse, le partage de leur maison tellement attachante, truffée de petits sujets artistiques. Un bon bol d’air et de fraîcheur, bien reposant pour mon arrivée en France.
Bilan du jour :
🚴 35 km
↗️ 261 m
↘️ 246 mRead more



























Traveler
Bah petite touche chromatique 😁 💚 ...
TravelerOui c’est pour faire moderne 😂
Traveler
Heureux qui comme Ulysse ...
TravelerOui c’est ça. Mais ma Pénélope elle aussi est partie en voyage… 🧳