Pas de blues à Toulouse
Jun 17–18 in France ⋅ ☀️ 30 °C
Mercredi 17 :
Mon voisin de camping, voyageur à vélo, m’avait dit qu’il voulait partir tôt. Je lui avais proposé la veille au soir de rouler ensemble quelques kilomètres, voire l’étape entière. Il n’était pas encore levé à 8h15, heure de mon départ, alors j’ai filé.
Le long du canal, le sentier est toujours un peu monotone, sans que cela soit pour autant ennuyeux. C’est l’occasion de s’évader par l’esprit, de penser aux étapes passées et celles à venir. Il y a seulement deux semaines et demies, j’étais en Albanie. Oui, je suis allé jusque dans le sud de l’Albanie à vélo : parfois je n’en reviens toujours pas. Ça me fait bizarre et, en même temps, c’est tellement accessible.
Je repense aussi à toutes les personnes que j’ai rencontrées. Je cherche des idées pour utiliser toutes les photos que j’ai faites, tous les souvenirs que je garde en mémoire, toutes les petites histoires au jour le jour.
Je suis aussi un peu « anxieux » de mon retour au quotidien. Retrouver sa routine du travail, de la vie entre quatre murs, des habitudes ça doit être quelque chose. Je m’y prépare même si, avec les fêtes de famille début juillet, je n’aurai pas beaucoup de temps à moi.
Tiens, un aviron sur le canal. C’est le premier que je vois depuis que je suis ce cours d’eau.
Tiens, un peu plus loin je passe au seuil de Naurouze. C’est le point haut du Canal du Midi, là où les eaux basculent vers la mer Méditerranée et l’océan Atlantique. Mine de rien, ce point est situé à 194 mètres au dessus du niveau de la mer. Désormais, les écluses vont être dans l’autre sens et la pente va être légèrement descendante. Ce n’est pas grand chose mais tant mieux ! D’autant plus qu’on quitte l’Aude pour passer en Haute-Garonne et le revêtement du chemin est désormais bitumé jusqu’à Toulouse. Les platanes sont de plus en plus nombreux et la jolie lumière tamisée rend le voyage bien agréable. J’adore ces couleurs et les petits spots lumineux qui dansent dans le canal.
Finalement cette étape se termine très rapidement puisque j’arrive à Toulouse à midi et demie. Ce sont Flore et Maxence qui m’y accueillent. Flore est une amie de ma fille Zoé et c’est aussi la fille d’amis de St Jean des Mauvrets. J’ai prévu de faire une pause de deux jours ici. Ça fait tout drôle d’aller chez eux dans ce cadre. D’habitude c’est plutôt eux qui venaient à la maison pour voir Zoé. C’est l’occasion de mieux les connaître, de vivre avec eux une page de mon voyage. Encore une expérience différente de rencontre.
Je rejoins Flore sur la place Olivier (je n’attendais pas autant d’honneur pour mon passage à Toulouse). On déjeune ensemble. Je me repose un peu avant d’aller faire un tour à pieds en ville. Il fait toujours aussi chaud, autour des 34°C. Flore m’a donné quelques adresses de lieux (frais) à visiter. Je me balade donc à la basilique de la Daurade, au couvent des Jacobins, à la chapelle des Carmélites, à la basilique St Sernin… et puis dans toutes les petites rues du centre de Toulouse. C’est vraiment une belle ville, vivante, dynamique et enthousiasmante.
Toute plate, elle se prête admirablement à la pratique du vélo et les toulousains sont nombreux à privilégier ce mode de transport.
On se retrouve en soirée avec Maxence sur la place de la Daurade, au frais (relatif) au bord de la Garonne. On échange, on parle de voyages, de tourisme en Occitanie, de nos vies et de notre quotidien. C’était un moment super chouette que de discuter avec eux, avec notre différence de génération. C’est également super de vous trouver sur ma route, épanouis dans votre vie de tous les jours. Merci encore de votre accueil 🤩.
Jeudi 18 :
Au programme de ce deuxième jour toulousain : repos, balade dans Toulouse et visite du musée des Augustins, musée des Beaux Arts récemment réouvert après 7 ans de travaux.
Je pensais aussi aller chez le coiffeur (j’adore discuter avec les coiffeurs lors de mes vacances, mais je crois que je l’ai déjà dit), mais les tarifs prohibitifs des salons toulousains m’en ont dissuadé. J’irai dans une ville un peu moins chère, sur mon parcours.
Le musée n’est ouvert que l’après-midi du jeudi. Pas grave, je me suis baladé une bonne partie de la matinée, en allant jusqu’à la Maison du Vélo (conseillée par Jocelyne) et en mangeant au petit restaurant « le vélo sentimental » qui fait partie de ce tiers lieu.
Petites emplettes également : j’ai racheté une boîte à savon (la précédente est restée à Assise) et j’ai retrouvé le même couteau-multifonctions que celui que j’avais oublié à Kotor. Le type du magasin m’a même offert un savon. Sympas ces toulousains !
J’ai consacré une bonne partie de l’après-midi au musée. Il est situé dans un splendide bâtiment avec des salles magnifiques et des escaliers grandioses, dessinés par Violet le Duc et ses élèves. La salle Romane rassemble une collection de bas-reliefs et de chapiteaux dont l’emplacement n’a pas pu être défini avec précision. La scénographie de cette collection, signée Jorge Prado est surprenante avec des couleurs vives et des lampes suspendues au dessus de chaque pièce. J’ai beaucoup aimé.
Les collections picturales sont également sympa, même si je préfère les œuvres plus contemporaines. L’éclairage de certaines toiles est parfois un peu limite et, compte tenu de la verrière, il faut se déplacer pour les admirer. Les murs rouges ont tout à fait leur place dans un décor toulousain. Ils sont devenus très classiques depuis la rénovation du Palais des Beaux Arts de Lille en 1997.
Les œuvres que j’ai les plus appréciées : jeune fille dans un parc de Berthe Morisot et les vitraux du grand escalier (je n’ai pas noté le nom de l’artiste)
Bref un chouette moment au frais et par 34°C à l’extérieur, ce n’était pas du luxe.
Bilan du jour :
🚴 63 km
↗️ 57 m
↘️ 94 mRead more

Il est drôle leur Möllky ;-) [Jo]

Splendide! [Jo]

;-)) Je suis contente que tu y sois allé [Jo]
























