J138, Cayo Cuervo
13. januar, Cuba ⋅ ☀️ 25 °C
Aujourd’hui, on s’autorise un réveil un peu plus tardif : à 7 h, on émerge de nos rêves. La nuit a été un peu ventée mais peu houleuse, et l’ancre, bien plantée dans le sol sableux, n’a pas bronché.
Après notre café quotidien, dont les grains moulus à la main font désormais partie de nos rituels, nous préparons le départ : fermeture des vannes, préparation des bouts, sécurisation du moteur de l’annexe, installation du pilote…
Le vent a un peu tourné par rapport à hier. Nous allons mettre du temps à atteindre Cayo Cuervo. Vent dans le nez, c’est parti pour faire quelques bords. Heureusement, aujourd’hui le ciel est bleu et nous avons le temps. Deux cormorans accompagnent notre sortie du mouillage, de véritables oiseaux-poissons. Ils ne volent pas très bien et coulent lorsqu’ils sont posés sur l’eau, mais leur aérodynamisme lors de leurs plongeons est indéniable.
Je me hisse à la proue du bateau afin de guetter d’éventuelles remontées non signalées sur la carte. Nous arrivons à rejoindre la ligne de fond sans encombre, avec la grand-voile pleine et un appui moteur. On déroule rapidement le génois et on éteint le moteur : Noam gîte bien, au près serré. On avance, mais pas dans la bonne direction… De bord en bord, on va y arriver doucement. Les 22 milles qui nous séparent de notre prochain point risquent d’être un peu longs !
Hier soir, je me suis d’ailleurs amusé à compter combien de milles nous avions parcourus depuis le début de notre voyage en mai 2025 : 3 250 milles nautiques ! Ça commence à faire 🥹 On se remémore le départ, où 20 milles nous semblaient être de grosses navigations… On a vite pris le pli !
La navigation se passe bien. On tire quand même cinq bords pour essayer de limiter au maximum l’usage du moteur. On termine seulement les neuf derniers milles avec un appui moteur. Haut dans le ciel, des frégates chassent. On dirait qu’elles nous escortent. Elles ne sont pas tendres entre elles : quand l’une attrape un poisson, une autre l’attaque pour tenter de lui voler sa proie.
Malgré son bras encore un peu faible, Malo ne peut pas s’empêcher de mettre la ligne à l’eau. Et tout à coup, elle s’emballe : ça tire fort. Pour éviter que Malo ne force trop, je me mets à remonter. La canne est bien penchée… Mais ça finit par décrocher, sûrement un gros thazard !
Peu de temps après, la ligne sonne encore. Cette fois-ci, Malo remonte un superbe thazard aux couleurs arc-en-ciel 🌈
On espère retrouver les copains ce soir, car notre frigo est rempli de poissons ! Il nous reste encore pas mal du dernier thon que nous avions pêché. Ce soir, dîner partagé autour de bons poissons !
À 15 h, nous atteignons Cayo Cuervo, où nous retrouvons le bateau de Noémie et Jules, ainsi que celui de Lionel et Yamilé. C’est chouette de revoir du monde ! On se programme un dîner avec Noémie et Jules ce soir : pad thaï de thon frais au menu.
Avant cela, on file en annexe pour une découverte des lieux et un petit snorkeling !Læs mere












