• BVI (suite)

    March 23 in British Virgin Islands ⋅ ⛅ 25 °C

    TORTOLA
    Samedi 21 mars : Nous faisons escale a Road Harbour, ville de Road Town, île de Tortola. Ce lieu nous permet de faire quelques courses, nous y trouvons un vrai supermarché achalandé comme il faut. Nous y trouvons surtout fruits et légumes frais qui nous faisaient défaut depuis quelques temps. Nous n'avons pas encore découvert la ville car nous choisissons de débarquer en annexe à Port Purcell, plus proche du supermarché et c'est une zone industrielle que nous découvrons... Ce soir, à la demande de l'équipage, c'est frites - ribs sur Zanzibar, il faut reconstituer notre couche de gras protectrice avant de rentrer...

    Dimanche 22 mars : découverte de la ville dont les maisons sont très colorées. La vie semble bien orientée vers la mer : les marinas, le port de commerce et surtout le terminal de croisière où nous avons vu 3 énormes paquebots en 2 jours (Queen Élisabeth, Virgin Voyages,...). Ils déversent leur flot de touristes blancs comme des linges dans les rues de la ville ( facilement reconnaissables). Nous quittons ce décor portuaire dans l'après midi.
    Nous ne quittons pas encore l'île de TORTOLA mais choisissons un petite crique, à l'ouest de l'île : Belmont Bay. L'ancre s'y pose vers 15h.

    JOST VAN DYKE
    Lundi 23 mars : petit déjeuner avalé, nous quittons le très rouleur mouillage de Belmont Bay pour traverser la distance d'à peine 4 miles nous séparant de l'île JOST VAN DYKE. La feuille de route de Titouan est prête : quelques divisions, additions, soustractions avec nombres décimaux, conversion d'unités. Ces quelques amuse gueule occupent le matelot jusqu'à notre arrivée à Diamond Cay où l'allusion au diamant ne semble pas être une illusion... magnifique crique bien protégée des vents et houles. L'eau y est turquoise avec deci delà des patates rocheuses (vous nous voyez venir...). Titouan m'aide au mouillage, activité dans laquelle il excelle et où son aide est précieuse dans ces mouillages bien souvent peu profonds. Il faut avoir un œil sur la cartographie, un œil sur le sondeur, un œil sur les nombreux bateaux au mouillage, un œil sur la préparation de l'ancre et synchronisation entre celui qui manoeuvre et celui qui déroule l'ancre. Ca fait beaucoup d'yeux pour une seule personne. La longueur à dérouler dépend en premier lieu de la profondeur (5x la profondeur dans l'idéal) mais parfois nous devons mettre moins quand le mouillage est très encombré ou plus quand le vent est fort et que ça tire énormément sur la chaîne... De tout ça dépend la qualité du sommeil... un bon mouillage et on dort sur nos deux oreilles.
    Après midi plongée, nous ramenons un joli Croupia mais je loupe une langouste...

    Mardi 24 mars : Nous profitons du magnifique mouillage de Diamond Cay, débarquons sur l'île de JOST VAN DYKE et marchons le long de la lagune jusqu'à Bubbly Pool, piscine naturelle que viennent remplir régulièrement les vagues puissantes venant du large. Nous plongeons encore et encore... Nous n'avons pas pu en observer sous l'eau mais il y a des requins, nous en apercevons de temps en temps à la surface. Ceux-ci sont inoffensifs.

    Mercredi 25 mars : Nous restons à Diamond cay. École pour Titouan, divers travaux sur Zanzibar (remplacement de bouts usés sur le portique, optimisation du passage de certaines manœuvres au piano). L'après-midi est consacré au nettoyage de la coque ( et oui.. encore). Un requin est venu nous rendre visite, probablement curieux de l'opération de nettoyage de la coque. Il est resté suffisamment longtemps pour que je commence à l'imaginer découpé en généreuses darnes... j'envisage de remonter chercher le harpon.. il s'en est allé, a t'il lu dans mes pensées ? Nous envisageons une remontée vers les îles Turks et Caicos d'ici quelques jours (3 jours de traversée), il faut que le bateau soit optimal. Ensuite ça sera les Bermudes mais pour l'instant la situation météo au nord n'est pas optimale. Dans cette optique de navigations plus longues, j'envisage de grimper au mat d'ici peu pour tout re-vérifier.

    Jeudi 26 mars : Nous mouillons à white cay bay, toujours sur l'île de JOST VAN DYKE. Une grande plage de sable blanc nous y ouvre les bras. Nous rejoignons la baie voisine en annexe, c'est Great Harbour et nous y trouvons Douanes et Immigration pour formaliser notre clearance de sortie. Celle ci doit en théorie être réalisée dans les 24h qui précédent le départ... le tout c'est qu'elle soit faite. J'ai ainsi un papier à présenter à notre prochaine escale (justifiant le dernier port connu)... j'ai remarqué que ces chers agents des douanes ou de l'immigration n'aimaient pas l'absence de justificatif pour le précédent pays. (Déjà qu'ils ne sourient pas naturellement, là c'est soupe à la grimace assurée...).
    J'ai à nouveau consulté la météo, nous devons attendre ici le passage d'une perturbation (40nd, houle 4m), nous restons aux BVI au moins une semaine de plus.

    ILE DE TORTOLA (retour)
    Vendredi 27 mars : belmont cay, nous y passons la nuit : mouillage toujours aussi rouleur

    Samedi 28 mars : la perspective d'un départ prochain pour les îles Turks et Caicos ou les Bermudes nous oblige à refaire un gros plein de courses. Nous ancrons une nouvelle fois à Road Harbour. De plus, l'endroit, bien abrité nous permettra de laisser passer un passage venteux et houleux à partir de demain dimanche. Les courses conséquentes devraient nous permettre de tenir au moins 2 semaines. Nous revenons à l'annexe avec le caddie du supermarché, impossible de porter tout ça sur nos dos... Je continue à étudier les fichiers météo...un départ peut être à partir du jeudi 2 avril...

    Dimanche 29 mars : retour dans le GORDA Sound, on y est bien mieux qu'au port pour laisser passer le coup de vent/houle. Et en plus c'est là qu'on trouve les énormes langoustes...🤞 Et bingo j'en trouve une énorme... je n'en cherche pas d'autres, ça sera suffisant pour ce soir 👌

    Lundi 30 mars : journée au mouillage, nous ne prévoyons pas de bouger aujourd'hui.
    J'ai plusieurs sujets à traiter :
    - la batterie lithium n°2 refuse de se mettre en utilisation,
    - je dois monter au mat pour tout vérifier
    - petit nettoyage de la coque
    Le premier sujet me préoccupe déjà depuis 3 jours. Les batteries lithium ont un BMS intégré, en gros c'est une électronique interne qui permet de gérer les flux de la batterie et surtout de protéger les cellules de tout événement destructeur (courts circuits, surcharge, tensions anormalement basses ou élevées). Ce BMS est exploité depuis une tablette via une application dédiée. Le problème est que le BMS d'une des 2 batteries de servitude bloque toute décharge et le forçage est impossible depuis l'application. Bilan nous n'avons plus qu'une batterie servitude sur 2 utilisables en temps normal. Notre capacité de stockage se trouve divisée par 2 à bord (plus que 200 Ah au lieu des 400 Ah), légèrement ennuyeux avant les prochaines grosses navigations... j'ai contacté le sav Ultimatron pour un peu d'aide car j'ai à peu près tout tenté (débranchement complet, tentative de réinitialisation, mise en charge forcée...), rien n'y fait.

    Monté au mat, je n'y étais pas retourné depuis le mois de janvier : la bonne nouvelle, c'est que visuellement tout est OK et la drisse de génois ne s'use plus suite au constat et la modification après transat aller.

    Mardi 31 mars : Nous nous plaisons beaucoup sur ce mouillage, la vie y est paisible.
    Le problème de batterie est résolu grâce à l'intervention à distance du technicien Ultimatron qui réussi à interroger les batteries (identifiées par leur numéro de série) et corrige le paramétrage BMS. Je ne regrette pas d'avoir acheté ces batteries chez un fournisseur francais car côté SAV, ils sont au top. Reste que je ne m'explique pas le bug qui a touché cette batterie (ça viendrait d'une tentative de connection bluetooth non supportée). Toujours est il que ça fonctionne, ça me gênait de partir avec une batterie en moins.
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